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samedi 17 mars 2012

Vendredi soir dernier, au menu : "Canal laquais" ou quand la fausse impertinence et la vraie connivence se rejoignent.

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Ah ! Mes ami(e)s, quel spectacle !

Que de paillettes, de fausse insolence, de petites lâchetés, de trouille chevillée au corps pour cette émission de Canal + des grands et petit journaux de 19h à 21h, ce vendredi 16 mars 2012 !



Heureusement que cette émission si bourgeoise, si politiquement correcte malgré ses déguisements de gauche caviar irrévérencieuse, poudrée d'or fin et parfumée au Dior ou  au Chanel comme l'élite politico-médiatique dont elle est l'émanation, laissait toutes les 10 minutes une respiration publicitaire pour produits de luxe destinés à des petits cadres qui s'imaginent riches.

Mis à part la petite semaine de Bruno Donnet et à moindre mesure des Guignols, sans concessions comme à leur habitude, le reste fut un festival de fausses impertinences où chacun fit semblant de se moquer des tics de langage et des comportements du candidat président.

Rien sur le fond de la politique ou si peu. Que de la fausse insolence à 2 balles, de la moquerie de collégien, de la griffure de pattes de nounours en peluche, bref, tout ceci s'est terminé dans la bonne humeur tant et si bien que Nicolas Sarkozy a beaucoup ri.

Et bon sang, qu'est ce qu'il a rigolé, souri, vanné, s'est esclaffé notre bon président ! Quelle bonne humeur, mes ami(e)s ! S'il n'a pas récupéré quelques centaines de milliers de voix, ce vendredi béni des Dieux de la droite, je réclame qu'on me coupe les ailes !

Merci Canal + ! Merci Yann : je te fiche mon billet que si Sarkozy obtient son second mandat le 6 mai, tu hériteras d'une belle émission la saison prochaine. On parie ?

C'est dire : même le sale gaucho que je suis a trouvé le candidat extrêmement sympathique, drôle, spirituel, plein d'humour, bien mis en valeur par le rebelle maison en peau de lapin angora,  l'illustrissime Yann Barthès !

Les potes, si les talibans afghans avaient en leur sein, des gens aussi mordants que le pauvre Barthès, les militaires de l'OTAN seraient tous volontaires pour partir en séjour touristique en Afghanistan !

Je ne parle pas du pauvre Aphatie toujours aussi railleur avec les petits candidats mais qui sent jusqu'où il ne faut pas dépasser les bornes avec les grands : de caustique avec les faibles, il passe rapidement à l'encaustique sur les pompes des puissants.



Parce que c'est un métier, journaliste. Demandez donc à ceux qui ont vu leur renommée fondre au soleil pour quelques mots de trop ou une maladresse dérisoire.
 La souplesse de la nuque doit être une seconde nature et j'ajoute que c'est pour cette raison que beaucoup de journalistes trop bien payés n'aiment pas les blogueurs libres  parce que nous n'avons strictement rien à foutre de plaire à quiconque ou de ne point fâcher pour poursuivre une carrière. 

La vraie liberté éditoriale, quoi ! Celle qui se paie par une notoriété nulle, une audience restreinte et une plaque commémorative sous l'arc de désespoir du blogueur inconnu ou une place de choix au cimetière des internautes mort-vivants.

Parce que la liberté se paie comptant : nos petits marquis de Canal + le savent, eux qui sont payés comme des maharadjahs !

J'ai appris aujourd'hui par un entrefilet sur Libération du samedi 17, qu'une Ariane Massenet touchait 25.000 € par mois ! La connerie rémunérée à ce tarif devient un produit de luxe et tous les espoirs sont permis pour beaucoup de stars de télé réalité. 
Cela fait bien cher le microgramme d'intelligence mais que voulez vous ? Au pays des paillettes, les billes de verre sont des joyaux.

Imaginez les salaires des autres !

En politique le "star system" est une véritable perversion qui détruit les vraies valeurs de la politique au sens noble du terme et Canal + est une des machines les plus perverse qui soit.

Ce Canal laquais (au passage, admirez le jeu de mot) risque de nous laisser des aigreurs d'estomac tant l'arrière cuisine est sale.

On comprend mieux l'aversion de cette fosse à purin médiatique pour tout ce que représentent Mélenchon et les courants de gauchistes qui possèdent plus de 8 neurones et une véritable conscience politique.

Vous me direz qu'à côté de TF1 et de FR2, réservoirs à merde télévisuelle dans le créneau 19-20h, Canal a beau jeu de flamber. Il n'en demeure pas moins que le Grand Journal qu'on pourrait comparer à une petite poupée excitante, vulgaire et vénale maquillée comme un camion volé pour accentuer son côté putassier, ressemble en réalité à une petite bourgeoise collet montée, prude, conformiste en diable et si banalement bien-pensante qu'elle ne surprend que les gogos crédules...

Bourdieu et Debord devraient être étudiés en terminale.

Les aminches, je vous embrasse. Non seulement nous devons résister intelligemment face à tous ces médias complaisants, qui peu à peu révèlent leurs vrais visages mais il est de notre devoir de montrer leur duplicité.

À après !
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mercredi 8 décembre 2010

"Le grand journal". Canal toujours + de conformisme bêlant... Affliction.

Salut les martiens !

Hé oui ! Il me faut bien avouer un masochisme de mauvais aloi !


Vous savez quoi ? Parfois, le vice me pousse à allumer la télévision le soir vers 19h. Et faute de supporter France 2 et son karaoké bêtifiant, TF1 et  sa meute de candidats débiles qui se trémoussent  et hurlent  leur joie en se dandinant lascivement sur la scène devant une cafetière électrique à dix huit euros et quatre vingt sept centimes, je me résous à regarder  Canal +.

Parce que mon inclination pour le masochisme ne va pas encore jusqu'à la mutilation...

Un joyeuse bande de copains se réunit donc en accueillant leurs invités politiques ou culturels (souvent les mêmes tout au long de l'année)


Font donc partie de la joviale équipe, Michel Denisot, Jean-Michel Aphatie, Ariane Massenet, Ali Baddou, l'intellectuel du cru et Yann Barthès qui présente son petit journal.


Michel Denisot est l'animateur en chef. Journaliste officiel de la bien-pensance et du politiquement correct, il ne faut guère compter sur lui pour railler les puissants ou pour se montrer impertinent vis à vis des pouvoirs politiques ou économiques. 


Il n'est pas payé pour se révéler insolent . Excellent dirigeant de football et célèbre vigneron, propriétaire récoltant cet homme de réseau, consensuel en diable parvient, grâce à sa couleur caméléon, à se fondre dans les milieux les plus dangereux et hétéroclites. De gauche avec la gauche, de droite avec la droite, le Denisot ne se fait jamais surprendre. Son agilité est proverbiale et malin sera celui qui parviendra à le prendre en défaut.


Jean-Michel Aphatie.
Ah Jean-Michel ! 

Sa conception du journalisme se résume  à élucubrer à partir de confidences ou de lectures de coupures de presse.  Aphatie, c'est  l'homme qui a écouté l'homme qui a vu l'homme qui a parlé à l'homme qui a entendu grogner l'ours. Et bien entendu,  ses ratiocinations fumeuses débouchent invariablement sur des conclusions d'une extrême banalité : on les oublie dans la minute qui suit.
On appelle ce genre de journaliste, un analyste politique.
Terrifiant !
Ne demandez pas à Jean-Mi son sentiment sur  la situation dans les banlieues : il vous lira le dernier article du Figaro.  
Les deux  référents économiques d'Aphatie sont Saint Blair et Saint Trichet. Son obsession : la dette. Son intérêt : la dette. Son programme : éradiquer la dette.
Vous me direz que ce n'est pas pour autant, qu'il réduira son train de vie : notre cher Basque veut l'austérité pour le peuple. Pas pour son compte en banque, faut pas déconner quand même !

Ariane Massenet est un cas. Sa marotte du moment est de taper sur Mélenchon en le taxant de populiste, elle ose même la comparaison avec Marine Le Pen ! 
Bigre !
Cette Mireille Mathieu blonde possède, semble t-il, sa carte de presse. On comprend mieux la lente érosion de ce métier, d'autant qu'elle ne rate jamais une occasion de démolir Internet. Pour résumer son niveau, nous dirions que notre passionnaria  est à peu près au journalisme, ce que Groucho Marx est au marxisme.


Ali Baddou est le gendre idéal. Beau mec, doté d'une classe naturelle,  un peu timide, cultivé, Ali a tout pour plaire. Peut-être lui manque t-il un peu de charisme, de culot, de rentre dedans. Quand il regarde Jean-Michel Aphatie, ses grands yeux écarquillés semblent contempler une œuvre d'art. C'est un peu gênant... Tout chez lui respire la retenue et l'équilibre : raisonnablement de gauche molle,  normalement bien élevé, modérément critique, ne comptez pas sur lui pour appeler à la révolution ! Canal +, avec un intellectuel de cet acabit peut dormir tranquille, le grand soir n'est pas pour demain.

Enfin le seul morceau de bravoure de cette émission un peu clinquante reste le petit journal de Yann Barthès. Savoureux, cruel, subtil, des extraits de discours politiques sont notamment juxtaposés, soit pour montrer le recours aux éléments de langages, et de répétition soit pour démontrer les promesses non tenues... Je doute que dans un peu plus d'un an, lors de la campagne électorale, Yann et son équipe puissent encore se permettre de telles insolences.


Vous me direz qu'à côté de TF1 et de FR2, réservoirs à merde télévisuelle dans le créneau 19-20h, Canal a beau jeu de flamber. Il n'en demeure pas moins que le Grand Journal qu'on pourrait comparer à une petite poupée excitante maquillée comme un camion volé, porte encore des crinolines, épluche "Nous Deux" et est encore pucelle...


Au delà des clivages politiques, cette émission, sous des dehors provocateurs artificiels, pue le consensus mou, le politiquement correct, le "Béchamelisme" (Bernard-Henri Lévysme) triomphant, la désastreuse conception de l'Europe de marché, la propagande active de la pensée unique commune aux 2 partis politiques dominants, l'UMP et le PS.


Ne comptez pas sur les participants à cette comédie  Bollywoodienne pour  contester le système : ils gagnent bien trop de thunes en jouant aux rebelles de pacotille !

Ils ne sont pourtant que des baudruches parées de paillettes... 

Une prochaine fois, je vous raconterai les rendez vous du vendredi avec quelques journalistes triés sur le volet, grands observateurs devant l'Éternel de la politique française. 
Autant au niveau des invités, que des sujets évoqués, il s'agit d'un spectacle à la fois atterrant et burlesque.




Ami(e)s, à plus tard si vous le voulez bien, après un petit voyage en Égypte ?

rédigé le 6/12/10