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mardi 21 juin 2016

La France généreuse ou l'éloge du petit remplacement.


Chères gueuses, amis gueux,

Je viens de lire un article du Figaro qui m'a enthousiasmé et que je tiens à développer avec cette rigueur morale - ma marque de fabrique - qui vous attire toutes et tous dès qu'un billet forcément transcendant est couché sur ce blog.


"Boudé en France, le président François Hollande aurait la cote en Europe."

Dans un souci de déontologie bloguesque, j'ai un peu rectifié le titre vu que, selon moi, le conditionnel conviendrait davantage au résultat d'une de ces enquêtes d'opinion vaseuses "Odoxienne" pratiquée sur un échantillon restreint... Mais bon, on va encore dire que je suis arrogant...

Piqué au vif, j'ai balancé un tweet de mauvais goût qui a en fait rire un ou deux (c'est mon taux moyen de popularité sur Twitter).




Puis, brutalement, mon cerveau populiste été enveloppé d'une illumination miraculeuse ! 

Je me suis fendu d'un sourire édenté.

Mais bon sang, que n'y avons-nous pas pensé plus tôt !

Ces politiques de tous bords, minables aux ambitions démesurées inversement proportionnelles à leur imagination ; tous ces gens qui nous dégoûtent au point que chacun aimerait qu'ils soient téléportés sur la planète Krypton, tous ces êtres qui veulent restreindre nos besoins primaires pour atteindre l'objectif de normes comptables improbables (pourquoi 3% de déficit et pas 3,68%, hein ?) et se gaver de luxure en s'imaginant écrire l'Histoire dans un cadre monarchique entourés d'énarques lèche-culs et de flagorneurs encravatés fort carriéristes  ; ces politiques - disais-je - doivent enfin être utiles au pays et non plus à le détruire comme il le font plus ou moins depuis 50 ans !

L'Europe et le monde nous les envient ? Hé bien, offrons les, bordel de balais à chiottes ! Léguons les vite !

Ainsi, je verrais bien Marine le Pen proposée à La Russie, Nicolas Sarkozy cédé à l'Ouzbékistan, Patrick Balkany à la Suisse, Jean-François Copé aux îles Caïmans, le grand dadais de Bruno Le Maire  avec son manche à balai dans le cul faire ses classes dans la garde royale de la reine Élizabeth II , Alain Juppé repartir élever les orignaux au Canada, Marion Maréchal le Pen étaler sa bêtise à Monaco, livrer Manuel Valls pour faire un stage auprès de généraux au Paraguay, offrir Macron au banques du Panama, se débarrasser de Cohn-Bendit aux Seychelles riches en requins, et enfin donner un poste lointain et inutile à François Hollande, fonction à laquelle notre homme excellerait à n'en point douter ! 

Cette liste est bien entendu, extensible selon vos désirs.

En échange, nous pourrions recevoir des réfugiés. Je vous garantis que nous y gagnerions largement au change !

L'écrivain Renaud Camus gémit comme une de ces vieilles pucelles voyant avec effroi déferler un régiment de cosaques, claquemurée dans la tour de son castelet gersois ; craignant ce fameux "grand remplacement" qui risquerait de substituer des populations dites "allogènes" à ce brave, fragile et fantasmé peuple chrétien blanc, comme si la mixité ethnique n'était pas inhérente à la caractéristique immémoriale de notre pays. 

Aussi, en temps que petit blogueur laborieusement révolutionnaire, je propose l'exportation de notre classe politique qui fait envie au monde entier afin que la communauté internationale apprécie à leur juste valeur nos hommes politiques sortis des plus prestigieuses écoles de la République.

Nous appellerions ma nouvelle doctrine : "le petit remplacement."

Pays du monde, ne nous remerciez pas, ce somptueux don du futur premier comité révolutionnaire français sera un cadeau sincère et désintéressé.

Toutefois, il ne sera ni repris, ni échangé !
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mercredi 27 avril 2016

La querelle des bovins. Partie 2

Pour les modalités préliminaires, prière de lire le billet précédent.

Lorsque Prouston, le bœuf blanc dominant aperçut dans le pré mitoyen les bœufs roux, son sang ne fit qu'un tour ! Son long meuglement mêlant colère et souffrance remua tous les tripoux du troupeau.

Si Prouston avait été un humain, on aurait pu comparer son influence à un académicien, un moraliste ou un journaliste du sérail. Devant ses ouailles hébétées, il lança un violent réquisitoire contre ces bovins roux qui venaient brouter l'herbe verte de nos belles prairies morvandelles destinée aux Charolais depuis la création de l'univers. 

- "Rentrez chez vous ! Ne comptez pas sur nous pour assister les pattes croisées à notre grand remplacement !" Éructa t-il en s'adressant au troupeau adverse un peu effrayé par l'accueil.

- "Mais, monsieur Rouston -sa langue ayant fourché malencontreusement- osa un bœuf malingre, il y a bien assez d'herbe pour tout le monde d'autant qu'elle pousse vite." Un bon coup de corne du vétéran  remit vite cet importun malpoli dans le rang.

un fier taureau roux

Et c'est ainsi que naquit la querelle des bovins qui jour après jour s'envenima au point que la situation devint vite invivable. Les deux troupeaux se scindèrent en de multiples clans et sous groupes d'une manière étrangement symétrique. Les partisans de la pureté charolaise se montraient si vindicatifs et si hargneux qu'il firent naître chez les rouquins, un mouvement semblable opposé à tout métissage et mélange avec tout bovin blanc.

Des groupes de vaches se déclarèrent opprimées par la masculinité des bœufs (ce qui fit rire tout le monde) , revendication qui parut fort cocasse aux taureaux parqués dans leur enclos forcés de pratiquer l'acte sexuel sur des leurres en plastique pour récolter leur semence. 

Des rouquines parlèrent du suprémacisme et des privilèges des bovins blancs qui gardaient pour eux les meilleurs carrés d'herbes. Ces mêmes ruminants blancs se plaignant d'un racialisme roux à leur égard. Les vachettes exigeant même une non mixité entre roux et blancs, entre vachettes et bœufs et même entre vachettes rousses et vachettes blanches.

Une logorrhée insupportable envahit certains esprits : on y parla de spécisme, de luttes des races, d'oppression, d'aliénation, d'appropriation culturelle, d'identité charolaise, de particularisme roux, d'intersectionnalité, de luttes civilisationnelles voire de guerre civile ! 

Pratiquement personne, dans l'anonymat du troupeau ne comprenait le sens de ce jargon mais chacun retenait ce côté clivant et destructeur vis à vis de la communauté voisine.

La situation devenait d'autant plus inextricable que les bipèdes avaient ôté la clôture ! 

Une majorité de bovidés de toutes couleurs vivait toutefois en paix avec une certaine cohésion, sans animosité mais subissait les séquelles de ces luttes de pouvoir de clans auxquelles les bovins n'étaient pas rompus ; ainsi la chienlit s'installa entre les deux troupeaux.

Une mère allaitante rousse et son nourrisson.

La fraternité, de mise au début, s'estompa graduellement et la méfiance s'installa progressivement chez tous les membres de la communauté...

Je remarquai toutefois des situations qui m'intriguèrent particulièrement : je ne doutai pas que nous étions le but ultime de l'univers mais l'attitude de ces petits bipèdes malingres et vicieux -les hommes- me sembla suspecte. 
N'étions nous pas manipulés à des fins inavouables par ces sortes de monstres simiesques ?
Quels étaient leur but ? Ne se servaient-ils pas de ces situations troubles pour assouvir leurs ambitions ? Les gens qui s'occupaient des Limousines et ceux qui se chargeaient des Charolais semblaient rivaux...
N'étions nous pas devenus, au travers de nos vaines querelles, les instruments de leur lutte de pouvoir ?

Le lendemain de ma révélation, on me conduisit dans un camion avec une vingtaine de mes collègues roux et blancs vers un lieu que les petits hommes appelaient "abattoir". Quand je rentrai dans ce bâtiment où flottait une odeur âcre de sang et où des meuglement déchirants assourdissaient mes oreilles, je compris, trop tard, que notre vanité avait conduit notre espèce à se prendre pour la reine du monde alors que nous n'étions simplement que les jouets des ces bipèdes manipulateurs sans foi ni loi.

Vu le bide retentissant du premier épisode, j'ai dû prendre mon courage à deux mains pour publier cette suite particulièrement niaise...
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lundi 4 avril 2016

Les mémoires d'un bœuf. Partie 1.

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Avertissement : toute ressemblance avec un bovidé, un animal à cornes encore vivant ou un quelconque steak frais voire congelé existant ne saurait être attribuée qu'à de hasardeuses circonstances.


Chers bovins,

J'ignore par quel hasard malicieux ce texte vous parvient mais j'ai tenu, au cours de ma brève existence, à témoigner de la vie délicieuse d'un bœuf, roi du monde et ultime but de l'univers.

Je m'appelle Hannibal, je suis un beau et plantureux bœuf de race charolaise, natif du Morvan où se situent mes pâturages ensemencés d'herbe grasse et goûteuse.

Ma mère Clarabelle, une belle et solide compétitrice médaillée dans une grande ferme située à Paris, Porte de Versailles, me mit au monde à partir d'une goutte de semence du terrible Attila, 1457 kg, qui se révèle être mon géniteur.

Le plus costaud des papas.
 J'eus une enfance heureuse et ludique, je ne fus jamais à court de nourriture, à base de bon lait et de foin savoureux, servie par de drôles de petits bipèdes agités et bruyants. Ma mère m'ayant expliqué que la nature, dans son incroyable génie avait créé autour de notre espèce, un monde entièrement dévolu à notre race illustre. Le soleil se levait afin que nous ayons chaud, la pluie faisait pousser l'herbe qui croissait et se multipliait pour nous nourrir et ces bipèdes ridicules qu'on appelait "hommes" se mettaient à notre service pour la prospérité et la gloire de notre race.

Notre société vivait dans un ordre parfait avec ses classes hiérarchiques basées sur la puissance physique ; le veau représentait le bas de l'échelle avec des sous catégories dépendant du résultat  d'incessants combats singuliers. Rappelons à toute fins utiles qu'un troupeau de bovins est en constante évolution hiérarchique selon la force et l'agressivité développées par chacune et chacun d'entre nous ; l'accès aux endroits préférentiels où l'herbe est plus verte en dépend.  Les taureaux représentant l'aristocratie de l'espèce reine du cosmos.

Vers 13 mois, on m’emmena dans une sorte de lieu cultuel pour me castrer. C'était un rite initiatique qui marquait solennellement au sein de notre espèce le passage du statut d'enfant à celui d'adulte. Malgré une brûlure assez vive je revins au pré, fier comme un veau d'or. Quelques taurillons moqueurs et mauvais esprits transformèrent mon nom Hannibal en Annie en ricanant comme de vulgaires vachettes d'arènes. Le détachement hautain que j'observai les dégoûta rapidement d'autant que je commençai à glaner ça et là des médailles avec des panoplies de rubans multicolores !

À tel point que nos domestiques bipèdes ne cessaient de frapper stupidement la paume de leurs pattes maladroites, affreusement dépourvues de sabots. Ces êtres malhabiles faisaient vraiment partie d'une espèce inférieure juste bonne à nous obéir servilement. Je me demande encore comment la Nature pouvait fabriquer des créatures aussi niaises et laides... Sinon comme instrument adapté à la perpétuation de notre civilisation solaire incontestable.


Maman, je t'aime !

Paître, se repaître, mastiquer et ruminer, péter, pisser et déféquer, se mesurer à son alter égo ; tout le reste n'étant que futilités. L'hiver, les créatures bipèdes nous emmenaient dans des hangars chauffés et ne cessaient de nous servir du bon foin bien sec et quelques gourmandises bienvenues.

Dans ce monde merveilleux certains tenaient toutefois à se singulariser comme ce taureau de réforme Prouston (qu'on appelait Roustons en cachette) qui passait des heures à se mirer dans la mare de notre pré. Cette vieille carne considérait chacune de ses bouses comme une grandiose œuvre d'art et comble du ridicule, il se trouvait dans le troupeau des amateurs pervers pour les admirer !

Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes : les esclaves humains à notre dévotion, une vie nonchalante  à se régaler, le soleil, les oiseaux espiègles, la pluie bienfaisante, des herbes luxuriantes, une existence sans soubresauts, de la nourriture à foison... Que demander de plus ? 

Ce paradis sur terre prouvait incontestablement que nous étions les maîtres de la création puisque tous nos besoins étaient assouvis !

Quand un évènement inopiné survint un fameux jour du mois de mai. 

Alors que nos domestiques simiesques nous accompagnaient, nous nous aperçûmes avec surprise au détour du chemin, que le pré voisin était occupé par des bovins -aucun doute là dessus- roux. Ayant fréquenté la grande ferme du salon de Versailles, je reconnus immédiatement des Limousines.

C'est à se moment que tout bascula...


La suite de cette parabole sur l'ethnocentrisme dans trois ou quatre jours. 
Uniquement si vous avez aimé le premier chapitre. Autrement, à la prochaine !
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mardi 8 mars 2016

Demain au menu : filets de Macron accompagnés de leur soupe à la grimace.


Amies, amis, amigo, friends, amici, freunds,

J'ai compris en lisant certains commentaires sur Twitter combien l'esprit caustique manquait aux justes combats de la gauche archaïque à laquelle je m'enorgueillis d'appartenir.

Bon, admettons que j'adore jouer au prétentieux pour faire grincer les dents des grincheux...

Aussi, sortant de ma douce torpeur, je jaillis tel un diable à ressort de sa boite en bakélite, voire comme une génération spontanée de milliers de Gremlins aspergés par les innombrables pluies franciliennes.

Cessons le cabotinage stérile et attaquons-nous à la nouvelle star et bellâtre du libéralisme franchouillard ultra moderne, j'ai nommé la poupée gigogne Emmanuel Macron !

Ce montage est certes hideux mais tellement empreint de lucidité modeste.


D'abord, certains se demandent avec raison, pourquoi je qualifie ce brave homme de poupée gigogne ? Et bien parce que ce garçon qui semble bien élevé est si creux qu'il recèle à l'intérieur de son apparence, d'autres poupées cachées bien moins affriolantes et sexy.

Lorsque vous ouvrez la première poupée, vous découvrez d'abord un vilain petit bonhomme qui a promis monts et merveilles à un peuple crédule qui lui fera payer cher sa duplicité en 2017.

Lorsque vous démontez la troisième poupée, apparait un Pierre Gattaz grimaçant, le président du MEDEF avec son célèbre badge jaune.

Dans la 4ème figurine, se terre la presse libérale, c'est à dire 95 % des grands propriétaires qui font la pluie et le beau temps dans ce pays.

Puis, plus vous démontez de poupées, plus les représentations apparaissent affreuses et manipulatrices.
 Parce que le dernier poupon est en réalité l'âme du projet, son cerveau et son inspiratrice. Le reste n'est qu'armures et déguisements. 
Emmanuel Macron n'est que le costume de scène de notre ennemie depuis Le Bourget en  2012.

J'ai nommé la Finance internationale ou si vous préférez, ceux qui détiennent financièrement les cordons de la bourse, les lobbies, les liquidités pour gagner les campagnes électorales, l'argent qui achète des votes et des individus, le fric qui corrompt, quoi !

Cet implacable adversaire que notre héroïque candidat, la voix chevrotante devant l'ampleur de la tâche, promettait de terrasser devant une foule socialiste en transe extatique. 
Fin du jeu.



La nouvelle loi sur le travail que défend cette gauche prétendument moderne, celle qui réclame davantage de "flexi-sécurité", sorte de barbarisme nauséabond pour faire passer les licenciements plus facilement et embaucher au prix que fixera le marché -rémunération d'autant plus basse que le nombre de chômeurs sera élevé- afin d'atteindre, selon elle, une économie semblable à nos voisins pourtant bien mal en point malgré leurs stratagèmes.

Cette liberté totale qu'exigent à cors et à cris les ultra-libéraux conduit donc à augmenter les profits en licenciant et en embauchant aux plus faibles salaires possibles vu le nombre de candidats disponibles sur le marché du travail.



Dans l'absolu, pour les entrepreneurs libéraux, le comble de la liberté économique pourrait se réduire à une sorte de retour à l'esclavage ou à la régression vers les journaliers payés à la tâche comme au 19ème siècle. Citons le statut d'autoentrepreneur où le salarié paye ses charges -forge ses propres chaînes, j'allais dire- nouveau piège à cons du 21ème siècle...

Le futur autoentrepreneur accumulera les inconvénients du salariat précaire avec la nécessité de payer toutes ses cotisations sociales autrefois partagées avec son patron. Inutile de vous dire qu'il ne faudra pas trop compter sur une pension de retraite décente pour ses vieux jours !

Soyez votre propre patron, vous serinent-ils ! N'en faites rien, vous le regretterez !

Pour terminer, je vous déconseille fortement de goûter aux filets de Macron avec sa soupe à la grimace.

C'est une purge indigeste. Un brouet infâme.

Et puis le 9 mars, pour ceux qui le peuvent, participer à la manifestation contre la loi sur le travail montrera aux gouvernants, selon la réussite ou l'échec, votre volonté de faire face ou démissionner de vos responsabilités. 
Cette démonstration sera sans doute la dernière occasion de prouver à ces gens qui nous gouvernent tout en nous méprisant, tout le bien qu'on on pense du monde abject qu'ils nous imposent jour après jour.

Les présidentielles de 2017 seront une farce pseudo démocratique tronquée où il nous faudra choisir au second tour entre la peste, le choléra ou la variole. Je choisirai sans hésiter la pêche aux gardons.

Contrairement à ceux qui parlent de modernité de de réformes alors qu'il s'agit évidemment du retour masqué du capitalisme de grand-papa, il est de notre devoir de résister à une aspiration vers les bondes de la précarité et de la pauvreté.

Question de dignité. Si ce mot a encore un sens pour vous...

N'étant qu'un vulgaire bateleur de foire sans culture ni connaissances, je me permets de vous signaler un papier solidement argumenté sur le monde merveilleux que le gendre idéal, E Macron prépare à vos enfants. Vous me remercierez de vous avoir averti.
Dans 10 ans lorsqu'il sera trop tard. 

On peut être con et visionnaire. 

Pour vous servir. 

Je vous embrasse parce que vous êtes (difficilement) parvenu à cette dernière ligne et avouez que ce n'est pas un mince exploit.

Poil au doigt.
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mercredi 23 décembre 2015

Sympathisants socialistes, portez fièrement votre nouveau pins "#JesuisPétain"


Chères brebis galeuses, chers moutons égarés,

Toujours à la pointe de l'actualité sordide, dans la ligne de notre maître à tous, j'ai nommé l'illustre Macron, une fulgurance a illuminé mon cerveau trop avachi par une précarité sans cesse renouvelée.

Le directeur de ma micro entreprise, la Cuicui corporation Ltd, toujours à la recherche de marchés nouveaux afin de devenir milliardaire comme le rêvent tous les jeunes Macroniens (c'est même à ceci qu'on les reconnait) a hérité d'une idée géniale après l'annonce par le président François Hollande et de son premier ministre Manuel Valls du projet de réforme de la Constitution, qui inclut l'extension de la déchéance de nationalité pour les binationaux nés français.

Mesure qui rappelle exclusivement les heures les plus "brumeuses" de notre Histoire. Dont celle-ci, entre autre : 



Aussi.

Après les succès éblouissants des campagnes suivantes du Parti Socialiste et du Medef avec leurs pins qui ont marqué à jamais l'histoire politique de notre pays :


Dans le seul but d'aider mon pays à lutter contre ces féroces terroristes extrémistes dont le sacrifice suicidaire est l'aboutissement d'une foi fanatique menée à son paroxysme dans l'inhumanité, sachant nonobstant, que dans la plupart des cas, leur déchéance sera inutile tant ils refusent de se laisser prendre vivants ; j'ai créé ces deux pins à arborer fièrement sur le revers de son veston ou de son tee-shirt pour les plus pauvres.
Car il s'agit d'être en phase avec son temps dans les pires situations. Voici  donc mon projet de pins :



Parce que, cher troupeau, le but du socialisme (terme ô combien désuet) national libéral à la sauce Vallso hollandaise n'est pas la lutte finale mais bien le final de la lutte.

Le socialisme pacifique suranné  de Jaurès est mort, vive le Front Libéral Unitaire du Combat pour l'Humain, vive le FLUNCH !


Un joyeux salut gauchiste, chers camarades !


PS : je m'étais fait chier à pondre précédemment, un billet confondant de finesse et d'analyses subtiles : à peine quelques lecteurs ont daigné le parcourir. Je dépose ici mon tablier de philosophe gaucho à la mords-moi-le-nœud. Le monde intellectuel français ne sait pas ce qu'il perd...

Poil aux paires. C'est très vulgaire, je sais.

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mercredi 27 mai 2015

Notre nouveau journaliste d'investigation en immersion, Jean-Michel Aphatie, a testé spécialement pour les lecteurs de ce blog : le chômage.

Avertissement préalable : toutes ressemblances avec un personnage réel ou des évènements actuels ne seraient que pures spéculations. La dérision de ce témoignage imaginaire n'engage que l'auteur anonyme de ce blog ignominieusement pervers.



Chers amis loyaux et fidèles supporters,

Avant tout récit, je tiens tout particulièrement à remercier monsieur Cuicui, patron du célèbre et cultissime blog "les divagations énervées d'un oiseau de mauvais augure" de m'avoir embauché après l'odieuse suppression de mon poste d'interviewer lors de la matinale de RTL, conjointement à ma probable et non moins scandaleuse éviction du "Grand journal' de Canal + qui me rapportait suffisamment d'argent pour rembourser les crédits de mes trois villas au pays basque, à Saint Tropez et aux Caraïbes ainsi que mon loft du  7ème arrondissement de Paris et les deux appartements de mes enfants, avenue de Friedland.


En immersion dans l'armée prussienne (1867)


Ce saint homme (Cuicui) injustement méconnu, écoutant une bonté surnaturelle qu'il a chevillée au corps, m'a confié pour mission de réaliser des reportages en immersion totale dans des milieux hostiles et dangereux. Pour information, ma prochaine mission consistera à effectuer une enquête périlleuse dans des quartiers pauvres du neuf-trois, comme dit la plèbe.

Mon employeur a insisté pour que je suive une école de journalisme d'investigation car d'après lui et selon les canons sacrés de l'économie de marché, la formation continue constitue une des deux qualités d'un bon journaliste. L'autre étant une complète adéquation entre l'enquêteur et un système politique bienveillant qui considère l'équilibre budgétaire comme un but en soi (mais il s'agit déjà de mon crédo).
Mon patron a donc profité de l'aubaine d'un contrat aidé pour m'embaucher : je ne lui serai jamais assez reconnaissant, d'autant que  son blog, selon ses dires, est lu par plus de 362 visiteurs uniques par mois ! Ce qui n'est pas une peccadille pour un journaliste de mon envergure.

Maintenant je vais vous narrer le volet social de ma première enquête de terrain et les horribles tourments psychologiques endurés par votre serviteur et tous les chômeurs suite à nos licenciements.

Je me suis donc rendu, sitôt ma situation confirmée, au pôle emploi le plus proche de mon domicile, rue de Saint-Pétersbourg dans le 8ème arrondissement de Paris. J'ai dû subir une longue attente entrecoupée de sympathiques séances de dédicaces sur des convocations mais aussi parsemée de quelques quolibets pointant de soit-disant chiens de garde de l'ultra-libéralisme. J'attendais mieux de la tenue de chômeurs fréquentant le pôle emploi du plus prestigieux arrondissement parisien !

L'employé qui me reçut semblait au courant de ma situation et me tint un discours que je ne pus contester sans sombrer dans un gauchisme échevelé. Il me déclara que le patronat, acteur essentiel du  système économique, fondé sur la rentabilité et la performance, licenciait à juste raison ceux qui ne rapportaient plus suffisamment de profits à leur employeur et qu'il se trouvait, malheureusement, que mon créneau horaire sur RTL, battu en brèche par la concurrence justifiait un remplacement salutaire pour l'actionnaire...

Veuillez rectifier le verbe "rapporter" par "rapportait"


Je ne pus que m'incliner devant des principes et des arguments que j'ai toujours défendus avec âpreté et conviction. Non sans un certain pincement au cœur. Un vague ressentiment gauchiste vint frôler mes pensées : je le chassai avec vigueur. Chacun sait bien que l'économie de marché, la compétitivité et l'austérité sont les règles de la survie de notre société, par le sourire de Tony Blair et la perruque rousse de Margaret Thatcher !

Les jours suivants je dus subir un long calvaire. Passer d'un revenu de 27.000 € par mois au SMIG que m'octroya le généreux Cuicui fut une épreuve que ma famille vécut avec douleur. Je souligne ici la  détresse épouvantable que doivent essuyer les chômeurs passant d'un salaire de 10.000 à 30.000 € à un salaire minimum ! Cette immersion m'a fait comprendre une certaine réalité sociale qui m'avait échappée jusqu'ici... Des larmes dans la voix, je demande pardon à mes fidèles auditeurs.

Le pire s'annonça quand les organismes de crédit me réclamèrent les 17.438 € mensuels dus au titre du remboursement de mes acquisitions immobilières. Je vous passe le nombre de nuits passées devant la table de cuisine à boire du gros rouge qui tâche jusqu'au coma éthylique.
Je vous écris ces lignes avec une émotion particulière. À cette heure, je n'ai plus de domestiques, je ne me suis plus lavé depuis des jours, mon lévrier afghan est couvert de puces, mes vêtements sentent la sueur, on ne me reconnait pas dans la rue, plus personne ne veut de mon avis. 

Je suis devenu un zombie social, sacrifié au champ d'honneur sur l'autel de l'ultra libéralisme comme un brave petit soldat mort courageusement pour que le capitalisme financier sauve la France et le monde occidental menacés de toutes parts.

Oui. Le chômage est une véritable tragédie mais néanmoins un passage obligé pour rétablir l'équilibre de nos comptes et d'étayer le bonheur des futures générations qui vous seront reconnaissantes à jamais en glissant sur vos tombes un magnifique bouquet de chrysanthèmes multicolores en hommage à votre sacrifice économique ! 


c/c Jean-Michel Aphatie



PS : Le taulier de ce blog m'a demandé de laisser pousser ma barbe et de m'entraîner au tir à la kalachnikov afin d’effectuer un prochain reportage en immersion totale en Syrie... Par déontologie, j'ai accepté : mon billet, un aller simple pour la Turquie fourni par mon employeur est déjà dans ma poche. J'ai hâte de vous faire partager mes impressions, de vous fournir enfin des preuves visibles de ma compétence et de montrer à tous que j'ai bien la tête sur mes épaules.


dimanche 21 septembre 2014

Grimper au cocotier et jouir d'être plus haut que les autres. Vanité.

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Copines divines, amis ravis, bonjour !

Grommelant contre notre triste et pluvieuse fin de semaine et cette fatidique ouverture de la période automnale. Assis sur ma chaise bancale, je me mis à rêver à la vanité humaine et au grégarisme de l'espèce humaine.

Tandis que je découpai de fines lamelles de fromage corse aux fortes senteurs caprines, issu de ces vieilles chèvres poilues qui embaument la crotte de bique, la pisse concentrée et la vieille sueur acide accumulée depuis des années ; ce délice des civilisations méditerranéennes et des dieux grecs, accompagné d'un bon rouge qui tâche de la coopérative vinicole de Saint Antoine, je ne pus m'empêcher de penser que depuis 2000 ans, si l'homme avait fait des progrès technologiques prodigieux, son mode de réflexion et de fonctionnement n'avait quant à lui, nullement évolué.



Indépendamment du fait que les ressorts humains sont restés les mêmes, outre qu'une hiérarchie semblable aux chimpanzés et aux rats semblent gravée dans nos gènes de primates de droite. Au delà du fait que l'humain reste un être peu assuré, miné par ses incertitudes et sa terreur de la mort, tellement épouvanté par son environnement qu'il se sent obligé de s'entourer de divinités mythiques, de gourous, prêtres, imams, rabbins, bonzes et d'idoles ou de sauveurs providentiels considérés comme des demi-dieux.

Cet interstice de doute permet à des imposteurs opportunistes de s'imposer comme des hommes ou des femmes de recours et de ceux qui sauveront votre âme et votre pitance quotidienne. En fait leur but ultime est de prendre le pouvoir et de le garder le plus longtemps possible !

Ils vous clameront la main sur le cœur que c'est pour votre bien ou celui de la collectivité : ces individus jouent sur du velours : la réflexion du citoyen d'aujourd'hui est trop proche de celle du citoyen d'il y a 2000 ans. L’irrationalité, le manque de solidarité, la paresse intellectuelle, la lâcheté font que la population, dans un large mouvement grégaire se laisse dicter le chemin par le plus persuasif.

Mais.

Autant, autrefois le bateleur s'exprimait devant les quelques citoyens libres d'Athènes pour les convaincre, autant de nos jours, la démocratie touchant toute la population, les médias sont nécessaires pour servir de portevoix entre le leader politique et le peuple.
Ce qui fait que le pouvoir médiatique sert de filtre et qui dit "filtre" dit tri. Et qui évoque le tri suggère des mises à l'écart, des préférences ou de fausses rivalités selon l'avis du détenteur du tamis : le dominant économique.

C'est ainsi qu'à chaque élection, vous risquez de vous trouver face un triumvirat commode qui éliminera dans un premier temps un candidat et favorisera sans l'ombre d'une hésitation le candidat rescapé de l'oligarchie face à celui du Front national, artificiellement boosté.

Or qui détient ce tamis ? De gros propriétaires qui ont tout intérêt à favoriser les politiques qui leur conviennent  ou atténuer les arguments de ceux qui leur font peur.

Mais j'entends déjà hurler certains : Ouh là là ! Mais 80 % des journalistes sont de gauche ! Ils ont certainement raison, cependant 100 % des propriétaires de médias - mis à part les rares médias d'État, forcés de ménager la chèvre et le chou - sont de droite et comme le secteur médiatique ne rapporte strictement rien à ses actionnaires, pourquoi croyez vous qu'ils tiennent tant à leur coûteuse danseuse ? Pour faire plaisir à leurs journalistes ? Sonnez fifrelins !

Parce que les médias sont le nerf de la guerre de conquête politique ! Ce qui explique que la gauche - pas les sociaux libéraux, hein ? -  ne pourront jamais parvenir au pouvoir s'ils ne trouvent pas un biais pour passer outre.

On comprend mieux que de nos jours, le plus important pour une femme ou un  homme politique est essentiellement de gagner l'élection qui les propulseront au firmament pour 5 ans quoiqu'ils fassent. Dussent-il en être éjectés ! Les citoyens ont la mémoire si courte et les technologies de manipulation des masses sont de plus en plus subtiles et efficaces.

Que nous reste t-il pour résister, copines et amis ? La violence ? Je me le demande.



J'ai fini mon casse-croûte. Quelques petits vers dénichés dans le fromage gigotent vainement comme la campagne médiatique d'un candidat UMP à la recherche d'une virginité perdue depuis bien longtemps...

N'étant pas assez savant pour vous cultiver, j'espère vous avoir simplement distraits.

Si je me relis une fois, je vais tout bazarder... 

Salut à toutes et à tous !
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lundi 1 septembre 2014

Comment je suis devenu Dieu. Digressions comico-spirituelles.

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Avertissement important :  Passant, si tu es croyant intégriste, continue ton chemin de prières et détourne ton regard de ce texte impie !


Un dimanche de septembre, Dieu piqua une colère apocalyptique  qui fit date dans les annales universelles. En effet, tandis qu'il observait la situation de la planète Terre, une de ses premières création imparfaite puisqu'à son image, il ne pu s'empêcher d'éructer de terribles insanités dont l'esprit humain n'a pas idée !

En voyant l'état actuel de l'humanité, Dieu, dans son miséricordieux orgueil comprit qu'il avait fait fausse route depuis l'aube de la création terrestre.

Il avait eu beau envoyer messagers et prophètes pour rétablir un semblant d'ordre, de tolérance, de bonté et d'empathie entre les hommes, on aboutissait toujours à d'abominables tueries, à des haines perpétuelles, jalousies, inégalités honteuses. 

Bref un monde sans issue.




Les yeux froncés par la rancœur, Dieu examina chaque ambassadeur qu'il avait envoyé pour rétablir la situation et grommela comme seuls savent ronchonner les dieux et dont l'homme n'a pas idée.

Bouddha engoncé dans son fauteuil "huit positions" recouvert de coussin en duvets d'angelots bios, s'était mis au régime végan continuait, entre deux sieste à bâfrer et grossir, grossir, grossir...

Moïse s'était mis à la natation mais c'était pour mieux jouer aux jeux d'argent pour parier sur ses performances dans les piscines divines. Il gagnait beaucoup car alors que ses concurrents nageaient, lui, courait car l'eau s'entrouvrait devant lui comme lors de son passage de la mer rouge !

Mohamed puisait  avec volupté dans le stock de vierges destinées au martyrs du djihad. Ceux-ci, gravement lésés, se retrouvaient avec seulement 990 vierges au lieu des milles promises. On commençait à jaser dans les milieux autorisés.

Jésus, sous le fallacieux prétexte d'une faiblesse endémique, buvait ses huit litres de vin par jour, arguant avec une mauvaise fois confondante, que des transfusions de sang du Christ étaient nécessaires à sa santé...

Je ne parle pas ici des autres innombrables dieux, idoles et représentations envoyés sur Terre pour rétablir la situation...

Tout à ses larmes, car le chagrin de Dieu est inconsolable,l'Être Suprême s'interrogea sur la manière de rétablir la paix et l'harmonie dans son jardin.

Alors qu'il surfait sur Internet, il eut une étincelle fulgurante comme seul les dieux peuvent en éprouver et dont les humains n'ont pas idée.

Il lisait régulièrement les billets du meilleur blogueur du monde qui le faisaient beaucoup réfléchir et rire : un rire sonore dont etc, etc...

C'est ainsi que Dieu, au travers d'une bouteille de lait s'adressa à moi.

- "Cui cui, je suis Dieu Tout Puissant et j'ai besoin de toi, veux-tu être mon prochain prophète pour stopper la détresse intellectuelle et l'hécatombe humaine qui détruisent mes brebis ?"

Au début, je crus à une blague car jusque là, aucune bouteille de lait ne s'était adressée à moi dans des termes aussi polis ! Et puis quand elle se fut transformée en ravissante jeune femme puis en une cinquantaine d'objets et personnages y compris François Hollande et le général de Gaulle, je dus me résoudre à croire que la bouteille de lait était bien l'incarnation de Dieu !

- "Mais, je ne crois pas en toi" répondis-je à la bouteille de lait en plastique !

- "Justement, répondit-il d'une voix sépulcrale, ça évitera ce maudit communautarisme dont l'humanité souffre tant !

Prendre un athée comme prophète était une idée tellement géniale qu'elle ne pouvait être dictée que par une entité supérieurement intelligente : Dieu lui-même !

Tel Manuel Valls à François Hollande, j'exigeai les pleins pouvoirs. Dieu, contre mauvaise fortune, bon cœur dut s'y résoudre .

C'est ainsi que je devins le premier homme à disposer du pouvoir divin à titre provisoire.

Je pris cinq ou six mesures immédiates par ordonnance divine.


- 1) Désormais plus personne n'est habilité de parler au nom de Dieu sous peine de foudroiement immédiat.
- 2) Toute violence au nom de Dieu sera non seulement foudroyée dans la seconde suivant le forfait mais sera, en sus, envoyée sur un astéroïde  en orbite au-dessus de Pluton.
- 3) Les religions seront regroupées sous un seul pavillon. Les succursales chrétiennes, musulmanes, juives et bouddhistes seront dissoutes
- 4) tous les lieux de prières seront universels et ouverts à toutes les religions actuelles sans exclusion.
 - 6) Tout homme dont la fortune dépassera de vingt fois la moyenne mondiale devra redistribuer son surplus aux plus pauvres sous peine de travaux d'intérêt général pour eux et leur famille.

- 6) Sachez que malgré la distance qui me sépare de vous, je garderais une attitude bienveillante.

Quand les individus s'apercevront qu'en définitive, j'ai remplacé Dieu et que je ne suis qu'un homme, l'idée de Dieu n'existera sans doute plus à moins que je ne me prenne au jeu et qu'un petit dictateur, épris du pouvoir absolu, se réveille en moi.

On a vu bien pire en de multiples occasions... Toute religion ou idéologie tend à devenir oppressive chez l'être humain en quête d'absolu et de la perfection qu'il n'atteindra pourtant jamais.

Sur ces paroles creuses, naïves à la limite de la niaiserie ; et suite à ce billet éminemment politique, je vous quitte en gardant toutefois un œil sur vous.

Ce même œil qui regardait Caïn...
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vendredi 29 août 2014

Un crime trop parfait... Seconde partie poignante.

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Rappel salutaire : tout rapprochement ou ressemblance avec des évènements d'actualité ou d'un passé récent ne serait que pure coïncidence.
. Seconde partie du rapport de police officieux rédigé le 26 août 2014 par le capitaine  Aristide Lefutay sur les lieux du crime situés rue de Solférino, 75007 Paris.


Certains témoins ont aperçu d'assez loin l'intrusion des deux complices, le meneur, selon les observateurs, serait un homme au visage lisse, rond portant des lunettes rectangulaires, plutôt petit et replet, les rares cheveux colorés au cirage noir, soigneusement brossés pour les faire briller et cacher une calvitie avancée Il semble qu'il transportait une hache à la main. Son acolyte portait beau et semblait particulièrement attirer les regards féminins concupiscents. Il tenait une batte de baseball en acier couverte de clous. Il faudra cependant approfondir ces déclarations pour affiner les signalements.


En face du lieu du crime nous interpellâmes alors qu'ils tentaient de se  cacher derrière les rideaux de leur fenêtre un gnome grimaçant, ricanant et agités de tics, accompagné d'une gamine blonde décolorée assez enveloppée et à la voix rauque abimée par le tabac, son rire nerveux était caverneux. Ils semblaient tous deux se repaître et même se réjouir du spectacle abominable. Je notai leur nom : Nicolas S. et Marine LP pou un interrogatoire plus poussé. Certains habitants du quartier m'ont fait part de leur crainte d'être maltraités par les auteurs supposés du crimes ou par ces deux garnements diaboliques et m'ont demandé une protection policière. Je leur ai avoué, que hélas, ils n'avaient pas le choix...
Après quelques minutes passées sur le théâtre d'investigation, mon attention fut attirée par quelques vagissements. Derrière un fauteuil, je découvris un nourrisson assez bizarre voire monstrueux : un livret de famille placé entre la peau et sa couche.

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Un bébé prénommé Manolo 2, doté de trois petits yeux proéminents, particulièrement  sournois, chacun de différente couleur s'étalant du blanc cassé au rose très pâle et tous louchant à droite, portait un petit bracelet sur lequel étaient gravés les prénoms François et Manuel. Ce nouveau-né devait avoir vu le jour en ce mardi 26 août 2014. Il ressemblait curieusement, à s'y méprendre, presque trait pour trait au témoin cité plus haut, Nicolas S.

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Sans augurer de son avenir et n'étant pas médecin il me semble que la viabilité du nouveau-né soit sujette à caution. je pense que sa disparition rapide, éviterait bien des souffrances inutiles et serait un bien pour lui(elle) et pour la collectivité.
En ôtant sa couche je m'aperçus avec surprise qu'il était à la fois garçon et fille. Il possédait une tête gigantesque dont le volume crânien pouvait contenir une dizaine de cerveaux énormes. Ses membres difformes se composaient de trois énormes bras droits et d'une sorte de minuscule tentacule servant de bras gauche...
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Ce qui accentuait sa monstruosité était cette folle asymétrie qui plaçait tous ses organes et membres sur sa droite Son état de santé posait problème. Son visage était tuméfié. Des petits seins avaient été greffés n'importe comment, comme pour accentuer son hermaphrodisme.

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J'avise ma hiérarchie par le biais, que de ma vie de vieil inspecteur bourlinguant dans les milieux les plus abjects, il ne m'est jamais arrivé d'assister à des spectacles aussi hideux.
J'ai pris quelques clichés de la scène du massacre que je joins à mon présent rapport, notamment un texte qui ressemblait étrangement à une ancienne affaire criminelle : la victime, dans son agonie ayant eu le temps d'écrire sur le bas d'une porte, avec son sang quelques mots désignant peut-être son ou ses assassins. Je laisse le soin à ma hiérarchie d'en tirer les conclusions adéquates...

Une enquête particulièrement fouillée faisant appel à la police scientifique me parait toutefois nécessaire vu le manque d'indices...
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Voici la photographie d'une des scènes du crime et du dernier texte de madame Marianne Péhesse, morte dans des circonstances tragiques, sauvagement assassinée par des forcenés déments et  paranoïaques dont nous possédons le signalement...
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Aristide Lefutay, officier de police. Le mardi 26 août 2014.
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Un grand merci à madame Buitoni et à monsieur Cif Ammoniacal pour leurs précieuses contributions.Sans eux, je n'aurais jamais réalisé ce texte qui restera dans les annales.
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