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mercredi 27 mai 2015

Notre nouveau journaliste d'investigation en immersion, Jean-Michel Aphatie, a testé spécialement pour les lecteurs de ce blog : le chômage.

Avertissement préalable : toutes ressemblances avec un personnage réel ou des évènements actuels ne seraient que pures spéculations. La dérision de ce témoignage imaginaire n'engage que l'auteur anonyme de ce blog ignominieusement pervers.



Chers amis loyaux et fidèles supporters,

Avant tout récit, je tiens tout particulièrement à remercier monsieur Cuicui, patron du célèbre et cultissime blog "les divagations énervées d'un oiseau de mauvais augure" de m'avoir embauché après l'odieuse suppression de mon poste d'interviewer lors de la matinale de RTL, conjointement à ma probable et non moins scandaleuse éviction du "Grand journal' de Canal + qui me rapportait suffisamment d'argent pour rembourser les crédits de mes trois villas au pays basque, à Saint Tropez et aux Caraïbes ainsi que mon loft du  7ème arrondissement de Paris et les deux appartements de mes enfants, avenue de Friedland.


En immersion dans l'armée prussienne (1867)


Ce saint homme (Cuicui) injustement méconnu, écoutant une bonté surnaturelle qu'il a chevillée au corps, m'a confié pour mission de réaliser des reportages en immersion totale dans des milieux hostiles et dangereux. Pour information, ma prochaine mission consistera à effectuer une enquête périlleuse dans des quartiers pauvres du neuf-trois, comme dit la plèbe.

Mon employeur a insisté pour que je suive une école de journalisme d'investigation car d'après lui et selon les canons sacrés de l'économie de marché, la formation continue constitue une des deux qualités d'un bon journaliste. L'autre étant une complète adéquation entre l'enquêteur et un système politique bienveillant qui considère l'équilibre budgétaire comme un but en soi (mais il s'agit déjà de mon crédo).
Mon patron a donc profité de l'aubaine d'un contrat aidé pour m'embaucher : je ne lui serai jamais assez reconnaissant, d'autant que  son blog, selon ses dires, est lu par plus de 362 visiteurs uniques par mois ! Ce qui n'est pas une peccadille pour un journaliste de mon envergure.

Maintenant je vais vous narrer le volet social de ma première enquête de terrain et les horribles tourments psychologiques endurés par votre serviteur et tous les chômeurs suite à nos licenciements.

Je me suis donc rendu, sitôt ma situation confirmée, au pôle emploi le plus proche de mon domicile, rue de Saint-Pétersbourg dans le 8ème arrondissement de Paris. J'ai dû subir une longue attente entrecoupée de sympathiques séances de dédicaces sur des convocations mais aussi parsemée de quelques quolibets pointant de soit-disant chiens de garde de l'ultra-libéralisme. J'attendais mieux de la tenue de chômeurs fréquentant le pôle emploi du plus prestigieux arrondissement parisien !

L'employé qui me reçut semblait au courant de ma situation et me tint un discours que je ne pus contester sans sombrer dans un gauchisme échevelé. Il me déclara que le patronat, acteur essentiel du  système économique, fondé sur la rentabilité et la performance, licenciait à juste raison ceux qui ne rapportaient plus suffisamment de profits à leur employeur et qu'il se trouvait, malheureusement, que mon créneau horaire sur RTL, battu en brèche par la concurrence justifiait un remplacement salutaire pour l'actionnaire...

Veuillez rectifier le verbe "rapporter" par "rapportait"


Je ne pus que m'incliner devant des principes et des arguments que j'ai toujours défendus avec âpreté et conviction. Non sans un certain pincement au cœur. Un vague ressentiment gauchiste vint frôler mes pensées : je le chassai avec vigueur. Chacun sait bien que l'économie de marché, la compétitivité et l'austérité sont les règles de la survie de notre société, par le sourire de Tony Blair et la perruque rousse de Margaret Thatcher !

Les jours suivants je dus subir un long calvaire. Passer d'un revenu de 27.000 € par mois au SMIG que m'octroya le généreux Cuicui fut une épreuve que ma famille vécut avec douleur. Je souligne ici la  détresse épouvantable que doivent essuyer les chômeurs passant d'un salaire de 10.000 à 30.000 € à un salaire minimum ! Cette immersion m'a fait comprendre une certaine réalité sociale qui m'avait échappée jusqu'ici... Des larmes dans la voix, je demande pardon à mes fidèles auditeurs.

Le pire s'annonça quand les organismes de crédit me réclamèrent les 17.438 € mensuels dus au titre du remboursement de mes acquisitions immobilières. Je vous passe le nombre de nuits passées devant la table de cuisine à boire du gros rouge qui tâche jusqu'au coma éthylique.
Je vous écris ces lignes avec une émotion particulière. À cette heure, je n'ai plus de domestiques, je ne me suis plus lavé depuis des jours, mon lévrier afghan est couvert de puces, mes vêtements sentent la sueur, on ne me reconnait pas dans la rue, plus personne ne veut de mon avis. 

Je suis devenu un zombie social, sacrifié au champ d'honneur sur l'autel de l'ultra libéralisme comme un brave petit soldat mort courageusement pour que le capitalisme financier sauve la France et le monde occidental menacés de toutes parts.

Oui. Le chômage est une véritable tragédie mais néanmoins un passage obligé pour rétablir l'équilibre de nos comptes et d'étayer le bonheur des futures générations qui vous seront reconnaissantes à jamais en glissant sur vos tombes un magnifique bouquet de chrysanthèmes multicolores en hommage à votre sacrifice économique ! 


c/c Jean-Michel Aphatie



PS : Le taulier de ce blog m'a demandé de laisser pousser ma barbe et de m'entraîner au tir à la kalachnikov afin d’effectuer un prochain reportage en immersion totale en Syrie... Par déontologie, j'ai accepté : mon billet, un aller simple pour la Turquie fourni par mon employeur est déjà dans ma poche. J'ai hâte de vous faire partager mes impressions, de vous fournir enfin des preuves visibles de ma compétence et de montrer à tous que j'ai bien la tête sur mes épaules.


vendredi 12 novembre 2010

2013 ou vive le libéralisme pur et dur !

 Le sujet de cette chaîne m'ayant particulièrement séduit,  observant par ailleurs que les blogs libéraux bénéficiaient à peu de frais, d'un bon public, pas trop exigeant et souvent dithyrambique, j'ai décidé de tourner casaque et de me fondre, le temps d'un billet, dans la peau d'un ultra libéral fanatique mais non moins rigolo.

Pour une fois, je vais me faire le chantre du VRAI  libéralisme économique et politique. Non pas le système actuel de l'UMP ou des socialistes qui combine les avantages de l'étatisme avec ces PDG bidons sortant de l'ENA ou ces fonctionnaires inspecteurs des finances parachutés à tous les postes clefs du pays.
Un capitalisme bâtard qui cumule pour leurs bénéficiaires, les avantages d'une oligarchie administrative de copinage et de complicité et les atouts de la jouissance économique et financière sans risque.



Pour atteindre ce monde meilleur, voici ma méthode...

Établissons une Charte du Libéralisme en 5 articles pour les présidentielles de 2012.

 - 1) L'État en temps qu'administration, identité nationale, ethnie, entité, collectivité, groupe, structure, régulateur est abrogé. Il conservera toutefois les attributs de la gestion économique de la Justice, l'armée et la police. L'impôt et les taxes sont déclarés hors la loi.

- 2) La libre circulation, des biens, des services et de la main d'œuvre, est sacralisée. La circulaire Bolkenstein deviendra le pilier du second article de la Charte. Tout citoyen d'un pays sera rémunéré au salaire de son pays d'origine et non plus à celui du pays hébergeur.

- 3) La libre concurrence est un droit inaliénable. Seules les règles économiques  du Divin Marché sans entrave seront prééminentes en cas de litige.

- 4) Les frontières douanières n'ayant plus lieu d'exister, aucune Loi sociale, économique ou politique de protection n'aura voix au chapitre .

- 5) Le profit et la rentabilité sont les facteurs immuables de toute activité humaine, culturelle et sociale. Tout échange doit se payer. Toute activité bénévole est interdite car elle obère le droit imprescriptible à la concurrence (article 3). Toute activité déficitaire se doit d'être rapidement stoppée.

Cette Charte serait régie et arbitrée par un comité d'éthique élu au suffrage universel, lors de la nouvelle Constituante mise en œuvre en 2013. Ce Conseil des Sages dirigé par un Collège de 9 membres dont le budget serait rémunéré par les citoyens à raison de 5 % de leurs revenus annuels (ce montant n'étant pas considéré comme une taxe mais comme une prestation de service)

Conséquences : tous les organismes de santé, d'enseignement, seront privatisés. Des péages automatiques payables chaque fin de mois, seront mis en place pour toutes les structures collectives : routes, monuments, parking, trottoirs, les prisons seront privatisées, au même titre que les arbres et espaces verts.

Seuls les Ministères de la Justice, de la Défense Nationale et de l'Intérieur seront administrés par le Conseil des sages. Certaines unités de forces de l'ordre, armée et police, seront, comme en Irak, sous-traitées à des sociétés privées selon un contrat entre l'autorité de régulation et les entreprises.

Le code du travail sera abrogé ; le droit de licencier à tout moment sans préavis ni indemnités, autorisé. Les dépenses de santé, privatisées. L'enseignement payant sera obligatoire jusqu'à 12 ans.

Les formes de collectivisation, mutualisation ou syndicalisation sont formellement interdites car contraires aux articles 3 et 5.

Tout élément naturel (air, gaz, faune, végétaux, roches, eau, terre, vent, photons, quarks, ADN) ou création, manufacturée ou intellectuelle, possède une valeur marchande intrinsèque fixée par le Marché . Toute activité humaine, sans exception, doit se gérer comme une entreprise.

Les équipements non lucratifs comme les écoles à moitié vides, infrastructures non rentabilisées, seront abandonnés. Ainsi les villages enclavés et les routes inutiles  seront-ils éliminés.

L'euthanasie payante, pour les individus en fin de vie, trop malades, ou peu rentables se verra proposée soit à leur famille soit à eux mêmes, s'ils bénéficient de suffisamment de revenus.

Le temps consacré à la retraite est supprimé : tout individu se doit d'être rentable de la fin de la scolarité (12 ans) à la fin de vie. Chaque année un diplôme d'efficacité au travail sera remis au citoyen. Après 2 années de notes inférieures à la moyenne, le salarié sera licencié et une procédure obligatoire de travail d'intérêt général adaptée au handicap sera promulguée. Ces cas sociaux seront logés dans des camps spéciaux. Dans tous les cas, les familles, ascendants ou descendants,  devront participer aux frais de logement et de nourriture.

Les religions devront se constituer en Sociétés Anonymes et déposer leurs bilans chaque année.

Les citoyens en déroute financière ou ne s'intégrant pas dans notre ruche  libérale seront condamnés, parfois à vie, à des travaux d'intérêts généraux, une milice privée s'occupant de leur possible réinsertion.

Voilà... J'ai posé la première brique d'un monde qui doit en faire rêver plus d'un. Ne me  demandez surtout pas pas pourquoi le libéralisme séduit autant une large frange de la population. Je n'ai jamais réellement compris les motivations de ces victimes consentantes, citoyens des plus ordinaires, qui se plaignent de la fragilité de leurs chaînes...

Amis libéraux, ce monde merveilleux que je vous offre clef en main, ne vous enchante t-il pas ?

Vivement  l'introduction du vrai libéralisme dans notre beau pays, sacrebleu !

Ainsi soit-il.


J'espère simplement que cette longue et incertaine pochade ne vous aura pas trop fait chier.

Qui veut continuer cette chaîne est libre de le faire.

À après.

vendredi 17 septembre 2010

Compagnons UMP : éradiquons les Lois scélérates de Léon Blum !

C'en est assez !

Moi, Thibaut Nichon, militant UNR, UDR, RPR, UMP ancien membre du SAC à Pasqua,78 ans, ancien militaire, je m'adresse à notre petit caporal, Nicolas Sarkozy, pour lui suggérer une mesure radicale pour faire travailler ces flemmards de Français !

Compagnons sarkozistes,

Depuis l'octroi des congés payés en 1936  à une plèbe paresseuse et jamais satisfaite, la France va de mal en pis ! TOUS les experts économistes de TF 1, France 2, France 3, Radio courtoisie, France Inter, Radio Luxembourg, Europe 1 le clament haut et fort : la situation économique de notre pays est catastrophique malgré les magnifiques réformes entamées par nos Chefs, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy !

Jeu : qui se cache derrière Thibaut Nichon ? *

François Mitterrand, l'ultra gauchiste avait déjà anéanti les efforts du Général et de Monsieur Pompidou. Les efforts de l'équipe actuelle menée par un fantastique hussard en la personne du Président sont torpillés en permanence par des gens de gauche alliés à de fielleux étrangers. Des combattants islamistes, tapis dans l'ombre, sont  prêts à égorger les bons Français mais ceux-ci, le fusil chargé avec du gros sel à côté du lit ne se laisseront jamais faire !

Qu'on se le dise !

Il est temps de défaire la France de ces lois sociales qui l'affaiblissent. Le sinistre Front Populaire a hélas perverti notre beau pays en faisant de ses citoyens, des assistés ! Pour retrouver la compétitivité nécessaire à la conservation de notre rang dans le monde, il est nécessaire  de  détricoter les Lois sociales de 1936. Notre pays est au monde, celui qui bénéficie du plus grand nombre de jours de congés !

Ramenons l'âge de la scolarité obligatoire à 12 ans, la semaine de travail à 52 heures, les congés annuels à 15 jours payés comme en 1936, le reste étant à la charge du salarié. Il faut également supprimer le salaire minimum, limiter le travail des femmes.

Je suggère également que nous débaptisions toutes les rues et places Léon Blum de l'hexagone pour les remplacer par des noms de héros gaullistes comme Marcel Dassault, de Wendel, Albin Chalandon, André Bettencourt...

Ainsi, mes chers compagnons, parviendrons-nous, à force de sacrifices, à relever un pays exsangue. Je ne pourrai hélas y participer, en raison de mon âge, mais je demeurerai toujours présent pour vous encourager et vous stimuler !




La gauche, même si elle a été absente du pouvoir depuis 8 ans est moralement responsable de notre déclin : Mitterrand,  Léon Blum, Jaurès, la Commune, la révolution française, ont laminés l'essor économique de notre Mère  Patrie.




La France de 2010 se doit de vénérer un seul Dieu : le Travail, le Labeur, l'Activité, le Turbin, le Boulot, la Besogne, le Taf, le Rendement !


Que Dieu garde notre petit président et sa vigoureuse équipe ! Courage Président !


Pcc Thibault Nichon, militant UMP de base.


Je signale que les arguments employés plus haut sont à peine exagérés. Ils sont communément cités par les membres du gouvernement actuel. Ils ne remontent pas encore jusqu'à Léon Blum, mais j'ai l'impression que cela ne saurait tarder...  

À bientôt et bonnes lectures !



* il s'agit de naitsirhC isortsE

vendredi 10 septembre 2010

Le plaidoyer musclé d'un patron pour une vraie presse libérale. Gag à prendre au sérieux.

À l'occasion de la publication d'un nouveau plan de remise en cause des aides à la presse, j'ai remis au goût du jour ce pastiche qui ne fera pas rire tout le monde... *







Monsieur Serge Lassault lance un vibrant appel pour que les patrons de la presse libérale refusent des subventions d'essence collectiviste

FdDassault.jpg


Photo et décors choisis par Étienne Courgeotte, rédacteur en Chef.
Assisté par Messieurs Yves Tétard, Ivan Roufiol, Michou Brézé et Yves de Keldrol.
Interview menée par Étienne Courgeotte.

É.C : Mes respects, Monsieur le Président Serge Lassault, vous avez donc décidé de refuser les subventions de l'État versées pour l'aide à la presse quotidienne ainsi que pour les sites Web qui dépendent de votre groupe "par conviction libérale" dîtes vous, pourriez vous expliciter vos propos ?

S.L : En effet ! Figurez vous qu'hier matin, tandis que mon barbier, me rasait, et ma manucure soignait mes mains, une brutale illumination spirituelle a éclairé mon cerveau. Mais bon Dieu, me suis je dit, nous, patrons de presse, apôtres radicaux de l'économie de marché, avons l'estomac de recevoir des subsides d'un État omniprésent alors que nous n'avons de cesse de combattre par tous nos moyens de propagande le collectivisme rampant qui pourrit notre pays ! Cette évidence m'a sauté aux yeux !

É.C : Et pourtant, Monsieur le Président directeur général, cette situation dure depuis la libération. Ce sont des sommes considérables qui ont aidé la presse à survivre. Peut-être que nous autres journalistes sommes là grâce à ces subventions...

S.L : Je conçois cette situation car, en temps que marchand d'armes, je sais combien l'argent n'a pas d'odeur. Toutefois dans un geste d'émancipation unique dans l'histoire du capitalisme français, j'ai décidé de refuser ces sommes qui pervertissent notre combat pour la libre entreprise, la mondialisation, la concurrence assumée, la loi du marché ! Se tournant vers les journalistes. Et vous Messieurs me suivrez vous ?

Les journalistes : Oh oui Monsieur le Directeur ! Oh oui ! Les échines sont courbés, les regards torves, les sourires forcés.

É.C : Mais cette mesure - euh - révolutionnaire si j'ose m'exprimer ainsi, même si je déteste ce terme, ne risque t-elle pas de désorganiser nos - euh - services ?

S.L : Bien entendu, dans un premier temps, certains sacrifices devront être consentis par nos braves journalistes ici présents mais je ne doute pas que pour faire triompher leurs idées libérales, ils ne consentent point à donner l'exemple ! S'adressant à eux. N'est ce pas mes chers amis ?

Les journalistes : Mollement. Euh mouais, Monsieur le Président Directeur Général. oui... Oui...

S.L : Dans un premier temps, il nous faudra comprimer fortement la masse salariale pour rester compétitif...
On entend un choc. Ivan Roufiol et Yves Tétard viennent de perdre connaissance. La sécurité s'efforce de les faire revenir à eux. L'interview continue. Les masques sont hagards et la sueur coule comme un torrent sur tous les visages...

S.L : J'envisage également de porter le prix du quotidien à 3,60 €. Et pour la promotion, de joindre les oeuvres complètes d'André Glucksmann en CD avec peut-être en prime le DVD d'un film de Rohmer ? Qu'en pensez vous, Étienne ?

É.C : La voix blanche, le rédacteur en chef avale une pillule et engloutit un verre d'eau en tremblotant. Très bien, Monsieur le Président...

S.L : Vous rendez vous compte mes chers journalistes, pour la première fois dans ce pays, NOUS, les missionnaires du libre marché, allons prouver que l'instauration d'une véritable société capitaliste est viable. Vous, mes amis qui chantiez dans vos articles les psaumes de la libre entreprise et stigmatisiez les ravages du bolchevisme, allez pouvoir enfin vivre le bonheur de joindre vos actes à vos paroles ! Tels des pèlerins du 21ème siècle, nous montrerons la joie de propager nos idées à l'assaut d'un pays de paresseux et d'assistés. Un silence. Se tournant vers la porte de gauche, Serge Lassault appelle un mystérieux inconnu. Monsieur Piao Lin, s'il vous plait ! Un jeune asiatique apparaît souriant. Messieurs, permettez moi de vous présenter votre futur rédacteur en chef adjoint, Monsieur Piao Lin qui a accepté pour 1200 € mensuels de prendre la responsabilité du journal.

Un vacarme assourdissant se fit entendre, les corps sans vie de journalistes, secoués par l'émotion s'écroulèrent. Ce jour là on compta au sein de la rédaction du Jivaro, pas moins de 3 morts. Deux journalistes se retrouvèrent en réanimation.

La tempête médiatique soulevée se révéla non moins dévastatrice : une manifestation de patrons de presse ; avec Monsieur Arnaud Lagardère à sa tête, à laquelle se joignirent les PDG des grands groupes automobiles français et une délégation du MEDEF ; défila devant l'Assemblée Nationale en réclamant le maintien des subventions publiques.

La morale de cette histoire ? Gare au loup ! Attention aux coups de rabots  destinés à maximiser les profits au sein de la presse. Gaffe à l'intrusion ouverte du politique dans la gestion des journaux...

Gentils lecteurs, que la providence vous garde !

Je me permets à l'occasion de ce billet de vous conseiller 2 blogs, Donjipez, journaliste qui m'a inspiré l'idée de ce billet et l'excellentissime TGB rue-affre, pétri d'imagination et de talent, qui se révèle souvent comme un modèle de créativité.


Amis, à après... Bon week end.

* Toute ressemblance avec des titres de presse ou des personnages connus ne serait que le résultat hasardeux d'une pure coïncidence.

mercredi 8 septembre 2010

Quand papy Rocard fait dans la sénescence.

 Une déclaration de ce pauvre Michel Rocard devant les membres du MEDEF m'a littéralement anéanti.

 Charles de Gaulle confiait sa peur de prendre de l'âge à cause de tous les aléas qui en découlaient. "La vieillesse est un naufrage" écrivait-il dans ses mémoire à propos de l'attitude d'un Pétain affaibli, en 1940...

Le général était d'autant plus visionnaire et lucide qu'il n'avait pas encore eu le loisir d'observer le degré de sénescence de Michel Rocard, renégat et imposteur de gauche, passé avec armes et bagages dans le camp adverse le plus réactionnaire.


Décidément, mes amis, les socialistes ou sociaux démocrates européens vieillissent bien mal ! Après un Blair qui palpe 185.000 € par conférence auprès de grossiums du golfe ou de chefs d'entreprise désœuvrés. Un Schröder employé de luxe chez Gazprom, un Strauss-Kahn à la tête du FMI, un Lamy qui campe à l'OMC, on se demande bien ce que ces braves dirigeants de gauche vont trouver comme futurs emplois s'ils avaient la malchance de perdre les élections de 2012.

Je verrai bien Moscovici, comme maître d'hôtel chez Rothschild, Cambadélis, secrétaire particulier d'Arnault, Hollande conseiller fiscal à la Barclay's bank et Fabius, antiquaire ou expert dans l'évaluation des œuvres d'art - Ah, merde ! Il l'est déjà ? Tant pis.

Ces socialistes là ne me font pas bander...

Quant à Rocard... Je ne sais plus où le placer. Descente de lit de Carla Sarkozy ? Serpillère ? Sans être trop cruel, vu la manière dont il sucre des fraises et la difficulté qu'il éprouve à essayer d'endiguer les tremblements incoercibles de ses membres, je le mettrai bien dans un champ comme épouvantail.

Lectrices et lecteurs, si je me montre si méchant envers cet homme qui renie, jour après jour, toutes ses convictions, c'est parce que la fin de sa vie frise l'incohérence intellectuelle.

Pourtant créateur éclairé du RMI, sauveur d'une situation explosive en Nouvelle Calédonie, notre homme ; ancien théoricien du PSU, groupuscule très à gauche d'une époque révolue, partisan déterminé des luttes pour l'auto-gestion à l'intérieur des entreprises ; ose collaborer avec le MEDEF. Le patronat français étant le plus sectaire et le plus idéologiquement éloigné des combats d'un homme qui se revendique de gauche.


 Prétendre que :
"seuls les patrons auraient la connaissance suffisante du monde extérieur pour inspirer de leur expérience les autorités politiques"
est une galéjade de mauvais goût, une connerie de plus, édictée sentencieusement devant un auditoire aux anges qui n'en demandait pas tant !

Michel Rocard, vous nous faites honte !

Votre exemple montre combien, la notoriété, les ors et les honneurs du pouvoir ont pervertis tous les idéaux dont beaucoup d'entre nous étaient pétris. Vous êtes devenus le pauvre fanfaron, héraut tremblotant et s'exprimant par borborygmes, d'une ploutocratie rétrograde triomphante. Peut-on exclusivement mettre ces revirements sur le compte de la sénilité ? Sûrement pas. L'idéologie libérale vous a contaminé, comme elle a fini par corrompre les 2/3 des cadres du parti socialiste, incapables de raisonner un peu hors des clous.



Vous pensez détenir la vérité en vous montrant réaliste. Vous n'avez plus d'idéal, plus de vision, vous êtes devenu un petit gestionnaire étriqué qui cherche à exister malgré le poids des ans alors que l'imagination qui faisait  votre originalité et votre créativité a disparu depuis longtemps.


Pourquoi la vieillesse incline t-elle tant aux reniements ?

Le président Nicolas Sarkozy, vous avait confié une mission pour devenir ambassadeur de France chargé des négociations internationales relatives aux pôles Arctique et Antarctique. Je crois que pour une fois, le chef de l'État a vu juste :  seuls les pingouins, les phoques et les ours blancs seraient susceptibles de vous prendre au sérieux...

À après !

vendredi 3 septembre 2010

Cocoricac fit le COQ 40, les bourses bien pleines, prêt à saillir la volaille déplumée !

Fichtre !

Pendant que nos braves gouvernants gémissent devant les affres d'une crise épouvantable qui s'abat sur le pauvre peuple dont ils ont la douloureuse charge.

Pendant que nous autres, pauvres citoyens, supportons jour après jour, le poids déraisonnable des tas de factures reçues lors de cette rentrée pénible ; je ne vous décris pas, mes chers amis à quel point mes notes d'électricité, de gaz, d'impôts et taxes locales, d'assurances et nourriture ont crû dans des proportions assez impressionnantes.

Pendant ce temps donc, disais-je, j'apprends avec une joie mal dissimulée, que les entreprises du CAC 40 ont presque doublé leur profit...


Enfin, me dis-je logiquement, sachant que les bénéfices des quarante premières capitalisations de la Bourse de Paris ont atteint la bagatelle de 41,6 milliards d'euros au premier semestre, soit une hausse de 86% sur un an, une petite participation de la part de ces heureuses entreprises ne peut que nous délester d'un poids un peu trop lourd à supporter pour nos  modestes budgets !

Et bien non, les amis ! On va continuer à raboter. Et croix de bois, croix de fer, si elle ment, elle va en enfer, la main sur le cœur qu'elle a bien accrochée, Madame Christine Lagarde, Ministre de l'économie et des Finances dont la seule véritable compétence consiste à remarquablement parler anglais et à passer pour une experte en économie aux yeux de l'Establisment mondial en raison de son don pour la langue de Shakespeare et de son conformisme qui cache de grosses lacunes, jure ses grands Dieux qu'on n'augmentera pas les impôts. Plus de 20 taxes nouvelles ont été créées depuis son intronisation et si elle était rémunérée au pro-rata  des conneries qu'elle a pu énoncer depuis le début de la crise, elle serait largement multi-milliardaire !

Mais bon ! Quant à faire participer les entreprises du CAC 40 à l'effort de la Nation, faudrait pas déconner, quand même ! Merde.


Tout ceci pour montrer que nous sommes gouvernés par une bande de conformistes zélés aux ordres de ceux qui détiennent les leviers économiques. Nos dirigeants politiques sont incapables de prendre le taureau par les cornes et de raisonner sans idéologie.

Ces gouvernants sont irrécupérables. Vissés dans leurs dogmes, soudés dans leurs certitudes, murés dans leur doctrine, il est désormais patent qu'ils ne changeront jamais d'opinion.

Alors que faire, bon sang, contre de tels murs ?

Fidèles lectrices et lecteurs, à après !

Vinceremu.


Cui cui, l'oiseau dont les canines commencent à pousser.