Affichage des articles dont le libellé est politique. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est politique. Afficher tous les articles

dimanche 21 septembre 2014

Grimper au cocotier et jouir d'être plus haut que les autres. Vanité.

.
Copines divines, amis ravis, bonjour !

Grommelant contre notre triste et pluvieuse fin de semaine et cette fatidique ouverture de la période automnale. Assis sur ma chaise bancale, je me mis à rêver à la vanité humaine et au grégarisme de l'espèce humaine.

Tandis que je découpai de fines lamelles de fromage corse aux fortes senteurs caprines, issu de ces vieilles chèvres poilues qui embaument la crotte de bique, la pisse concentrée et la vieille sueur acide accumulée depuis des années ; ce délice des civilisations méditerranéennes et des dieux grecs, accompagné d'un bon rouge qui tâche de la coopérative vinicole de Saint Antoine, je ne pus m'empêcher de penser que depuis 2000 ans, si l'homme avait fait des progrès technologiques prodigieux, son mode de réflexion et de fonctionnement n'avait quant à lui, nullement évolué.



Indépendamment du fait que les ressorts humains sont restés les mêmes, outre qu'une hiérarchie semblable aux chimpanzés et aux rats semblent gravée dans nos gènes de primates de droite. Au delà du fait que l'humain reste un être peu assuré, miné par ses incertitudes et sa terreur de la mort, tellement épouvanté par son environnement qu'il se sent obligé de s'entourer de divinités mythiques, de gourous, prêtres, imams, rabbins, bonzes et d'idoles ou de sauveurs providentiels considérés comme des demi-dieux.

Cet interstice de doute permet à des imposteurs opportunistes de s'imposer comme des hommes ou des femmes de recours et de ceux qui sauveront votre âme et votre pitance quotidienne. En fait leur but ultime est de prendre le pouvoir et de le garder le plus longtemps possible !

Ils vous clameront la main sur le cœur que c'est pour votre bien ou celui de la collectivité : ces individus jouent sur du velours : la réflexion du citoyen d'aujourd'hui est trop proche de celle du citoyen d'il y a 2000 ans. L’irrationalité, le manque de solidarité, la paresse intellectuelle, la lâcheté font que la population, dans un large mouvement grégaire se laisse dicter le chemin par le plus persuasif.

Mais.

Autant, autrefois le bateleur s'exprimait devant les quelques citoyens libres d'Athènes pour les convaincre, autant de nos jours, la démocratie touchant toute la population, les médias sont nécessaires pour servir de portevoix entre le leader politique et le peuple.
Ce qui fait que le pouvoir médiatique sert de filtre et qui dit "filtre" dit tri. Et qui évoque le tri suggère des mises à l'écart, des préférences ou de fausses rivalités selon l'avis du détenteur du tamis : le dominant économique.

C'est ainsi qu'à chaque élection, vous risquez de vous trouver face un triumvirat commode qui éliminera dans un premier temps un candidat et favorisera sans l'ombre d'une hésitation le candidat rescapé de l'oligarchie face à celui du Front national, artificiellement boosté.

Or qui détient ce tamis ? De gros propriétaires qui ont tout intérêt à favoriser les politiques qui leur conviennent  ou atténuer les arguments de ceux qui leur font peur.

Mais j'entends déjà hurler certains : Ouh là là ! Mais 80 % des journalistes sont de gauche ! Ils ont certainement raison, cependant 100 % des propriétaires de médias - mis à part les rares médias d'État, forcés de ménager la chèvre et le chou - sont de droite et comme le secteur médiatique ne rapporte strictement rien à ses actionnaires, pourquoi croyez vous qu'ils tiennent tant à leur coûteuse danseuse ? Pour faire plaisir à leurs journalistes ? Sonnez fifrelins !

Parce que les médias sont le nerf de la guerre de conquête politique ! Ce qui explique que la gauche - pas les sociaux libéraux, hein ? -  ne pourront jamais parvenir au pouvoir s'ils ne trouvent pas un biais pour passer outre.

On comprend mieux que de nos jours, le plus important pour une femme ou un  homme politique est essentiellement de gagner l'élection qui les propulseront au firmament pour 5 ans quoiqu'ils fassent. Dussent-il en être éjectés ! Les citoyens ont la mémoire si courte et les technologies de manipulation des masses sont de plus en plus subtiles et efficaces.

Que nous reste t-il pour résister, copines et amis ? La violence ? Je me le demande.



J'ai fini mon casse-croûte. Quelques petits vers dénichés dans le fromage gigotent vainement comme la campagne médiatique d'un candidat UMP à la recherche d'une virginité perdue depuis bien longtemps...

N'étant pas assez savant pour vous cultiver, j'espère vous avoir simplement distraits.

Si je me relis une fois, je vais tout bazarder... 

Salut à toutes et à tous !
.
.

vendredi 29 août 2014

Un crime trop parfait... Seconde partie poignante.

.
Rappel salutaire : tout rapprochement ou ressemblance avec des évènements d'actualité ou d'un passé récent ne serait que pure coïncidence.
. Seconde partie du rapport de police officieux rédigé le 26 août 2014 par le capitaine  Aristide Lefutay sur les lieux du crime situés rue de Solférino, 75007 Paris.


Certains témoins ont aperçu d'assez loin l'intrusion des deux complices, le meneur, selon les observateurs, serait un homme au visage lisse, rond portant des lunettes rectangulaires, plutôt petit et replet, les rares cheveux colorés au cirage noir, soigneusement brossés pour les faire briller et cacher une calvitie avancée Il semble qu'il transportait une hache à la main. Son acolyte portait beau et semblait particulièrement attirer les regards féminins concupiscents. Il tenait une batte de baseball en acier couverte de clous. Il faudra cependant approfondir ces déclarations pour affiner les signalements.


En face du lieu du crime nous interpellâmes alors qu'ils tentaient de se  cacher derrière les rideaux de leur fenêtre un gnome grimaçant, ricanant et agités de tics, accompagné d'une gamine blonde décolorée assez enveloppée et à la voix rauque abimée par le tabac, son rire nerveux était caverneux. Ils semblaient tous deux se repaître et même se réjouir du spectacle abominable. Je notai leur nom : Nicolas S. et Marine LP pou un interrogatoire plus poussé. Certains habitants du quartier m'ont fait part de leur crainte d'être maltraités par les auteurs supposés du crimes ou par ces deux garnements diaboliques et m'ont demandé une protection policière. Je leur ai avoué, que hélas, ils n'avaient pas le choix...
Après quelques minutes passées sur le théâtre d'investigation, mon attention fut attirée par quelques vagissements. Derrière un fauteuil, je découvris un nourrisson assez bizarre voire monstrueux : un livret de famille placé entre la peau et sa couche.

.
Un bébé prénommé Manolo 2, doté de trois petits yeux proéminents, particulièrement  sournois, chacun de différente couleur s'étalant du blanc cassé au rose très pâle et tous louchant à droite, portait un petit bracelet sur lequel étaient gravés les prénoms François et Manuel. Ce nouveau-né devait avoir vu le jour en ce mardi 26 août 2014. Il ressemblait curieusement, à s'y méprendre, presque trait pour trait au témoin cité plus haut, Nicolas S.

.
Sans augurer de son avenir et n'étant pas médecin il me semble que la viabilité du nouveau-né soit sujette à caution. je pense que sa disparition rapide, éviterait bien des souffrances inutiles et serait un bien pour lui(elle) et pour la collectivité.
En ôtant sa couche je m'aperçus avec surprise qu'il était à la fois garçon et fille. Il possédait une tête gigantesque dont le volume crânien pouvait contenir une dizaine de cerveaux énormes. Ses membres difformes se composaient de trois énormes bras droits et d'une sorte de minuscule tentacule servant de bras gauche...
 .
Ce qui accentuait sa monstruosité était cette folle asymétrie qui plaçait tous ses organes et membres sur sa droite Son état de santé posait problème. Son visage était tuméfié. Des petits seins avaient été greffés n'importe comment, comme pour accentuer son hermaphrodisme.

.
J'avise ma hiérarchie par le biais, que de ma vie de vieil inspecteur bourlinguant dans les milieux les plus abjects, il ne m'est jamais arrivé d'assister à des spectacles aussi hideux.
J'ai pris quelques clichés de la scène du massacre que je joins à mon présent rapport, notamment un texte qui ressemblait étrangement à une ancienne affaire criminelle : la victime, dans son agonie ayant eu le temps d'écrire sur le bas d'une porte, avec son sang quelques mots désignant peut-être son ou ses assassins. Je laisse le soin à ma hiérarchie d'en tirer les conclusions adéquates...

Une enquête particulièrement fouillée faisant appel à la police scientifique me parait toutefois nécessaire vu le manque d'indices...
.
.
.
Voici la photographie d'une des scènes du crime et du dernier texte de madame Marianne Péhesse, morte dans des circonstances tragiques, sauvagement assassinée par des forcenés déments et  paranoïaques dont nous possédons le signalement...
 .
Aristide Lefutay, officier de police. Le mardi 26 août 2014.
.
.
Un grand merci à madame Buitoni et à monsieur Cif Ammoniacal pour leurs précieuses contributions.Sans eux, je n'aurais jamais réalisé ce texte qui restera dans les annales.
.
.

mercredi 27 août 2014

Un crime presque parfait... Première partie haletante.

.
Avertissement préliminaire : tout rapprochement ou ressemblance avec des évènements d'actualité ou d'un passé récent ne serait que pure coïncidence.

Première partie du rapport de police officieux rédigé le 26 août 2014 par le capitaine  Aristide Lefutay sur les lieux du crime situés rue de Solférino, 75007 Paris.



Lorsque j'ai pénétré sur les lieux du crime, j'ai été frappé par un spectacle insoutenable : des taches  écarlates maculaient le théâtre des évènements, des morceaux de chair humaine jonchaient le sol et l'odeur douceâtre du sang flottait dans un air lourd à peine zébré par quelques mouches vertes...
J'ai pu identifier la victime, une femme d'âge mûr encore très belle, grâce à une carte d'identité posée à côté de son corps violenté. Elle se nommerait Marianne Péhesse née en 1971 à Épinay sur Seine. Elle gisait sur le sol, défigurée, un œil sortant de l'orbite gauche, la langue coupée en pointe et le nez tranché de telle sorte qu'il ressemblait à un groin...

.
Vieil habitué des scènes de crimes, j'ai rarement observé tel déchainement se sauvagerie après un assassinat.
.
Une fourchette et un couteau de cuisine traînaient à côté du cadavre. En fouillant les poches de la dépouille dont on avait tailladé les mains, j'ai trouvé un livret de famille et une lettre manuscrite. Elle avait épousé en première noce un certain Mitterrand François, pervers narcissique bien connu de nos services puis s'était retrouvée veuve en 1995 et s'était remariée en mai 2012 à un certain François Hollande, homme apparemment honorable sans casier judiciaire.
.
Sur la lettre manuscrite, elle relatait le long cheminement qui l'avait conduite à se prostituer sous l'influence de son premier mari, pour une clientèle d'éminents banquiers et d'industriels cossus. Croyant tomber sur un brave homme lors de son remariage, elle s'aperçut avec horreur que son second mari, sous des abords de bon garçon était encore pire que son époux précédent : pour la séduire, il avait menti comme un arracheur de dents et à la perversité du premier s'ajouta le sadisme morbide d'un individu qui se prétendait un homme tout à fait normal. 
.
Elle prit un amant en la personne d'un certain Manuel, un hidalgo ténébreux aux dents longues qui se montra encore plus inhumain que les deux autres. Elle s'aperçut avec consternation que non seulement les deux compères se connaissaient mais de surcroît, s'entendaient pour vendre ses charmes aux hommes les plus influents du pays. Je ne saurais en dire plus, laissant aux enquêteurs le soin de fouiller plus avant la vie dissolue de ces individus malsains.

Il semble au vu les multiples contusions et ecchymoses constatées sur son corps qu'elle ait affreusement souffert. On peut même en conclure qu'elle fut torturée pendant un certain laps de temps lorsqu'on observe l'état de ses multiples cicatrices infectées.

D'après mes premières observations, la sauvagerie de cet assassinat tendrait à prouver qu'il pourrait s'agir d'un meurtre rituel pratiqué en groupe et réalisé dans un état second de démence par des sadiques particulièrement pervers. L'hypothèse d'un crime sectaire n'étant pas à éliminer...

Le rapport complet étant trop long, le capitaine Lefutay m'a demandé de le scinder en deux. Je préviens les lecteurs que la seconde partie est encore plus sanguinaire et surprenante que ce récit. Réservez vos places sans plus attendre !
.
.

vendredi 20 juin 2014

Le vol du marteau.

.
Un marteau se prélassait au coin d'une table de jardin, attendant d'accomplir la tâche un peu répétitive pour laquelle il avait été conçu....

Un bourdon qui passait par là ne put s'empêcher de railler ce grossier outil : 

- "pauvre objet", ricana le bourdon, 
- "admire donc la grâce lourde de mon vol et écoute ce merveilleux bourdonnement émis par mes divines ailes !"

Piqué au vif, le martel manqua de s'étrangler de fureur comme seuls les marteaux énervés savent le faire !



- "Cuistre !" répliqua t-il, gardant toutefois sa retenue élémentaire de marteau, 

- "je vais te montrer que je sais aussi bien voler que toi, bourdon scrofuleux !"
- "J'aimerais bien voir ça !" fit l'insolent bourdon en se mettant en vol stationnaire et en changeant de direction toutes les trois secondes au dessus de l'outil pour montrer son arrogante dextérité aérienne et se moquer ainsi de la ridicule inertie de la massette.

Le bourdon partit déguster quelques sucs florifères pour se rafraîchir la panse montrant la supériorité éclatante de la vie et de l'agitation sur la matière inanimée.

Le propriétaire du marteau, revenant avec quelques longs clous se saisit du marteau et commença par clouer quelques planches.

Ce fut le moment que choisit le rusé outil pour se contorsionner si subtilement que l'ouvrier frappa violemment un de ses doigts.

Sous la douleur, l'homme hurla et de colère, balança le marteau contre un tronc d'arbre où malencontreusement le bourdon jouisseur contait fleurette à une guêpe dont la taille excitait toutes les convoitises des mâles concupiscents.
.
Le marteau, lancé  violemment écrasa le  prétentieux bourdon et la guêpe trop coquette qui, odieuse pécheresse commençait à se faire coupablement lutiner.  Il ne put s'empêcher d'éclater d'un rire cristallin lorsqu'il retomba avec lourdeur sur le bourdon fracassé, enlacé à la guêpe lascive mais morte.




- "Tu vois, lança l'outil à sa victime, moi aussi je vole !" 

Le bourdon emporta ces dernières paroles au paradis ou en enfer des bourdons. Cependant, comme les insectes ont quelque avance métaphysique sur l'homme, il y a fort à parier qu'ils ne croient plus à ces sornettes de divinités, d'enfer ou de paradis depuis longtemps

Voilà. Ma fable est terminée : elle n'a ni sens, ni conclusion ni morale. Elle me ressemble. On pourrait presque dire qu'elle a des points communs avec la vie politique actuelle.

Essayez avec une faucille et un libéral mais dans ce cas de figure, cet apologue tronqué risque d'être moins poétique mais plus sanguinaire.

OUI, vous êtes bien sur un blog politique ! Inutile donc de vous  mettre martel en tête.
.
Je vous souhaite un excellent été.
.
.

lundi 16 juin 2014

Réflexions pathétiques sur la situation au Moyen-Orient par un oiseau désabusé...

.
De par mon boulot réservé en principe aux miséreux de la France d'en dessous le 3ème sous-sol, c'est à dire aux gitans, aux premières ou secondes générations d'immigrés qui n'ont pas eu la chance de faire des études, aux civils réfugiés politiques ou aux rebelles asociaux, il me reste tout de même un privilège inhérent à ce statut de paumé et de relégué social : comparer les situations économiques et conditions de vie entre ce que vivent les familles restées au pays de mes collègues de travail sur les marchés et ce que je lis dans la presse.

Et là, mes amis, il m'arrive d'avoir fort mal à la tête !




Tandis que les journalistes décrivent les tenants et aboutissants des politiques ou des combattants, souvent une faible minorité très agissante - et pour cause -  mais ignorent les affres des pauvres civils qui pâtissent des excès de groupes fanatiques qui font régner la terreur pour asseoir soit un dogme, soit leur conception de la religion, soit tout simplement l'expression d'un vain et mortifère besoin de puissance.

On ne dira jamais assez que les civils sont toujours les victimes des débordements guerriers d'individus fanatisés par des puissances étrangères pourries d'argent qui souhaitent exporter et imposer leurs conceptions politiques, leurs religions, leurs sectes, leurs manières de vivres, leurs primautés.économiques.

Il y a quelques temps, j'avais pondu ce billet ridicule dont j'étais assez fier (ce qui est rare) sur la situation au Moyen-Orient et puis j'ai discuté récemment avec des collègues de travail Jordaniens, Irakiens, Syriens et Libanais réfugiés en France sur la situation économique et sociale des leurs, restés au pays... Je n'ai pas voulu raconter d'anecdotes cruelles mais trop généralistes, non, j'essaie, modestement et en dehors de tout parti-pris de synthétiser des moments dramatiques de l'histoire de l'Orient qui, j'en suis sûr finiront par bouleverser l'Europe par ricochets.

Les sociétés du Moyen-Orient sont en pleine décomposition. Les Américains et les Occidentaux, toujours culturellement ethnocentrés n'ont jamais rien compris à un Orient très compliqué et très divers.
Un occidental possède souvent un raisonnement assez binaire comme je l'expliquais dans ce billet mis précédemment en lien qui se terminait par un constat d'absurdité totale menant au chaos.

En Amérique et en Europe, un ennemi est un ennemi et l'ami de l'ennemi est aussi votre ennemi. En Orient, les divers liens qui vous rattachent à diverses communautés peuvent vous faire alternativement changer d'alliance en quelques semaines !
Ainsi, qui aurait pu imaginer, il y a six mois, une coopération entre les USA et les Iraniens contre l'étrange  EIIL ? 

Pendant que les riches monarchies pétrolières arment des dizaines de milliers d'hommes pour porter leur idéologie au pouvoir à coups de millions de dollars, pendant que les Américains interviennent militairement et diplomatiquement pour conforter leur suprématie énergétique, pendant que les ouailles religieuses sunnites et chiites s'étripent avec férocité, pendant que de sanguinaires chefaillons de guerre cherchent à asseoir leur autorité,





Plusieurs  centaines de milliers  d'Irakiens et de Syriens ont péri dans ces soubresauts meurtriers depuis la première guerre d'Irak...

La politique d'ingérence prônée par nos philosophes en chambre et les gouvernements occidentaux n'amène que désolation sous couleur d'humanisme et de démocratie. Les opportunistes comme les Turcs. Les provocateurs et fanatiques religieux prolifèrent et enrégimentent sans remords ni remise en question des gamins rêvant de gloire et d'idéal viril. Les boutefeux, émirs et autres rois ou princes alimentent les haines de leurs pétrodollars   L'Orient des humbles et des sans-grades est recouvert par un véritable nuage de sauterelles maléfiques.

Chacun connait les responsables : comme d'habitude, ils s'en sortiront sans douleurs ni égratignures.

Mais les parents et amis de mes potes des marchés continueront à vivre un calvaire. Si vous saviez combien ils donneraient pour se retrouver "otages" des cheminots de la SNCF !

Peut-on mieux comprendre celles et ceux qui fuyant une telle violence sont capables de supporter les pires humiliations pour repartir sur de nouvelles bases dans une société plus sereine, pacifique et ouverte sur l'avenir ? 

PS : J'aurais pu tout aussi bien intervertir le titre en "Réflexions désabusées sur la situation au Moyen-orient par un oiseau pathétique..." sans dénaturer le sens du billet.
.

vendredi 7 février 2014

Une fable animalière cynique et complètement absurde pour détendre l'atmosphère du week end.

.
Tandis que je picorai quelques rares vermisseaux sur un sol spongieux, je fus dérangé par cet intrus de canard, qui outre son impolitesse, trouva le moyen d'envahir sans vergogne mon garde-manger.




Moineau sans défense, misérable volatile considéré comme le plus faible de la gent aviaire, je fus bien obligé, sous peine de prendre une correction, de m'esquiver.

- "Nous sommes du même bord", lui dis-je en ronchonnant, "nous ferions mieux de nous allier et de partager  plutôt que de nous battre !" ajoutai-je avec aigreur.

- "Dégage microbe !" fit le vilain canard au bec si grotesque et à la voix ridicule.

Je me perchai sur la branche la plus haute d'un arbre pour assister avec le masochisme et le fatalisme  traditionnel  de l'oiseau dominé, au repas du glouton.

Du haut de mon perchoir, j'aperçus soudain arriver en se dandinant un héron qui, sans le moindre avertissement donna un violent coup de bec au canard qui sous la surprise et la douleur fila se réfugier sous l'arbre que j'occupai.

Comme tous les perdants et les battus, le canard ne put s'empêcher de contempler le grand oiseau faire bombance grâce à son long bec qui fouillait le sol profondément pour atteindre des lombrics colossaux.

-" Nous voilà bien avancés !", apostrophai-je le canard félon.

Ce dernier cancana stupidement comme tous ces stupides pieds palmés.

Tandis Que le héron se régalait, j'aperçus au lointain, une silhouette haut-perchée. Je reconnus instantanément François, la cigogne replète. Majestueux, il avançait, car il s'agissait d'un mâle, à pas lents avec ses longues pattes déliées et sa posture un peu raide pour paraître royal.
François n'eut pas besoin d'user d'intimidation pour faire fuir le héron tant sa position au sein de l'espèce plumassière ne souffrait que peu de contestation.

Le héron, vint se placer au pied de mon arbre, aux côtés du canard. Comme tous les vaincus, il ne pouvait se garder d'une certaine admiration pour celui qui tenait le haut du pavé. Je jubilai de voir tous ces anciens puissants trembler devant le maître du jour. 

François claqua bruyamment du bec et goba deux ou trois crapauds comme amuse-gueules devant une assistance à la fois jalouse, médusée, haineuse mais néanmoins admirative car la vision de près du pouvoir rend particulièrement con et soumis  tous les courtisans et émerveille le manant simplet...

François plastronnait, lui qui se pensait le phénix du bois et du marais, ne vit pas venir ce que mon instinct de survie, particulièrement développé chez les plus fragiles, avait senti avant tout le monde : un éclair roux que j'avais identifié comme un renard particulièrement affuté.

Méchant comme la peste, jaloux comme un tigre des Carpathes, comme tous les êtres malingres, telle une proie inlassablement pourchassée, je me régalai d'avance du malheur des plus puissants. Je trouvais qu'une certaine morale naturelle, une justice immanente favorisait non pas les plus forts mais les plus malins.

Je m'abstins bien de prévenir François, jouissant d'avance de voir celui qui se prenait pour un roi finir comme un vulgaire chapon de Bresse. Je ne vous raconte pas la suite tant la couleur rouge éclaboussa Goupil et ce qui restait de François.
L'assistance finit, dans une impudeur qui frisa l'indécence, par applaudir le spectacle à tout rompre. Comme quoi, lorsqu'on encaisse quotidiennement des humiliations, l'autorité n'a rien à attendre des oiseaux aigris, mécontents et considérés comme des moins que rien.

La morale de cette histoire : François aura appris à ses dépens qu'un petit moineau, aurait pu le sauver, s'il n'avait pas autant ressenti de mépris à son égard.

J'espère que ce petit conte, écrit d'un seul jet vous aura plu.

Poil au .... 
.
.

PS:: Selon la formule consacrée, toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé ne serait que pure coïncidence.

vendredi 15 novembre 2013

French horror suburbs 2025. Épisode 1/2

.
Comme l'actualité me fait prodigieusement chier, j'ai concocté une petite fiction sans prétention, sinon celle de vous projeter dans un univers politique et économique aussi peu réjouissant que possible afin d'accentuer les dangers insidieux qui nous menacent.

Puissent ces prédictions peut-être fumeuses mais vraisemblables, en mobiliser quelques uns pour éviter qu'elles se réalisent...


Les 53 Zurbsecs



2025.

Après le calamiteux règne de François Hollande, la glorieuse réélection de Nicolas Sarkozy suivie d'un désastre économique et politique prévisible durant ses 5 ans de gouvernance marqués par de multiples affaires de corruption et la déliquescence des institutions et des hommes politiques, un mouvement politique éclora en 2021, rassemblant la droite forte républicaine UMP, au Front national.

Ses membres, dirigés par Guillaume Peltier, Laurent Wauquiez, Geoffroy Didier, Florian Philippot et Marine Le Pen nommèrent ce nouveau parti politique le Front de la France Forte : le FFF.

Ce nouveau parti porta au pouvoir Laurent Wauquiez, élu président de la République en 2022. Un gouvernement fut formé, partageant les ministères entre les cadres du nouveau mouvement.

Le programme économique fut radical : le libéralisme échevelé et la privatisation à tous crins. La Sécurité sociale fut liquidée au bénéfice des sociétés privées, le RSA supprimé, les allocations familiales bannies, les hôpitaux privatisés, les allocations chômages rognées autant en durée qu'en valeur, les études supérieures payantes, les prix des anciens services publics libérés.

Un libéralisme tel qu'en n'avaient jamais connu les pays les plus libéraux du monde. Au point que les péages se multiplièrent sur les routes nationales pour entretenir les réseaux routiers. Les entreprises privées achetèrent des concessions à bras raccourcis, prenant bien soin, en cas de rétrocessions à l'État d'exiger par contrat des dédommagements pharaoniques.

Tous les contrats étaient si léonins entre des firmes privés et les mandataires de l'État, vérolés par la corruption que financièrement, le pays n'avait plus les moyens de reculer. Les clauses du Traité Transatlantique signées en 2014 et 2015 par l'UE garantissaient d'ailleurs la prépondérance du droit privé sur la puissance publique.

Florian Philippot, ministre de l'Intérieur du gouvernement Peltier dut faire face dès l'intronisation du nouveau Président à de terribles émeutes en banlieue. Le pays s'effilochait  socialement, plus aucune cohésion sociale ne maintenait la moindre unité. La haine du voisin, la jalousie, les ressentiments, les communautarismes rendaient la vie pénible et traumatisante.

Dès l'annonce de la libéralisation, les salaires augmentèrent de 30 % du fait de la suppression des cotisations sociales, entraînant un certain enthousiasme. Toutefois lorsque les foyers reçurent leurs factures d'assurances maladies obligatoires de la part d'organismes privés, subirent d'énormes hausses de gaz et d'électricité, durent payer des sommes astronomiques pour les études de leurs enfants, sans oublier les péages omniprésents détectés par des boitiers installés dans chaque véhicule ; le montant étant débité par prélèvement chaque fin de mois.
Bref, toute chose devint payante, les augmentations pléthoriques, la gratuité et le bénévolat furent même mis à l'index avec la fameuse loi Geoffroy Didier interdisant toute activité non rémunérée.

Tant et si bien que les Français eurent la conviction d'avoir réalisé un marché de dupes ! Ce prétendu libéralisme salvateur qu'on leur avait vendu, ce paradis de la libre concurrence génératrice de prix bas, n'étaient devenus de fait, qu'une gigantesque machine destinée à les plumer sans espoir de revenir en arrière.
Ceux qui s'étaient réjouis par avance durent en rabattre : le pouvoir d'achat baissa en moyenne de 40 % par rapport aux années précédentes.

Les plus atteintes furent les classes populaires, parquées dans des banlieues sordides. La révolte grondait dans les banlieues entraînant des guérillas entre communautés. 
La situation empirant, monsieur Philippot, le ministre de l'Intérieur fit voter une loi majeure en 2024 : la construction de murs entourant certaines zones urbaines (les Zurbsecs : zones urbaines sécurisées) avec check-point unique gardé par une milice privée. Chaque zone fut l'objet d'une concession confiée à une entreprise privée chargée de gérer le commerce, les infrastructures et la sécurité. 
Cinquante trois Zurbsecs furent ainsi délimitées.

Certains opposants crièrent à l'apartheid mais les classes sociales de ce pays écartelé se haïssaient tellement que tout ce qui évoquait l'ordre était applaudi ! 

Aucun citoyen n'avait désormais la lucidité de distinguer entre ordre et dictature. 

La limite avait déjà été franchie depuis bien longtemps sans que beaucoup n'aient discerné le passage d'une société rigoriste à un système totalitaire.

Aucun électeur ne s'était aperçu du lent et subtil passage de témoin entre une société libertarisée dominée par le pouvoir financier des entreprises privées et celui de la démission d'États démocratiques vérolés par la cupidité de leurs élus.

L'année 2025 devint historiquement la période de passage entre le vieux monde des états nations et le libéral mondialisme désincarné.

Poil au nez.
.

jeudi 16 mai 2013

Après la dernière conférence de presse du Président : "de la démocratie actuelle et de ses bienfaits". Humour.

.

Martine Aubry s'était trompée lors des primaires du Parti socialiste en affirmant que " quand c'était flou, il y avait un loup."

En réalité, en guise de "loup", il n'y avait qu'une "chèvre".



Je vous présente ci-dessous un vieux classique que certains peuvent ne pas connaître : nul ne saurait mieux dire les choses.

Si vous avez déjà vu cette vidéo, il ne vous coûtera rien de la revoir.

Sinon, dégustez. 




Toute les ressorts idéologiques de la politique actuelle et du dogme TINA       ont été résumés en 5 minutes. 

Qui peut se targuer d'inventer parabole plus réaliste, les amis ? Ne loupez surtout pas la fin.

Les mesures que François Hollande, le chat blanc, préconise sont le condensé du même brouet libéral que Nicolas Sarkozy, le chat noir, aurait pu vous offrir s'il n'avait pas perdu les élections.

Sous l'œil sévère du sergent Garcia-Barroso à la solde de ceux qui tirent les cordons de la Bourse.


Tchin tchin ! Garcia-Barroso trinque à votre santé !

C'est ma conclusion après la conférence de presse du Président de la République Française, monsieur François Hollande, "ancien candidat socialiste"...

Je vous souhaite un bien triste destin, mais après tout, c'est bien nous qui l'avons décidé ainsi !

Démocratie tronquée.

À force de se tromper si souvent pour n'avoir plus que le choix entre la peste et le choléra...

Désespoir.


À bientôt.
.

mercredi 27 février 2013

Ultralibéralisme, psychiatrie et fanatisme. Une tragédie se noue.

.
Mes chers et doux  agneaux. 

Si vous daignez croire un vieux singe à qui on n'apprend plus à faire des grimaces, sachez qu'il pense que notre monde devient fou.

 Changez l'époque. Les physionomies de nos apparatchiks libéraux sont aussi compassées et arrogantes que leurs homologues staliniens. Ils ont en commun la caractéristique de ne point aimer le peuple.


Je vais vous raconter une anecdote.
Il y a longtemps, alors que je pêchais dans un étang du Limousin avec quelques amis, notre attention fut attirée par un vieillard claudicant qui se dirigeait vers nous.
Il nous salua et nous demanda si nous pouvions le raccompagner en voiture au village le plus proche situé à au moins deux kilomètres de là. Devant son ton miséricordieux, la bonne pâte que je suis, accéda à sa requête malgré des touches prometteuses.
Je l'emmenai donc à son village et le déposai vite fait sur la place principale devant la mairie.

Quarante minutes plus tard, alors que les poissons ne cessaient de nous narguer pendant que nous dégustions  nos bières bien fraîches, le vieux réapparut et nous supplia de le  conduire au village vu son état de délabrement physique. Je ne compris pas pourquoi, il était revenu et la mort dans l'âme, n'écoutant que mon bon cœur, j'abandonnai mes lignes à l'honnêteté toute relative à mes amis pour conduire de pauvre hère vers son logis . En effet nous jouions des repas et chaque perdant d'un concours entre nous trois devait payer au deux autres un déjeuner ou un dîner ruineux.

Après un retour canon à une vitesse supersonique, je constatai que mes deux compères avaient leurs bourriches bien remplies, comme par hasard. Et comme de bien entendu, rien au bout de ma ligne.

Je grommelai mais m'activai malgré une conjoncture maudite. 
Quand une heure plus tard, le vieil homme réapparut, fourbu, avec une canne, traînant la patte pour nous supplier de l'acheminer, nous faillîmes le ficeler, lesté de pierres et le jeter dans l'eau pour attirer le brochet.

Je me résolus à l'accompagner quitte à l'enfermer à double tour dans sa chambre. Arrivé au village, il me guida vers un grand bâtiment en pierre et me dit d'entrer dans la cour. Au dessus de la porte principale , se trouvais l'inscription "asile psychiatrique". 

Cette fois je rentrai avec lui et m'adressant à une employée en blouse blanche, je lui confiai son patient.
L'infirmière m'expliqua que ce brave personnage, pas dangereux pour un sou, passait ses journées à refaire le même circuit et se faisait systématiquement raccompagner par des âmes généreuses. 
En fait, ce pauvre homme était complètement dérangé...

Et quand je me remémore cette histoire, elle me rappelle l'attitude des ultralibéraux qui ne cessent depuis quarante ans, d'invoquer la crise pour nous imposer systématiquement des crises d'austérité dans lesquels, ils nous ont eux-mêmes plongés !

Ils me font penser à ces médecins de Molière qui prescrivaient purges et saignées aux malades. Et quand le patient se sentant évidemment faible les consultaient à nouveau, les charlatans lui ordonnaient de nouvelles purges et saignées jusqu'à ce que ce pauvre individu périsse d'inanition.

Nous sommes entré dans un cycle économique névrotique : 
Crise ---> dette ---> austérité ---> baisse de l'activité ---> chômage ---> crise ---> dette ---> etc

Un cercle tellement vicieux que nous n'en sortons pas depuis quarante ans !
Les Diafoirus de nous imposer toujours le mêmes recettes, toujours les mêmes potions de plus en plus amères.

Depuis 40 ans, Sans cesse, invariablement, comme notre gentil petit vieillard atteint de la maladie d'Alzeimer (autrefois, on appelait cette maladie, le gâtisme ou la sénescence), on nous ressort les discours sacrificiels d'usage.

Il y a de quoi se poser des questions sur le bon état mental des experts européens, des gouvernants, des Jean-Marc Sylvestre, des Nicolas Doze, des Christophe Jakubyszyn, des Jean-Michel   Aphatie, des Nicolas Beytout, des Marc Fiorentino, j'en oublie des dizaines tant ils sont nombreux et partout, qui, pris dans leur délirium tremens, ne cessent de réclamer des solutions qui ne marchent pas puisque la Grèce, La Grande Bretagne et maintenant l'Espagne et le Portugal qui subissent sans trêves des cures d'austérité, n'entrevoient aucune embellie !

Et ces sacrifices, à quels résultats conduisent-ils, bande de malades mentaux ?

À AUCUN. Nib de nib. Que dalle. Nada. Nichts. Nothing. Nunda, Nunca.

Quand un médecin normal voit qu'un remède de cheval ne marche pas sur un patient, il change le traitement, ou alors, c'est un psychopathe : dans ce cas, changez vite de praticien !

OU

Ces gens là sont des fanatiques et là nous tombons à nouveau dans la psychiatrie politique. Les types bornés, intransigeants, sûrs d'avoir toujours raison, staliniens du dogme libéral, djihadistes sociaux, haineux contre les peuples, adorateurs du temple boursier, inquisiteurs idéologiques, jusqu’au-boutistes violents, talibans du marché, apparatchiks au service des grandes fortunes.

Prêts à tout pour prouver que leurs idées sont les seules valables et qu'on n'en fait  jamais assez dans le martyre social et humain pour rentabiliser et assainir une situation économique médiocre.

Quand bien même l'économie mondiale serait à genoux, ils s'obstineraient à égrener leur chapelet libéral. Le sol se déroberait sous eux, ils continueraient à psalmodier leurs incantations morbides 

Des cons incultes qui vont finir par nous amener au fascisme faute d'admettre que la réalité est plus forte que le dogme et que le populisme se nourrit du terreau des injustices et de l'exaspération. Des imbéciles, la tête  remplie de cette bêtise crasse idéologique, et surtout de l'ignorance absolue de nos histoires tourmentées. Des éditocrates ou technocrates qui ont toujours vécu dans l'aisance et sont incapables d'évaluer concrètement la portée de leurs mesures économiques abstraites ou les souffrances humaines subies.
.
Ces gens là n'ont pas d'âmes, ce sont des sortes de mathématiciens de l'enfer. Pour eux, les chiffres ont plus de valeur qu'un individu. Une balance des paiements positive les fait plus bander que de voir des individus heureux.

Qui les arrêtera avant le désastre ?

Vous avez vu les tronches des gens cités plus haut : ils ont tous l'air constipés, ne sont jamais souriants, ils n'aiment pas la vie. Ce sont de véritables zombies grassement rémunérés et pourtant jamais satisfaits.

Ils me font penser aux membres du Soviet Suprême ou du bureau politique autour de Staline lors du défilé traditionnel célébrant la révolution d'octobre.

Je voudrai terminer par un petit rappel historique étrangement d'actualité : Mussolini est arrivé au pouvoir en 1922 et a commencé en 1924, en passant par les urnes à poser les bases du fascisme , sinistre doctrine, qui a elle même, inspiré le national-socialisme d'Hitler...
Observez la situation politique de l'Italie contemporaine et les partis populistes xénophobes qui émergent d'on ne sait où : elle ne vous rappelle rien ?

J'ignore si je vais faire de vieux os dans ce monde de brutes, moi ?

Je vous embrasse. Rien que pour vous féliciter d'avoir lu un billet aussi indigeste jusqu'au bout.
Sauf les tricheurs qui se sont retrouvés à la fin de ce texte  avant d'avoir commencé.
.
Un salut fraternel à Vincent Knobil qui m'a inspiré certains développements de ce billet.
Et n'oubliez pas de rendre visite à ce blog si délicieux et si rafraichissant.
. 

samedi 16 février 2013

De l'impuissance de presque tous et de la puissance de quelques uns. Petit guide autobiographique du néant politico-philosophique...

.
Ami(e)s de toujours, bonjour !

Conformément à la ligne éditoriale de ce blog multiculturel d'un niveau rarement atteint, il est temps pour moi de vous faire comprendre, chères lectrices, chers lecteurs de tous horizons,  combien votre existence de plus en plus sinistre risque de se transformer en un cauchemar dont vous n'avez pas idée.




picasso-pablo-don-quichotte.jpg
Don Quichotte. dessin au lavis par Picasso (1947)

Mes chers ami(e)s, collègues, camarades, compagnons, passants désœuvrés,  n'êtes vous pas déconcertés par :

L'impuissance des hommes politiques face aux crises économiques, devant les financiers, la ploutocratie, les leaders médiatiques et économiques, les fanatismes religieux, vis à vis des crises sociales, des catastrophes écologiques ?
.
L'impuissance des syndicats, du militantisme, des luttes sociales, du choix  limité exprimé une fois tous les 5 ans, de votre délégation à un politique plus ou moins de bonne foi  qui s'empresse de renier ses engagements en louvoyant ?

.
L'impuissance des forces armées occupantes face à ceux qui se rebellent et résistent avec la foi du charbonnier, aux  envahisseurs ?

.
L'impuissance de l'UNICEF et de la Communauté internationale à résorber la famine dans le monde : pendant que des centaines de milliards sont fournis pour sauver les banques, il est impossible d'en trouver 30 pour sauver 1/7 de l'humanité ?
.
L'impuissance des experts de tous poils, des prévisionnistes, des sociologues, des économistes, des journalistes, des ratiocinations fumeuses de blogueurs qui ne voient jamais  rien venir ?
.
L'impuissance  des partis de gauche face aux dogmes prétendument intangibles du capitalisme, de TINA (il n'existe pas d'alternative), du libéralisme fou, de la cupidité ?
.
L'impuissance des citoyens devant le chômage, les baisses du pouvoir d’achat,  les factures qui augmentent, les multiples lois et règlements,  les restrictions de libertés, la dictature des médias qui imposent toujours les mêmes têtes et la même idéologie ?
.
L'impuissance des peuples devant les régressions sociales dans tous les pays qui s’alignent sur le moins-disant social ?
.
L'impuissance de la Chine, ce colosse aux pieds d’argile qui croule sous les excédents financiers et dont la moitié du peuple, exclue de la croissance, pleure misère.

L'impuissance de la France tenue en laisse par Bruxelles, prise dans la nasse de la mondialisation. Prisonnière d’un système idéologique qui l’étrangle lentement.

L'impuissance
des intellectuels, philosophes, sociologues dont les discours  critiques ne mènent à rien. Incapables de construire un projet cohérent et créatif, de s’adresser au peuple avec un vocabulaire familier, trop habitués à s'exprimer devant des cénacles réduits de vieux barbons éructant avec force satisfaction des termes incompréhensibles et abscons.
.
L'impuissance
de la faune et de la flore à survivre aux pollutions humaines ?
.
L'impuissance
face à une surpopulation grandissante des grandes cités entraînant des comportements sociaux agressifs et la désertification dramatique des campagnes ?

.
L'impuissance envers la toute puissance de l’argent roi qui corrompt tout d’une manière plus ou moins subtile, à la cupidité, moteur vicieux et illusoire de l'économie d'aujourd'hui ?
.
L'impuissance d’une partie de la société française, repliée sur elle-même et terrorisée par tout ce qui bouge et ne lui ressemble pas ?
.
L'impuissance des mots pour exprimer sa colère, son indignation, sa souffrance et son désespoir devant des mesures sociales iniques et injustes  ?
. 
L'impuissance de ce nouveau média qu'est internet : la segmentation et la dispersion des millions de sites qui délivrent des messages atténuent la portée des discours. De la concurrence naît  la parcellisation et pire, l'atomisation des contenus. Trop de matières éparpillant l'intérêt et l'audience.
.
L'impuissance à comprendre un monde d'une complexité inouïe dont les innombrables interconnexions échappent à tous les vieux schémas simplistes existants ?
.
.
D'un autre côté, n'êtes vous point frappés par :

La puissance toujours plus importante de l'argent dans les prises de décisions. L'intrusion de la corruption sous diverses formes (lobbies, groupes de pression, corporatisme) à l'échelle mondiale ?
.
La puissance de persuasion croissante des médias dits de masse, telles la télévision, la radio, la presse écrite ?
.
La puissance de répression et de contrôle des citoyens par une oligarchie qui veut prévenir tout risque  de dérapage social ?
.
La puissance des marchés et des banques qui contrôlent grâce à une spéculation effrénée une masse gigantesque de capitaux représentant peut-être huit fois la valeur des actifs réels de la planète ?
.
La puissance des religieux qui dictent aux ouailles pusillanimes  leur interprétation  des dogmes et leurs conceptions des pouvoirs spirituels et séculiers ?
 


OUI, Comment nier que nous nous dirigeons à pas de velours vers un totalitarisme "soft" ou "light"  dont vous ou vos enfants ne sortiront pas indemnes à moins d'obéir à un conformisme de citoyen consommateur totalement crétin et  complètement dénué de tout esprit critique ?



Après avoir couché sur cet écran, une interminable litanie de poncifs dans la plus pure tradition de ce site, pourquoi voudriez-vous qu'un petit blogueur caquetant  ait une influence quelconque sur quiconque ?
Parfois la vacuité de mes pensées sulfureuses me donne le tournis.


Je confirme toutefois : vouloir donner son avis sur ma pitoyable vision de notre société est bien un vice délicieux ; étaler sa médiocrité  confine à l'orgasme.

"vanitas vanitatum, omnia vanitas" .
Vanité des vanités, tout est vanité disait le roi Salomon au crépuscule de sa vie dans l'Ecclésiaste.

Certains blogueurs, donneurs de leçons de comportement devraient se le répéter en boucle. En toute humilité.

Se taire est parfois un acte de salubrité publique...


À après. Je vous aime toutes et tous, aussi imparfait(e)s que vous soyez.

Salut. Et mort aux cons !
.