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samedi 17 mai 2014

La lutte ou le suicide.

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Ce mois de mai 2014 me tape gravement sur le système.

Je n'ai jamais vécu de printemps aussi léthargique de ma vie.  Pas une trace de rébellion, pas une once de violence, pas la moindre ombre de révolte contre le pouvoir établi. Simplement la rétention fataliste d'une sourde haine contre tout ce qui peut représenter l'autorité ou le pouvoir.

L'impuissance d'un peuple endormi comptant méticuleusement ses RTT pour fuir une réalité qui lui colle à la peau. Une démission, une fuite, un besoin de ne pas voir des lendemains qui réclameront, question de vie ou de mort, une décision définitive : résister ou mourir à petit feu.

Pendant qu'on se coltine le spectacle débilitant d'un festival de Cannes où les élites médiatiques jouissent comme des porcs devant des spectateurs décérébrés et extatiques,
pendant que dans certains milieux, l'argent comme le champagne coulent à flot,
pendant que tous les vices de la finance mondiale repartent de plus belle avec encore plus de force qu'avant la crise des "subprimes",

on s'aperçoit avec consternation que les politiques ne pèsent plus rien vis à vis des marchés. Que l'Europe est devenue un sinistre camp de rétention où la seule règle immuable est son dogme économique carcéral, dictatorial, infranchissable sous peine d'une descente aux enfers.

Chaque femme ou homme politique élu est désormais condamné à se renier sous peine de disqualifier totalement son pays.

Un deal forcé est conclu d'entrée : soit vous vous couchez et pratiquez NOTRE politique d'austérité, soit vous résistez et vous subissez le destin de la Grèce jusqu'à votre capitulation car vos peuples, de par leur habitude de confort et de leurs besoins, ne supporteront jamais des sacrifices et seront par conséquent incapables de résister à une crise financière violente.

Les acteurs du marché jouent avec le feu car ils savent qu'ils favorisent ainsi l'émergence des partis d'extrême droite mais ils n'ignorent pas aussi que les partis nationalistes les rejoindront toujours, l'histoire en faisant foi.

François Hollande a dû se soumettre à ce diktat sous peine de se voir éjecté comme un vulgaire Berlusconi ou de subir une crise sociale interne provoquée par les gardiens germano-anglo-saxons du temple libéral.

Le choix était simple : l'impopularité ou la semi-banqueroute provoquée par les marchés. Il a choisi.

La situation est tellement dramatique dans cette funeste Europe sans dessein, où tout s'achète et tout se vend que même un élu n'est pas certain de garder sa place contre la puissance de l'argent et d'une propagande inouïe.


Aussi, chères camarades, chers amis, j'ai solennellement décidé...

Non pas d'abandonner ce blog pour la raison qu'il n'a jamais servi à rien et que je souhaite qu'il continue dans cette voie.
Non pas de prendre les armes pour combattre des idées dont il faudra des décennies pour les extraire des têtes trop formatées.

J'ai décidé devant vous, de mettre fin à mes jours.

À mon rythme.

Les larmes dans les yeux, je vous remercie toutes et tous de votre assiduité, de vos témoignages et commentaires...

Pour parfaire notre communion en ces heures tragiques, je vous décris à l'aide d'un dessin précis les modalités d'une fin qui pourra être longue et cruelle mais digne d'un Corse dur au mal et à la souffrance.



Je vous aime tous !
Salut GB ! On pense toujours à toi.  ;)
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mercredi 27 février 2013

Ultralibéralisme, psychiatrie et fanatisme. Une tragédie se noue.

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Mes chers et doux  agneaux. 

Si vous daignez croire un vieux singe à qui on n'apprend plus à faire des grimaces, sachez qu'il pense que notre monde devient fou.

 Changez l'époque. Les physionomies de nos apparatchiks libéraux sont aussi compassées et arrogantes que leurs homologues staliniens. Ils ont en commun la caractéristique de ne point aimer le peuple.


Je vais vous raconter une anecdote.
Il y a longtemps, alors que je pêchais dans un étang du Limousin avec quelques amis, notre attention fut attirée par un vieillard claudicant qui se dirigeait vers nous.
Il nous salua et nous demanda si nous pouvions le raccompagner en voiture au village le plus proche situé à au moins deux kilomètres de là. Devant son ton miséricordieux, la bonne pâte que je suis, accéda à sa requête malgré des touches prometteuses.
Je l'emmenai donc à son village et le déposai vite fait sur la place principale devant la mairie.

Quarante minutes plus tard, alors que les poissons ne cessaient de nous narguer pendant que nous dégustions  nos bières bien fraîches, le vieux réapparut et nous supplia de le  conduire au village vu son état de délabrement physique. Je ne compris pas pourquoi, il était revenu et la mort dans l'âme, n'écoutant que mon bon cœur, j'abandonnai mes lignes à l'honnêteté toute relative à mes amis pour conduire de pauvre hère vers son logis . En effet nous jouions des repas et chaque perdant d'un concours entre nous trois devait payer au deux autres un déjeuner ou un dîner ruineux.

Après un retour canon à une vitesse supersonique, je constatai que mes deux compères avaient leurs bourriches bien remplies, comme par hasard. Et comme de bien entendu, rien au bout de ma ligne.

Je grommelai mais m'activai malgré une conjoncture maudite. 
Quand une heure plus tard, le vieil homme réapparut, fourbu, avec une canne, traînant la patte pour nous supplier de l'acheminer, nous faillîmes le ficeler, lesté de pierres et le jeter dans l'eau pour attirer le brochet.

Je me résolus à l'accompagner quitte à l'enfermer à double tour dans sa chambre. Arrivé au village, il me guida vers un grand bâtiment en pierre et me dit d'entrer dans la cour. Au dessus de la porte principale , se trouvais l'inscription "asile psychiatrique". 

Cette fois je rentrai avec lui et m'adressant à une employée en blouse blanche, je lui confiai son patient.
L'infirmière m'expliqua que ce brave personnage, pas dangereux pour un sou, passait ses journées à refaire le même circuit et se faisait systématiquement raccompagner par des âmes généreuses. 
En fait, ce pauvre homme était complètement dérangé...

Et quand je me remémore cette histoire, elle me rappelle l'attitude des ultralibéraux qui ne cessent depuis quarante ans, d'invoquer la crise pour nous imposer systématiquement des crises d'austérité dans lesquels, ils nous ont eux-mêmes plongés !

Ils me font penser à ces médecins de Molière qui prescrivaient purges et saignées aux malades. Et quand le patient se sentant évidemment faible les consultaient à nouveau, les charlatans lui ordonnaient de nouvelles purges et saignées jusqu'à ce que ce pauvre individu périsse d'inanition.

Nous sommes entré dans un cycle économique névrotique : 
Crise ---> dette ---> austérité ---> baisse de l'activité ---> chômage ---> crise ---> dette ---> etc

Un cercle tellement vicieux que nous n'en sortons pas depuis quarante ans !
Les Diafoirus de nous imposer toujours le mêmes recettes, toujours les mêmes potions de plus en plus amères.

Depuis 40 ans, Sans cesse, invariablement, comme notre gentil petit vieillard atteint de la maladie d'Alzeimer (autrefois, on appelait cette maladie, le gâtisme ou la sénescence), on nous ressort les discours sacrificiels d'usage.

Il y a de quoi se poser des questions sur le bon état mental des experts européens, des gouvernants, des Jean-Marc Sylvestre, des Nicolas Doze, des Christophe Jakubyszyn, des Jean-Michel   Aphatie, des Nicolas Beytout, des Marc Fiorentino, j'en oublie des dizaines tant ils sont nombreux et partout, qui, pris dans leur délirium tremens, ne cessent de réclamer des solutions qui ne marchent pas puisque la Grèce, La Grande Bretagne et maintenant l'Espagne et le Portugal qui subissent sans trêves des cures d'austérité, n'entrevoient aucune embellie !

Et ces sacrifices, à quels résultats conduisent-ils, bande de malades mentaux ?

À AUCUN. Nib de nib. Que dalle. Nada. Nichts. Nothing. Nunda, Nunca.

Quand un médecin normal voit qu'un remède de cheval ne marche pas sur un patient, il change le traitement, ou alors, c'est un psychopathe : dans ce cas, changez vite de praticien !

OU

Ces gens là sont des fanatiques et là nous tombons à nouveau dans la psychiatrie politique. Les types bornés, intransigeants, sûrs d'avoir toujours raison, staliniens du dogme libéral, djihadistes sociaux, haineux contre les peuples, adorateurs du temple boursier, inquisiteurs idéologiques, jusqu’au-boutistes violents, talibans du marché, apparatchiks au service des grandes fortunes.

Prêts à tout pour prouver que leurs idées sont les seules valables et qu'on n'en fait  jamais assez dans le martyre social et humain pour rentabiliser et assainir une situation économique médiocre.

Quand bien même l'économie mondiale serait à genoux, ils s'obstineraient à égrener leur chapelet libéral. Le sol se déroberait sous eux, ils continueraient à psalmodier leurs incantations morbides 

Des cons incultes qui vont finir par nous amener au fascisme faute d'admettre que la réalité est plus forte que le dogme et que le populisme se nourrit du terreau des injustices et de l'exaspération. Des imbéciles, la tête  remplie de cette bêtise crasse idéologique, et surtout de l'ignorance absolue de nos histoires tourmentées. Des éditocrates ou technocrates qui ont toujours vécu dans l'aisance et sont incapables d'évaluer concrètement la portée de leurs mesures économiques abstraites ou les souffrances humaines subies.
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Ces gens là n'ont pas d'âmes, ce sont des sortes de mathématiciens de l'enfer. Pour eux, les chiffres ont plus de valeur qu'un individu. Une balance des paiements positive les fait plus bander que de voir des individus heureux.

Qui les arrêtera avant le désastre ?

Vous avez vu les tronches des gens cités plus haut : ils ont tous l'air constipés, ne sont jamais souriants, ils n'aiment pas la vie. Ce sont de véritables zombies grassement rémunérés et pourtant jamais satisfaits.

Ils me font penser aux membres du Soviet Suprême ou du bureau politique autour de Staline lors du défilé traditionnel célébrant la révolution d'octobre.

Je voudrai terminer par un petit rappel historique étrangement d'actualité : Mussolini est arrivé au pouvoir en 1922 et a commencé en 1924, en passant par les urnes à poser les bases du fascisme , sinistre doctrine, qui a elle même, inspiré le national-socialisme d'Hitler...
Observez la situation politique de l'Italie contemporaine et les partis populistes xénophobes qui émergent d'on ne sait où : elle ne vous rappelle rien ?

J'ignore si je vais faire de vieux os dans ce monde de brutes, moi ?

Je vous embrasse. Rien que pour vous féliciter d'avoir lu un billet aussi indigeste jusqu'au bout.
Sauf les tricheurs qui se sont retrouvés à la fin de ce texte  avant d'avoir commencé.
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Un salut fraternel à Vincent Knobil qui m'a inspiré certains développements de ce billet.
Et n'oubliez pas de rendre visite à ce blog si délicieux et si rafraichissant.
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mercredi 20 février 2013

L'euthanasie sociale ou comment abréger la souffrance des pauvres. Umour noar et vizion sonbre.

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Ce billet s'adresse aux éditocrates, médiacrates, journalistes, leaders d'opinion,  classes supérieures qui, bien à l'aise dans leurs ghettos de riches parlent ,à partir de leurs prés carrés médiatiques, de la société française sans vraiment bien la connaître et sans imaginer que le naufrage des classes moyennes va leur retomber lourdement sur la gueule.

Ils auront beau pleurer toutes les larmes de leurs corps après le désastre, ce ne sera pas faute de les avoir prévenus, il sera trop tard et ma foi, ce sera bien fait pour eux !

À force de pérégrinations sur les marchés populaires dans les lieux oú séjournent les bannis sociaux, les gens modestes, les français moyens en pleine chute sociale et morale, j'ai compris à quel point la pauvreté grandissante clivait ce pays jusqu'à pousser au désespoir un nombre grandissant de population.

Vivant donc dans le 9-3, comme il est de coutume d'appeler la Seine Saint Denis, ironiquement berceau et nécropole de la royauté française, chaque jour passé montre que ce département (comme les 95, 94, une partie du 92 et du 78) s'enfonce dans un mal vivre qui préfigure une baisse certaine de l'espérance de vie dans les dix ans à venir.

Cette inégalité est déjà visible dans les habitudes alimentaires. En plus des enseignes "low-cost" comme Aldi, Lidl, Leader Price et ED, où on vend beaucoup de produits trop gras, trop sucrés, trop chimiques, une bouffe généralement  infâme ; prolifèrent désormais sur les marchés, des soldeurs qui proposent pour un prix défiant toute concurrence, des gâteaux polonais, des Kouglofs russes, des pains au chocolats turcs, des jus de fruits grecs, des chocolats tchèques, des pâtisseries espagnoles et j'en passe et de bien pires.
Toutes ces marchandises étant bien entendu en fin de date de péremption et remplies de produits chimiques plus ou moins autorisés...

À côté, vous trouvez dans les produits frais des yaourts de marque, des entremets et desserts sucrés par lots de 24 pour un prix défiant toute concurrence vu que la date de consommation expire 3 jours plus tard.

Tous ces commerces sont pris d'assaut par une clientèle de plus en plus fauchée. 

Tout ceci pour dire que la santé des pauvres gens, avec de telles nourritures, ne risque pas de s'améliorer. J'ai d'ailleurs remarqué que le nombre de personnes venant m'acheter des piles pour leur contrôleur de sucre dans le sang ne cessait de grimper : le diabète est un véritable fléau chez beaucoup de ceux qui achètent toutes ces cochoneries industrielles.

Pour la santé, on observe les mêmes  dégâts. Beaucoup doivent abandonner leur mutuelle, comme moi par exemple, pour joindre les deux bouts. Dans ces populations, le dentiste est un luxe, l'opticien une nécessité et il faut attendre trois mois pour obtenir un rendez-vous chez l'ophtalmologiste. On se soigne de moins en moins, de peur de ne pouvoir payer ses soins et la honte d'avouer à son médecin sa détresse financière accentue le malaise.

Si on ajoute que beaucoup de ces travailleurs ont trimé dans dans métiers très physiques et pénibles et qu'une retraite ne suffit plus pour subsister décemment.

Quand on observe qu'en plus de l'alimentation, la santé, la voiture, les logements, la pratique du low-cost se généralise aux transports (voir à ce sujet l'excellentissime billet de Seb Musset), on ne peut que se révolter contre l'évolution à marche forcée vers une putain de société à deux vitesses qui brisera à coup sûr l'unité de ce pays, la solidarité et la fraternité déjà si rare.

Ami(e)s comment ne pas avoir honte de tous ces mouvements de célébrités et ploutocrates cupides qui quittent le navire vers des cieux plus cléments, abandonnant le pays sans l'ombre d'un remords, sans la trace d'un regret ?

Pauvres, électeurs dégoûtés de la politique, citoyens de la France du milieu, tous vivent de plus en plus sur le fil du rasoir, payant des factures de plus en plus lourdes et contemplant, la rage au ventre, tous ces salopards du haut de leur morgue, parlant ici d'assistanat, là de paresse ou encore d'austérité alors qu'ils sont gavés de thunes !

Alors que nous, les pauvres hères, crèveront plus tôt qu'à notre heure pendant que les privilégiés nourris au bio, pas trop fatigués par leur journée de boulot et décontractés du ciboulot par de nombreuses journées de vacances au soleil ou à la neige se couleront des jours heureux, en pleine forme physique, sans une ride, avec de jolis seins pointus pour les femmes ou pour les hommes,  en bandant comme des turcs grâce au viagra ® jusqu'à 90 berges.

Le problème est que la plupart de ces banlieusards n'ont aucune conscience politique, du coup, ils se tournent vers la religion et désapprouvent de moins en moins l'extrémisme qui lutte à sa manière contre l'occident et toutes les injustices que son système génère.
La politique ayant horreur du vide, le communisme s'est fait voler la vedette par l'extrémisme religieux !

Pas sûr que l'Occident y ait gagné au change...

Un jour viendra, vous verrez, où au lieu de s'attaquer aux espaces sociaux de leurs banlieues ou de brûler les vieilles voitures de leurs voisins pakistanais, les insurgés se découvriront une conscience de classe.

Un jour viendra, vous verrez, où la haine sera si forte que plus un hiérarque, journaliste, personnage connu ne pourra sortir sans deux ou trois gardes du corps et sans se faire conspuer.

Un jour viendra, vous verrez, où les arrondissements des beaux quartiers parisiens ou de villes comme Neuilly seront pillés.

Un jour viendra, vous verrez, où un apartheid "soft" entre riches et pauvres naîtra. On isolera par tous les moyens ces banlieues explosives.

Vous pensez que je suis catastrophiste ? Si cette situation perdure, vous verrez d'ici à cinq ans... 

Dommage que notre classe politique soit si médiocre et si vélléitaire. Nous n'avons pas besoin d'un homme providentiel ou d'un gourou comme le réclament les populistes : donner le pouvoir à des individus non carriéristes et de bonne volonté suffirait à notre peine. Et virer de nos esprits cette idéologie Merkelo-Camerono-Barrosienne qui nous empoisonne les neurones.

Des couilles François ! Achète-toi  une paire de couilles ou demande à la mère Thatcher de te prêter les siennes. Pour une fois, rentre dans l'Histoire : c'est le moment ou jamais !

Bises à toutes et à tous. 
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PS : le site "les moutons enragés" ont repris mon dernier texte. Je les en remercie d'autant plus que je me suis fait massacrer, et c'est un euphémisme, par un nombre conséquent de commentateurs qui n'ont pas l'habitude du ton décalé qui m'est familier...
Cette descente aux enfers m'a montré combien la mise en avant d'un texte est une épreuve douloureuse dont j'avais perdu l'habitude depuis mon passage au Village des NRV.
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jeudi 10 novembre 2011

Quand les marchés abusent, la révolte fuse. Proverbe à 5 centimes d'euro.

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Mes biens chers camarades, je vais vous dire une bonne fois pour toutes : il  faut absolument soutenir nos camarades financiers qui régissent les marchés !


Héraclès et l'hydre de Lerne.


Vous me regardez, interloqués, en vous disant l'air désemparé, ça y est, l'ami Cui cui a disjoncté ! Peut-être même s'est-il fait corrompre par un fond de pension qui lui a promis la direction d'un "pure player" de plus avec la prestigieuse carte de presse ! À lui la notoriété et l'admiration des blogueurs "mode" et des blogueuses "sexe" qui en écrivent plus qu'elles en font, celles et ceux qui lèchent avec gourmandise les influents, les célébrités du Net, les journalistes frimeurs, les blogueurs qui sont référencés par les médias officiels et tout et tout !

Quel salopard ambitieux, ce Cui cui qui se la joue humble gauchiste pour mieux nous gruger !

Et bien, cher(e)s ami(e)s, pas du tout !

Vous savez pourquoi ? Parce que ces cons de marchés financiers sont en train, à force d'arrogance, de prétention et de cupidité, de scier la branche sur laquelle ils sont perchés !

Plus les dirigeants leur en donnent plus ils en veulent : ils ont eut la peau de Papandréou, les bourses remontent puis s'écroulent. Ils ont eu la tête de Berlusconi, les bourses remontent puis s'écroulent aussitôt.
Quelle tête va désormais garnir la pique des banquiers ? Zapatero ?

Qui visent-ils ? Sarkozy ? Merkel ? Les deux ?

Ne vous leurrez pas : l'Allemagne, malgré la morgue de ses dirigeants, passera à la casserole comme tous les pays qui l'auront précédée. Ce n'est qu'une question de temps...

Qui se cache donc derrière ces zombies de marchés ? Ces fonds anonymes, issus de paradis fiscaux, sont bien possédés par des propriétaires en chair et en os ou des personnes morales, n'est ce pas ?

Assiste t-on à une alliance incestueuse entre les fonds de pension américains, les banquiers milliardaires internationaux, les monarchies du golfe, les richissimes russes et le PC chinois pour couler le modèle européen qui menace par son exemplarité la paix sociale de pays totalitaires comme la Chine ?

Existerait-il un complot politique et économique pour mettre l'Europe à genoux ? 

Quelle est cette nouvelle norme qui consiste à placer à la tête des pays ruinés des technocrates issu des milieux bancaires les plus corrompus ?

Les pays européens sont-ils devenus des filiales de banques ? Sont-ils en redressement judiciaire sous la tutelle des banquiers sino-saxons ?

À quand le sinistre Trichet, premier ministre ? Jean-Michel Aphatie, ministre de la propagande ?

Lorsque nos économies seront exsangues à force de paiement d'intérêts, de dettes, de désindustrialisation, de délocalisation et d'austérité, il nous faudra bien réagir avant de devenir des salariés corvéables et payés misérablement comme en Chine, non ?

Les marchés dynamitent leurs propres intérêts et entament le cercle infernal, dans lequel nous serons certes broyés, austérité --> récession --> chômage --> faillites --> révoltes sociales --> ?, mais la crise économique qui en résultera  laissera les financiers sur la paille. Comme en 1929 avec ses conséquences tragiques.

Les "marchés financiers" sont une sorte d'hydre insaisissable, sans intelligence ni empathie, dont le seul but est de faire de l'argent. Qu'importe les individus qu'elle écrase, l'avenir de l'humanité lui importe peu dès lors que sa cupidité est satisfaite.

Il me semble que c'est la première fois, dans notre histoire, qu'une organisation totalement anonyme disposant d'autant de puissance met en péril, non seulement la survie écologique, mais aussi les structures culturelles et économiques de notre civilisation.

Je crains que le seul choix des citoyens ne soit d'assister à l'agonie, qu'on souhaite la plus rapide possible, de ce système inique.
Plutôt que de souffrir durant des dizaines d'années pour rien si ce n'est d'un esclavage plus ou moins consenti.
 
Comme on observe le suicide du scorpion affolé, entouré par les flammes.

"On reconstruit toujours plus solidement des murs neufs sur la terre brûlée." Proverbe corse...


Mille pardons d'être parfois  si véhément alors que je ne suis qu'un pitre pompeux, limité, même pas militant.
Je vous embrasse. À après.
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lundi 8 août 2011

Les 10 méthodes pour passer à côté de la terrible dépression qui s'annonce à la rentrée.

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Ce pastiche est à consommer en toute hâte : dès septembre, il dépeindra sans doute une triste réalité. 




Pour envisager la rentrée de septembre, 
le Jivaro  propose 10 mesures efficaces 
pour améliorer le quotidien du peuple.




Photo choisie par Étienne Courgeotte,71 ans, rédacteur en Chef.

Un article exclusif de Yves Tétard, journaliste assermenté de la section Dassault n°1 

Chers lecteurs du Jivaro, vous savez combien notre glorieux patron, Monsieur Serge Lassault,  est attaché aux valeurs humanitaires du grand marché mondial, aussi, m'a t-il ordonné lors d'un des nombreux accès de bienveillance sociale qui le caractérise, de rédiger un article en direction des pauvres et de la classe moyenne qui constituent une partie non négligeable de notre lectorat.

En effet, Le Jivaro, principal quotidien national  français se doit de participer à l'effort nécessaire afin de résorber la dette et de sauver un système économique frappé de plein fouet par les mesures iniques des états centralisateurs et la soviétisation rampante d'une opinion malléable manipulée par des sous-marins révolutionnaires, ivres de revanche,  lâchement tapis dans les profondeurs abyssales du Net...

Passons au concret.

1) Cet hiver, vous souffrirez du froid : achetez un animal de compagnie pour vous tenir chaud !
Les petits animaux à fourrures sont d'excellents calorifères, ainsi, si vous les glissez dans votre lit pendant la nuit, il vous réchaufferont le corps plus efficacement qu'une bouillotte ! De plus avec les stocks conséquents de croquettes que vous achèterez en gros pour votre consommation commune vous économiserez sur le budget nourriture.

2) Vous aurez faim : entreposez des croquettes pour animaux en promotion.
Les croquettes sont un aliment énergétique peu cher et parfaitement digestes. Pour un peu moins de 80 centimes d'€ le kilo vous pourrez faire 3 repas copieux. Surtout, agrémentez les portions de sauce tomate, d'oignons, etc : ce plat succulent deviendra un régal !

3) Les tarifs de l'électricité et du gaz augmentent : économisez !
"Les bougies ne sont pas faites pour les chiens " Comment faisait-on au 18ème siècle ?". Autant de réflexions intelligentes émanant de nos lecteurs ! Quant à la manière de faire chauffer l'eau, n'oubliez pas les lames de parquet !

4) Les carburants sont hors de prix : soyez malins !
Il vous reste de l'huile de friture ? Ne la jetez pas ! Elle servira à vous transporter et à remplacer un gazole hors de prix.

5) Votre patron souffre pour maintenir son entreprise à flot : proposez lui de l'aider bénévolement.
Les charges supportées par votre pauvre patron sont trop lourdes. L'État collectiviste impose sans cesse de nouvelles contraintes : vous voulez l'aider à maintenir son entreprise hors de l'eau ? C'est possible en travaillant gratuitement pendant quelques heures au-delà des sacro-saintes 35 heures hebdomadaires !
Ainsi vous sauverez des milliers d'emplois.

6) Les loyers ne cessent de crever la plafond : regroupez vous !
Vous avez des enfants, des parents, des amis ? regroupez vous dans  un même appartement : des centaines de travailleurs africains ont fait de cette expérience enrichissante un tremplin pour un avenir  plus souriant : avec un budget de 1000 € pour un 80 m², vous logez 20 personnes ! Soit un budget de 50 € par mois et par personne. De substantielles  économies !

7) Votre budget "téléphonie" explose : protégez vous.
Chacun sait bien, surtout au Jivaro, qu'avant, la vie était bien plus agréable : or dans les époques précédentes  la téléphonie mobile, les iphones et autres ipad existaient t-ils ?

Croyez vous que les Sioux avec leurs volutes de fumée pour communiquer étaient moins heureux que nous ?
Il faut cesser cette course effrénée et coûteuse à l'innovation technique. 

8) Votre moral est en berne : éteignez Internet et lisez le Jivaro.
Internet se révèle être un véritable cancer pour notre belle jeunesse et un nid de frelons gauchistes pour le citoyen ordinaire qui ne se méfie pas assez des idées nocives diffusées.
Il est impérieux, comme au bon vieux temps, que la presse écrite avec ses grands écrivains et ses journalistes prestigieux reprennent un leadership perdu depuis l'avènement d'Internet.
Des plumes comme celles de Wladimir d'Ormesson, André Maurois, Jean Dutour, Max Clos, Raymond Aron nous manquent...

9) Liste des médias à fréquenter pour retrouver du dynamisme et favoriser la cohésion sociale.
En plus du Figaro, si presque toute la presse est aux mains de propriétaires proches des idées de Monsieur Lassault, si les rédacteurs en chef sont largement acquis à la cause de leurs patrons, une partie non négligeable de journalistes renacle à rédiger sous la férule de leur actionnaire...
C'est un phénomène inadmissible que moi, Yves Tétard, journaliste émérite dévoué corps et âmes à mon patron, condamne avec la plus forte détermination.
Les médias de confiance 3 étoiles sont TF1, RTL, itélé, BFM télé, Direct 8, Europe 1, Le Figaro, France Soir, les échos, Paris Match.
Les médias de confiance 2 étoiles sont France Télévisions, Le Monde, Libération, la TNT, France inter, la Tribune, Le Point, l'Express, le Nouvel Obs.

 10) Enfin, en mai 2012 a lieu une élection cruciale pour votre avenir : votez pour le meilleur ! 
Il ne faudra pas se tromper : l'élection présidentielle sera l'occasion pour les citoyens français de montrer leur attachement aux valeurs traditionnelles de notre beau pays. 
Vous aurez le choix entre la bolchévisation de l'économie, la ruine du pays, les émeutes quotidiennes, les famines à répétition, les tickets de rationnement, la violence au sein des écoles, l'anarchie sanglante, l'invasion de hordes d'étrangers venant piller nos belles contrées chrétiennes, et, la sérénité joyeuse de notre petit caporal, Nicolas Sarkozy.

Je vous ai peint la réalité de la manière la plus objective  et la plus impartiale possible : à vous d'exercer votre choix en toute connaissance de cause...


Pcc Yves Tétard, journaliste en immersion permanente, testé, agréé et approuvé selon les normes "Dassault-Mougeotte-Réacs and Co" ©.


 La photo a été tirée de ce blog. Merci à son créateur.

Amie lectrice, ami lecteur, à après !
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mercredi 25 mai 2011

La balade de Zorba le Grec, esclave économique non consentant de l'an 2027.

Nous sommes en 2027.

Je m'appelle Zorba, je suis Grec et je travaille dans une fabrique de poêles à beignet. Les propriétaires sont Chinois et je gagne 174 € par mois, net.
Je suis heureux d'avoir un boulot. Je vais probablement travailler jusqu'à ma déchéance physique, de toute manière, je n'ai pas le choix. Après, on m'aiguillera vers les mouroirs privés que me paieront peut-être mes enfants.





Je me rappelle.

Nos soucis ont commencé dès 2008. Le FMI et les gouvernements européens dont l'Allemagne Merkellienne si honnie ont imposé à nos gouvernements, des couilles molles inconsistantes et corrompues, des plans d'austérité inouïs de brutalité. Ces salopards ont obtempéré lâchement, ne voyant pas qu'en donnant la main, ils perdraient dans un premier temps le bras, puis tout le corps...

Après la vente de toutes les entreprises nationales à des requins multinationaux, ils ont privatisé la police, la Justice, l'armée. Notre pays, berceau de la démocratie est devenu le lit de la ploutocratie internationale.

La répression privée y est tyrannique, la Justice privée féroce et l'armée, devenue une sorte de milice, ne sert qu'à épauler la police.

La transformation de notre société pour résorber les déficits et remettre le pays sur les rails a débuté en 2012  par "la Charte d'austérité et de redressement" suivante, bientôt appliquée à tous les pays atteints de "faiblesse" structurelle et financière :


 - 1) L'État en temps qu'administration, identité nationale, ethnie, entité, collectivité, groupe, structure, régulateur est abrogé. Il ne conservera plus les attributs de la gestion économique de la Justice, l'armée et la police : ces 3 organismes seront sous traités à des sociétés privées et supervisés par un conseil des Sages élus par les représentants des entreprises. L'impôt et les taxes sont déclarés hors la loi.

- 2) La libre circulation, des biens, des services et de la main d'œuvre, est sacralisée. La circulaire Bolkenstein deviendra le pilier du second article de la Charte. Tout citoyen d'un pays sera rémunéré au salaire de son pays d'origine et non plus à celui du pays hébergeur.

- 3) La libre concurrence est un droit inaliénable. Seules les règles économiques  du Divin Marché sans entrave seront prééminentes en cas de litige.

- 4) Les frontières douanières n'ayant plus lieu d'exister, aucune Loi sociale, économique ou politique de protection n'aura voix au chapitre .

- 5) Le profit et la rentabilité deviennent les facteurs immuables de toute activité humaine, culturelle et sociale. Tout échange doit se payer. Toute activité bénévole est interdite car elle obère le droit imprescriptible à la concurrence (article 3). Toute activité déficitaire se doit d'être rapidement stoppée.

- 6) TOUT SERVICE PUBLIC EST DORÉNAVANT DÉCLARÉ HORS LA LOI.


Je n'aurais jamais imaginé pareil déroulement. Ni mes amis, ni ma famille n'auraient prévu une société si terrifiante. Certains, qui auraient lu pareille fiction se seraient moqués, à juste raison, de leur auteur.

Et pourtant.


Personne ne voulait l'admettre, la démocratie d'alors était un leurre, je ne suis même pas sûr que ceux qui la conduisaient avaient conscience de l'impasse où certains économistes, aidés de quelques politiques plus ou moins affidés, nous dirigeaient en toute connaissance de cause...

Amis, lecteurs, j'espère que ces quelques  gribouillis et élucubrations apocalyptiques vous ont rendu joie et bonne humeur tout en réveillant certains neurones consacrés à votre survie.



 
À après.


vendredi 3 septembre 2010

Cocoricac fit le COQ 40, les bourses bien pleines, prêt à saillir la volaille déplumée !

Fichtre !

Pendant que nos braves gouvernants gémissent devant les affres d'une crise épouvantable qui s'abat sur le pauvre peuple dont ils ont la douloureuse charge.

Pendant que nous autres, pauvres citoyens, supportons jour après jour, le poids déraisonnable des tas de factures reçues lors de cette rentrée pénible ; je ne vous décris pas, mes chers amis à quel point mes notes d'électricité, de gaz, d'impôts et taxes locales, d'assurances et nourriture ont crû dans des proportions assez impressionnantes.

Pendant ce temps donc, disais-je, j'apprends avec une joie mal dissimulée, que les entreprises du CAC 40 ont presque doublé leur profit...


Enfin, me dis-je logiquement, sachant que les bénéfices des quarante premières capitalisations de la Bourse de Paris ont atteint la bagatelle de 41,6 milliards d'euros au premier semestre, soit une hausse de 86% sur un an, une petite participation de la part de ces heureuses entreprises ne peut que nous délester d'un poids un peu trop lourd à supporter pour nos  modestes budgets !

Et bien non, les amis ! On va continuer à raboter. Et croix de bois, croix de fer, si elle ment, elle va en enfer, la main sur le cœur qu'elle a bien accrochée, Madame Christine Lagarde, Ministre de l'économie et des Finances dont la seule véritable compétence consiste à remarquablement parler anglais et à passer pour une experte en économie aux yeux de l'Establisment mondial en raison de son don pour la langue de Shakespeare et de son conformisme qui cache de grosses lacunes, jure ses grands Dieux qu'on n'augmentera pas les impôts. Plus de 20 taxes nouvelles ont été créées depuis son intronisation et si elle était rémunérée au pro-rata  des conneries qu'elle a pu énoncer depuis le début de la crise, elle serait largement multi-milliardaire !

Mais bon ! Quant à faire participer les entreprises du CAC 40 à l'effort de la Nation, faudrait pas déconner, quand même ! Merde.


Tout ceci pour montrer que nous sommes gouvernés par une bande de conformistes zélés aux ordres de ceux qui détiennent les leviers économiques. Nos dirigeants politiques sont incapables de prendre le taureau par les cornes et de raisonner sans idéologie.

Ces gouvernants sont irrécupérables. Vissés dans leurs dogmes, soudés dans leurs certitudes, murés dans leur doctrine, il est désormais patent qu'ils ne changeront jamais d'opinion.

Alors que faire, bon sang, contre de tels murs ?

Fidèles lectrices et lecteurs, à après !

Vinceremu.


Cui cui, l'oiseau dont les canines commencent à pousser.