Affichage des articles dont le libellé est libéralisme financier. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est libéralisme financier. Afficher tous les articles

jeudi 10 novembre 2011

Quand les marchés abusent, la révolte fuse. Proverbe à 5 centimes d'euro.

.
Mes biens chers camarades, je vais vous dire une bonne fois pour toutes : il  faut absolument soutenir nos camarades financiers qui régissent les marchés !


Héraclès et l'hydre de Lerne.


Vous me regardez, interloqués, en vous disant l'air désemparé, ça y est, l'ami Cui cui a disjoncté ! Peut-être même s'est-il fait corrompre par un fond de pension qui lui a promis la direction d'un "pure player" de plus avec la prestigieuse carte de presse ! À lui la notoriété et l'admiration des blogueurs "mode" et des blogueuses "sexe" qui en écrivent plus qu'elles en font, celles et ceux qui lèchent avec gourmandise les influents, les célébrités du Net, les journalistes frimeurs, les blogueurs qui sont référencés par les médias officiels et tout et tout !

Quel salopard ambitieux, ce Cui cui qui se la joue humble gauchiste pour mieux nous gruger !

Et bien, cher(e)s ami(e)s, pas du tout !

Vous savez pourquoi ? Parce que ces cons de marchés financiers sont en train, à force d'arrogance, de prétention et de cupidité, de scier la branche sur laquelle ils sont perchés !

Plus les dirigeants leur en donnent plus ils en veulent : ils ont eut la peau de Papandréou, les bourses remontent puis s'écroulent. Ils ont eu la tête de Berlusconi, les bourses remontent puis s'écroulent aussitôt.
Quelle tête va désormais garnir la pique des banquiers ? Zapatero ?

Qui visent-ils ? Sarkozy ? Merkel ? Les deux ?

Ne vous leurrez pas : l'Allemagne, malgré la morgue de ses dirigeants, passera à la casserole comme tous les pays qui l'auront précédée. Ce n'est qu'une question de temps...

Qui se cache donc derrière ces zombies de marchés ? Ces fonds anonymes, issus de paradis fiscaux, sont bien possédés par des propriétaires en chair et en os ou des personnes morales, n'est ce pas ?

Assiste t-on à une alliance incestueuse entre les fonds de pension américains, les banquiers milliardaires internationaux, les monarchies du golfe, les richissimes russes et le PC chinois pour couler le modèle européen qui menace par son exemplarité la paix sociale de pays totalitaires comme la Chine ?

Existerait-il un complot politique et économique pour mettre l'Europe à genoux ? 

Quelle est cette nouvelle norme qui consiste à placer à la tête des pays ruinés des technocrates issu des milieux bancaires les plus corrompus ?

Les pays européens sont-ils devenus des filiales de banques ? Sont-ils en redressement judiciaire sous la tutelle des banquiers sino-saxons ?

À quand le sinistre Trichet, premier ministre ? Jean-Michel Aphatie, ministre de la propagande ?

Lorsque nos économies seront exsangues à force de paiement d'intérêts, de dettes, de désindustrialisation, de délocalisation et d'austérité, il nous faudra bien réagir avant de devenir des salariés corvéables et payés misérablement comme en Chine, non ?

Les marchés dynamitent leurs propres intérêts et entament le cercle infernal, dans lequel nous serons certes broyés, austérité --> récession --> chômage --> faillites --> révoltes sociales --> ?, mais la crise économique qui en résultera  laissera les financiers sur la paille. Comme en 1929 avec ses conséquences tragiques.

Les "marchés financiers" sont une sorte d'hydre insaisissable, sans intelligence ni empathie, dont le seul but est de faire de l'argent. Qu'importe les individus qu'elle écrase, l'avenir de l'humanité lui importe peu dès lors que sa cupidité est satisfaite.

Il me semble que c'est la première fois, dans notre histoire, qu'une organisation totalement anonyme disposant d'autant de puissance met en péril, non seulement la survie écologique, mais aussi les structures culturelles et économiques de notre civilisation.

Je crains que le seul choix des citoyens ne soit d'assister à l'agonie, qu'on souhaite la plus rapide possible, de ce système inique.
Plutôt que de souffrir durant des dizaines d'années pour rien si ce n'est d'un esclavage plus ou moins consenti.
 
Comme on observe le suicide du scorpion affolé, entouré par les flammes.

"On reconstruit toujours plus solidement des murs neufs sur la terre brûlée." Proverbe corse...


Mille pardons d'être parfois  si véhément alors que je ne suis qu'un pitre pompeux, limité, même pas militant.
Je vous embrasse. À après.
.

jeudi 21 avril 2011

TINA ou les amours perverses et tumultueuses d'une doctrine putassière. Triomphe.

 Rediffusion programmée car je n'ai pas accès à internet. Pardonnez mon silence et mon absence de réaction.

TINA est née d'une liaison adultérine entre Ronald Reagan, son père et Margaret Thatcher, sa maman. Elle a hérité de l'intelligence de son papa et de la beauté de sa mère.

Elle fut une adolescente précoce qui conquit rapidement les élites mondiales. Elle devint rapidement la coqueluche de tout l'Occident. Au paroxysme de sa beauté sulfureuse, elle parvint à séduire la Chine.

Notre héroïne n'est pas farouche, elle se définit même comme partageuse, elle n'aime rien tant que conquérir les esprits et les corps. Il se dit dans les milieux autorisés qu'elle est richissime et sa notoriété est si grande que plus un étudiant ne peut ignorer son pouvoir de séduction.


Elle est devenue l'ultime et seule référence de la Beauté.


© Lavazza Calendrier 2009

Tina n'aime guère le peuple, la populace, les petites gens, les lois sociales, les cotisations, les entraves à la vie économique,  les frontières, les États, les règlements, le fisc, les taxes et les contraintes. Elle adore l'étalage du luxe, de la richesse, le clinquant, les nouveaux riches, les paradis fiscaux, la corruption, la mondialisation, le paraître, les médias, les mises en scène, le superficiel...

Elle est attirée par les anglo-saxons mais elle épouserait volontiers un Chinois, un Russe ou un Koweitien. Tina, n'a pas de nationalité, pas de morale, pas de sensibilité, pas d'états d'âme.

Son but : gagner toujours plus.

Son dogme : l'efficacité.

Sa démarche : sauter les obstacles en les achetant. Pour elle, tout est à vendre et sa fortune est illimitée.

Elle aime copuler avec ceux qui la combattent, ainsi capitaliste de naissance a t-elle frayé indistinctement avec la gauche, les socialistes, les écologistes, les catholiques, les musulmans, les Russes, les Saoudiens, les Chinois, les communistes, les extrémistes religieux et même les petits loubard des cités.

Ses amants sitôt séduits sont pris dans une nasse dont ils ne parviennent jamais à se dépêtrer. Elle est la plus grande corruptrice du Monde : elle joue du ressort de la cupidité des hommes comme une vestale joue de son corps langoureux auprès de ses conquêtes.

Tina est omniprésente dans les écoles du monde ; jalouse, arrogante, et sûre d'elle-même, peu méfiante envers une concurrence qu'elle ne voit pas venir. La totalité des enseignants de tous les pays a été gagnée par son charme et sa volupté. La Presse, dans sa presque intégralité est à sa dévotion, les économistes et la plupart des journalistes se sont mués en troubadours et  hérauts de son dogme.


Elle aime les experts et journalistes conformistes, sans imagination, individus falots et médiocres qui trouvent leur maigre intérêt médiatique dans un monde aseptisé. La notoriété conduit à la richesse et Tina connait les faiblesses et la prétention inouïe de ses thuriféraires.

Tina est la reine du Monde.

Mais la coquine possède deux failles : la vieillesse et la maladie. Des chancres purulents apparaissent sur son corps et malgré les replâtrages, les médecins ne parviennent pas à réparer les outrages du temps et du mal. Des voix prudentes s'élèvent contre sa mainmise mais l'élite qui a tout à perdre de la destruction de l'image de son idole maintient coûte que coûte sa légende et sa pression.

Si notre égérie disparaissait, elle entraînerait l'élite mondialisée dans sa chute

Pour les oligarchies et les ploutocraties mondiales, il faut absolument sauver TINA...



TINA, vous l'avez bien compris, est l'abréviation de There Is No Alternative. C'est un dogme qui cherche à signifier qu'il n'existe aucune autre possibilité économique que le système dans lequel nous sommes plongés. Les grandes écoles, les universités comme les établissements professionnels, les médias, sont abreuvées par cette croyance qui semble devenue une véritable religion au sein de la population.

"Il n'existe pas d'alternative." disent-ils

Les apostats sont roulés dans la boue, moqués, ridiculisés par de petits économistes étroits et d'un conformisme niais. La plupart des médias sont fermés aux propositions originales.

Sauf Internet.

Brûlons sur l'autel de l'intelligence, du sens commun et de l'imagination cette hydre visqueuse et académique qui veut détruire notre espoir d'un monde plus juste, égalitaire et fraternel...



Je vous embrasse et à après !