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lundi 19 août 2013

Notre dossier psychiatrique du jour : le syndrome d'Aphatie ou la haine envers ses concitoyens.

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Pastiche rédigé sans e-cigarette ni alcool ni drogues. 


Introduction

Le Docteur Thibault Hétrècockay
Le syndrome d'Aphatie est un syndrome décrit par votre serviteur,  le Docteur Thibault Hétrècockay, Professeur émérite de la Chaire de psychiatrie appliquée aux cas difficiles et désespérés à l'Université de Sceaux 6. Il s'agit d'un trouble du comportement conduisant à des incohérences intellectuelles, l'impression fallacieuse de détenir LA vérité révélée et une profonde haine envers ses compatriotes.

Ce syndrome associe entre autres :

  • La certitude  de ne jamais se tromper, y compris si les preuves de l'incurie des facultés de raisonnement du patient sont démontrées ;
  • La haine absolue de tout ce qui rappelle son pays ;
  • un déni de son état, associé en conséquence à une absence de tout doute intellectuel ;
  • un isolement social selon les critères habituellement admis dans sa culture ;
  • un refus d'aide concernant cet état, celle-ci étant vécue comme intrusive ;
  • une personnalité arrogante qui surestime ses compétences : soupçonneuse, maline, tendant à déformer la réalité (là encore selon les critères culturels et politiquement corrects en cours). En général, elle réclame pour son travail des émoluments exorbitants qu'elle juge à la mesure de ses qualités ;
  • L'admiration excessive de tout ce qui est étranger à son pays;
  • La certitude de la décadence économique, morale et politique dans l'environnement du patient ;
  • L'obsession des idées fixes comme cause exclusive de tous les maux de notre société. Dans notre exemple : les déficits budgétaires et l'absence de libéralisme économique ;
  • L'exigence péremptoire d'austérité pour tous les pauvres. De toutes façons, ils vivent depuis trop longtemps au dessus de leurs moyens. Les riches n'ayant pas à supporter les frais supplémentaires occasionnés par ces Français trop assistés ;
  • Le malade rêve de devenir Chinois, Anglais, Allemand, Japonais, Russe, Américain, Belge, Suisse, Hollandais, Canadien mais redoute, tout de même, de changer de nationalité pour se retrouver avec un salaire dix fois moindre, eu égard à ses véritables compétences. De plus, il est particulièrement mauvais dans l'apprentissage des langues étrangères...

Un cas clinique très préoccupant et parfois trop agité...

Travaux pratiques

Voici un exemple typique de pathologie : un tweet écrit dans la précipitation mais ô combien révélateur d'une affection aiguë.



Le sujet émet donc une généralité sur le cas  d'une sportive qui décide de mettre fin à sa carrière pour des motifs personnels. Aussitôt, son obsession sur la décadence sociale et sa haine de la France reprend violemment le dessus.

Notre cas clinique se forge  une conclusion qui tend à corroborer et  souligner sa vision globale du pays et son antipathie à l'égard de toutes celles et ceux qui défendent ses couleurs.

Selon notre patient, nos sportifs, à l'instar des citoyens, sont veules, paresseux, peu ambitieux, pas assez libéraux au niveau économique,  jenfoutistes, trop assistés, incapables de se dépasser, laxistes, sans amour propre. 

Dans ce cas typique, le malade en généralisant abusivement un cas particulier en fait le reflet d'une société qu'il rejette de tout son être ! (voir plus haut)


Thérapie 

Dans son délire, l'homme a tendance à se jeter à corps perdu dans le Canal +, espérant y trouver un remède aux souffrances morales consécutives au fait d'être incompris de tous.

Le psychiatre devra, pas à pas, l'extirper de ce milieu factice, avec une délicatesse et une patience inouïes afin que le sujet prenne conscience par lui-même que sa pulsion morbide concrétisée par une noyade éperdue dans le Canal +, au lieu de faire naître un doute salutaire dans son esprit, le conforte dans cette phase exacerbée et dramatique de maladie mentale faite de certitudes intangibles.

Une camisole chimique est par ailleurs la bienvenue lors de cette phase délicate. La submersion dans l'autosatisfaction étant fatale à une possible guérison.


Voici, chers collègues, mes conclusions afférentes à cette nouvelle pathologie due essentiellement à la pression mentale subie par nos journalistes, hommes de médias et public exaspéré.


J'ose espérer que le Jury du prix Nobel de médecine appréciera à sa juste valeur ce travail destiné à soulager des cas délicats de démence mais aussi à libérer un entourage et un public las d'un harcèlement médiatique excessif et injustifié par un cas médical complexe.




Professeur Thibault Hétrècockay       



PS : je me suis beaucoup inspiré du texte concernant le syndrome de Diogène sur wikipédia. Dont acte.
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mardi 29 novembre 2011

Toi aussi, fais comme big brother : filme les comportements déviants pour dénoncer ton prochain !

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Les gouvernements ont inventé la vidéo-surveillance. Les citoyens ordinaires avec leurs portables et leurs smartphones ont crée la smart-surveillance grâce à leurs caméra.

Je viens de voir ceci... Je vous invite à le regarder avant de poursuivre.

I-ami(e), ami blogueur, ami témoin d'un fait dérangeant, ami(e), témoin d'une scène qui pourrait induire une mise en cause de nos Lois ou nos règles, n'hésite pas à envoyer, mettre tes enregistrements en ligne sur un serveur dédié et à diffuser la vidéo sur twitter, Facebook ou ton blog : la Police et la Justice feront le reste

Autrefois, nous avions la délation, la main courante, la lettre anonyme désormais, nous avons la i-citoyenneté et la i-réprobation, le i-pilori et la i-condamnation au rejet.

La i-justice  est à la Justice ce que la main invisible du marché est au capitalisme : un phénomène auto-régulateur qui génère un ordre salutaire. Quelle déchéance !

Gaffe, citoyen, n'oublie jamais qu'en cas de déviance l'œil qui regardait Caïn sera peut-être à quelques mètres de toi et jettera l'opprobre sur toi pour le restant de tes jours en filmant tes déboires.

Malgré toute la réprobation qu'on peut avoir envers les paroles de cette jeune femme, je ne sais pas si le malaise que vous ressentez en voyant cette scène est aussi grand que celui que j'éprouve à l'instant.

Aucun doute, la détresse matérielle et morale des êtres qui émerge dans cette société individualiste et aliénante montre que nos modèles occidentaux sont à l'agonie, moribonds, terrassés par un système économique qui fait ressortir les vieilles haines enfouies et les égoïsmes de survie. Ils transforment chacun en garde-chiourme, en témoin de moralité et en gardien du politiquement correct vis à vis de son voisin.

J'ai peur de ce monde technologique et de son intrusion partout. 

Friends ! You are Big Brothers and you are everywhere !


À après.
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mardi 21 juin 2011

Jean-Michel Aphatie, baudruche médiatique ou journaliste à paillettes ? Canal toujours plus politiquement correct.

Salut les aminches.

Bon.

L'autre soir, alors que je glandais à la maison, cloué par ma cécité provisoire, j'ai éprouvé un besoin inextinguible de me faire du mal : j'ai regardé le Grand journal sur Canal +.


Nos Zéros recevaient Benoît Hamon, qui entre nous, n'a pas cassé 3 pattes à un canard. Je ne souhaite pas être mauvaise langue mais les dirigeants socialistes sont de si médiocres débatteurs par rapport a certains dirigeants de la droite que j'ai bien peur qu'ils perdent de nombreux points lors d'échanges verbaux durant les présidentielles !

Peu en verve, manquant singulièrement du sens de la répartie, dénués de la moindre  hargne, les dirigeants du PS sont si nuls en expression orale qu'on trouve l'agressivité de Morano géniale, la mauvaise foi de Copé subtile, la niaiserie de Xavier Bertrand convaincante.

C'est dire.

Mais tel n'était pas mon propos initial.

Je voulais, une bonne fois pour toute, montrer combien le chroniqueur vedette de Canal +, Jean-Michel Aphatie pour ne point le nommer, outrepassait chaque jour davantage son rôle de journaliste pour franchir ouvertement le seuil de la partialité idéologique, voire le rang incontesté de défenseur acharné du dogme ultralibéral, par ailleurs en pleine déliquescence !

Non que notre homme soutienne Nicolas Sarkozy qu'il juge trop étatique, mais ses convictions sommaires qui frisent la foi religieuse en matière d'économie libérale à la Blair en font un propagandiste plus qu'un éditorialiste.

Et ça, c'est inadmissible pour un gugusse à qui les larmes montent aux yeux quand il parle de la pureté et de l'objectivité du  journalisme ! Fais ce que je dis mais ne fais pas ce que je fais... 

Quel tartuffe !  Quel faux cul !

Ce n'est évidemment pas ce qu'on demande à un journaliste généraliste, réputé impartial, dont on ne devrait jamais deviner l'orientation politique. 

La déesse de ce croyant est Margaret Thatcher, sa Bible un budget équilibré, ses saints sont Ronald Reagan et Tony Blair, son mentor est l'archange Trichet, son village préféré est Bilderberg et sa sauce favorite est une réduction des déficits !

En fait, depuis que je surveille notre homme, je m'aperçois, jour après jour, qu'il n'entrave que dalle à l'économie. Il me fait penser à Toinette dans le  Médecin Imaginaire qui quelque soit le symptôme décrit, incrimine le poumon.

Ainsi décline t-il doctement devant un auditoire subjugué qui ne comprend rien, les conneries suivantes :

Le chômage ? Les déficits !
La pauvreté ? Les déficits !
Le nucléaire ? Les déficits !
L'escheria Coli ? Les déficits !
Les révolutions arabes ? Les déficits !
Le tsunami ? Les déficits !
Le malaise des banlieues ? Les déficits !
L'assistanat ? Les déficits !
la France ? Les déficits !


Parce que notre ami Aphatie possède une qualité essentielle dans un monde économique si complexe : Jean-Michel est simple. Mieux : il est simpliste, jusqu'à en être simplet...


Et sur le plateau de Canal + , toutes les buses qui l'accompagnent d'écouter religieusement et d'applaudir ! Que dis-je ? De boire les paroles du maître !

Pauvres couillons ! Contentez vous de faire de la politique-paillettes avec vos salaires de super ministres et de vous marrer niaisement en sortant votre panoplie de vannes à 5 centimes d'euros !

Avec la Mireille Mathieu blonde, Ariane Massenet qui aurait loupé son certificat d'étude pour la 23ème fois plaçant ses questions débiles que même la poupée Barbie n'oserait pas poser par peur de proférer des âneries.

Avec ce brave Ali Baddou qui va remplacer, le midi lors de la prochaine saison, Bruce Toussaint ;  Ali, sorte de Ken (le copain de Barbie), bellâtre de bonne famille, mou et  intellectualisant de la vague politiquement correcte tendance béchamelle (BHL) et enfin Denisot, éternel fayot envers ceux qui présentent un quelconque pouvoir. Personnage passe-partout malin, rusé mais assez falot.

Tout ce petit monde sans aspérités, Sarko-BHL-Hollando-Lagerfeldo compatible, politiquement correct, chiant à en mourir d'ennui, pétri d'arrogance,  désespérément à la mode. Du Lady Gaga intellectuel, c'est à dire le néant absolu. C'est aussi cela l'Élite médiatico-culturelle de la France...

Heureusement, surnage le Petit Journal de Yann Barthès, souvent drôle qui pimente un peu un menu assez insipide Sans oublier, le vendredi soir, la petite semaine de Bruno Donnet, revue d'actualité que je trouve tout simplement excellente.

Quant aux pathétiques rendez-vous du vendredi avec le bavard Frantz Olivier Giesbert, le médiocre et fat Alain Duhamel, l'insignifiant Thomas Legrand,  et même la future star  réactionnaire Natacha Polony, le mesuré mais pâle Joseph Macé-Scaron et quelques autres dont Edwy Plenel, la seule caution de gauche ; ils n'apportent jamais rien de nouveau. 
De fait, les analyses de ces leaders d'opinion me font penser à un concert de banalités et de poncifs, à une symphonie d'autosatisfaction partagée, à une sérénade montrant le bonheur d'être à la télévision.

Sur Canal +, le vendredi, au Grand Journal, parfois on s'engueule ou on se griffe mais le plus souvent on se lâche, on se lèche , on s'embrasse, on se paluche, on se caresse, on se mélange, on se tète les orteils, on se chatouille les arpions, on s'aime, on se baise, on se suce, on se pénètre, on éjacule, on se sodomise,  on se réconforte,  on se félicite, on jouit, on se réjouit après cette fantastique partouze médiatique de représenter l'Élite culturelle de la télévision, d'incarner les reines et les rois du journalisme "hype" et de s'imaginer les gourous de l'opinion.

Et nous, public béat forcément muet, comme de sacrés cons, le sourire aux lèvres, on est content pour eux et on en redemande...

Ami(e)s du blog, pardonnez le style, les effets, la méchanceté, le sectarisme, la rancœur, les critiques, les enluminures, la grandiloquence et la pédanterie de ce texte.


Petit blogueur sans flamme, j'ai plus de cœur qu'il n'y parait.


jeudi 21 avril 2011

TINA ou les amours perverses et tumultueuses d'une doctrine putassière. Triomphe.

 Rediffusion programmée car je n'ai pas accès à internet. Pardonnez mon silence et mon absence de réaction.

TINA est née d'une liaison adultérine entre Ronald Reagan, son père et Margaret Thatcher, sa maman. Elle a hérité de l'intelligence de son papa et de la beauté de sa mère.

Elle fut une adolescente précoce qui conquit rapidement les élites mondiales. Elle devint rapidement la coqueluche de tout l'Occident. Au paroxysme de sa beauté sulfureuse, elle parvint à séduire la Chine.

Notre héroïne n'est pas farouche, elle se définit même comme partageuse, elle n'aime rien tant que conquérir les esprits et les corps. Il se dit dans les milieux autorisés qu'elle est richissime et sa notoriété est si grande que plus un étudiant ne peut ignorer son pouvoir de séduction.


Elle est devenue l'ultime et seule référence de la Beauté.


© Lavazza Calendrier 2009

Tina n'aime guère le peuple, la populace, les petites gens, les lois sociales, les cotisations, les entraves à la vie économique,  les frontières, les États, les règlements, le fisc, les taxes et les contraintes. Elle adore l'étalage du luxe, de la richesse, le clinquant, les nouveaux riches, les paradis fiscaux, la corruption, la mondialisation, le paraître, les médias, les mises en scène, le superficiel...

Elle est attirée par les anglo-saxons mais elle épouserait volontiers un Chinois, un Russe ou un Koweitien. Tina, n'a pas de nationalité, pas de morale, pas de sensibilité, pas d'états d'âme.

Son but : gagner toujours plus.

Son dogme : l'efficacité.

Sa démarche : sauter les obstacles en les achetant. Pour elle, tout est à vendre et sa fortune est illimitée.

Elle aime copuler avec ceux qui la combattent, ainsi capitaliste de naissance a t-elle frayé indistinctement avec la gauche, les socialistes, les écologistes, les catholiques, les musulmans, les Russes, les Saoudiens, les Chinois, les communistes, les extrémistes religieux et même les petits loubard des cités.

Ses amants sitôt séduits sont pris dans une nasse dont ils ne parviennent jamais à se dépêtrer. Elle est la plus grande corruptrice du Monde : elle joue du ressort de la cupidité des hommes comme une vestale joue de son corps langoureux auprès de ses conquêtes.

Tina est omniprésente dans les écoles du monde ; jalouse, arrogante, et sûre d'elle-même, peu méfiante envers une concurrence qu'elle ne voit pas venir. La totalité des enseignants de tous les pays a été gagnée par son charme et sa volupté. La Presse, dans sa presque intégralité est à sa dévotion, les économistes et la plupart des journalistes se sont mués en troubadours et  hérauts de son dogme.


Elle aime les experts et journalistes conformistes, sans imagination, individus falots et médiocres qui trouvent leur maigre intérêt médiatique dans un monde aseptisé. La notoriété conduit à la richesse et Tina connait les faiblesses et la prétention inouïe de ses thuriféraires.

Tina est la reine du Monde.

Mais la coquine possède deux failles : la vieillesse et la maladie. Des chancres purulents apparaissent sur son corps et malgré les replâtrages, les médecins ne parviennent pas à réparer les outrages du temps et du mal. Des voix prudentes s'élèvent contre sa mainmise mais l'élite qui a tout à perdre de la destruction de l'image de son idole maintient coûte que coûte sa légende et sa pression.

Si notre égérie disparaissait, elle entraînerait l'élite mondialisée dans sa chute

Pour les oligarchies et les ploutocraties mondiales, il faut absolument sauver TINA...



TINA, vous l'avez bien compris, est l'abréviation de There Is No Alternative. C'est un dogme qui cherche à signifier qu'il n'existe aucune autre possibilité économique que le système dans lequel nous sommes plongés. Les grandes écoles, les universités comme les établissements professionnels, les médias, sont abreuvées par cette croyance qui semble devenue une véritable religion au sein de la population.

"Il n'existe pas d'alternative." disent-ils

Les apostats sont roulés dans la boue, moqués, ridiculisés par de petits économistes étroits et d'un conformisme niais. La plupart des médias sont fermés aux propositions originales.

Sauf Internet.

Brûlons sur l'autel de l'intelligence, du sens commun et de l'imagination cette hydre visqueuse et académique qui veut détruire notre espoir d'un monde plus juste, égalitaire et fraternel...



Je vous embrasse et à après !

lundi 20 septembre 2010

TINA ou les amours perverses d'une doctrine putassière.

TINA est née d'une liaison adultérine entre Ronald Reagan, son père et Margaret Thatcher, sa maman. Leur progéniture a hérité de l'intelligence de son papa et de la beauté de sa mère.

Elle fut une adolescente précoce qui conquit rapidement les élites mondiales. Elle devint rapidement la coqueluche de tout l'Occident. Au paroxysme de sa beauté sulfureuse, elle parvint à séduire la Chine.

Notre héroïne n'est pas farouche, elle se définit même comme partageuse, elle n'aime rien tant que conquérir les esprits et les corps. Il se dit dans les milieux autorisés qu'elle est richissime et sa notoriété est si grande que plus un étudiant ne peut ignorer son pouvoir de séduction.

Elle est devenue l'ultime et seule référence de la Beauté.


Tina n'aime guère le peuple, la populace, les petites gens, les Lois sociales, les cotisations, les entraves à la vie économique, les États, les règlements, le fisc, les taxes et les contraintes. Elle adore l'étalage du luxe, de la richesse, le clinquant, les nouveaux riches, les paradis fiscaux, la corruption, le paraître, les médias, les mises en scène, le superficiel...

Elle est attirée par les anglo-saxons mais elle épouserait volontiers un Chinois, un Russe ou un Koweitien. Tina, n'a pas de nationalité, pas de morale, pas de sensibilité, pas d'états d'âme.

Son but : gagner toujours plus.

Son dogme : l'efficacité.

Sa démarche : sauter les obstacles en les achetant. Pour elle, tout est à vendre et sa fortune est illimitée.

Elle aime copuler avec ceux qui la combattent, ainsi capitaliste de naissance a t-elle frayé indistinctement avec la gauche, les socialistes, les écologistes, les catholiques, les musulmans, les Russes, les Saoudiens, les Chinois, les communistes, les extrémistes religieux.

Ses amants sitôt séduits sont pris dans une nasse dont ils ne parviennent jamais à se dépêtrer. Elle est la plus grande corruptrice du Monde : elle joue du ressort de la cupidité des Hommes comme une Vestale joue de son corps langoureux auprès de ses conquêtes.

Tina est omniprésente dans les écoles du monde ; jalouse, arrogante, et sûre d'elle-même, peu méfiante envers une concurrence qu'elle ne voit pas venir. La totalité des enseignants de tous les pays a été gagnée par son charme et sa volupté. La Presse, dans sa presque intégralité est à sa dévotion, les économistes et la plupart des journalistes se sont mués en troubadours et  hérauts de son dogme.

Elle aime les experts conformistes, sans imagination, êtres falots et médiocres qui trouvent leur maigre intérêt médiatique dans un monde aseptisé. La notoriété conduit à la richesse et Tina connait les faiblesses et la prétention inouïe de ses thuriféraires.

Tina est la reine du Monde.

Mais la coquine possède deux failles : la vieillesse et la maladie. Des chancres purulents apparaissent sur son corps et malgré les replâtrages, les médecins ne parviennent pas à réparer les outrages du temps et du mal. Des voix prudentes s'élèvent contre sa mainmise mais l'élite qui a tout à perdre de la destruction de l'image de son idole maintient coûte que coûte sa légende et sa pression.

Si notre égérie disparaissait, elle entraînerait l'élite mondialisée dans sa chute

Pour les oligarchies et les ploutocraties mondiales, il faut absolument sauver TINA...



TINA, vous l'avez bien compris, est l'abréviation de There Is No Alternative. C'est un dogme qui cherche à signifier qu'il n'existe aucune autre possibilité économique que le système dans lequel nous sommes plongés. Les grandes écoles, les universités comme les établissements professionnels, les médias, sont abreuvées par cette croyance qui semble devenue une véritable religion au sein de la population.

"Il n'existe pas d'alternative." disent-ils

Les apostats sont roulés dans la boue, moqués, ridiculisés par de petits économistes étroits et d'un conformisme niais. La plupart des médias sont fermés aux propositions originales.

Sauf Internet.

Brûlons sur l'autel de l'intelligence, du sens commun et de l'imagination cette hydre visqueuse et académique qui veut détruire notre espoir d'un monde plus juste, égalitaire et fraternel...




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Je vous embrasse et à après !