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mardi 7 mai 2013

Vous avez aimé Jospin 2002 ? Vous adorerez Ayrault 2013-2014 ! Privatisations : mode d'emploi avec vaseline.

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Amies et amis de gauche, vous me voyez consterné.

En 2002, les Français avaient tellement apprécié le programme économique de Lionel Jospin, qu'ils avaient porté leur choix, le 21 avril, sur Jean-Marie le Pen et Jacques Chirac.

En effet, ce brave Lionel Jospin, socialiste, ancien trotskiste - oui, oui, vous êtes priés de ne pas rire - possède un bilan, exceptionnel pour un homme prétendument de gauche : celui d'avoir battu le record de privatisations sous la 5ème république !

Son palmarès puisé sur wikipédia :

L'ensemble des privatisations sur la période 1997-2002 aurait rapporté 210 milliards de francs en cinq ans soit environ 32 milliards d'euros.
  • Air France, 1999, ouverture du capital.
  • Autoroutes du sud de la France (privatisation partielle)
    • Mars 2002 : mise en bourse de 49 % du capital, recette : 1,8 milliard d'euros.
  • Crédit lyonnais, 12 mars 1999 (décret)
  • France Télécom, 1997, ouverture du capital, 42 milliards de francs.
    • Octobre 1997 : mise en bourse de 21 % du capital
    • Novembre 1998 : mise en bourse de 13 % du capital
  • Eramet, 1999.
  • GAN, 1998.
  • Thomson Multimédia
    • 1998, ouverture du capital.
    • 2000, suite.
  • CIC, 1998.
  • CNP, 1998.
  • Aérospatiale (EADS), 2000, ouverture du capital.
Il s'agit d'un résultat  formidable pour un homme de gauche : mêmes ses "alter ego" de droite n'ont pas réussi à lui arriver à la cheville.

Jospin, l'homme de la gauche tendance social-démocrate-libéral qui a prétendu lors de sa campagne présidentielle ne pas avoir un projet socialiste !

Mais là, n'est pas mon propos. Laissons végéter les esprits malins et politiciens dans leurs cimetières idéologiques...

Non.

Le problème c'est le présent, et le présent c'est Jean-Marc Ayrault, social-démocrate-libéral...
Et voilà que l'Histoire et cette gauche d'opérette nous resservent les mêmes plats indigestes !

Que déclare donc l'illustre maire de Nantes, actuel premier ministre, interrogé sur TF1 ? "Que l'Etat allait se retirer du capital d'un certain nombre d'entreprises publiques."

Autrement dit dans un langage clair : l'État souhaite céder aux entreprises privées des parts de capital  qu'elle détient. Conclusion : elle brade les actifs du peuple français à des sociétés privées.

Seraient visées EADS, Safran et surtout EDF et GDF-Suez !

Car c'est là où le bât blesse, les amis,  vendre des participations de sociétés stratégiques de l'énergie, à des entreprises déjà bien implantées dans ce secteur risque de coûter, à moyen terme, très cher au consommateur et à l'usager !

On se dirige tout droit vers une privatisation rampante avec abandon de secteurs stratégiques aux entreprises privées. Dans la bonne logique ultralibérale !

L'État consentant se fait dépouiller par des charognards, avec l'aimable complicité de Bruxelles, qui y trouveront, soyez-en certain, un avantage conséquent.

Sont prévues également des cessions de  Air France et France Telecom !

Quel socialiste digne de cette appellation dénoncera ce scandale ?

Je vous annonce d'avance : jamais, les Ayrault, Moscovici, Sapin, Pellerin et autre Montebourg, faux derche d'entre les faux derches, ne prononceront le mot "privatisations". Rappelons au passage que le programme de François Hollande ne comportait à priori aucune ligne sur des cessions de capital au privé...

Les communicants vous concocteront des termes en novlangue issus d'un sabir technocratique fumeux dont ils ont le secret et qui signifieront que de toutes manières, vous autres, citoyens de gauche comme de droite, vous n'aurez, comme habituellement sous la 5ème république, que le droit de la fermer !

Le consommateur sera fatalement celui qui morflera comme lors de chaque privatisation. Il suffit de consulter ses factures de gaz, d'électricité, les factures excessives de France Telecom sans omettre ses tickets de péages autoroutiers pour s'en convaincre.

Au fait, vous savez comment vont s'appeler les commissions de privatisations, chers amis ?

Je vous le donne en mille ?


"La commission d'évaluation des participations et des transferts"...

Oui, ne pleurez pas ! Ou comment se foutre, en beauté, de la gueule du monde !

Bande de faux culs !

 Et Pierre Moscovici de prétendre hypocritement avec sa voix de chattemite  : "Il ne s'agit ni de brader ni de vendre, mais d'investir et de gérer."

Ben voyons, Pierrot ! Pourquoi ne pas nous avouer sincèrement que tu continues à privatiser ce qui reste de patrimoine de l'État pour faire plaisir à Bruxelles et aux financiers, en contrepartie de l'octroi d'un délai supplémentaire de 2 ans pour affiner nos comptes ?

Pourquoi te comporter avec la franchise d'un âne qui recule ?
Pourquoi tant de circonvolutions sémantiques ? Tu as si peur du sens des mots simples ?
Est-il si inconfortable de se renier, Mosco ? 
Est-il si ardu d'appeler un chat, un chat ?

Tu as raison : continue à nous prendre pour des cons !

Pourquoi tu tousses, Pierrot ?

Tu sais, mon Pierrot, tu aurais fait un excellent Ministre des Finances sous  Nicolas Sarkozy ! 

Oui, oui. Ne joue pas au modeste : c'est un vieux briscard de la politique qui te l'affirme !


Nonobstant, si ce charabia technocratique, ce jargon administratif n'est pas une tentative grossière de la part de ces tartuffes pour nous faire avaler une mesure honteuse en la maquillant en un gloubi-boulga appétissant mais fourré à la merde, alors je me fais ordonner prêtre musulman, tiens ! 

Sur le sens des mots et les éléments de langage du gouvernement actuel, , allez donc consulter cet excellent billet !

En tout cas, je n'ose imaginer comment va se dérouler la réforme des retraites à l'automne prochain, chères lectrices et lecteurs adorés !

Ce programme et son éventuelle exécution sera enfin l'occasion  de vérifier la sincérité de ceux qui se prétendent socialistes... Pour beaucoup d'autres sympathisants de gauche, ce sera la ligne à ne pas franchir sous peine d'entrée officielle dans une opposition ouverte et féroce.


Enfin, permettez-moi, pour conclure, de vous faire une prédiction : je suis prêt à manger la casquette de mon chien si le Parti socialiste termine sa législature avec plus de 15 % des voix !

À foi d'hirondelle, cœur d'oiselle ! À bientôt.
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dimanche 20 janvier 2013

Guerre, religions, politique, froid et détresse. "Lamentu di u miseru".

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Refrain connu
Pendant que  nos soldats héroïques combattent à coups de bombes à 200.000 € l'unité, à 4000 kilomètres d'ici, des salafistes va-nu-pieds, fanatisés par quelques mollahs d'Arabie Saoudite. Ces moudjahidines transcendés par l'imminence de leur entrée au Paradis des croyants ne sachant que faire d'une existence terrestre forcément sinistre et vouée à la misère se cherchent un destin qu'ils imaginent glorieux.

J'ai froid, je viens de recevoir ma facture de gaz : je ne sais plus que penser tellement elle est exorbitante. Je vais devoir vivre sous une température quotidienne de 17 ° C pour pouvoir continuer à survivre...




Refrain connu
Pendant que Lance Amstrong avoue, lors d'un show à l'américaine qu'il s'est dopé depuis toujours et qu'il est impossible de gagner 7 tours d'affilée et même moins sans produits interdits. Pendant que tous les fumeux journalistes sportifs de France 2, alors qu'ils connaissaient la vérité, faisaient du Tour de France, leur fond de commerce, un évènement épique digne des plus grandes légendes de l'antiquité... Comme ce médiocre Patrick Chêne laborieusement recyclé à Public-sénat qui nous brossait, il y a pas très longtemps, le panégyrique du coureur cycliste d'outre-atlantique. Quelle crédibilité ont de tels individus quand ils nous parlent de politique ?

J'ai fait mes achats chez Lidl, Les produits que j'achète ne sont pas bons. Trop de gras, trop d'additifs bon marché, trop de produits de qualité médiocre vendus sous une lumière blafarde. La mangeoire pour les pauvres... Et certains cons de socialistes, millionnaires en euros,  de nous expliquer doctement que les classes sociales n'existent plus.

Refrain connu
Pendant que iTélé et BFMtv font défiler leurs experts à 2 balles, qui n'ont jamais mis un pied en Afrique hors d'un palace 4 étoiles, et qui enseignent à des étudiants, filles et fils à papa médusés de Sciences Po, futures élites de la France, la tétine encore pleine de lait, la marche du monde selon Sainte Tina...

Je travaille dehors : je suis obligé de faire la pute pour quelques euros par des températures sibériennes. Les clients ne comprennent pas que par température négative, mes doigts deviennent gourds et je ne puisse changer leurs piles de montre. J'ai parfois l'impression d'être un chien détesté par ses maîtres.

Refrain connu
Pendant que la demi-mondaine Frigide Barjot plastronne sous les sunlights et revendique pour la manifestation du 13 janvier dernier, 800.000 participants qui ont protesté contre le fait qu'on donne à leurs concitoyens homosexuels des droits dont eux-mêmes jouissent.
Quelle différence entre ces radicaux chrétiens,  fournissant le gros des troupes anti-mariage pour tous, qui souhaitent le bien de la société en imposant leur façon de la  concevoir et les radicaux djihadistes qui veulent dicter leurs visions dogmatiques aux populations qu'ils conquièrent ? Les armes et la violence, soit, mais la démarche intellectuelle (si on peut appeler cela ainsi) est rigoureusement identique.

Mohamed, Français de souche, musulman non intégriste comme 92 % des français de sa confession, fait le même métier que moi. Il a cotisé au RSI depuis 23 ans. Gagnant peu, il a payé des cotisations en rapport. Cet organisme scélérat, en fonction des cotisations reçues, lui a décompté un seul trimestre de travail par année de dur labeur : le montant de sa pension mensuelle de retraite s'élèvera à 75 € qu'il faudra ajouter aux 360 € du régime de retraite normal pour ses 20 ans de boulot antérieurs aux derniers 23 ans de commerçant...

Le laminage systématique des retraites pour nous autres, travailleurs de l'ombre -pas celles des législateurs, faut pas déconner- c'est pour maintenant : les salariés, futures victimes expiatoires peuvent compter leurs abattis. Ils subiront notre sort.  
Mon collègue est condamné à travailler jusqu'à ce qu'il tombe par terre. Le plus ironique dans l'histoire est qu'il paiera  1500 € au RSI de cotisations pendant ses années de retraite travaillées, pour  900 €/an  reçus au titre de la retraite versée par le même organisme. Et des cas identiques, j'en connais des dizaines...

Je suis condamné à terminer ma vie comme lui. 

Détresse. 
Amis(e)s, restez salariés et SURTOUT, évitez les statuts d'autoentrepreneurs, commerçants, artisans ou agriculteurs, ce sont de sacrés pièges à cons ! N'écoutez JAMAIS ces vicieuses de Sophie de Menthon ou Laurence Parisot : elles vous mentent sans vergogne.

Entre les refrains médiatiques et la triste vie quotidienne, il existe un précipice qu'aucun pont ne saurait franchir. VOUS, JE, NOUS vivons de plus en plus mal. Nos droits sociaux sont émiettés chaque jour qui passe. L'accès à la santé m'est désormais compté : plus de mutuelle. Les factures n'en finissent plus de gonfler, les péages, l'eau, l'électricité, les réparations automobiles, les transports, les taxes, le gaz, augmentent sans cesse. Des clients de plus en plus fauchés et rares dépensent de moins en moins. Régulièrement, hypocritement, jour après jour la précarité gagne du terrain.
N'en déplaise aux soutiens désespérés du président,  les socialistes qui sortent du même milieu et des mêmes écoles,  pensent selon les mêmes schémas que les dirigeants UMP. Ils exécutent, à demi masqués, le programme économique et anti-social pensé par cette putain d'Europe germano-libérale.

Je ne supporte plus les libéraux Moscovici, Cahuzac, Sapin, Touraine, Pellerin qui nous mettent en action la politique de DSK.

NON. Je n'ai pas voté pour Strauss-Kahn, d'ailleurs je n'aurais JAMAIS voté pour ses idées importées du FMI.

Saperlipopette ! Réveille toi, Hollande avant qu'on te foute dehors comme on a jeté l'autre égocentrique !
  
Bref !
On ne veut pas d'un chef de guerre mais d'un organisateur de la vie sociale et économique, juste, original et efficace !

Rien à foutre de votre putain de lutte à 4000 bornes contre des rebelles dépenaillés, chaussés de tongues, armés de vieilles AK 47 et roulant en pick-up déglingués. 
En priorité, j'ai le droit d'exiger de mes représentants élus, de vivre décemment dans mon pays. 

Comprenez-vous ce désir, les gouvernants ? N'oubliez jamais qui vous a fait "rois" car reconnaissez que sans des gauchistes comme nous vous seriez encore dans l'opposition !



Refrain
JE NE DEMANDE QU'À VIVRE DÉCEMMENT COMME TOUT HOMME.

Rien de plus. Quoi de plus naturel, en somme ?
 
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S'il vous reste un peu de temps, allez donc lire le nouveau blog de mon pote Stéphane et encouragez le car il le vaut bien et tâchez de réveiller par vos incursions brutales, une ancienne complice qui sommeille sur ses lauriers roses.
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samedi 19 novembre 2011

Le serpent à sornettes et ces sales petits cochons de Français. Comptine.

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Ah ! Madame Pichot, les USA, quel modèle économique formidable ! Sa liberté de travail, ses fonds de pensions, ses assurances, ses subprimes, ses propriétaires modestes. "The american way of life", j'vous l'dis Madame Pichot, y a pas mieux : si au moins les Français s'en inspiraient ! 
Vous pouvez me croire Madame Pichot, n'est ce pas , je suis tout de même journaliste à RTL, la plus grande radio nationale c'est pas rien !

Sombres connards !

http://www.creatit.fr/article/242/petit_cochon_au_crochet



Pic et pic et colégram

Ah ! Madame Jolipet, le référendum sur le TCE, je compte sur vous pour voter "oui",  hein ? Vous allez apprécier : avec la constitution européenne, vous allez voir ce que vous allez voir ! L'Europe va devenir une entité économique formidable avec une prospérité inouïe : plein emploi, salaires en hausse, harmonisation sociale et tout et tout ! Vous ne le regretterez pas, M'dame Jolipet ! Et puis si vous votez mal on utilisera le plan B comme "Baisé", il passera tout de même...
Vous pouvez me faire confiance Madame Jolipet, je suis journaliste chez TF1 : je ne suis pas n'importe qui !

Bande d'abrutis !


Bourre et bourre et ram tam tam.

Vous avez vu la Grande Bretagne de Tony Blair, Monsieur Polichon ! Quelle croissance ! Un exemple à suivre ! Pas de contraintes sociales, un vrai peuple, que dis-je un troupeau derrière son berger et ses chiens de la City ! Voilà enfin le vrai socialisme de marché. Qu'attend donc la France pour copier ce merveilleux modèle ? Bon sang ! Que notre pays est archaïque !
Vous pouvez m'en croire, Monsieur Polichon, je suis chroniqueur sur Canal + ! Un poste particulièrement influent : je ne suis pas la moitié d'un con !

Espèce de crétin des alpages !


Am stram gram.

M'sieur Pissedru, regardez les performances de l'Espagne et de l'Irlande : ça ne vous questionne pas ? Et notre pays de merde reste figé, incapable de supporter la moindre réforme, Monsieur Pissedru. Zapatero est l'homme d'État idéal, tiens ! L'Espagne, voilà un pays résolument moderne et tourné vers l'avenir ! Ah, lors de chaque débat sur "C dans l'air", on a beau répéter qu'il nous faudrait suivre la voie de la social-démocratie Zapatérienne, ces chiens de Français ne veulent rien comprendre !
D'ailleurs, nous sur France Télévision, on sait de quoi on parle : l'économie c'est notre spécialité, M'sieur Pissedru. N'est ce pas M'ame Chabot ?

Triples couillons !



Ach ! L'Allemagne, Madame Gertrude : Grosse Nazionne ! Formitable ÜberDeutschland. Un Kolosse Fantastische. Un modèle à suivre obligatoirement. Une chancelière de fer. Le leader de l'Europe, du monde, de l'Univers. Copions ce pays extraordinaire, clonons Angela Merkel la Jeanne d'Arc germaine, M'ame Gertrude !
Nous les médias, M'me Gertrude, n'a t-on pas montré que nous avons presque toujours eu raison. On connait notre métier : on sort de sciences po, de normale sup, de HEC, nous sommes experts, enseignants à Polytechnique, à la Fac de Dauphine, on est le gratin de l'intelligentsia française !
Croix de bois, croix de fer, même si on ment, on prolifère !


 Pauvres de nous ! Ils sont cher payés pour débiter autant de conneries, non ?


Tirez-lui la queue, il pondra des œufs
Tirez lui plus fort, il donnera de l'or
Combien en voulez-vous?


À vous de jouer ! "A dopu"  ! 

Moi j'écris pour pas un rond, même pas pour la gloire : haro sur les tocards dans mon genre !
Je vous embrasse néanmoins.
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lundi 20 septembre 2010

TINA ou les amours perverses d'une doctrine putassière.

TINA est née d'une liaison adultérine entre Ronald Reagan, son père et Margaret Thatcher, sa maman. Leur progéniture a hérité de l'intelligence de son papa et de la beauté de sa mère.

Elle fut une adolescente précoce qui conquit rapidement les élites mondiales. Elle devint rapidement la coqueluche de tout l'Occident. Au paroxysme de sa beauté sulfureuse, elle parvint à séduire la Chine.

Notre héroïne n'est pas farouche, elle se définit même comme partageuse, elle n'aime rien tant que conquérir les esprits et les corps. Il se dit dans les milieux autorisés qu'elle est richissime et sa notoriété est si grande que plus un étudiant ne peut ignorer son pouvoir de séduction.

Elle est devenue l'ultime et seule référence de la Beauté.


Tina n'aime guère le peuple, la populace, les petites gens, les Lois sociales, les cotisations, les entraves à la vie économique, les États, les règlements, le fisc, les taxes et les contraintes. Elle adore l'étalage du luxe, de la richesse, le clinquant, les nouveaux riches, les paradis fiscaux, la corruption, le paraître, les médias, les mises en scène, le superficiel...

Elle est attirée par les anglo-saxons mais elle épouserait volontiers un Chinois, un Russe ou un Koweitien. Tina, n'a pas de nationalité, pas de morale, pas de sensibilité, pas d'états d'âme.

Son but : gagner toujours plus.

Son dogme : l'efficacité.

Sa démarche : sauter les obstacles en les achetant. Pour elle, tout est à vendre et sa fortune est illimitée.

Elle aime copuler avec ceux qui la combattent, ainsi capitaliste de naissance a t-elle frayé indistinctement avec la gauche, les socialistes, les écologistes, les catholiques, les musulmans, les Russes, les Saoudiens, les Chinois, les communistes, les extrémistes religieux.

Ses amants sitôt séduits sont pris dans une nasse dont ils ne parviennent jamais à se dépêtrer. Elle est la plus grande corruptrice du Monde : elle joue du ressort de la cupidité des Hommes comme une Vestale joue de son corps langoureux auprès de ses conquêtes.

Tina est omniprésente dans les écoles du monde ; jalouse, arrogante, et sûre d'elle-même, peu méfiante envers une concurrence qu'elle ne voit pas venir. La totalité des enseignants de tous les pays a été gagnée par son charme et sa volupté. La Presse, dans sa presque intégralité est à sa dévotion, les économistes et la plupart des journalistes se sont mués en troubadours et  hérauts de son dogme.

Elle aime les experts conformistes, sans imagination, êtres falots et médiocres qui trouvent leur maigre intérêt médiatique dans un monde aseptisé. La notoriété conduit à la richesse et Tina connait les faiblesses et la prétention inouïe de ses thuriféraires.

Tina est la reine du Monde.

Mais la coquine possède deux failles : la vieillesse et la maladie. Des chancres purulents apparaissent sur son corps et malgré les replâtrages, les médecins ne parviennent pas à réparer les outrages du temps et du mal. Des voix prudentes s'élèvent contre sa mainmise mais l'élite qui a tout à perdre de la destruction de l'image de son idole maintient coûte que coûte sa légende et sa pression.

Si notre égérie disparaissait, elle entraînerait l'élite mondialisée dans sa chute

Pour les oligarchies et les ploutocraties mondiales, il faut absolument sauver TINA...



TINA, vous l'avez bien compris, est l'abréviation de There Is No Alternative. C'est un dogme qui cherche à signifier qu'il n'existe aucune autre possibilité économique que le système dans lequel nous sommes plongés. Les grandes écoles, les universités comme les établissements professionnels, les médias, sont abreuvées par cette croyance qui semble devenue une véritable religion au sein de la population.

"Il n'existe pas d'alternative." disent-ils

Les apostats sont roulés dans la boue, moqués, ridiculisés par de petits économistes étroits et d'un conformisme niais. La plupart des médias sont fermés aux propositions originales.

Sauf Internet.

Brûlons sur l'autel de l'intelligence, du sens commun et de l'imagination cette hydre visqueuse et académique qui veut détruire notre espoir d'un monde plus juste, égalitaire et fraternel...




Amis lectrices et lecteurs, découvrez de nouveaux talents.

Je vous embrasse et à après !


mercredi 8 septembre 2010

Quand papy Rocard fait dans la sénescence.

 Une déclaration de ce pauvre Michel Rocard devant les membres du MEDEF m'a littéralement anéanti.

 Charles de Gaulle confiait sa peur de prendre de l'âge à cause de tous les aléas qui en découlaient. "La vieillesse est un naufrage" écrivait-il dans ses mémoire à propos de l'attitude d'un Pétain affaibli, en 1940...

Le général était d'autant plus visionnaire et lucide qu'il n'avait pas encore eu le loisir d'observer le degré de sénescence de Michel Rocard, renégat et imposteur de gauche, passé avec armes et bagages dans le camp adverse le plus réactionnaire.


Décidément, mes amis, les socialistes ou sociaux démocrates européens vieillissent bien mal ! Après un Blair qui palpe 185.000 € par conférence auprès de grossiums du golfe ou de chefs d'entreprise désœuvrés. Un Schröder employé de luxe chez Gazprom, un Strauss-Kahn à la tête du FMI, un Lamy qui campe à l'OMC, on se demande bien ce que ces braves dirigeants de gauche vont trouver comme futurs emplois s'ils avaient la malchance de perdre les élections de 2012.

Je verrai bien Moscovici, comme maître d'hôtel chez Rothschild, Cambadélis, secrétaire particulier d'Arnault, Hollande conseiller fiscal à la Barclay's bank et Fabius, antiquaire ou expert dans l'évaluation des œuvres d'art - Ah, merde ! Il l'est déjà ? Tant pis.

Ces socialistes là ne me font pas bander...

Quant à Rocard... Je ne sais plus où le placer. Descente de lit de Carla Sarkozy ? Serpillère ? Sans être trop cruel, vu la manière dont il sucre des fraises et la difficulté qu'il éprouve à essayer d'endiguer les tremblements incoercibles de ses membres, je le mettrai bien dans un champ comme épouvantail.

Lectrices et lecteurs, si je me montre si méchant envers cet homme qui renie, jour après jour, toutes ses convictions, c'est parce que la fin de sa vie frise l'incohérence intellectuelle.

Pourtant créateur éclairé du RMI, sauveur d'une situation explosive en Nouvelle Calédonie, notre homme ; ancien théoricien du PSU, groupuscule très à gauche d'une époque révolue, partisan déterminé des luttes pour l'auto-gestion à l'intérieur des entreprises ; ose collaborer avec le MEDEF. Le patronat français étant le plus sectaire et le plus idéologiquement éloigné des combats d'un homme qui se revendique de gauche.


 Prétendre que :
"seuls les patrons auraient la connaissance suffisante du monde extérieur pour inspirer de leur expérience les autorités politiques"
est une galéjade de mauvais goût, une connerie de plus, édictée sentencieusement devant un auditoire aux anges qui n'en demandait pas tant !

Michel Rocard, vous nous faites honte !

Votre exemple montre combien, la notoriété, les ors et les honneurs du pouvoir ont pervertis tous les idéaux dont beaucoup d'entre nous étaient pétris. Vous êtes devenus le pauvre fanfaron, héraut tremblotant et s'exprimant par borborygmes, d'une ploutocratie rétrograde triomphante. Peut-on exclusivement mettre ces revirements sur le compte de la sénilité ? Sûrement pas. L'idéologie libérale vous a contaminé, comme elle a fini par corrompre les 2/3 des cadres du parti socialiste, incapables de raisonner un peu hors des clous.



Vous pensez détenir la vérité en vous montrant réaliste. Vous n'avez plus d'idéal, plus de vision, vous êtes devenu un petit gestionnaire étriqué qui cherche à exister malgré le poids des ans alors que l'imagination qui faisait  votre originalité et votre créativité a disparu depuis longtemps.


Pourquoi la vieillesse incline t-elle tant aux reniements ?

Le président Nicolas Sarkozy, vous avait confié une mission pour devenir ambassadeur de France chargé des négociations internationales relatives aux pôles Arctique et Antarctique. Je crois que pour une fois, le chef de l'État a vu juste :  seuls les pingouins, les phoques et les ours blancs seraient susceptibles de vous prendre au sérieux...

À après !