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mardi 8 mars 2016

Demain au menu : filets de Macron accompagnés de leur soupe à la grimace.


Amies, amis, amigo, friends, amici, freunds,

J'ai compris en lisant certains commentaires sur Twitter combien l'esprit caustique manquait aux justes combats de la gauche archaïque à laquelle je m'enorgueillis d'appartenir.

Bon, admettons que j'adore jouer au prétentieux pour faire grincer les dents des grincheux...

Aussi, sortant de ma douce torpeur, je jaillis tel un diable à ressort de sa boite en bakélite, voire comme une génération spontanée de milliers de Gremlins aspergés par les innombrables pluies franciliennes.

Cessons le cabotinage stérile et attaquons-nous à la nouvelle star et bellâtre du libéralisme franchouillard ultra moderne, j'ai nommé la poupée gigogne Emmanuel Macron !

Ce montage est certes hideux mais tellement empreint de lucidité modeste.


D'abord, certains se demandent avec raison, pourquoi je qualifie ce brave homme de poupée gigogne ? Et bien parce que ce garçon qui semble bien élevé est si creux qu'il recèle à l'intérieur de son apparence, d'autres poupées cachées bien moins affriolantes et sexy.

Lorsque vous ouvrez la première poupée, vous découvrez d'abord un vilain petit bonhomme qui a promis monts et merveilles à un peuple crédule qui lui fera payer cher sa duplicité en 2017.

Lorsque vous démontez la troisième poupée, apparait un Pierre Gattaz grimaçant, le président du MEDEF avec son célèbre badge jaune.

Dans la 4ème figurine, se terre la presse libérale, c'est à dire 95 % des grands propriétaires qui font la pluie et le beau temps dans ce pays.

Puis, plus vous démontez de poupées, plus les représentations apparaissent affreuses et manipulatrices.
 Parce que le dernier poupon est en réalité l'âme du projet, son cerveau et son inspiratrice. Le reste n'est qu'armures et déguisements. 
Emmanuel Macron n'est que le costume de scène de notre ennemie depuis Le Bourget en  2012.

J'ai nommé la Finance internationale ou si vous préférez, ceux qui détiennent financièrement les cordons de la bourse, les lobbies, les liquidités pour gagner les campagnes électorales, l'argent qui achète des votes et des individus, le fric qui corrompt, quoi !

Cet implacable adversaire que notre héroïque candidat, la voix chevrotante devant l'ampleur de la tâche, promettait de terrasser devant une foule socialiste en transe extatique. 
Fin du jeu.



La nouvelle loi sur le travail que défend cette gauche prétendument moderne, celle qui réclame davantage de "flexi-sécurité", sorte de barbarisme nauséabond pour faire passer les licenciements plus facilement et embaucher au prix que fixera le marché -rémunération d'autant plus basse que le nombre de chômeurs sera élevé- afin d'atteindre, selon elle, une économie semblable à nos voisins pourtant bien mal en point malgré leurs stratagèmes.

Cette liberté totale qu'exigent à cors et à cris les ultra-libéraux conduit donc à augmenter les profits en licenciant et en embauchant aux plus faibles salaires possibles vu le nombre de candidats disponibles sur le marché du travail.



Dans l'absolu, pour les entrepreneurs libéraux, le comble de la liberté économique pourrait se réduire à une sorte de retour à l'esclavage ou à la régression vers les journaliers payés à la tâche comme au 19ème siècle. Citons le statut d'autoentrepreneur où le salarié paye ses charges -forge ses propres chaînes, j'allais dire- nouveau piège à cons du 21ème siècle...

Le futur autoentrepreneur accumulera les inconvénients du salariat précaire avec la nécessité de payer toutes ses cotisations sociales autrefois partagées avec son patron. Inutile de vous dire qu'il ne faudra pas trop compter sur une pension de retraite décente pour ses vieux jours !

Soyez votre propre patron, vous serinent-ils ! N'en faites rien, vous le regretterez !

Pour terminer, je vous déconseille fortement de goûter aux filets de Macron avec sa soupe à la grimace.

C'est une purge indigeste. Un brouet infâme.

Et puis le 9 mars, pour ceux qui le peuvent, participer à la manifestation contre la loi sur le travail montrera aux gouvernants, selon la réussite ou l'échec, votre volonté de faire face ou démissionner de vos responsabilités. 
Cette démonstration sera sans doute la dernière occasion de prouver à ces gens qui nous gouvernent tout en nous méprisant, tout le bien qu'on on pense du monde abject qu'ils nous imposent jour après jour.

Les présidentielles de 2017 seront une farce pseudo démocratique tronquée où il nous faudra choisir au second tour entre la peste, le choléra ou la variole. Je choisirai sans hésiter la pêche aux gardons.

Contrairement à ceux qui parlent de modernité de de réformes alors qu'il s'agit évidemment du retour masqué du capitalisme de grand-papa, il est de notre devoir de résister à une aspiration vers les bondes de la précarité et de la pauvreté.

Question de dignité. Si ce mot a encore un sens pour vous...

N'étant qu'un vulgaire bateleur de foire sans culture ni connaissances, je me permets de vous signaler un papier solidement argumenté sur le monde merveilleux que le gendre idéal, E Macron prépare à vos enfants. Vous me remercierez de vous avoir averti.
Dans 10 ans lorsqu'il sera trop tard. 

On peut être con et visionnaire. 

Pour vous servir. 

Je vous embrasse parce que vous êtes (difficilement) parvenu à cette dernière ligne et avouez que ce n'est pas un mince exploit.

Poil au doigt.
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mardi 1 octobre 2013

Les pantalonnades de monsieur Libéral, maître manipulateur de génie.

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Mes chers amis.

J'avoue. Contrit, la tête recouverte d'une  couronne de ronces et le cou paré d'un collier d'orties : je travaille le dimanche... À mon compte. Ouch !

Parce que sur les marchés, le dimanche est notre meilleur jour de la semaine étant donné que peu de magasins ouvrent leurs portes.

Aussi la gauche prolétarienne pure et dure me fuit-elle comme la peste. Je conçois combien elle a raison : je n'expierai jamais un tel péché...
 

Ceci étant posé, je vais vous raconter une de ces belles histoires de libéraux qui finissent par de nombreux maux, en généraux; [au passage, admirez la rime riche et la musicalité de cette phrase bancale].

Alekseï Grigorievitch Stakhanov 1905-1977, le Stalinien préféré de monsieur Libéral.

Un jour d'automne, Monsieur Libéral décida de porter un coup fatal à une législation jugée laxiste qui ne convenait guère à sa vision stakhanoviste du travail. En effet, Monsieur Libéral qui crachait tout son fiel sur les dogmes staliniens, enviait toutefois l'organisation ouvrière du petit père des peuples qui avait réussi, à force de persuasion, à pousser les masses à une hyper productivité  pour le plus grand profit du régime.


Et pendant ce temps les mini miss de 5 à 12 ans manifestaient avec bravoure devant un service d'ordre inhumain   leur hostilité à cette loi liberticide mis en place par la dictature socialiste, qui interdisait l'organisation de concours de beauté pour petites filles...


Amphora, un magasin de produits de beauté se lança dans cette campagne parfaitement orchestrée et envoya quelques employés triés sur le volet s'exprimer dans les médias complaisants puisque presque tous les organes de presse étaient favorables, au nom d'une certaine conception commerciale de la libertééééé -celle de l'éléphant libre dans le magasin de porcelaine libre ouvert le dimanche- du travail des gueux.

Au nom du droit de ces pauvres employés à gagner plus grâce au labeur du dimanche et accessoirement d'engranger des bénéfices supplémentaires.

Du gagnant-gagnant aurait glapi la madone du patronat délocalisé, Sophie de Menthon !

Aussitôt, selon une organisation bien huilée, des associations de bricoleurs et des vendeurs de magasins de bricolage exigèrent; arguant du fait que les jardineries ouvraient le dimanche et vendaient des outils et profitant en outre de la logistique des patrons de ces succursales multinationales; l'ouverture le dimanche au nom de la sacro-sainte libertééééé du travail et du commerce.

Tout ces mouvements étant bien entendu aussi spontanés qu'un rayon de soleil à Charleville-Mézières le jour de la Toussaint.


Et pendant ce temps les mini miss de 12 ans manifestaient avec bravoure devant un service d'ordre inhumain  leur hostilité à cette loi liberticide mis en place par la dictature socialiste, qui interdisait l'organisation de concours de beauté pour petites filles...


Je ne vais pas m'appesantir sur les déroulements suivants  : les enseignes de bricolage vendant des télés, les magasins spécialisés en électroménagers réclamèrent leur dû, suivis par les grandes succursales généralistes qui vendaient aussi des produits blancs et bruns, puis les alimentaires suivirent par obligation pour éviter la concurrence déloyale. Jusqu'à ce que tous ces distributeurs ouvrent le dimanche dont beaucoup pour éviter de perdre des parts de marché.

On devait acheter des clous et une perceuse le dimanche et on se retrouva avec bonheur à déguster des raviolis en conserve à la viande de cheval achetés le jour même ! Quel progrès !
La Une de Charlie Hebdo


Et puis un jour d'automne, Monsieur Libéral décida de porter un coup fatal à une législation jugée laxiste qui ne convenait guère à sa vision stakhanoviste du travail. Il décida d'ouvrir jusqu'à une heure du matin, au nom de la libertééééé du travail... Je vous laisse imaginer la suite.


Et pendant ce temps les mini miss de 5 à 12 ans manifestaient avec bravoure devant un service d'ordre inhumain  leur hostilité à cette loi liberticide mis en place par la dictature socialiste, qui interdisait l'organisation de concours de beauté pour petites filles...



Conclusion :

- Si tout le monde ouvre le dimanche, les parts de marché ne changeront pas significativement entre les concurrents puisque le pouvoir d'achat restera équivalent et chaque enseigne restera sur ses positions.

- Les frais variables, salaires du dimanche, électricité, entretien augmenteront d'environ 15 % par mois et devront être répercutés sur les prix de vente.

- Disparition programmée de tous les commerces de proximité et dilution des petits marchés. La concurrence vis à vis des grands groupes étant intenable. Je parle par expérience.

- Destruction d'un certain art de vivre, de la vie culturelle, sportive et associative.

- Désertification des commerces de centre ville.

- Transformation du citoyen en une sorte de client-consommateur hyper matérialiste avec toutes les répercussions de délitement social, moral et intellectuel.

Bref ! Une société idéale dont rêve monsieur Libéral qui dispose de tous ses médias et journalistes à sa botte pour vous conduire gentiment à l'abattoir après une vie médiocre passée à turbiner pour le plus grand profit de ceux qui vous suggèrent un chemin peu exaltant dont chacun sent bien qu'il finit en impasse...

Après tout, les copines et les copains, c'est vous qui voyez ! Je vous bise.



Et pendant ce temps les mini miss de 5 à 12 ans manifestaient avec bravoure devant un service d'ordre inhumain  leur hostilité à cette loi liberticide mis en place par la dictature socialiste, qui interdisait l'organisation de concours de beauté pour petites filles...
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mercredi 24 avril 2013

Le miroir aux retraites. Bienvenue en l'an 2025.

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Bonjour.
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Je m'appelle Benoît, j'ai 74 ans passés, je suis plombier et nous sommes aujourd'hui le vendredi 11 juillet 2025. J'ai  eu l'honneur d'inviter les membres de mon entreprise, au pot de départ à la retraite.
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Mon patron depuis 40 ans, Monsieur Lucien, dit le déboucheur des Lilas (Seine Saint Denis), m'a offert comme cadeau, un superbe déambulateur qui aidera à me déplacer. Mes collègues de travail se sont cotisés, quant à eux, pour m'offrir une séance d'une semaine dans un centre de thalassothérapie à Binic : une cure consacrée au soulagement des douleurs dues à l'arthrose...
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Quelle émotion, mes amis !
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Mais ce fut pas tout ! 

Le déambulateur : un marché d'avenir en pleine expansion...


Tenez vous bien : un membre du Ministère du Travail des Aînés accompagné d'une huile du Medef s'étaient personnellement déplacés pour me décerner la Médaille de vermeil récompensant une activité professionnelle exercée pendant plus de 60 ans ! J'en ai encore les larmes aux yeux !

Sans oublier la visite surprise de  Monsieur Gérard, appareil photo en bandoulière, membre du bureau de ma section UMP de Vélizy, m'apportant 3 bouteilles de bon vin chinois !
Vous imaginez ma joie et ma fierté.
Et celle de Bernadette, mon épouse. Sans oublier Kiki, mon caniche nain, fier comme un ortolan !
J'admets sans honte avoir sangloté comme un gosse. Il faut avoir bossé 60 ans sans discontinuer pour comprendre !
 
Et puis est venu le moment de mon discours. La voix étranglée par le trac, j'ai d'abord remercié Monsieur Lucien, un patron au grand coeur, qui, à l'occasion de mes 65 ans n'a pas hésité à adapter des bretelles à mon poste à soudure afin que je grimpe les étages plus aisément. Puis dans un élan de bonté qui l'honore, il a de surcroît commandé des harnais sur mesure pour faciliter le transport des sacs de plâtres.  Et cerise sur le gâteau, vu mes handicaps, il m'a permis de travailler le samedi pour terminer mes ouvrages !

Ces gestes simples et désintéressés m'ont profondément touché : je lui en serai toujours reconnaissant. Il montre en tout cas que tous les patrons ne sont pas ces négriers que les ultra-gauchistes nous dépeignent !

Puis j'ai évoqué les instigateurs généreux de la réforme des retraites et chaleureusement félicité les gouvernements successifs, qui, sous la poigne sévère mais juste de Messieurs Sarkozy, Hollande et Valls, notre nouveau président du MPS (mouvement populaire socialiste), ont su prendre à bras le corps et sans équivoque, ce problème crucial... 

À ce moment du discours j'ai cru entendre quelques quolibets et moqueries de collègues du Parti de Gauche et autres mauvais esprits communistes toujours prêts à se rebeller pour travailler le moins possible. Toutefois, intraitable comme notre président , j'ai méprisé ces manifestations conservatrices d'un autre âge.
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Je ne sais ce qu'il m'a pris ; j'ai été soudain secoué par une terrible quinte de toux qui a duré 2 bonnes minutes. Mon  médecin, un gauchiste du parti de Borloo, avait assuré que mes poumons ressemblaient à une éponge passée dans un bain d'acide sulfurique du fait de l'absorption de vapeurs toxiques dues au chalumeau. Mais Monsieur Lucien, grâce à un rapport irréfutable du Medef, m'avait persuadé du contraire. Essoufflé, je dus réclamer un siège avant de me trouver mal, victime d'un léger évanouissement.
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Je revins à moi 5 minutes plus tard, pour poursuivre  courageusement mon discours sous les ricanements  de la racaille trotskiste, l'admiration bruyante de messieurs Lucien et Gérard et sous les aboiements et les applaudissements de Bernadette et Kiki.
  
À ce moment, devant la jalousie exacerbée et la mauvaise foi de certains, j'avoue avoir eu mal à la France.

Des tremblements incoercibles agitant mes mains m’obligèrent à abréger mon speech.
Et ce fut couché sur une civière que je reçus cette médaille si convoitée des mains d'un délégué du Ministère du Travail des Aînés.
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Ce fut le plus beau jour de ma vie.
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Ce fut aussi son dernier car le soir même, Bernadette sa femme, Kiki son fidèle caniche nain, ses deux enfants Cédric et Guillaume et ses 9 petits enfants eurent l'extrême douleur de vous faire part du décès de Benoît, mort à 74 ans au champ du labeur...


Amies et amis, vive la retraite à 67 ans, puis 70 ans et enfin à 74 ans pour le bien de l'économie et des équilibres financiers si nécessaires au bonheur et à la perpétuation de l'espèce humaine, qu'ils disent !
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La mort et la déchéance sont indubitablement au bout de cette réforme qui résoudra au moins un problème majeur : celui de l'euthanasie puisque dans le but de supprimer la charge des retraites, il suffira de nous faire travailler jusqu'à ce que mort s'ensuive !
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Bon courage et à bientôt !
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mercredi 13 octobre 2010

En ces jours difficiles, rendons un vibrant hommage au patronat français. [Gag]

Amis du MEDEF,

C'est avec une émotion particulière, des sanglots dans la voix que je tiens à remercier tous vos cadres dirigeants  depuis une quinzaine d'années, notamment Laurence Parisot et  Ernest Antoine Seillère.



Grâce leur soit rendue : le consensus social impossible à atteindre par les syndicats ouvriers depuis plus de 60 ans est en train de se réaliser sous nos yeux  par l'inaction salutaire d'un patronat  dont la médiocrité n'a d'égale que son égoïsme frileux.

Oui. Merci au patronat :


- pour avoir radicalement dégoûté vos employés, du travail à cause de salaires médiocres et de conditions de travail ignominieuses.


- pour vos délocalisations sans état d'âme afin d'accumuler toujours davantage de profit.


- pour la démonstration de l'absence de solidarité nationale dont vous faîtes preuve.


- de refuser le dialogue social.


- de nous considérer comme des outils de production dont on repousse chaque fois un peu plus la durée d'usage afin de nous rentabiliser au maximum.


- d'avoir transformé  mes amis réacs les plus proches de vos thèses libérales, en farouches défenseurs de la retraite à 60 ans.


- d'avoir réalisé la presque unanimité contre votre mainmise sur la politique "sociale" du gouvernement.

- de votre immoralité, de vos certitudes, de votre mépris.


- d'avoir d'ores et déjà fait perdre Nicolas Sarkozy en 2012.


Grâce à toutes ces raisons, vous œuvrez davantage pour le succès des idées de gauche dans les esprits de nos concitoyens que tous les combats des syndicats réunis.

Votre absence de lucidité, votre raideur, votre entêtement, votre rigidité idéologique sont parvenues à rassembler pratiquement toutes les catégories sociales contre vous et le gouvernement que vous soutenez comme la corde soutient le pendu.



Il me serait bien ingrat de ne pas féliciter la buse que vous avez mise à votre tête et les courges qui l'accompagnent.

Autrefois, il se disait que la France avait la droite le plus bête du monde, puis, depuis quelques années, la gauche la plus stupide. Je serai bien incapable d'en vérifier le fondement.

Mais...

Il est un fait indiscutable : nous autres, Français,  possédons probablement le syndicat patronal le plus réactionnaire, le plus borné et le plus inepte du monde occidental.


Merci à vous, le MEDEF. Surtout, continuez sur cette ligne : on compte sur vous !

Sûr que pour sauver votre égérie, Nicolas Sarkozy, vous devrez raquer un maximum pour rattraper son impopularité et payer les factures de sa future propagande, j'espère qu'il  reste suffisamment d'oseille dans les caisses noires de l'IUMM, sinon vous pourrez toujours compter sur Mamie Zinzin et sur tous les millionnaires qui parsèment notre glorieuse nation en crise...


L'occasion est belle pour saluer ici l'ami TGB (clic), qui a rédigé hier un excellent billet.



Lectrices et lecteurs de tous horizons, à après !

mercredi 8 septembre 2010

Quand papy Rocard fait dans la sénescence.

 Une déclaration de ce pauvre Michel Rocard devant les membres du MEDEF m'a littéralement anéanti.

 Charles de Gaulle confiait sa peur de prendre de l'âge à cause de tous les aléas qui en découlaient. "La vieillesse est un naufrage" écrivait-il dans ses mémoire à propos de l'attitude d'un Pétain affaibli, en 1940...

Le général était d'autant plus visionnaire et lucide qu'il n'avait pas encore eu le loisir d'observer le degré de sénescence de Michel Rocard, renégat et imposteur de gauche, passé avec armes et bagages dans le camp adverse le plus réactionnaire.


Décidément, mes amis, les socialistes ou sociaux démocrates européens vieillissent bien mal ! Après un Blair qui palpe 185.000 € par conférence auprès de grossiums du golfe ou de chefs d'entreprise désœuvrés. Un Schröder employé de luxe chez Gazprom, un Strauss-Kahn à la tête du FMI, un Lamy qui campe à l'OMC, on se demande bien ce que ces braves dirigeants de gauche vont trouver comme futurs emplois s'ils avaient la malchance de perdre les élections de 2012.

Je verrai bien Moscovici, comme maître d'hôtel chez Rothschild, Cambadélis, secrétaire particulier d'Arnault, Hollande conseiller fiscal à la Barclay's bank et Fabius, antiquaire ou expert dans l'évaluation des œuvres d'art - Ah, merde ! Il l'est déjà ? Tant pis.

Ces socialistes là ne me font pas bander...

Quant à Rocard... Je ne sais plus où le placer. Descente de lit de Carla Sarkozy ? Serpillère ? Sans être trop cruel, vu la manière dont il sucre des fraises et la difficulté qu'il éprouve à essayer d'endiguer les tremblements incoercibles de ses membres, je le mettrai bien dans un champ comme épouvantail.

Lectrices et lecteurs, si je me montre si méchant envers cet homme qui renie, jour après jour, toutes ses convictions, c'est parce que la fin de sa vie frise l'incohérence intellectuelle.

Pourtant créateur éclairé du RMI, sauveur d'une situation explosive en Nouvelle Calédonie, notre homme ; ancien théoricien du PSU, groupuscule très à gauche d'une époque révolue, partisan déterminé des luttes pour l'auto-gestion à l'intérieur des entreprises ; ose collaborer avec le MEDEF. Le patronat français étant le plus sectaire et le plus idéologiquement éloigné des combats d'un homme qui se revendique de gauche.


 Prétendre que :
"seuls les patrons auraient la connaissance suffisante du monde extérieur pour inspirer de leur expérience les autorités politiques"
est une galéjade de mauvais goût, une connerie de plus, édictée sentencieusement devant un auditoire aux anges qui n'en demandait pas tant !

Michel Rocard, vous nous faites honte !

Votre exemple montre combien, la notoriété, les ors et les honneurs du pouvoir ont pervertis tous les idéaux dont beaucoup d'entre nous étaient pétris. Vous êtes devenus le pauvre fanfaron, héraut tremblotant et s'exprimant par borborygmes, d'une ploutocratie rétrograde triomphante. Peut-on exclusivement mettre ces revirements sur le compte de la sénilité ? Sûrement pas. L'idéologie libérale vous a contaminé, comme elle a fini par corrompre les 2/3 des cadres du parti socialiste, incapables de raisonner un peu hors des clous.



Vous pensez détenir la vérité en vous montrant réaliste. Vous n'avez plus d'idéal, plus de vision, vous êtes devenu un petit gestionnaire étriqué qui cherche à exister malgré le poids des ans alors que l'imagination qui faisait  votre originalité et votre créativité a disparu depuis longtemps.


Pourquoi la vieillesse incline t-elle tant aux reniements ?

Le président Nicolas Sarkozy, vous avait confié une mission pour devenir ambassadeur de France chargé des négociations internationales relatives aux pôles Arctique et Antarctique. Je crois que pour une fois, le chef de l'État a vu juste :  seuls les pingouins, les phoques et les ours blancs seraient susceptibles de vous prendre au sérieux...

À après !

lundi 6 septembre 2010

Éloge du savantissime Claude Allègre, l'hallucinant visionnaire du 21ème siècle.

C'en est assez !

Mes amis, il est de mon devoir de défendre, l'homme de science français que le monde entier nous envie : j'ai nommé l'inénarrable professeur Claude Allègre, un mammouth d'humilité, un astre solaire de capacités intellectuelles et un trou noir de la culture scientifique.

Bénéficiant de l'immense privilège d'être abonné à Médiapart,  j'ai lu attentivement un article de Jade Lindgaard  intitulé :  Pour Claude Allègre," le problème du climat se réglera tout seul."


Jeune et déjà un physique de génie universel !


Attaqué de toutes parts, cet homme illustre a pour seul tort, le fait d'avoir raison avant tout le monde !
La plèbe est ingrate et cruelle, c'est même à cela qu'on la reconnait...

Le populisme, que pourfendent de concert, intellectuels de gauche et élite de droite, main dans la main,secrètement unis pour sauvegarder les privilèges culturels dont ils se sentent indiscutablement les dépositaires, fait des ravages sur Internet. Les idées extravagantes de la populace gagnent sans cesse du terrain et il est plus que temps d'en finir avec ce terrorisme poujadiste.

Voulez vous savoir pourquoi cette phrase géniale qui restera gravée dans les annales de l'Humanité est si pertinente ?

La réponse est pourtant simple : parce que tôt ou tard, la Terre disparaîtra de l'Univers, que ce soit dans dix ans, un siècle ou dans 15 milliard d'années, sa fin est programmée.

Par conséquent, suivez le raisonnement d'une insoutenable subtilité émis par notre grand homme, comme il n'y aura plus de planète Terre, le problèmes de climat se réglera tout seul !

Capito ?

Mais notre génie a été beaucoup plus loin dans sa subtile réflexion : en admettant qu'il reste encore une planète Terre mais qu'elle soit débarrassée de ses êtres vivants disparus dans d'atroces convulsions, il y aura encore moins de problèmes puisque personne ne sera plus là pour supporter ces problèmes de climat !

CE QU'IL FALLAIT DÉMONTRER !

Élémentaire mes chers amis ! Quel personnage lumineux, cet Allègre !



Quoi qu'on fasse, à terme notre futur Nobel aura toujours raison !

Ça vous en bouche un coin, hein ? Bande de khmers verts ! Empêtrés du bulbe ! Décroissants surgelés ! Gazonneux maudits ! Écolos de pacotille !

Vous aimeriez disposer du dixième de l'intelligence de notre Docteur Claude, hein ? Hélas pour vous...


 Très peu de personnalités possèdent les capacités nécessaires pour s'exprimer devant les hautes instances du MEDEF, représentées par l'élite économique et financière de la Nation béate devant tant de superbe !

Vous vous voyez prôner les bienfaits de la diffusion des gaz à effet de serre, les avantages de la prolifération des centrales nucléaire, l'intérêt da la multiplication des rejets toxiques, le profit de l'aspersion des pesticides, le bonheur de favoriser l'abondance des OGM, le privilège des fumées d'usines sur nos bronches devant des gabarits intellectuels du calibre de Mesdames Bettencourt et Parisot, de Messieurs Serge Dassault, Lagardère, Seillères ? 

Et j'en oublie de beaucoup plus fûtés !

N'importe quel imbécile peu observer combien l'atmosphère des villes fleure bon l'air du grand large !

Alléluia ! La pollution est une bénédiction du progrès et Claude Allègre est son prophète !

Le fait que notre héros fusse de surcroît de gauche nous rend forcément euphoriques : ceux qui insinuent que les intellos de gauche sont de véritables boulets pour leur camp en sont pour leurs frais !

Il suffirait pourtant que notre expert mondial, Docteur honoris cosa nostra, soit attiré par les sirènes sarkozistes dont on connait la culture, le désintéressement et la compétence économique pour que les perspectives des présidentielles de 2012 basculent et que l'espoir change de camp.

Mon dieu, que les épisodes de la vie politique et culturelle de notre pays sont palpitants !


Je ne sais si vous saisissez la chance que vous avez de lire un analyste aussi perspicace que votre serviteur ? J'en doute...

Lectrices et Lecteurs, merci d'être restés jusqu'au digestif !

À après.



cui cui fit l'oiseau, intellophile à plomb.