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mercredi 24 avril 2013

Le miroir aux retraites. Bienvenue en l'an 2025.

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Bonjour.
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Je m'appelle Benoît, j'ai 74 ans passés, je suis plombier et nous sommes aujourd'hui le vendredi 11 juillet 2025. J'ai  eu l'honneur d'inviter les membres de mon entreprise, au pot de départ à la retraite.
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Mon patron depuis 40 ans, Monsieur Lucien, dit le déboucheur des Lilas (Seine Saint Denis), m'a offert comme cadeau, un superbe déambulateur qui aidera à me déplacer. Mes collègues de travail se sont cotisés, quant à eux, pour m'offrir une séance d'une semaine dans un centre de thalassothérapie à Binic : une cure consacrée au soulagement des douleurs dues à l'arthrose...
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Quelle émotion, mes amis !
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Mais ce fut pas tout ! 

Le déambulateur : un marché d'avenir en pleine expansion...


Tenez vous bien : un membre du Ministère du Travail des Aînés accompagné d'une huile du Medef s'étaient personnellement déplacés pour me décerner la Médaille de vermeil récompensant une activité professionnelle exercée pendant plus de 60 ans ! J'en ai encore les larmes aux yeux !

Sans oublier la visite surprise de  Monsieur Gérard, appareil photo en bandoulière, membre du bureau de ma section UMP de Vélizy, m'apportant 3 bouteilles de bon vin chinois !
Vous imaginez ma joie et ma fierté.
Et celle de Bernadette, mon épouse. Sans oublier Kiki, mon caniche nain, fier comme un ortolan !
J'admets sans honte avoir sangloté comme un gosse. Il faut avoir bossé 60 ans sans discontinuer pour comprendre !
 
Et puis est venu le moment de mon discours. La voix étranglée par le trac, j'ai d'abord remercié Monsieur Lucien, un patron au grand coeur, qui, à l'occasion de mes 65 ans n'a pas hésité à adapter des bretelles à mon poste à soudure afin que je grimpe les étages plus aisément. Puis dans un élan de bonté qui l'honore, il a de surcroît commandé des harnais sur mesure pour faciliter le transport des sacs de plâtres.  Et cerise sur le gâteau, vu mes handicaps, il m'a permis de travailler le samedi pour terminer mes ouvrages !

Ces gestes simples et désintéressés m'ont profondément touché : je lui en serai toujours reconnaissant. Il montre en tout cas que tous les patrons ne sont pas ces négriers que les ultra-gauchistes nous dépeignent !

Puis j'ai évoqué les instigateurs généreux de la réforme des retraites et chaleureusement félicité les gouvernements successifs, qui, sous la poigne sévère mais juste de Messieurs Sarkozy, Hollande et Valls, notre nouveau président du MPS (mouvement populaire socialiste), ont su prendre à bras le corps et sans équivoque, ce problème crucial... 

À ce moment du discours j'ai cru entendre quelques quolibets et moqueries de collègues du Parti de Gauche et autres mauvais esprits communistes toujours prêts à se rebeller pour travailler le moins possible. Toutefois, intraitable comme notre président , j'ai méprisé ces manifestations conservatrices d'un autre âge.
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Je ne sais ce qu'il m'a pris ; j'ai été soudain secoué par une terrible quinte de toux qui a duré 2 bonnes minutes. Mon  médecin, un gauchiste du parti de Borloo, avait assuré que mes poumons ressemblaient à une éponge passée dans un bain d'acide sulfurique du fait de l'absorption de vapeurs toxiques dues au chalumeau. Mais Monsieur Lucien, grâce à un rapport irréfutable du Medef, m'avait persuadé du contraire. Essoufflé, je dus réclamer un siège avant de me trouver mal, victime d'un léger évanouissement.
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Je revins à moi 5 minutes plus tard, pour poursuivre  courageusement mon discours sous les ricanements  de la racaille trotskiste, l'admiration bruyante de messieurs Lucien et Gérard et sous les aboiements et les applaudissements de Bernadette et Kiki.
  
À ce moment, devant la jalousie exacerbée et la mauvaise foi de certains, j'avoue avoir eu mal à la France.

Des tremblements incoercibles agitant mes mains m’obligèrent à abréger mon speech.
Et ce fut couché sur une civière que je reçus cette médaille si convoitée des mains d'un délégué du Ministère du Travail des Aînés.
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Ce fut le plus beau jour de ma vie.
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Ce fut aussi son dernier car le soir même, Bernadette sa femme, Kiki son fidèle caniche nain, ses deux enfants Cédric et Guillaume et ses 9 petits enfants eurent l'extrême douleur de vous faire part du décès de Benoît, mort à 74 ans au champ du labeur...


Amies et amis, vive la retraite à 67 ans, puis 70 ans et enfin à 74 ans pour le bien de l'économie et des équilibres financiers si nécessaires au bonheur et à la perpétuation de l'espèce humaine, qu'ils disent !
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La mort et la déchéance sont indubitablement au bout de cette réforme qui résoudra au moins un problème majeur : celui de l'euthanasie puisque dans le but de supprimer la charge des retraites, il suffira de nous faire travailler jusqu'à ce que mort s'ensuive !
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Bon courage et à bientôt !
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mardi 2 novembre 2010

L'accessoire indispensable pour jouir pleinement de votre retraite à 67 ans ou plus.



Cet agréable abri individuel est conçu pour les travailleurs de 67 ans et plus, ayant exercé durant leur vie de labeur une activité en plein air, ou ayant travaillé sur des chantiers nécessitant de gros efforts physiques, ou ayant pratiqué des métiers pénibles ou  ayant été victimes d'un environnement pollué.


Ce joli refuge en chêne massif, conforme aux dernières normes écologiques, est destiné aux futurs retraités touchant une pension dérisoire, ne disposant pas des moyens de cotiser à une mutuelle et ne bénéficiant pas des sommes nécessaires pour se soigner.



Merci Mesdames et Messieurs les Sénateurs.

Merci Mesdames et Messieurs les Députés.

Merci Mesdames et Messieurs les Ministres.

Merci Monsieur le Président.



Aujourd'hui, jour des Morts, une pensée reconnaissante à nos dirigeants qui nous veulent tant de bien.






À après.

lundi 25 octobre 2010

Hello Dolly , welcome to your 62 million cloned compatriots !

Cette satire n'est pas anglophobe, il s'agit juste d'un humour français de mauvais goût.

Précision : Dolly fut la première brebis clonée en 1996 par des chercheurs Écossais





Exploit scientifique : Sir David 

Cameron est parvenu à greffer un  

cerveau de la brebis clonée Dolly  sur  

chaque sujet Britannique. Nicolas   

Sarkozy se déclare intéressé par le 

brevet.


David William Donald Cameron, 1er Ministre de Grande Bretagne s'entretenant avec un sujet de sa gracieuse Majesté


Photo choisies par Étienne Courgeotte, rédacteur en Chef.
Une chronique de Yvon Roufiole de la section Dassault n°1


Pour un véritable libéral, le mouton anglais (english sheep) représente l'animal le plus noble de la création : comestible, pourvu d'une laine qui protège du froid, peu agressif, vivant en  cohorte, facilement domestiqué, un troupeau de 200 individus se conduit aisément avec un berger et quelques chiens. Son esprit grégaire et calme en fait l'archétype du citoyen  idéal de la société  moderne du 21ème siècle. Mrs Margaret Thatcher en rêvait, Sir David Cameron l'a réalisé.

C'est  avec un enthousiasme sans précédent  que le peuple anglais a accueilli les mesures d'austérité promulguées par le Premier Ministre britannique, Sir David Cameron. Comme mon confrère Jean-Michel Aphatie, je regrette souvent de n'être point né de l'autre côté de la Manche.

Alors que les prises en otage, les violentes manifestations, les grèves sauvages, les occupations de raffineries détruisent notre économie, le fier peuple grand-breton, dans un élan patriotique hors du commun a accepté avec jubilation des sacrifices nécessaires à la bonne marche de la City.

Comme d'habitude, les citoyens français montrent au monde médusé, qu'il ne comprennent pas les enjeux de cette féroce guerre économique qui se déroule sur notre planète.  Ce pays dont on ne dira jamais assez qu'il est rongé par le marxisme et vérolé par l'anarchisme entame une marche dramatique vers la décadence.

Le respect de l'ordre et de la discipline, la nécessité de la hiérarchie,  la déférence envers le christianisme, l'obéissance aux Chefs sont des valeurs qui ont, hélas, disparu de notre horizon. Le Travail, la Famille, le Patriotisme, le respect de l'argent, le  Sens du Devoir ne provoquent plus que moqueries et quolibets.

Envers et contre tout, le Jivaro,  dont le dynamique propriétaire, Monsieur Serge Lassault,  à la pointe du combat pour la reconquête d'un renouveau social calqué sur nos amis anglais ne faiblira jamais.  Notre quotidien pèsera de tout son poids, fort du soutien de ses nombreux lecteurs, pour épauler le Président de la République dans sa lutte pour la précarité, objectif inévitable pour gagner cette guerre économique dont on nous parle depuis 35 ans.

Il faut nous sacrifier pour aider nos employeurs à conquérir des marchés, car ceux qui s'enrichissent sont  ceux qui créent nos emplois. L'ignorer serait criminel. Les Anglais l'ont bien compris : quel dommage qu'ils n'aient pas gagné la guerre de 100 ans !

Car il faut bien convenir que dans notre système libéral, les élites économiques et politiques préfèrent, et de loin, les moutons maigres aux lions faméliques.

    Yvon Roufiole, chroniqueur de choc.


Salut les ami(e)s, je ne pense même pas avoir caricaturé les chroniqueurs et autres journalistes de cet illustre quotidien qu'est le Figaro : c'est dire le niveau idéologique décomplexé dans lequel se retrouvent les partisans du président actuel , considérant la passivité grégaire et le conformisme béat comme des qualités susceptibles de nous propulser au firmament de l'économie  européenne sinon mondiale...

Absurdité totale confirmée par des dizaines de plans de rigueur obsolescents sitôt mis en œuvre. Jusqu'à quand manipulera t-on les peuples avec des fadaises ? 

Chaque décideur en Occident, sait pertinemment  qu'il est quasiment impossible ; pour des raisons culturelles,  sociales, géographiques et démographiques ; de concurrencer les conditions inhumaines de l'espace social chinois et donc de  rattraper la compétitivité économique asiatique. Alors à quoi bon essayer de courir après un lièvre quand on est cul de jatte ?

On aura beau persister dans cette  marche chimérique  vers la rigueur, à moins de réguler les marchandises importées aux frontières européennes, il n'existera aucune solution viable. À commencer par la vacuité de cette folle, insatiable et vaine course à la contre-réformes comme la retraite qui n'est que l'épiphénomène de la désindustrialisation et du chômage dans notre pays...

Il me semble que le peuple français ; dans son refus d'être embrigadé pour sauver un système économique qui, de toute façon, est condamné à s'écrouler, les sacrifices consentis depuis 40 ans n'ayant jamais servi à rien ; fait montre d'une maturité politique et d'une méfiance prudente qui l'honorent.


Pardonnez ma gravité, mais en ce moment, même à mon petit niveau de merde, je ne peux m'empêcher d'être inquiet. 

À après.


mercredi 20 octobre 2010

Tout va très bien, Monsieur le Président...

 Voici un refrain qu'on entend tous les jours sur nos antennes : tout va bien, il n'existe pas de pénurie, Les Ministres, sur les médias,  jurent la main sur le cœur que la situation est sous contrôle. C'est la communication ridicule du gouvernement. Quand on pense qu'ils payent des conseillers, fort cher, pour diffuser de telles bêtises !

Les Lagarde, Fillon, Hortefeux sont de fieffés menteurs. On le savait depuis longtemps mais cette fois, la démonstration est tellement éclatante que les médias les moins impertinents s'en rendent compte. Sauf, semble t-il, Yves Calvi et Thierry Guerrier sur France 5 qui sont passés du statut de journalistes à celui de porte-paroles officiels de l'UMP.

J'ose espérer que les citoyens sauront s'en souvenir.
Ces gens là méritent une bonne leçon.  Il faut tenir bon.


Ma petite chanson réactualisée est dédiée aux mystificateurs qui nous gouvernent et nous prennent pour des billes.

À partir des paroles ancestrales  de "Tout va très bien Madame la Marquise." de Ray Ventura légèrement modifiées.

La chanson "Tout va très bien, Monsieur le Président"
 


Allô, allô Hortefeux !
Quelles nouvelles ?
Absent depuis quinze jours,
Au bout du fil
Je vous appelle ;
Que trouverai-je à mon retour ?

Tout va très bien, Monsieur le Président,
Tout va très bien, tout va très bien.
Pourtant, il faut, il faut que l'on vous dise,
On déplore un tout petit rien :
Un incident, une bêtise,
On ne trouve plus une goutte de carburant,
Mais, à part ça, Monsieur le Président,
Tout va très bien, tout va très bien.

Allô, allô Borloo !
Quelles nouvelles ?
plus d'essence aujourd'hui !
Expliquez-moi
Futur 1er Ministre fidèle,
Comment cela s'est-il produit ,

Cela n'est rien, Monsieur le Président,
Cela n'est rien, tout va très bien.
Pourtant il faut, il faut que l'on vous dise,
On déplore un tout petit rien :
Les routiers entraînant
 la paralysie
Et détruisirent l'économie.
Mais, à part ça, Monsieur le Président
Tout va très bien, tout va très bien.

Allô, allô Morano !
Quelles nouvelles ?
Notre économie est donc à genou ?
Expliquez-moi
Godillot modèle,
Comment cela s'est-il passé ?

Cela n'est rien, Monsieur le Président,
Cela n'est rien, tout va très bien.
Pourtant il faut, il faut que l'on vous dise,
On déplore un tout petit rien :
Si le carburant manquait , Monsieur,
C'est qu'le pays était séditieux.
Mais, à part ça, Monsieur le Président
Tout va très bien, tout va très bien.

Allô, allô, Lagarde !
Quelles nouvelles ?
Notre politique est en débris !
Expliquez-moi
Car je chancelle
Comment cela s'est-il produit ?

Eh bien ! Voila, Monsieur le Président,
Apprenant que l'peuple s'était soulevé,
A pein' prit-il conscience de ses errements
Que M'sieur Fillon a disparu,
Et c'est après son discours sur TF1
Qu'il énerva tous les lycéens,
Mettant le feu à toutes les avenues,
Le peuple se souleva dans les cités ;
La colère accentuant  la précarité,
Se propagea sur l'gouvernement,
Et c'est ainsi qu'en un moment
On vit disparaître l'ordre et la sécurité !
Mais, à part ça, Monsieur le Président,
Tout va très bien, tout va très bien.

Lectrices et Lecteurs, pardonnez les rimes incertaines. Une constatation étant criante : je ne suis pas très doué pour taquiner la Muse...

À après !

mercredi 13 octobre 2010

En ces jours difficiles, rendons un vibrant hommage au patronat français. [Gag]

Amis du MEDEF,

C'est avec une émotion particulière, des sanglots dans la voix que je tiens à remercier tous vos cadres dirigeants  depuis une quinzaine d'années, notamment Laurence Parisot et  Ernest Antoine Seillère.



Grâce leur soit rendue : le consensus social impossible à atteindre par les syndicats ouvriers depuis plus de 60 ans est en train de se réaliser sous nos yeux  par l'inaction salutaire d'un patronat  dont la médiocrité n'a d'égale que son égoïsme frileux.

Oui. Merci au patronat :


- pour avoir radicalement dégoûté vos employés, du travail à cause de salaires médiocres et de conditions de travail ignominieuses.


- pour vos délocalisations sans état d'âme afin d'accumuler toujours davantage de profit.


- pour la démonstration de l'absence de solidarité nationale dont vous faîtes preuve.


- de refuser le dialogue social.


- de nous considérer comme des outils de production dont on repousse chaque fois un peu plus la durée d'usage afin de nous rentabiliser au maximum.


- d'avoir transformé  mes amis réacs les plus proches de vos thèses libérales, en farouches défenseurs de la retraite à 60 ans.


- d'avoir réalisé la presque unanimité contre votre mainmise sur la politique "sociale" du gouvernement.

- de votre immoralité, de vos certitudes, de votre mépris.


- d'avoir d'ores et déjà fait perdre Nicolas Sarkozy en 2012.


Grâce à toutes ces raisons, vous œuvrez davantage pour le succès des idées de gauche dans les esprits de nos concitoyens que tous les combats des syndicats réunis.

Votre absence de lucidité, votre raideur, votre entêtement, votre rigidité idéologique sont parvenues à rassembler pratiquement toutes les catégories sociales contre vous et le gouvernement que vous soutenez comme la corde soutient le pendu.



Il me serait bien ingrat de ne pas féliciter la buse que vous avez mise à votre tête et les courges qui l'accompagnent.

Autrefois, il se disait que la France avait la droite le plus bête du monde, puis, depuis quelques années, la gauche la plus stupide. Je serai bien incapable d'en vérifier le fondement.

Mais...

Il est un fait indiscutable : nous autres, Français,  possédons probablement le syndicat patronal le plus réactionnaire, le plus borné et le plus inepte du monde occidental.


Merci à vous, le MEDEF. Surtout, continuez sur cette ligne : on compte sur vous !

Sûr que pour sauver votre égérie, Nicolas Sarkozy, vous devrez raquer un maximum pour rattraper son impopularité et payer les factures de sa future propagande, j'espère qu'il  reste suffisamment d'oseille dans les caisses noires de l'IUMM, sinon vous pourrez toujours compter sur Mamie Zinzin et sur tous les millionnaires qui parsèment notre glorieuse nation en crise...


L'occasion est belle pour saluer ici l'ami TGB (clic), qui a rédigé hier un excellent billet.



Lectrices et lecteurs de tous horizons, à après !

lundi 11 octobre 2010

Crevez donc d'épuisement tout en restant en bonne santé, bande de caves !

 Salut les potes,

Voici un petit billet sans prétention, destiné  à soutenir les journées de grèves, de manifestations du 12 et 16 octobre et les grèves reconductibles en solidarité avec le blog de Stef, "Une autre vie" dont je vous recommande la lecture.

 Après avoir lu cet article (clic clic), je me suis interrogé sur les motivations profondes de tous ces Saints politique qui se préoccupent tant de notre état de santé... Et comme je suis d'un naturel méfiant voire soupçonneux : Roselyne Bachelot ne supportant guère la comparaison avec Mère Thérésa, j'ai remis ces mesures dans le contexte de la réforme des retraites du sinistre corbeau Woerth. Dès lors, telle la révélation de la Vierge immaculée aux yeux ébahis de Bernadette Soubiroux,, j'ai découvert le processus dissimulé !

 Roselyne Bachelot dans son numéro de charme.

Avez vous remarqué comme on s'occupe de votre viande, les prolos ? Contrôle du SIDA très conseillé, vaccins de la grippe A ; examens de la prostate, des yeux, des seins, des intestins, du cœur, des poumons, des appareils génitaux, prévention contre la maladie d'Alzheimer, contre l'arthrose ; bref, ce que les autorités souhaitent, c'est maintenir nos vieux dans le meilleur état possible...

Et quelle est le but de cette brusque sollicitude sociale surprenante envers nos aînés ? Les faire turbiner à une cadence  compétitive jusqu'à ce qu'ils meurent d'épuisement dans une quiétude sereine tout en jouissant d'une santé irréprochable et productive !

C'est qu'ils sont malins, ces penseurs libéraux : ce qu'ils vous "donnent" d'un côté, ils vous le reprennent de l'autre avec les agios en supplément !

On pourrait même dire qu'à l'instar d'une automobile à laquelle on demande de rouler en sécurité jusqu'à ce qu'elle termine à la casse, on exige de nos vieux qu'ils se montrent productifs jusqu'à leur fin.

Preuve s'il en était besoin que l'Homme est devenu un outil de production comme un autre. Une sorte de robot dont on repousse, lors de chaque réforme des retraites et grâce à quelques emplâtres, l'obsolescence afin de rentabiliser au maximum la machine.

Résultat  : les prochaines générations deviendront hyper compétitives  vu qu'on travaillera beaucoup plus longtemps qu'un employé asiatique, vous verrez qu'à moyen terme, on atteindra 230 trimestres par carrière. D'où une compétitivité accrue ! Qui dit compétitivité, dit gain de production, et qui dit gain de production dit beaucoup d'oseille à se faire !

Élémentaire, mon cher Watson !

Dans cette prairie, qu'est la réforme des retraites, Roselyne est devenue la vétérinaire d'un troupeau de travailleurs. Nicolas étant leur berger et Woerth, le chien fidèle, vous me suivez ?

Cependant, les effets pervers observés après cette 1ère réforme - rassurez vous il y en aura bien d'autres - seront de 3 ordres :

1) La durée de retraite sera déjà moins longue. Elle  nécessitera donc moins de charges sociales pour le versement des pensions..

2) Les plus démunis d'entre nous, notamment ceux qui ne peuvent se payer une mutuelle soit environ un quart de la population (23 %), seront incapables de payer les médicaments, les dépistages et autres examens prévus, ils claqueront donc beaucoup plus rapidement !

3) Tous ces examens et analyses plus ou moins conseillés procurent aux laboratoires et industries pharmaceutiques un pactole espéré, d'autant que la population de personnes âgées, vu la pyramide des âges, ne cesse de croître !


Notre petite Roselyne sous ses airs de bécasse, doit beaucoup à ses maîtres et fournit en échange à la ploutocratie pharmaceutique de sérieux motifs  de satisfaction   ! Gageons qu'après sa piètre expérience gouvernementale, elle trouvera facilement des audits bidons fort bien rémunérés à réaliser pour les laboratoires reconnaissants car elle le vaut bien !

Sur cette conclusion particulièrement cynique mais tristement réaliste, les amis,  je vous salue.


À nous de jouer.

À après.

Si la providence nous est favorable.