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jeudi 11 août 2011

Pourquoi voter en 2012, puisque le divin marché a déjà décidé de notre avenir économique ?

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Bien chères sœurs, bien chers frères,

Obama, l'homme prétendument providentiel, Merkel, la chancelière molle, apathique et malléable, le médiocre Lord  Cameron, "Thatcher" de bazar,  Sarkozy, le brasseur de vent qui parle à l'oreille du patronat ; tous ces gens sont abusés par un système qui les dépasse.

Il me font penser à ces propriétaires de chiens qui invitent naïvement leur molosse à monter sur leur lit, puis à s'allonger à côtés d'eux pendant la nuit et se retrouvent en fin de compte à coucher dans la niche car l'animal, passant petit à petit du dominé au dominant, a pris pour de la faiblesse toutes les concessions octroyées.

"Divin Marché", le nouveau système dominant...

Sauf que cette fois, le molosse s'appelle "Divin Marché" et ses dents sont très très longues.

Depuis la funeste époque Reagan-Thatcher dont nous n'avons pas fini de payer les conneries, à partir de la libéralisation économique à tout crin, lentement le système s'est mis à partir à vau-l'au, les marchés devenant, chaque jour qui passe, plus envahissants et certaines entreprises, comme Standard  & Poors n'hésitant plus à dicter leur politique aux États les plus puissants !
Imaginez-vous la tête des Roosevelt, Churchill et autres de Gaulle s'ils revenaient à notre époque ? Voir ces médiocres branquignoles, chefs d'État plus médiatiques que compétents,  se prosterner lâchement devant un pouvoir économique, sorte d'hydre mondiale aux milliers de têtes anonymes qu'on surnomme "Le Marché", rendraient assurément fous nos revenants...

La Grande Bretagne, en noyautant les commissions de Bruxelles a imposé ses vues libérales et son optique du grand marché à des chefs d'états sans aucune envergure.
Qui avait intérêt à faire entrer le loup dans la bergerie européenne ? Sinon le loup, lui-même, habilement déguisé en Britannique.

Parce qu'ils sont forts, nos amis anglais, ils placent un pied en dehors de l'Europe  et un dedans, destiné à botter le cul de l'Europe sociale !

C'est pour ces différentes raisons que je me demande s'il est bien utile d'aller déposer nos suffrages en 2012 en cas de duel PS-UMP : d'une part, les 2 partis principaux , dans leur grande majorité sont inféodés au "Marché" : sans l'ombre d'un doute, ils obéiront aux injonctions des agences de notation parce que leurs visions de l'économie sont extrêmement proches, d'autre part, leurs intérêts résident dans le maintien des privilèges carriéristes  de leurs élus...

On sent, ça et là, poindre le désespoir parmi nos concitoyens,  parce que chacun sait bien au fond de lui que ma description  n'est pas très éloignée de la réalité.
Entre une sucette bleue et une sucette rose dont le goût, la forme, la texture  sont identiques, en choisir une, relève de la futilité, ne croyez vous pas ?


Si le "divin marché" le permet et l'autorise puisque nous sommes désormais passés sous sa coupe !

À quoi bon voter, dans ces conditions ?

mercredi 13 octobre 2010

En ces jours difficiles, rendons un vibrant hommage au patronat français. [Gag]

Amis du MEDEF,

C'est avec une émotion particulière, des sanglots dans la voix que je tiens à remercier tous vos cadres dirigeants  depuis une quinzaine d'années, notamment Laurence Parisot et  Ernest Antoine Seillère.



Grâce leur soit rendue : le consensus social impossible à atteindre par les syndicats ouvriers depuis plus de 60 ans est en train de se réaliser sous nos yeux  par l'inaction salutaire d'un patronat  dont la médiocrité n'a d'égale que son égoïsme frileux.

Oui. Merci au patronat :


- pour avoir radicalement dégoûté vos employés, du travail à cause de salaires médiocres et de conditions de travail ignominieuses.


- pour vos délocalisations sans état d'âme afin d'accumuler toujours davantage de profit.


- pour la démonstration de l'absence de solidarité nationale dont vous faîtes preuve.


- de refuser le dialogue social.


- de nous considérer comme des outils de production dont on repousse chaque fois un peu plus la durée d'usage afin de nous rentabiliser au maximum.


- d'avoir transformé  mes amis réacs les plus proches de vos thèses libérales, en farouches défenseurs de la retraite à 60 ans.


- d'avoir réalisé la presque unanimité contre votre mainmise sur la politique "sociale" du gouvernement.

- de votre immoralité, de vos certitudes, de votre mépris.


- d'avoir d'ores et déjà fait perdre Nicolas Sarkozy en 2012.


Grâce à toutes ces raisons, vous œuvrez davantage pour le succès des idées de gauche dans les esprits de nos concitoyens que tous les combats des syndicats réunis.

Votre absence de lucidité, votre raideur, votre entêtement, votre rigidité idéologique sont parvenues à rassembler pratiquement toutes les catégories sociales contre vous et le gouvernement que vous soutenez comme la corde soutient le pendu.



Il me serait bien ingrat de ne pas féliciter la buse que vous avez mise à votre tête et les courges qui l'accompagnent.

Autrefois, il se disait que la France avait la droite le plus bête du monde, puis, depuis quelques années, la gauche la plus stupide. Je serai bien incapable d'en vérifier le fondement.

Mais...

Il est un fait indiscutable : nous autres, Français,  possédons probablement le syndicat patronal le plus réactionnaire, le plus borné et le plus inepte du monde occidental.


Merci à vous, le MEDEF. Surtout, continuez sur cette ligne : on compte sur vous !

Sûr que pour sauver votre égérie, Nicolas Sarkozy, vous devrez raquer un maximum pour rattraper son impopularité et payer les factures de sa future propagande, j'espère qu'il  reste suffisamment d'oseille dans les caisses noires de l'IUMM, sinon vous pourrez toujours compter sur Mamie Zinzin et sur tous les millionnaires qui parsèment notre glorieuse nation en crise...


L'occasion est belle pour saluer ici l'ami TGB (clic), qui a rédigé hier un excellent billet.



Lectrices et lecteurs de tous horizons, à après !