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mercredi 20 octobre 2010

Tout va très bien, Monsieur le Président...

 Voici un refrain qu'on entend tous les jours sur nos antennes : tout va bien, il n'existe pas de pénurie, Les Ministres, sur les médias,  jurent la main sur le cœur que la situation est sous contrôle. C'est la communication ridicule du gouvernement. Quand on pense qu'ils payent des conseillers, fort cher, pour diffuser de telles bêtises !

Les Lagarde, Fillon, Hortefeux sont de fieffés menteurs. On le savait depuis longtemps mais cette fois, la démonstration est tellement éclatante que les médias les moins impertinents s'en rendent compte. Sauf, semble t-il, Yves Calvi et Thierry Guerrier sur France 5 qui sont passés du statut de journalistes à celui de porte-paroles officiels de l'UMP.

J'ose espérer que les citoyens sauront s'en souvenir.
Ces gens là méritent une bonne leçon.  Il faut tenir bon.


Ma petite chanson réactualisée est dédiée aux mystificateurs qui nous gouvernent et nous prennent pour des billes.

À partir des paroles ancestrales  de "Tout va très bien Madame la Marquise." de Ray Ventura légèrement modifiées.

La chanson "Tout va très bien, Monsieur le Président"
 


Allô, allô Hortefeux !
Quelles nouvelles ?
Absent depuis quinze jours,
Au bout du fil
Je vous appelle ;
Que trouverai-je à mon retour ?

Tout va très bien, Monsieur le Président,
Tout va très bien, tout va très bien.
Pourtant, il faut, il faut que l'on vous dise,
On déplore un tout petit rien :
Un incident, une bêtise,
On ne trouve plus une goutte de carburant,
Mais, à part ça, Monsieur le Président,
Tout va très bien, tout va très bien.

Allô, allô Borloo !
Quelles nouvelles ?
plus d'essence aujourd'hui !
Expliquez-moi
Futur 1er Ministre fidèle,
Comment cela s'est-il produit ,

Cela n'est rien, Monsieur le Président,
Cela n'est rien, tout va très bien.
Pourtant il faut, il faut que l'on vous dise,
On déplore un tout petit rien :
Les routiers entraînant
 la paralysie
Et détruisirent l'économie.
Mais, à part ça, Monsieur le Président
Tout va très bien, tout va très bien.

Allô, allô Morano !
Quelles nouvelles ?
Notre économie est donc à genou ?
Expliquez-moi
Godillot modèle,
Comment cela s'est-il passé ?

Cela n'est rien, Monsieur le Président,
Cela n'est rien, tout va très bien.
Pourtant il faut, il faut que l'on vous dise,
On déplore un tout petit rien :
Si le carburant manquait , Monsieur,
C'est qu'le pays était séditieux.
Mais, à part ça, Monsieur le Président
Tout va très bien, tout va très bien.

Allô, allô, Lagarde !
Quelles nouvelles ?
Notre politique est en débris !
Expliquez-moi
Car je chancelle
Comment cela s'est-il produit ?

Eh bien ! Voila, Monsieur le Président,
Apprenant que l'peuple s'était soulevé,
A pein' prit-il conscience de ses errements
Que M'sieur Fillon a disparu,
Et c'est après son discours sur TF1
Qu'il énerva tous les lycéens,
Mettant le feu à toutes les avenues,
Le peuple se souleva dans les cités ;
La colère accentuant  la précarité,
Se propagea sur l'gouvernement,
Et c'est ainsi qu'en un moment
On vit disparaître l'ordre et la sécurité !
Mais, à part ça, Monsieur le Président,
Tout va très bien, tout va très bien.

Lectrices et Lecteurs, pardonnez les rimes incertaines. Une constatation étant criante : je ne suis pas très doué pour taquiner la Muse...

À après !

mercredi 13 octobre 2010

En ces jours difficiles, rendons un vibrant hommage au patronat français. [Gag]

Amis du MEDEF,

C'est avec une émotion particulière, des sanglots dans la voix que je tiens à remercier tous vos cadres dirigeants  depuis une quinzaine d'années, notamment Laurence Parisot et  Ernest Antoine Seillère.



Grâce leur soit rendue : le consensus social impossible à atteindre par les syndicats ouvriers depuis plus de 60 ans est en train de se réaliser sous nos yeux  par l'inaction salutaire d'un patronat  dont la médiocrité n'a d'égale que son égoïsme frileux.

Oui. Merci au patronat :


- pour avoir radicalement dégoûté vos employés, du travail à cause de salaires médiocres et de conditions de travail ignominieuses.


- pour vos délocalisations sans état d'âme afin d'accumuler toujours davantage de profit.


- pour la démonstration de l'absence de solidarité nationale dont vous faîtes preuve.


- de refuser le dialogue social.


- de nous considérer comme des outils de production dont on repousse chaque fois un peu plus la durée d'usage afin de nous rentabiliser au maximum.


- d'avoir transformé  mes amis réacs les plus proches de vos thèses libérales, en farouches défenseurs de la retraite à 60 ans.


- d'avoir réalisé la presque unanimité contre votre mainmise sur la politique "sociale" du gouvernement.

- de votre immoralité, de vos certitudes, de votre mépris.


- d'avoir d'ores et déjà fait perdre Nicolas Sarkozy en 2012.


Grâce à toutes ces raisons, vous œuvrez davantage pour le succès des idées de gauche dans les esprits de nos concitoyens que tous les combats des syndicats réunis.

Votre absence de lucidité, votre raideur, votre entêtement, votre rigidité idéologique sont parvenues à rassembler pratiquement toutes les catégories sociales contre vous et le gouvernement que vous soutenez comme la corde soutient le pendu.



Il me serait bien ingrat de ne pas féliciter la buse que vous avez mise à votre tête et les courges qui l'accompagnent.

Autrefois, il se disait que la France avait la droite le plus bête du monde, puis, depuis quelques années, la gauche la plus stupide. Je serai bien incapable d'en vérifier le fondement.

Mais...

Il est un fait indiscutable : nous autres, Français,  possédons probablement le syndicat patronal le plus réactionnaire, le plus borné et le plus inepte du monde occidental.


Merci à vous, le MEDEF. Surtout, continuez sur cette ligne : on compte sur vous !

Sûr que pour sauver votre égérie, Nicolas Sarkozy, vous devrez raquer un maximum pour rattraper son impopularité et payer les factures de sa future propagande, j'espère qu'il  reste suffisamment d'oseille dans les caisses noires de l'IUMM, sinon vous pourrez toujours compter sur Mamie Zinzin et sur tous les millionnaires qui parsèment notre glorieuse nation en crise...


L'occasion est belle pour saluer ici l'ami TGB (clic), qui a rédigé hier un excellent billet.



Lectrices et lecteurs de tous horizons, à après !