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mardi 5 mars 2013

Le Front National ou le bal des faux culs. De l'instrumentalisation comique du langage.

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Par la sainte barbe  fleurie de Marx !

Ami(e)s,

Savez-vous à quoi on distingue  un journaliste tristement con, passablement ignorant ou de mauvaise foi à un vrai journaliste, denrée de plus en plus rare de nos jours, il nous faut hélas bien l'admettre ? Les cons et les manipulateurs (et dieu sait s'ils sont légions) vous mettent le programme du front national sur le même plan que l'idéologie du front de gauche en taxant les deux doctrines d'extrémistes et totalitaires, les seconds, plus honnêtes, sachant bien que les philosophies de chacun des deux partis n'ont pas grand chose à voir.



Cette ambiguïté, cultivée à dessein par nos éditorialistes, est consécutive au virage doctrinal de 180 ° engagé par le front national ! Ce mouvement dont j'ai toujours suivi avec intérêt  l'évolution politique depuis papa Jean-Marie, digne continuateur de Pierre Poujade, défenseur acharné des petits commerçants, des propriétaires, des grenouilles de bénitier, des nazillons en déshérence, des vieux fafs xénophobes, des petits blancs déclassés des grandes métropoles, des royalistes illuminés, des rescapés de l'Algérie française, des patrons de PME et grandes entreprises chères à Sophie de Menthon et des petits cultivateurs de la France éternelle et terrienne qui ne ment jamais.

Sa plate-forme économique se résumait en gros au slogan :

 "vive la propriété, obéissance à l'ordre social issu d'une hiérarchie naturelle que Dieu et nos rois nous ont légué à travers des siècles et des siècles, gloire au sabre et au goupillon, priorité à la préférence nationale, les immigrés dehors, halte aux slogans des rouges collectivistes qui répandent le chaos et donnons un coup d'arrêt aux droits sociaux des travailleurs et des chômeurs  !"

Ce programme ressemblait comme un nez de bœuf au milieu d'un troupeau de bovidés à la plate-forme simpliste de feu Pétain des sinistres années.

 Marine Le Pen a bien compris qu'avec une telle profession de foi, elle allait droit dans le mur. Du coup, comme elle est fine mouche, elle s'est demandée comment appâter le chaland xénophobe issu des anciens communistes en rupture de ban et autres paumés apolitiques (donc de droite) ou populistes dégoutés  de la politique...

Elle a convoqué Gérard Majax le magicien. D'un coup de baguette magique, la doctrine moisie frontiste qui sortait des armoires patronales poussiéreuses  du 19éme siècle s'est transformée, la crise l'y aidant, en un pâté de gauche avec d'énormes morceaux de gras islamophobes et souverainistes !

Ô miracle ! Le front national est devenu un gloubi-goulba, un fourre-tout absurde  de simili-gauche - un peu  ce que  le skaï est au cuir - avec une philosophie xénophobe de droite extrême qu'elle a gardé de papa, normal, c'est son fond de commerce,  et une grande réserve quant aux droits sociaux des employés et ouvriers.
En fait le programme du front national a le goût de la gauche, la couleur du peuple et les accents de la révolution universelle ! Sauf qu'il s'agit d'une purge, une contrefaçon mal foutue  qui vous rendra encore plus malade quand vous l'aurez absorbée car comme les lasagnes au cheval et au minerai de viande pourrie, vous vous apercevrez vite que sa composition est frelatée.

Avouez que la démarche est a-priori subtile car pour qui est un peu au courant de l'histoire de l'Italie des années 1920, le subterfuge a déjà servi avec succès. On en connait certains comme le duce Mussolini, qui se sont servis de la béquille de gauche et du populisme avec un certain aplomb et une grande habileté...

Mme Le Pen, sans vergogne s'est ainsi emparée des dogmes du front de gauche et de quelques penseurs intellectuels progressistes avec un culot qui en en imposerait au diable lui-même.

Elle a si bien  réussi son kidnapping que désormais, les journalistes de la nomenclature médiatique, avec leur habituelle mauvaise foi, accusent les partis de gauche de pomper sur le front national. Ce qui, avouons-le est le comble de l'absurdité : un peu comme si on accusait le christianisme de pomper sur l'église de scientologie !
D'aucuns pourront en mourir de rire d'autant que les médias, quelques uns par ignorance, les autres par rouerie font mine de tomber dans le panneau et d'attribuer les nouvelles doctrines du front aux intellectuels décatis et sans imagination d'une  extrême droite introuvable, tellement elle est parcourue de multiples courants confus et contradictoires !
  
Ami(e)s, à la vitesse où la blonde fille à papa pique les dogmes gauchistes, vous allez voir qu'elle va  s'approprier le marxisme et que le "Capital" va finir par devenir la bible du FN !
Pour attirer le pauvre électeur paumé, peu féru d'histoire, scandalisé et révolté par les gigantesques injustices et inégalités dues aux aléas du monde capitalo-financier actuel, rien de tel que faire semblant de hurler avec 80 % de la population qui n'en peut mais !

Imaginer qu'une Le Pen, un Philippot, un Alliot, une Maréchal voire un Gollnisch, manifestent avec les travailleurs contre le capitalisme,  les patrons voyous et leurs privilèges indus ne peut que faire marrer tout électeur un peu averti. 

Et pourtant...

Les faux-semblants et les masques de carnaval ont beaucoup de succès à notre époque ! Sans compter que les menteurs et manipulateurs sachant utiliser à bon escient des médias soucieux de conserver leurs privilèges, ont de beaux jours devant eux.

À toutes et tous, bises anarcho-gauchistes, de celles qui donnent des boutons, de l'eczéma et du prurit ! 
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mercredi 14 mars 2012

De la réflexion amusée sur une campagne électorale batarde.

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Ami(e)s...

Ayant de plus en plus de mal à supporter cette campagne présidentielle qui correspond de moins en moins à mes attentes, je suis atterré par le déluge de démagogie, de poujadisme et de populisme issu d'un président sortant dont la virginité virtuelle ferait  qu'on en viendrait à se demander s'il n'est pas né le 25 décembre 2011 du croisement entre le père Noël et Sainte Blandine !

Le tricheur à l'as de carreau George de La Tour  ou la campagne électorale à l'ancienne...

Je ne crois guère que les citoyens se fassent beaucoup d'illusions sur la sincérité de ses promesses électorales, ni sur la profondeur de convictions qu'il n'a jamais eu. Ce type est tout sauf un homme d'idées ou de certitudes si ce n'est en son ego.

La vraie politique n'existe plus dans ce grand bazar aux promesses, aux mensonges, aux faux-semblants et au baratin qu'est devenue la décatie 5ème république. Comment des gens sensés voteraient-ils pour un tel individu qui ne cesse de leur mentir à longueurs de discours. 
Comment pourrait-il faire demain ce qu'il n'a pas fait hier ? 
Comment croire un type sans foi qui va piocher les idées les plus populaires dans les programmes de ses adversaires de tous bords ?

La 5ème république est parvenue à ce point d'abjection où le respect envers le citoyen fait place à une sorte de propagande médiatique effrénée, les journalistes partisans devenant les hérauts des candidats qu'ils se sont choisis et non plus des arbitres capables de discernement.

Fréquentant quotidiennement les marchés et foires, je suis frappé par la similitude entre cette campagne électorale et le verbiage et le baratin de certains posticheurs ou camelots pour vendre, là, une lotion pour faire repousser les cheveux, ici, une croix magique pour attirer sur vous des ondes bienfaisantes.  Je vous garantis que le déroulement est rigoureusement identique à la démarche du bateleur Nicolas Sarkozy : la crédulité des foules est la même, la technique ancestrale des camelots pour convaincre les gogos est aussi efficace qu'au moyen-âge (baronnage et arguments)...

La vraie campagne politique ne doit pas se dérouler pendant 3 mois où sont lancées les balivernes les plus grossières pour attirer votre suffrage pour 5 ans à un type qui vous a raconté les pires conneries pour satisfaire ses fantasmes de toute puissance. L'implication du citoyen dans la sphère politique doit être continue pour ceux qui le souhaitent.

Autant il est nécessaire pour la bonne santé démocratique de ce pays, que le président actuel qui a échoué sur beaucoup trop de points et bien trop manipulé l'opinion, prenne une retraite méritée, autant il est nécessaire de refonder une république dont les citoyens se verraient plus impliqués.

Mon désabusement n'a certes pas grand intérêt, beaucoup déclarent que les blogs sont en train de crever, c'est peut-être vrai mais à voir combien ces mêmes blogs sont allègrement copiés voire pillés tant au niveau des sujets, des idées et même du style par les médias traditionnels, il nous reste, croyez-moi cher(e)s ami(e)s blogueuses et blogueurs de beaux jours devant nous...


À après pour un épisode plus rigolo.
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lundi 29 novembre 2010

Mais arrêtez donc de nous raconter des conneries sur les banlieues, bordel !

Chers amis,

Las de supporter des doses actives de publications débiles sur la vie dans les banlieues, permettez moi de vous donner le sentiment d'un pauvre type en immersion depuis 30 ans dans ces doit-disant coupe-gorges que décrivent de pauvres médias en mal de sensations.




Figurez vous chers lecteurs, si vous ne le savez pas encore, que je suis un de ces demi-clochards qui vend des objets hétéroclites sur les marchés populaires des 9-3, 9-4 et 9-5 de la banlieue pourrie de la région parisienne.

Selon beaucoup de médias, toujours aussi bien informés - ne riez pas -  à la solde de la bande du Fouquet,  les lieux diaboliques que je fréquente sont d'autant plus terrifiants que nos braves petits vieux,  particulièrement courtisés et influençables, assommés par une propagande habile n'en finissent plus de demander qu'on restreigne toujours davantage les libertés de leurs cadets, dont ils n'ont que faire, afin de rétablir un ordre illusoire qui ne viendra évidemment jamais.

En effet, j'évolue dans le fief des barbus musulmans intégristes, les couteaux affutés prêts à  égorger les "roumis" infidèles. Je navigue également au milieu de la "caillera" (racaille) des cités, prompte à détrousser l'honnête citoyen apeuré afin d'assouvir ses vices, ses mauvais penchants et refourguer sa drogue. Enfin, je côtoie ces gitans asociaux, voleurs de poules depuis l'éternité, qui faute de volailles caquetantes dans les cités s'en prennent à tous les biens de consommation courante.

Il s'agissait évidemment de ma séquence "humour", néanmoins je vous interdis de rire... Parce que certains vont prendre la déclaration précédente en italique, au premier degré et je risque fort de m'en attrister.


Bref, mes chers amis, je vous rassure : le paragraphe alarmiste décrivant une situation volontairement dramatisée, une caricature outrancière diffusée quotidiennement dans la presse, un tableau apocalyptique que pourtant, des tas de journalistes et de blogueurs ignorants et craintifs reprennent sans véritablement connaître la véritable situation vu qu'ils demeurent bien loin des quartiers incriminés est infiniment outré... Comme si le problème principal de la France était la préservation d'une supposée pureté culturelle, religieuse et ethnique, voire même la crainte d'une guerre civile ourdie par des religieux fanatiques ivres de sang !

Billevesées !

Selon moi, le problème est essentiellement social.

Comme les "blousons noirs" d'une certaine époque, devinrent les épouvantails des anciennes générations tremblotantes ; tels les hippies qui symbolisèrent brièvement le cauchemar d'une France en pleine décadence ; les quelques intégristes religieux musulmans qui hantent, maladroitement et sans grand succès le macadam de quelques cités, et obsèdent surtout l'esprit tortueux de citoyens bien loin du théâtre des évènements mais téléguidés par un pouvoir  aux abois qui a besoin du spectre de la peur pour se maintenir.

Parce qu'autant vous dire, que depuis 30 ans que j'écume les pires endroits des banlieues dites à problèmes, j'affirme avec force que dans la lutte idéologique entre un Islam irréductible et les valeurs marchandes de la société occidentale, le combat est largement inégal : dans toutes les couches de la population des quartiers, les valeurs païennes de la société de consommation, de l'individualisme à outrance, du fric roi, de la jouissance rapide, de la notoriété, de la télé comme référence messianique, bref toutes ces valeurs que personnellement, en temps qu'incroyant modéré j'exècre, ont laminé, écrabouillé, haché menu, concassé, pulvérisé les dogmes d'un Islam rigoureux dépassé par la modernité.

Et il semblerait que dans les pays du Maghreb, la situation aille de pair.

Bien entendu, il reste quelques minorités fanatiquement vissées sur leurs traditions mais le matérialisme occidental, dans son infinie faiblesse supposée et étalée à longueur de coupures de presse a largement gagné son combat contre l'intégrisme musulman.

Contrairement à ce qu'on vous raconte.



Loin de moi l'occultation des nombreux problèmes inhérents à la getthoïsation , à la pauvreté et à l'exclusion de certaines populations mais j'ai tenu à rectifier certaines allégations fallacieuses que je ne retrouve pas sur le terrain.

Messieurs Zemmour et Finkielkraut  discourant sur la situation dans les cités, sur l'Islam et les bandes de loubards est un spectacle aussi grotesque, ridicule et absurde que celui qui montrerait votre serviteur devisant sur l'aspect théologique du Concile de Vatican 2.

Ce qui n'est pas peu dire... Leur légitimité est quasiment nulle, néanmoins plus c'est gros et simpliste, plus ça passe !

Diantre ! Si ces gens sont les "intellectuels phares" de la pensée française, je comprends mieux l'état actuel de délabrement de la société et l'état de déréliction de notre beau pays ! 

Amis, résistez aux propos de ces nombreux hommes de médias plus ou moins cultivés, même s'ils vous paraissent plausibles, rappelez vous que ces gens qui ont un avis sur tout, sont loin de posséder une culture et une expérience universelle. Fiez vous à vos observations, à vos réflexions et à ceux, pas forcément connus - et je ne plaide pas pour ma paroisse - qui semblent, dans leur domaine, vous apporter une vision différente.


Lectrices, lecteurs, j'espère vous avoir un peu intéressé mais rappelez vous que je ne suis pas un de ces solides experts digne de figurer dans les émissions des ineffables Yves Calvi et Jean-Michel Aphatie, journalistes officiels de la bien-pensance qui n'ont jamais mis un pied dans quelque banlieue que ce soit, si ce n'est celle de Neuilly-sur-Seine.

Mais après tout, ces olibrius ne sont ils pas payés grassement pour nous enfumer, nous distraire et nous raconter des fariboles et des conneries politiciennes sans grand intérêt ?

À après.

jeudi 18 novembre 2010

Impuissance du citoyen et paroles de flûte...

Il est bien évident que je ne mets pas tous les politiques dans le même sac.

Quoiqu'historiquement, le populisme, selon moi, se rattache bien davantage aux partis de droite qu'à ceux de gauche, je revendique, en attendant mieux, ce terme de "populisme de gauche" dès lors qu'il stigmatise et condamne sans appel :

- l'immoralité dans la politique,

- les manquements à la parole donnée,


- tout ce qui favorise la carrière personnelle au détriment de l'intérêt collectif,


- ceux qui  considèrent la République comme leur propriété,


- la prolifération de politiciens professionnels, barons locaux, prêt(e)s à toutes les compromissions pour se faire réélire et figeant pendant des dizaines d'années le paysage politique,



LA COUR DES MIRAGES. 21ème siècle.


Pour toutes ces raisons, il est naturel de pointer du doigt sur :

1) Alain Juppé, le pire d'entre nous. Il accepte le Ministère de la Défense Nationale alors qu'il émet des réserves concernant l'Otan sur son blog ; déclaration qu'il a récemment effacée ; le même qui déclare que l'Afghanistan est un bourbier, celui qui est (naïvement) partisan du désarmement nucléaire, l'olibrius qui a juré devant l'Éternel qu'il ne quittera jamais sa bonne ville de Bordeaux. Quel renégat !

Si trahir ses idées à ce point, n'est pas aller à la soupe, alors vive la politique sans foi ni loi selon Juppé ! Il y a de quoi se dégoûter de la démocratie dans ces conditions, non ? Dignité ? L'Alain Juppé tel que je l'imaginais, méritait mieux ! Comme quoi, méfions nous des apparences...

2) Marie-Anne Montchamp, secrétaire d’État, auprès de la ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale, Roselyne Bachelot. était il y a peu, la porte parole de Dominique de Villepin (qui choisit bien mal ses collaborateurs - ce qui est bien inquiétant pour son avenir-). Elle a accepté sans vergogne de passer avec armes et bagages, en oubliant son honneur au service de celui qu'elle fustigeait il y a peu.. Comme par hasard sa circonscription avait été supprimée par un récent découpage électoral, gageons qu'elle retrouvera une circonscription susceptible de rééliretriomphalement une chèvre de droite.

L'honneur, vous avez dit honneur ? C'est quoi, l'Honneur : un idéal du 19ème siècle ? À l'époque de Sarkozy, une valeur désuète, assurément.

3) Avant hier, Fadela Amara était à Canal +, elle défendait mordicus son petit protecteur... Pourquoi ? Vous n'avez pas compris ? Fadela n'est pas fonctionnaire, la pauvre attend, selon le bon vouloir du Prince, un poste pour gagner sa croûte car elle se retrouve au chômage. Alors, il ne lui reste plus qu'à lécher en priant de n'être point lâché... Humour et décadence...

4) Michèle Alliot-Marie est devenue Ministre professionnelle : elle est experte en Défense Nationale, en Justice, en Affaires Intérieures, en Affaires étrangère? Sa compétence est telle qu'on peut observer à quel point on peut placer n'importe qui à la tête d'un Ministère dès que les Chefs de Cabinets font le boulot. S'il eût existé un Ministère des Poules et des Canards, elle n'aurait pas échappé à ce privilège !

J'en passe des vertes et des pas mûres mais je tenais surtout à dire que l'impuissance que nous ressentons, nous autres, médiocres citoyens concernés par la politique, vagues électeurs une fois tous les 5 ans, ne peut plus durer. Il devient insupportable de subir l'incohérence d'un régime méprisant dont l'injustice, la morgue et la gestion bancale,  sont un véritable appel à la révolte ou au désespoir.

Personnellement, la politique politicienne ne m'intéresse pas plus que ça mais j'ai de plus en plus de mal à m'en sortir économiquement, je ne suis pourtant pas un miséreux, je passe ma vie à régler des factures de plus en plus élevées, à payer des impôts  considérables en proportion de mes pauvres revenus. Je n'ai jamais aussi mal vécu, je n'ai jamais autant ressenti d'injustice, je n'ai jamais été aussi désespéré.

Je ne sais pas si j'aurais la patience d'attendre 18 mois...

Il est temps de donner au "populisme de gauche" ses lettres de noblesse tant qu'il combat non pas le mérite individuel et le talent, clefs d'une société en mouvement, mais cet élitisme bourgeois, de classe, de réseau, d'argent et de naissance qui bloque actuellement toute véritable évolution.

Ami(e)s, après ces délires verbeux, pompeux et pédants qui me rappellent le style des collègues et commentateurs de mon ancien blog collectif, permettez moi d'aller goûter le beaujolais nouveau pour oublier mes tracas métaphysiques. 

Surtout évitons toujours de nous prendre au sérieux. L'humour étant le meilleur garde-fou contre le fanatisme et l'obscurantisme.

Tchin tchin et à bientôt !

mercredi 20 octobre 2010

Tout va très bien, Monsieur le Président...

 Voici un refrain qu'on entend tous les jours sur nos antennes : tout va bien, il n'existe pas de pénurie, Les Ministres, sur les médias,  jurent la main sur le cœur que la situation est sous contrôle. C'est la communication ridicule du gouvernement. Quand on pense qu'ils payent des conseillers, fort cher, pour diffuser de telles bêtises !

Les Lagarde, Fillon, Hortefeux sont de fieffés menteurs. On le savait depuis longtemps mais cette fois, la démonstration est tellement éclatante que les médias les moins impertinents s'en rendent compte. Sauf, semble t-il, Yves Calvi et Thierry Guerrier sur France 5 qui sont passés du statut de journalistes à celui de porte-paroles officiels de l'UMP.

J'ose espérer que les citoyens sauront s'en souvenir.
Ces gens là méritent une bonne leçon.  Il faut tenir bon.


Ma petite chanson réactualisée est dédiée aux mystificateurs qui nous gouvernent et nous prennent pour des billes.

À partir des paroles ancestrales  de "Tout va très bien Madame la Marquise." de Ray Ventura légèrement modifiées.

La chanson "Tout va très bien, Monsieur le Président"
 


Allô, allô Hortefeux !
Quelles nouvelles ?
Absent depuis quinze jours,
Au bout du fil
Je vous appelle ;
Que trouverai-je à mon retour ?

Tout va très bien, Monsieur le Président,
Tout va très bien, tout va très bien.
Pourtant, il faut, il faut que l'on vous dise,
On déplore un tout petit rien :
Un incident, une bêtise,
On ne trouve plus une goutte de carburant,
Mais, à part ça, Monsieur le Président,
Tout va très bien, tout va très bien.

Allô, allô Borloo !
Quelles nouvelles ?
plus d'essence aujourd'hui !
Expliquez-moi
Futur 1er Ministre fidèle,
Comment cela s'est-il produit ,

Cela n'est rien, Monsieur le Président,
Cela n'est rien, tout va très bien.
Pourtant il faut, il faut que l'on vous dise,
On déplore un tout petit rien :
Les routiers entraînant
 la paralysie
Et détruisirent l'économie.
Mais, à part ça, Monsieur le Président
Tout va très bien, tout va très bien.

Allô, allô Morano !
Quelles nouvelles ?
Notre économie est donc à genou ?
Expliquez-moi
Godillot modèle,
Comment cela s'est-il passé ?

Cela n'est rien, Monsieur le Président,
Cela n'est rien, tout va très bien.
Pourtant il faut, il faut que l'on vous dise,
On déplore un tout petit rien :
Si le carburant manquait , Monsieur,
C'est qu'le pays était séditieux.
Mais, à part ça, Monsieur le Président
Tout va très bien, tout va très bien.

Allô, allô, Lagarde !
Quelles nouvelles ?
Notre politique est en débris !
Expliquez-moi
Car je chancelle
Comment cela s'est-il produit ?

Eh bien ! Voila, Monsieur le Président,
Apprenant que l'peuple s'était soulevé,
A pein' prit-il conscience de ses errements
Que M'sieur Fillon a disparu,
Et c'est après son discours sur TF1
Qu'il énerva tous les lycéens,
Mettant le feu à toutes les avenues,
Le peuple se souleva dans les cités ;
La colère accentuant  la précarité,
Se propagea sur l'gouvernement,
Et c'est ainsi qu'en un moment
On vit disparaître l'ordre et la sécurité !
Mais, à part ça, Monsieur le Président,
Tout va très bien, tout va très bien.

Lectrices et Lecteurs, pardonnez les rimes incertaines. Une constatation étant criante : je ne suis pas très doué pour taquiner la Muse...

À après !