Affichage des articles dont le libellé est banlieues. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est banlieues. Afficher tous les articles

mercredi 20 février 2013

L'euthanasie sociale ou comment abréger la souffrance des pauvres. Umour noar et vizion sonbre.

.
Ce billet s'adresse aux éditocrates, médiacrates, journalistes, leaders d'opinion,  classes supérieures qui, bien à l'aise dans leurs ghettos de riches parlent ,à partir de leurs prés carrés médiatiques, de la société française sans vraiment bien la connaître et sans imaginer que le naufrage des classes moyennes va leur retomber lourdement sur la gueule.

Ils auront beau pleurer toutes les larmes de leurs corps après le désastre, ce ne sera pas faute de les avoir prévenus, il sera trop tard et ma foi, ce sera bien fait pour eux !

À force de pérégrinations sur les marchés populaires dans les lieux oú séjournent les bannis sociaux, les gens modestes, les français moyens en pleine chute sociale et morale, j'ai compris à quel point la pauvreté grandissante clivait ce pays jusqu'à pousser au désespoir un nombre grandissant de population.

Vivant donc dans le 9-3, comme il est de coutume d'appeler la Seine Saint Denis, ironiquement berceau et nécropole de la royauté française, chaque jour passé montre que ce département (comme les 95, 94, une partie du 92 et du 78) s'enfonce dans un mal vivre qui préfigure une baisse certaine de l'espérance de vie dans les dix ans à venir.

Cette inégalité est déjà visible dans les habitudes alimentaires. En plus des enseignes "low-cost" comme Aldi, Lidl, Leader Price et ED, où on vend beaucoup de produits trop gras, trop sucrés, trop chimiques, une bouffe généralement  infâme ; prolifèrent désormais sur les marchés, des soldeurs qui proposent pour un prix défiant toute concurrence, des gâteaux polonais, des Kouglofs russes, des pains au chocolats turcs, des jus de fruits grecs, des chocolats tchèques, des pâtisseries espagnoles et j'en passe et de bien pires.
Toutes ces marchandises étant bien entendu en fin de date de péremption et remplies de produits chimiques plus ou moins autorisés...

À côté, vous trouvez dans les produits frais des yaourts de marque, des entremets et desserts sucrés par lots de 24 pour un prix défiant toute concurrence vu que la date de consommation expire 3 jours plus tard.

Tous ces commerces sont pris d'assaut par une clientèle de plus en plus fauchée. 

Tout ceci pour dire que la santé des pauvres gens, avec de telles nourritures, ne risque pas de s'améliorer. J'ai d'ailleurs remarqué que le nombre de personnes venant m'acheter des piles pour leur contrôleur de sucre dans le sang ne cessait de grimper : le diabète est un véritable fléau chez beaucoup de ceux qui achètent toutes ces cochoneries industrielles.

Pour la santé, on observe les mêmes  dégâts. Beaucoup doivent abandonner leur mutuelle, comme moi par exemple, pour joindre les deux bouts. Dans ces populations, le dentiste est un luxe, l'opticien une nécessité et il faut attendre trois mois pour obtenir un rendez-vous chez l'ophtalmologiste. On se soigne de moins en moins, de peur de ne pouvoir payer ses soins et la honte d'avouer à son médecin sa détresse financière accentue le malaise.

Si on ajoute que beaucoup de ces travailleurs ont trimé dans dans métiers très physiques et pénibles et qu'une retraite ne suffit plus pour subsister décemment.

Quand on observe qu'en plus de l'alimentation, la santé, la voiture, les logements, la pratique du low-cost se généralise aux transports (voir à ce sujet l'excellentissime billet de Seb Musset), on ne peut que se révolter contre l'évolution à marche forcée vers une putain de société à deux vitesses qui brisera à coup sûr l'unité de ce pays, la solidarité et la fraternité déjà si rare.

Ami(e)s comment ne pas avoir honte de tous ces mouvements de célébrités et ploutocrates cupides qui quittent le navire vers des cieux plus cléments, abandonnant le pays sans l'ombre d'un remords, sans la trace d'un regret ?

Pauvres, électeurs dégoûtés de la politique, citoyens de la France du milieu, tous vivent de plus en plus sur le fil du rasoir, payant des factures de plus en plus lourdes et contemplant, la rage au ventre, tous ces salopards du haut de leur morgue, parlant ici d'assistanat, là de paresse ou encore d'austérité alors qu'ils sont gavés de thunes !

Alors que nous, les pauvres hères, crèveront plus tôt qu'à notre heure pendant que les privilégiés nourris au bio, pas trop fatigués par leur journée de boulot et décontractés du ciboulot par de nombreuses journées de vacances au soleil ou à la neige se couleront des jours heureux, en pleine forme physique, sans une ride, avec de jolis seins pointus pour les femmes ou pour les hommes,  en bandant comme des turcs grâce au viagra ® jusqu'à 90 berges.

Le problème est que la plupart de ces banlieusards n'ont aucune conscience politique, du coup, ils se tournent vers la religion et désapprouvent de moins en moins l'extrémisme qui lutte à sa manière contre l'occident et toutes les injustices que son système génère.
La politique ayant horreur du vide, le communisme s'est fait voler la vedette par l'extrémisme religieux !

Pas sûr que l'Occident y ait gagné au change...

Un jour viendra, vous verrez, où au lieu de s'attaquer aux espaces sociaux de leurs banlieues ou de brûler les vieilles voitures de leurs voisins pakistanais, les insurgés se découvriront une conscience de classe.

Un jour viendra, vous verrez, où la haine sera si forte que plus un hiérarque, journaliste, personnage connu ne pourra sortir sans deux ou trois gardes du corps et sans se faire conspuer.

Un jour viendra, vous verrez, où les arrondissements des beaux quartiers parisiens ou de villes comme Neuilly seront pillés.

Un jour viendra, vous verrez, où un apartheid "soft" entre riches et pauvres naîtra. On isolera par tous les moyens ces banlieues explosives.

Vous pensez que je suis catastrophiste ? Si cette situation perdure, vous verrez d'ici à cinq ans... 

Dommage que notre classe politique soit si médiocre et si vélléitaire. Nous n'avons pas besoin d'un homme providentiel ou d'un gourou comme le réclament les populistes : donner le pouvoir à des individus non carriéristes et de bonne volonté suffirait à notre peine. Et virer de nos esprits cette idéologie Merkelo-Camerono-Barrosienne qui nous empoisonne les neurones.

Des couilles François ! Achète-toi  une paire de couilles ou demande à la mère Thatcher de te prêter les siennes. Pour une fois, rentre dans l'Histoire : c'est le moment ou jamais !

Bises à toutes et à tous. 
.
PS : le site "les moutons enragés" ont repris mon dernier texte. Je les en remercie d'autant plus que je me suis fait massacrer, et c'est un euphémisme, par un nombre conséquent de commentateurs qui n'ont pas l'habitude du ton décalé qui m'est familier...
Cette descente aux enfers m'a montré combien la mise en avant d'un texte est une épreuve douloureuse dont j'avais perdu l'habitude depuis mon passage au Village des NRV.
. 

mercredi 19 septembre 2012

Bien salafiste ne profite jamais... Un peu d'humour dans un monde démentiel.

.
Tandis que la France éternelle, selon de nombreux médias tremblotants et manipulateurs , était mise à sac par quelques cent cinquante supposés salafistes qui se demandaient eux-mêmes ce qu'ils faisaient aux Champs Élysées ;

Alors que quelques identitaires et autres nationalistes en carton pâte de chez Web & co hurlaient leur désapprobation devant une pseudo invasion qui les ravissait ;

Cercopithecus_lomamiensis_MaleP : une nouvelle espèce de singe découverte en RDC. Étonnamment humain...




 
Pendant que les dames Fourest et Genest, qu'on voit partout et à longueur de temps dans les médias pleuraient, chacune dans son coin, sa détestation de la religion musulmane qui n'en demandait pas tant ;

Au moment où le dandy Manuel Valls, Ministre de l'Intérieur prétendument socialiste, psalmodiait du Sarkozy dans le texte ;

Les Français se terraient dans leur chaumière.

Oui, mes amis, pendant que notre beau pays se retrouvait à feu et à sang, selon  la volaille gazouillante qui fait l'opinion sur internet, je vendais héroïquement, sur les marchés populaires, mes produits de merde au milieu des salafistes barbus et des gitans voleurs de poules.

Inutile de  vanter la bravoure dont je fis preuve mais tout juste si j'échappai miraculeusement aux tirs de kalachnikovs, aux viols en bandes organisées, aux attentats suicides, aux prières de rues, et autres exactions atroces dont la presse et l'extrême droite nous rebattent  les oreilles à longueur de journées.

J'étais pourtant en territoire prétendument hostile, peuplé de pauvres, de musulmans, d'assistés paresseux comme disent certains imbéciles qui ne connaissent pas le terrain.

Or doncques il s'est trouvé, chers potes, que dans mes banlieues pourries, je n'ai pu observer le moindre signe de tension.

Rien. Nib de nib. Que dalle.

Mais alors, que baragouinaient la Presse et Internet ?

Des conneries. Comme trop souvent. Transposant le Caire à Paris, Benghazi à Argenteuil, Peschawar à Montfermeil.

La rumeur, twitter, les journalistes nous rendent raides dingues : j'ai parfois l'impression qu'une partie non négligeable de nos leaders d'opinion (de gauche comme de droite) souhaite que les musulmans se rebiffent pour leur rentrer dedans.
Je le sens venir. Gros comme un camion de pompiers, sirène hurlante.

Les provocations ne sont pas toujours l'apanage des salafistes, par ailleurs ultra minoritaires et souvent assez ridicules dans notre pays.

Les amis, regardez autour de vous, faites la part des choses et ne vous laissez surtout pas embobiner par cette Presse de merde qui cherche à faire du musulman, au travers des rodomontades de quelques exaltés en mal de reconnaissance, l'ennemi juré de la société.

"Bien salafiste ne profite jamais." Sauf peut-être à ceux qui souhaitent nous exciter avec des vétilles pour nous la mettre socialement bien au fond.

Ainsi soit-il !

Sans être particulièrement mauvaise langue, rappelons tout de même, au père Noël qui est descendu  du ciel le 7 mai dernier, que l'adversaire le plus coriace est la "finance" : c'est même lui qui nous l'a seriné avec des trémolos dans la voix. On attend toujours les actes avec une impatience non dissimulée...

Je vous embrasse toutes et tous, autant que vous êtes..

À après.
.

samedi 9 avril 2011

Viva ZAPA : tata NKM nous sort son écologie bourgeoise. Rire de hyène.

 Avertissement : lors de ce billet j'ai beaucoup donné dans le cynisme, l'humour noir et même l'abjection. Et pourtant...

Vous avez raison, je n'ai pas résisté à l'appel enivrant du titre clinquant et faussement spirituel ! 



Bon. La France va expérimenter à partir de 2012 dans 8 agglomérations, la création de zones d'actions prioritaires pour l'air (ZAPA). Des sortes de réserves zoologiques pour les privilégiés qui respireront de l'oxygène pur. Enfin presque.

Oui Madame. Il y aura toutefois des contraintes.


Ça va pas pouvoir le faire, chère Madame : il nous faut absolument protéger les bronches de la France bobo parisienne. C'est la priorité de l'écologie de droite Hulot-NKM-compatible : nous, on veut des citadins riches en bonne santé, qui respirent sain, mangent bio et dorment environnemental, merde !

Faudra vous acheter une voiture neuve, M'dame et si vous pouviez en acquérir une électrique, ce serait encore mieux !

Vous n'en avez pas les moyens ? Évidemment, il vous reste une solution : la banlieue. Ces cons de pauvres n'ont pas besoin de respirer sainement, eux, déjà qu'en achetant  leur nourriture chez Lidl, Leader Price ou Aldi, ils martyrisent leurs systèmes digestifs...

Nous écolo-compatibles apolitiques de droite ou de gauche molle, on a trouvé des parcs-mouroirs parfaits pour nos pauvres : la banlieue. On leur distribue des vieilles bagnoles bien polluantes pour miter leurs poumons, de la nourriture low-cost pour leur user les tripes et en plus pour annihiler le cerveau, on leur offre RTL, la Française des jeux,  TF1, France 2, Canal et toute la TNT. 
On rajoute une bonne tranche de chômage, un morceau de précarité, un système de santé de plus en plus déficient, quelques pépites d'insécurité et le tour est joué.

Madame, si après tout ça, on n'a pas résolu certains problèmes de retraites et de restriction de l'immigration  d'ici 30 ans, c'est à désespérer ! On aura pourtant tout fait pour réduire l'espérance de vie du lumpenprolétariat et des chômeurs, bordel !



Madame, vous avez compris ? Ceux qui survivront seront aisés, bio, en bonne santé, avec des génomes bien de chez nous. Tiens ! Et si on appelait cette doctrine, "l'eugénisme écologiste" ?

Parce que le problème de la "boboécologie", ce n'est pas l'écologie par elle-même mais le fait qu'il faille être très riche pour suivre les avancées de la technologie et adhérer à des normes qui indubitablement protègent les conditions d'existence, voire prolongent la vie mais ne sont accessibles qu'à une minorité.

Hey ! Les mecs, vous trouvez que j'exagère ? Venez donc voir chez nous, dans le 9-3, (pas au Raincy, hein ? À Sevran, Aulnay, Romainville, La Courneuve, Saint Denis, Noisy le sec,  etc); sans oublier certains quartiers du 9-2 et du  9-5 !

Amies lectrices, amis lecteurs, profitez bien des beaux jours et à après si vous le voulez bien !
J'espère simplement que ce billet ne vous aura pas trop choqué...

lundi 29 novembre 2010

Mais arrêtez donc de nous raconter des conneries sur les banlieues, bordel !

Chers amis,

Las de supporter des doses actives de publications débiles sur la vie dans les banlieues, permettez moi de vous donner le sentiment d'un pauvre type en immersion depuis 30 ans dans ces doit-disant coupe-gorges que décrivent de pauvres médias en mal de sensations.




Figurez vous chers lecteurs, si vous ne le savez pas encore, que je suis un de ces demi-clochards qui vend des objets hétéroclites sur les marchés populaires des 9-3, 9-4 et 9-5 de la banlieue pourrie de la région parisienne.

Selon beaucoup de médias, toujours aussi bien informés - ne riez pas -  à la solde de la bande du Fouquet,  les lieux diaboliques que je fréquente sont d'autant plus terrifiants que nos braves petits vieux,  particulièrement courtisés et influençables, assommés par une propagande habile n'en finissent plus de demander qu'on restreigne toujours davantage les libertés de leurs cadets, dont ils n'ont que faire, afin de rétablir un ordre illusoire qui ne viendra évidemment jamais.

En effet, j'évolue dans le fief des barbus musulmans intégristes, les couteaux affutés prêts à  égorger les "roumis" infidèles. Je navigue également au milieu de la "caillera" (racaille) des cités, prompte à détrousser l'honnête citoyen apeuré afin d'assouvir ses vices, ses mauvais penchants et refourguer sa drogue. Enfin, je côtoie ces gitans asociaux, voleurs de poules depuis l'éternité, qui faute de volailles caquetantes dans les cités s'en prennent à tous les biens de consommation courante.

Il s'agissait évidemment de ma séquence "humour", néanmoins je vous interdis de rire... Parce que certains vont prendre la déclaration précédente en italique, au premier degré et je risque fort de m'en attrister.


Bref, mes chers amis, je vous rassure : le paragraphe alarmiste décrivant une situation volontairement dramatisée, une caricature outrancière diffusée quotidiennement dans la presse, un tableau apocalyptique que pourtant, des tas de journalistes et de blogueurs ignorants et craintifs reprennent sans véritablement connaître la véritable situation vu qu'ils demeurent bien loin des quartiers incriminés est infiniment outré... Comme si le problème principal de la France était la préservation d'une supposée pureté culturelle, religieuse et ethnique, voire même la crainte d'une guerre civile ourdie par des religieux fanatiques ivres de sang !

Billevesées !

Selon moi, le problème est essentiellement social.

Comme les "blousons noirs" d'une certaine époque, devinrent les épouvantails des anciennes générations tremblotantes ; tels les hippies qui symbolisèrent brièvement le cauchemar d'une France en pleine décadence ; les quelques intégristes religieux musulmans qui hantent, maladroitement et sans grand succès le macadam de quelques cités, et obsèdent surtout l'esprit tortueux de citoyens bien loin du théâtre des évènements mais téléguidés par un pouvoir  aux abois qui a besoin du spectre de la peur pour se maintenir.

Parce qu'autant vous dire, que depuis 30 ans que j'écume les pires endroits des banlieues dites à problèmes, j'affirme avec force que dans la lutte idéologique entre un Islam irréductible et les valeurs marchandes de la société occidentale, le combat est largement inégal : dans toutes les couches de la population des quartiers, les valeurs païennes de la société de consommation, de l'individualisme à outrance, du fric roi, de la jouissance rapide, de la notoriété, de la télé comme référence messianique, bref toutes ces valeurs que personnellement, en temps qu'incroyant modéré j'exècre, ont laminé, écrabouillé, haché menu, concassé, pulvérisé les dogmes d'un Islam rigoureux dépassé par la modernité.

Et il semblerait que dans les pays du Maghreb, la situation aille de pair.

Bien entendu, il reste quelques minorités fanatiquement vissées sur leurs traditions mais le matérialisme occidental, dans son infinie faiblesse supposée et étalée à longueur de coupures de presse a largement gagné son combat contre l'intégrisme musulman.

Contrairement à ce qu'on vous raconte.



Loin de moi l'occultation des nombreux problèmes inhérents à la getthoïsation , à la pauvreté et à l'exclusion de certaines populations mais j'ai tenu à rectifier certaines allégations fallacieuses que je ne retrouve pas sur le terrain.

Messieurs Zemmour et Finkielkraut  discourant sur la situation dans les cités, sur l'Islam et les bandes de loubards est un spectacle aussi grotesque, ridicule et absurde que celui qui montrerait votre serviteur devisant sur l'aspect théologique du Concile de Vatican 2.

Ce qui n'est pas peu dire... Leur légitimité est quasiment nulle, néanmoins plus c'est gros et simpliste, plus ça passe !

Diantre ! Si ces gens sont les "intellectuels phares" de la pensée française, je comprends mieux l'état actuel de délabrement de la société et l'état de déréliction de notre beau pays ! 

Amis, résistez aux propos de ces nombreux hommes de médias plus ou moins cultivés, même s'ils vous paraissent plausibles, rappelez vous que ces gens qui ont un avis sur tout, sont loin de posséder une culture et une expérience universelle. Fiez vous à vos observations, à vos réflexions et à ceux, pas forcément connus - et je ne plaide pas pour ma paroisse - qui semblent, dans leur domaine, vous apporter une vision différente.


Lectrices, lecteurs, j'espère vous avoir un peu intéressé mais rappelez vous que je ne suis pas un de ces solides experts digne de figurer dans les émissions des ineffables Yves Calvi et Jean-Michel Aphatie, journalistes officiels de la bien-pensance qui n'ont jamais mis un pied dans quelque banlieue que ce soit, si ce n'est celle de Neuilly-sur-Seine.

Mais après tout, ces olibrius ne sont ils pas payés grassement pour nous enfumer, nous distraire et nous raconter des fariboles et des conneries politiciennes sans grand intérêt ?

À après.

vendredi 27 août 2010

Droits de cités ou la naissance de ghettos indignes. [ partie 2/2 ]

Donc, on sentait en Seine Saint Denis, quand on habitait les groupes de tours ou les grandes barres une évolution sensible du niveau social des locataires. Les Français moyens, quittant des locaux qui ne leur convenaient plus, remplacés dans les années 1980 par des gens beaucoup plus modestes, travailleurs africains et du Maghreb (du Mali, en ce qui concernait Montreuil).

À cette période, je n'ai jamais entendu de récriminations, la coexistence entre toutes les classes sociales et les origines se passant plutôt bien dans une atmosphère de tolérance et de respect mutuel. Les cités que j'ai connues n'avaient strictement rien à voir avec les ghettos de maintenant. La mixité sociale qui régnait garantissait, à mon sens, une cohésion que je n'ai plus jamais observée.

Et puis vinrent deux évènements qui firent basculer cette relative paix civile.

1) Le chômage : les pères de familles perdirent peu à peu leurs emplois, leurs enfants n'en trouvèrent plus entraînant une concentration de la pauvreté sur laquelle je reviendrai. On ne répètera JAMAIS assez qu'en Seine Saint Denis, le chômage, la misère sociale et les lacunes de l'enseignement scolaire sont les principaux ferments d'une situation sociale désastreuse !

Selon moi, l'origine étrangère et la religion n'ont pas grand chose à voir avec les rares troubles occasionnés. Je vous garantis, que des citoyens moyens, comme vous ; vivant dans les mêmes conditions de précarité, avec les mêmes absences de perspectives, sans cesse contrôlés par des flics, dans un cadre extérieur lugubre, confinés dans des espaces où les parties communes sont en ruines alors que les logements sont coquets  ; pèteront immanquablement les plombs !

2) la ghettoïsation : de plus en plus rapidement, ces cités devinrent des sortes de réceptacles pour les plus humbles. Sans travail pour beaucoup, Parlant mal le Français pour d'autres. Certains jeunes s'essayant à divers trafic pour se payer ce que la société de consommation leur faisait miroiter. Les parents, dépassés, finissaient parfois par dépendre matériellement de leurs enfants, ce qui introduisait de leur part une certaine soumission. L'insécurité qui en découla faisant fuir les derniers habitants originels. L'entretien des immeubles fut ainsi complètement abandonné.

Ainsi, en est on arrivé, à cause de l'irresponsabilité complète des autorités et des municipalités,  laissant s'établir ces lieux de concentration de la pauvreté qui conduisent fatalement à une certaine violence, à l'explosion des communautarismes, à l'impossibilité de se sortir socialement du carcan de l'échec scolaire et enfin à un repliement sur soi, facteur d'inégalités et de stagnation.

Tout ceci pour montrer que l'établissement d'une politique sécuritaire et répressive à courte vue en temps que solutions aux problèmes des banlieues est une absurdité totale. La solution se trouvant dans la résorption du chômage, un solide suivi scolaire et surtout  dans la déconcentration des ghettos par une application sévère de la Loi SRU imposant à toutes les communes un quota de 20 %  de logements sociaux.

Ce n'est pas en incisant le bubon qu'on guérit de la peste.

Mais ces réflexions ne sont que des ratiocinations d'un petit banlieusard de Seine Saint Denis à moitié inculte...

Lundi prochain, une joyeuse "déconnade", pour changer...

À après. Lisez et portez vous bien !

vendredi 13 août 2010

Droits de cités ou la naissance de ghettos indignes. [ partie 1/2 ]

Amis, je me souviens...

C'était dans les années 1970. J'étais jeune et nous habitions avec mes parents un logement du 10ème arrondissement de Paris, au croisement de la rue du Faubourg Saint Martin et de la rue Lafayette, qui, s'il ne pouvait être qualifié de taudis, n'en possédait pas moins les caractéristiques. Un logement construit au 19ème siècle : pas de salle de bain, des toilettes rajoutées par construction extérieure. Nous nous lavions dans une bassine au pied de l'évier où ma mère préparait la nourriture dans une minuscule cuisine....

Ma famille n'était ni pauvre, ni aisée.

Et puis un jour, ma mère en eut marre et décida, sous l'œil réprobateur de mon père, conservateur impénitent, de déménager en banlieue, seul endroit accessible aux moyens d'une famille moyenne. À Montreuil précisément.

Les gouvernements de l'époque, pris par les retards monstrueux de constructions de logements et la pénurie dramatique dues au baby boom de l'après guerre construisaient des barres immondes, des tours affreuses, des bâtisses, serrées les unes contre les autres dont on était en droit de se demander si elles étaient destinées à des hommes ou à du bétail.

Les salopards d'urbanistes et d'architectes qui ont conçu de telles horreurs en béton auraient dû être condamnés à y habiter à vie !

Néanmoins, il faut bien convenir que sortant d'appartement étroits, sombres et étriqués, l'étalage de grandes salles de bains, d'immenses séjours, de larges baies vitrées, les nombreux placards ravissaient petits et grands. D'autant que ces appartements étaient quasiment neufs.

Le cadre était évidemment à chier, mais on ne pouvait pas tout avoir. Ainsi, la Seine Saint Denis, se remplit peu à peu de familles modestes issues de Paris. La vétusté des logements de la capitale et leur exigüité repoussant les familles au dehors.

Puis, petit à petit,  grâce à l'explosion du pouvoir d'achat des 30 glorieuses mais aussi par l'inconfort sonore de ces grands ensembles où on entendait pisser  le voisin du 5ème comme s'il était à côté de vous, alors qu'on se trouvait au 1er étage, où les hurlements de jouissance de la femme du 7ème excitaient les 500 habitants de la tour, où les bricoleurs compulsifs expérimentaient sans cesse leurs perceuses à des heures indues, sans oublier les amateurs de musique à fond, les dingos de danses en escarpins à talons qui résonnaient partout à l'aube, la plupart des locataires choisirent logiquement d'aller vivre ailleurs.

La qualité des constructions apparut rapidement largement insuffisante et chacun prit conscience de vivre davantage dans des cages à lapins très bruyantes que dans des logements décents.

Bref, en plus de mauvaises conditions de transport, beaucoup de gens partirent donc pour habiter plus loin dans des appartements d'un standing supérieur ou plus sûrement dans de petits pavillons individuels.

Je connaissais des tas de copains qui vivaient la même expérience, qui à Aulnay 3000, qui aux 4000 à la Courneuve, qui à Montreuil,  au chêne-pointu à Clichy sous bois ou à  Saint Denis.

De telle manière que les logements se vidèrent de leurs locataires d'origine. Ils furent peu à peu remplacés par des familles pauvres, forcément issues des ex territoires coloniaux de la France, travailleurs à bon marché, main d'œuvre corvéable et malléable à souhait, qu'utilisaient joyeusement les grandes entreprises françaises privées et nationalisées, quitte à les recruter directement dans leurs pays d'origine, jusqu'à les transporter directement en France, dans les années pompidoliennes et giscardiennes, années catastrophiques pour les répercussions qu'elles ont eu sur notre présent...

La longueur du texte me paraissant excessive, je vous raconterai lundi, la suite de ce feuilleton. Comment  ces cons d'énarques,  politiques et autres industriels de l'automobile et du bâtiment,  ont provoqué ces ghettos infâmes qui pourrissent la vie de tous ses habitants et provoquent ces vagues de racisme et de xénophobie ignominieuses. 


Gouverner c'est prévoir, nous chantaient ces nullités archi diplômées, issues de la bourgeoisie aisée, qui ne connaissaient rien de la vraie vie.. 
Pauvre France décatie, toi qui a généré une telle oligarchie inconséquente, ne t"étonne pas de retrouver un Sarkozy sans dessein, sans projet, sans convictions à ta tête !


Amis, auditeurs des pépiement rouges, à lundi pour la suite du feuilleton !

Je vous mets en  lien, sur l'excellent et chaleureux Collectif  Ruminances,  un article de Christophe Certain qui analyse avec une finesse remarquable, la démarche du personnage cauchemardesque qui gouverne notre pays.

Merci de me suivre.

À après.