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samedi 17 mai 2014

La lutte ou le suicide.

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Ce mois de mai 2014 me tape gravement sur le système.

Je n'ai jamais vécu de printemps aussi léthargique de ma vie.  Pas une trace de rébellion, pas une once de violence, pas la moindre ombre de révolte contre le pouvoir établi. Simplement la rétention fataliste d'une sourde haine contre tout ce qui peut représenter l'autorité ou le pouvoir.

L'impuissance d'un peuple endormi comptant méticuleusement ses RTT pour fuir une réalité qui lui colle à la peau. Une démission, une fuite, un besoin de ne pas voir des lendemains qui réclameront, question de vie ou de mort, une décision définitive : résister ou mourir à petit feu.

Pendant qu'on se coltine le spectacle débilitant d'un festival de Cannes où les élites médiatiques jouissent comme des porcs devant des spectateurs décérébrés et extatiques,
pendant que dans certains milieux, l'argent comme le champagne coulent à flot,
pendant que tous les vices de la finance mondiale repartent de plus belle avec encore plus de force qu'avant la crise des "subprimes",

on s'aperçoit avec consternation que les politiques ne pèsent plus rien vis à vis des marchés. Que l'Europe est devenue un sinistre camp de rétention où la seule règle immuable est son dogme économique carcéral, dictatorial, infranchissable sous peine d'une descente aux enfers.

Chaque femme ou homme politique élu est désormais condamné à se renier sous peine de disqualifier totalement son pays.

Un deal forcé est conclu d'entrée : soit vous vous couchez et pratiquez NOTRE politique d'austérité, soit vous résistez et vous subissez le destin de la Grèce jusqu'à votre capitulation car vos peuples, de par leur habitude de confort et de leurs besoins, ne supporteront jamais des sacrifices et seront par conséquent incapables de résister à une crise financière violente.

Les acteurs du marché jouent avec le feu car ils savent qu'ils favorisent ainsi l'émergence des partis d'extrême droite mais ils n'ignorent pas aussi que les partis nationalistes les rejoindront toujours, l'histoire en faisant foi.

François Hollande a dû se soumettre à ce diktat sous peine de se voir éjecté comme un vulgaire Berlusconi ou de subir une crise sociale interne provoquée par les gardiens germano-anglo-saxons du temple libéral.

Le choix était simple : l'impopularité ou la semi-banqueroute provoquée par les marchés. Il a choisi.

La situation est tellement dramatique dans cette funeste Europe sans dessein, où tout s'achète et tout se vend que même un élu n'est pas certain de garder sa place contre la puissance de l'argent et d'une propagande inouïe.


Aussi, chères camarades, chers amis, j'ai solennellement décidé...

Non pas d'abandonner ce blog pour la raison qu'il n'a jamais servi à rien et que je souhaite qu'il continue dans cette voie.
Non pas de prendre les armes pour combattre des idées dont il faudra des décennies pour les extraire des têtes trop formatées.

J'ai décidé devant vous, de mettre fin à mes jours.

À mon rythme.

Les larmes dans les yeux, je vous remercie toutes et tous de votre assiduité, de vos témoignages et commentaires...

Pour parfaire notre communion en ces heures tragiques, je vous décris à l'aide d'un dessin précis les modalités d'une fin qui pourra être longue et cruelle mais digne d'un Corse dur au mal et à la souffrance.



Je vous aime tous !
Salut GB ! On pense toujours à toi.  ;)
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mardi 22 avril 2014

Chers citoyens, en raison des nombreux jours fériés et ponts, la révolution du mois de mai 2014 sera reportée à une date ultérieure.

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Camarades, citoyennes, amies, collègues, passants, visiteurs, ennemi, laudateurs, contempteurs, groupies...

Tandis que j'écume vainement les marchés populaires pour y gagner péniblement de quoi subsister, pas un jour ne passe sans que j'entende la sempiternelle ritournelle : "Tout ça ne peut plus durer, la situation économique est désespérée : les gens vont finir par sortir dans la rue. Tout va péter !".

Et encore. Et toujours la même chanson.

Une fois, dix fois, cent fois...




Et quand je demande à ceux qui prédisent une révolution imminente s'ils sont prêts à la faire, un silence gêné vient en guise de réponse... Parce que dans ce beau pays, en ce joli mois de mai, les Français sont toujours partants pour que l'autre fasse la révolution, pour que son voisin se sacrifie sur l'autel de l'austérité, pour que ses concitoyens soient plus courageux au travail, pour que ses compatriotes soient moins assistés comme ils disent, pour que les fonctionnaires soient moins nombreux mais plus efficaces.

Bref le Français exige de son voisin une attitude rigoureuse qu'il est loin d'avoir lui-même.

C'est même à ceci qu'on reconnait le Gaulois traditionnel.

Je n'en veux pour exemple que la caste de nos journalistes prescripteurs d'austérité pour le gueux qui gagne mensuellement un peu plus que le SMIC : "il faut se serrer la ceinture, chers amis, surtout depuis tout ce temps que vous vivez au dessus de vos moyens !"

Le manant apostrophé par le bourgeois médiatique qui gagne au moins de 4 à 15 fois son salaire finit par se demander si on ne le prend pas pour l'ombre d'un con...
Bref. 
Humiliation après humiliations,on sent bien chez nos concitoyens ce besoin d'étriper ceux qui se présentent comme les parangons de l'ordre économique selon Sainte Mère l'Europe ou l'Archange Goldman Sachs...

Cependant, notre citoyen hexagonal est bien routinier. 


Il ferait bien la révolution en mai, mais avec tous ces ponts et weekends prolongés, ce sera difficile.

Juin serait un joli mois mais les enfants préparent les examens : leur avenir est en jeu, ne le gâchons pas avec un soulèvement !

Avez vous assisté  à une révolte en juillet et août depuis deux siècles, vous ? en pleines vacances, faut pas déconner !

Septembre serait propice mais c'est la rentrée des classes : nos têtes blondes risqueraient d'être perturbées !

Octobre : Ah ! la révolution d'octobre, ça aurait de la gueule, une révolte populaire en ce mois symbolique. Toutefois, les impôts commencent à tomber drus (locaux, fonciers, tiers provisionnel). Il faut bosser pour les payer ! 

Novembre ? Et les vacances de la Toussaint ? Qu'est ce que vous en faites ? On a des fleurs à payer pour mettre sur les tombes, bordel !

Une émeute en décembre ? Vous n'y pensez pas ! Qui va payer les cadeaux de nos bambins ? Le Père Noël ? Allons donc !

Un coup d'état en janvier ou février ? Oui... Mais nous ne sommes pas Ukrainiens et donc pas habitués aux rigueurs de l'hiver. Jamais une émeute n'a eu lieu en France sinon en février 1934 mais il s'agissait de gens d'extrême droite !

Reste mars ou avril. Déjà, ces mois sont derrière nous, mais en admettant... Avril et ses vacances de Pâques est exclu. Mars me parait un bon mois pour renverser le régime politique, cependant il est passé.

Donc, chers concitoyens, je vous donne rendez-vous pour mars 2015, si Dieu nous prête vie comme on dit dans les contrées méditerranéennes !

Le pouvoir politique peut dormir sur ses deux orteils.

Poil aux oreilles.


Je dédie ce modeste billet au trou du cul qui, sur twitter, m'a accusé de jouer le rôle du personnage "retenez-moi-où-je-fais-un-malheur". J'observe avec ironie que  les subtilités du second degré ne sont pas encore bien intégrées par tout le monde. Cependant j'ai bon espoir à l'occasion de la prochaine révolution à laquelle il participera courageusement, armé de son clavier.
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mercredi 16 avril 2014

Quelques réponses aux arguments spécieux des faux culs qui prétendent qu'il ne faut pas laisser de dette publique à nos enfants.

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Pendant que l'univers "Cacal 40" (de CAC 40)  n'en finit pas d'appeler à un idyllique monde libéral où la main transparente voire innocente du marché, débarrassée des gants d'acier de l'État disperserait ses multiples bienfaits aux gueux reconnaissants, j'ai souhaité mettre fin à certains poncifs médiatiques  tellement fallacieux qu'ils en devenaient grotesques !




Ainsi, la plupart des économistes libéraux, aussi nombreux à droite qu'à gauche, viennent-ils, interrogés par tous les médias aux ordres de leurs propriétaires forcément défenseurs de l'économie de marché, nous convaincre du devoir de rembourser la dette, dont entre parenthèse nous ne sommes pas responsables à titre individuel, n'ayant jamais été aux affaires.
Arguant avec des trémolos dans la voix, le besoin d'épargner à la génération suivante les affres d'une existence passée à payer les erreurs de leurs aînés !

Dans un premier temps j'ai pleuré.

Beaucoup.

Jusqu'à la déshydratation.

Je me suis dit que nous autres Français veules et indisciplinés, vivant selon la doxa libérale bien au-dessus de nos moyens - comme nous le serinent tous ceux qui gagnent des salaires mirobolants - allions laisser à nos descendants un monde bien moche.

Et là, sec comme un petit beurre, j'ai cherché un vieux martinet dans mon grenier puis j'ai commencé à fouetter mon dos à la manière des Flagellants du moyen-âge, en égrenant les raisons de ma culpabilité envers la génération suivante.



Jeunes concitoyens, veuillez nous excuser pour ce putain de système que nous vous laisserons.

Pardonnez :

- l'avenir incertain de vos futurs salaires et le niveau dérisoire de leur futurs montants.
- ce monde sans travail ou d'une extrême précarité.
- une société où se soigner deviendra un luxe.
- de vous transmettre une nature complètement polluée par les pesticides et les additifs chimiques, une nourriture trafiquée.
- de devoir payer des sommes colossales pour fermer des dizaines de centrales nucléaires de plus en plus dangereuses.
- de vous laisser un univers vicié par le fric, les arrangements, les connivences sociales et culturelles , la consanguinité des élites, les lobbies et où la démocratie proclamée à coups de slogans grandiloquents devient un système totalement vidé de son sens.


Le dos ensanglanté par les traces des lanières, purifié par cette juste douleur j'implore votre absolution !

Toutefois n'oubliez JAMAIS ceci : les économistes et politiques qui nous enjoignent de payer au plus vite la dette publique pour vous épargner de prétendus lendemains difficiles SONT LES MÊMES qui vous préparent soigneusement un avenir cauchemardesque avec des mesures sociales régressives, un monde désespérément précaire et inégalitaire. 
Une société infiniment plus coercitive et instable que celle de vos parents.

Ne vous laissez pas faire et surtout, ne comptez pas sur la génération précédente pour vous sauver.

Le joli mois de mai arrive. 

Bougez, bordel ! La montée de la sève, c'est maintenant.

C'était la minute d'un claviste révolutionnaire en pyjama sans trop d'illusions...
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vendredi 11 avril 2014

Cui cui, cuicui... Drame.

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Cui cui,

Cui cui cuicui cui cuicuicui, cui cui. Cui cuiiiiii cui, cui cuicui : cui cui cuicuicui ! Cuicui ? Cuicuicuicui... Cui, cuicuicuicuicui ; cui cuicui cui cuiiiii cuiii cuii  - cuiii cui cui cui cuiiiicuiiii - cui cui cuicui cui cui. Cuicuicui cui cui cuicuiiii cuiii cui cui.



Cui cuiiiiii cui, cui cuicui : cui cui cuicuicui ! Cuicui ? Cuicuicuicui... Cui, cuicuicuicuicui ; cui cuicui cui cuiiiii cuiii cuii  - cuiii cui cui cui cuiiiicuiiii - cui cui cuicui cui cui. Cuicuicui cui cui cuicuiiii cuiii cui cui ? Cui cui.

Cui cuiiiii.

Cuicuicuicuicuiiiiiiiii, cuicuiiii cui cui cui cuii....

Cui...

Miaou miaouuuuuuuu ! Grrrr, grrr grr. Chouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !

Cuiiiiiiiiiiiii cuiiiiiiii cuiiiiii cuiii cui cu c...

Slurp slurp... Miam ! Croc croc croc. Mmmmmmhhhhhhhhhhh ! Slurp.


Vous venez d'assister sans vous en rendre compte à un drame atroce de la vie courante.

Il s'agissait d'une démonstration implacable de la suprématie de la force brutale et de la ruse des oppresseurs vis à vis de la faiblesse,  de l'innocence et de la joie de vivre des classes populaires...

Car notre monde est cruel et dites-vous bien que sans une union de tous les volatiles, nous finirons dans l'estomac de cet horrible chat !


[Photomontage]                      image originale : www.sgattoshop.com



Vous voyez bien que les blogs politiques ont une vertu pédagogique !
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samedi 1 mars 2014

Le Tsar et la poupée ukrainienne.

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Salut les amies, bonjour les potes.

Vous savez quoi ? Taulier d'un blog confidentiel, j'ai eu la soudaine envie de me la jouer à la Bernard-Henri Lévy, c'est à dire de me mettre dans la peau d'un géopoliticien particulièrement ringard, doublé d'un cuistre assumé, et de causer avec une arrogance de bon aloi des affaires du monde devant un auditoire médusé par la couleur étincelante et immaculée de ma chemise.
Il ne manquera plus qu'à être invité sur tous les plateaux du PAF. Mais ceci n'est pas pour demain, me semble t-il !



J'ai le droit, non ? Faudrait pas m'enlever cette petite joie qui se borne à imaginer que je suis quelqu'un d'important, sacrebleu ! Je suis quand même blogueur autoproclamé, bande de nazes jaloux !

Bon. J'arrête mes jérémiades.

En ces moments de crise internationale, je suis subjugué, et le mot me parait faible par le niveau lamentable et la faiblesse catastrophique des analyses géostratégiques des journalistes et des médias en général.

De cette époque où l'histoire est considérée comme le parent pauvre de l'enseignement scolaire, on observe avec douleur combien le citoyen lambda analyse de la même manière l'intrusion de la Russie dans les affaires ukrainiennes qu'il décode'une téléréalité débile où il faut taper 1 pour conserver l'héroïne ou taper 2 pour tondre le bellâtre de service.

Désormais, il est de bon ton, lors d'un conflit, de prendre partie et de passionner le débat. En fonction de nos sympathies, le beau contre le moche, le bon contre le méchant, le gentil peuple contre les corrompus, le tyran alpha contre le tyran oméga, le petit contre le gros, etc, etc. Les médias font d'ailleurs tout pour accentuer cette vision sommaire et caricaturale pour nous aiguiller dans le sens qui convient à l'oligarchie et au politiquement correct.

Personne ne parle de l'histoire des pays, de leurs craintes, des constantes politiques et des menaces qui les guettent, des raisons d'état qui motivent l'unité de leur pays. Bref, toute doctrine immuable propre au pays, qu'importe le dirigeant au pouvoir. Ainsi la doctrine militaire gaulliste de la défense française est restée, reste et restera constante, quelque soit le président.

Pour la Russie, il parait évident, que Poutine ou pas Poutine, le passage de l'Ukraine dans le camp occidental est inadmissible. Historiquement impossible. Militairement épouvantablement dangereux.

Je n'aime guère Poutine mais il n'est que l'incarnation d'une nation impériale et impérialiste. Le portevoix d'une certaine conception de l'unité de la Russie et ça, l'Occident qui a joui bruyamment lors de l'explosion de l'URSS, n'y pourra rien pour des raisons géostratégiques.
De même, la Crimée avec son port militaire de Sébastopol et son accès à la Mer noire et donc à la Méditerranée est une position stratégique vitale pour une puissance mondiale.

Imaginez que les fusées russes soient pointées de Cuba (comme en 1964) sur les USA, ou de la frontière du Mexique ? Vous croyez que les États Unis vont laisser faire et tolérer l'entrée de l'Ukraine dans l'OTAN ? Non mais allo, quoi ! (©)

Bien entendu, une partie du peuple ukrainien a manifesté contre les élites russophiles particulièrement corrompues, imaginant que l'Europe est le Saint Graal. J'imagine leur déception, mais de tout temps être Polonais ou Ukrainien, peuples écartelés depuis toujours entre la Russie impériale (communiste ou tsariste) et l'Occident est une fatalité qu'ils auront du mal à vaincre.

Et ce n'est certes pas l'Allemagne bedonnante de la ventripotente Angela Merkel qui pourra les aider car ce pays n'est qu'un colosse aux pieds d'argile. Un nain militaire, obligé de coucher pour que Gazprom ne lui coupe pas le gaz et une population vieillissante terrorisée par la vue d'un char russe.

Vladimir Poutine est devenu l’ennemi public numéro 1 de ce brave Occident où il fait si bon vivre. Cette vision simpliste sur la personnalité d'un seul individu est historiquement stupide : l'empire russe, dirigé par n'importe quel hiérarque ne peut se permettre de laisser piétiner son pré carré, ses marches par des adversaires mal intentionnés.

Et puis c'est tout !


Parce que la politique étrangère, au delà des passions qu'elle génère, réclame lucidité, objectivité, réalisme et un certain cynisme. Les médias l'oubliant trop souvent, ne pensant qu'à manipuler l'opinion en l'excitant  pour mieux faire passer ses crédos idéologiques.
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J'espère que vous voudrez bien excuser le pédantisme dont j'ai fait preuve dans ce texte. Cependant, je prétends me placer comme le Bernard-Henri Lévy du 9-3, penseur d'opérette, semi clochard au crâne rasé, aux ongles en deuil et à la chemise crasseuse...
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lundi 18 mars 2013

La vie exaltante d'un populiste low-cost. Déconnade au vinaigre bas de gamme.

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Avertissement : toute ressemblance avec la vie quotidienne de merde d'un Français moyen ne serait que pure coïncidence.


Après une joyeuse journée de travail sans aucun intérêt, je suis allé faire mes courses au Discount le plus proche.


Pour demain, j'ai acheté les produits suivants :

- Une baguette pas trop cuite. Si peu cuite d'ailleurs qu'on aurait pu fabriquer un nœud coulant sans la briser. Elle était tellement élastique qu'avec 2 baguettes il m'aurait été  possible de me pendre sans me louper, si toutefois mon imitation de poutre n'était pas constituée de polystyrène couleur chêne.

- Six œufs frais de poules naines tuberculeuses élevées en sanatorium batterie vu le faible calibre, sans indication de provenance. Probablement truffés de dioxine.

- Quatre pommes préemballées du Chili aromatisées aux  six pesticides et aux 3 anti moisissures. La pomme qu'avait offerte la sorcière à Blanche-Neige était aussi belle mais probablement moins toxique.

- 200 g de carottes râpées contenant en réalité 70 g d'épluchures de carottes et 130 g de vinaigrette de mixture acide qui vous troue l'estomac plus surement que la dague d'un bandit du moyen age en forêt de Bondy.

- 200 g de minerai de viande hachée comportant de la poussière d'os, des
tendons de cheval, des oreilles de porc en purée et des queues de cheval compotées. Une viande probablement arrosée de colorant rouge pour atténuer l'effet désastreux de sa véritable couleur.

- Une sauce au poivre industrielle contenant trois édulcorants, quatre additifs, trois liants, 20 g de lait en poudre et 2 grammes de poivre ajoutés aux 40 g de gélatine de porc.

- Une pâte à tarte aux matières grasses hydrogénées garantie 100 % cancer. Avec les pommes précédentes, votre estomac ne vous dira pas merci. La Sécurité sociale non plus.

 - Un camembert "Président" industriel toujours fait à cœur, même que le fermier qui le présente à la télé promet de manger son chapeau s'il n'est pas fait. D'ailleurs chacun peut constater objectivement que c'est le même chapeau à chaque publicité depuis des années. Et toc pour les mauvaises langues qui pullulent sur Internet !

- 2 litrons de picrate gros rouge qui tache issu de la Communauté européenne, et dont le passage dans le gosier fait penser aux souffrances endurées par de pauvres paysans se trouvant sur le chemin de hordes déferlantes de  cruels Huns affamés et privés de compagnes depuis 6 mois.


Et voilà ce qui fait le quotidien de millions de nos compatriotes.

Ajoutez à cela le spectacle du désopilant Lagaf sur TF1 à 19h, suivi du non moins cultissime Pujadas sur FR2.

Tout ceci conclu par un merveilleux téléfilm de  Camping Paradise ou le show scénarisé des Anges de la téléréalité 13, ne boudez pas votre plaisir !  
Avec une telle existence quotidienne, vous pouvez, chers Français normaux, vous vanter d'être les rois sur Terre ou au pire, ses cousins !

Reste plus qu'à aller voter pour un candidat Front national le dimanche pour parfaire le tableau.

Et oui, Mesdames et Messieurs, "tout ceci fait d'excellents Français", comme on disait sous ce bon feu Maréchal !
Réjouissons-nous, les ami(e)s le "low-cost" a gagné sur tous les terrains (consommation, voyage, culture, information, véhicule, divertissement, salaires, santé et politique).  
Nous sommes tous devenus des citoyens "low-cost". ®
Ils ne nous reste plus qu'à faire une révolution "low-cost"... ©



Aussi con que cela puisse paraître, je me demande avec suffisance si je n'ai pas pondu le billet de blog le plus politique de l'année.

Je sens bien que certains ironiseront, contesteront, sous-estimeront mon influence de blogueur "low-cost" et minimiseront mon rôle dans le prochain et attendu soulèvement populaire.  

Qu'ils se méfient, ces bandes de jaloux, leurs têtes ne tiennent que par des cous graciles  !
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vendredi 15 mars 2013

Mardi 23 avril 2014. Europe : la fin d'un rêve et le début du cauchemar...

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Attention, cette situation cauchemardesque  est une "œuvre" de pure imagination.   Toute ressemblance avec une situation future ne serait que pure coïncidence.


Mardi 23 avril 2014.  15h . Rome.

Le gouvernement de Beppe Grillo, président du Conseil élu depuis 6 mois, déclare sur son blog que l'Italie est en cessation de paiement. Le pays est en banqueroute.

Aussitôt, le pays devient le point central de l'attention des réseaux sociaux, puis des chaînes d'infos en continu.

Les rumeurs le plus folles courent sur le Web, puis dans  les éditions spéciales des télévisions européennes et mondiales.

Les chefs de gouvernements et d' États européens restent muets : on ignore si c'est parce qu'ils sont désemparés où s'ils préparent une riposte.

En France, on sent chez les éditorialistes et économistes  libéraux un vent de panique qui se traduit par des préparatifs de déménagement. Des tweets bizarres évoquent les départs de Christophe Barbier, Franz-Olivier Giesbert, Alain Minc, Claude Perdriel, Pierre Bergé vers la Belgique. d'autres parlent de l'arrivée prochaine de Michel Denisot en Russie chez son ami Gérard Depardieu et des séjours de Jean-Michel Aphatie et Nicolas Beytout en Suisse à Davos.

Entre autres. Les moteurs de Rolls, chauffent en vue d'un départ précipité vers des cieux plus cléments. Les chauffeurs de maîtres sont sur les dents.

La France d'en haut a peur...

Dans les rues de Paris, des jeunes gens des banlieues pauvres de Seine Saint Denis, descendent vers les beaux quartiers. Des échauffourées se produisent aux Champs Élysées. 

Emblème de l'état-major de l'armée italienne représentant les quatre armes.


Mardi 23 avril 2014. 18h.

Dans les grandes villes, Rome, Milan, Turin, les Italiens hagards, sonnés par l'annonce sortent dans les rues. Des pillages ont lieu : personne ne sait de quoi sera fait le lendemain, c'est à qui mettra le plus de farine, d'huile et de sucre de côté. Les commissariats brûlent, l'accès de la Chambre des députés et du Sénat sont bouclés par les chars de l'armée.

Personne ne sait s'il s'agit de scènes d'anarchie ou d'une révolution. Beppe Grillo ne communique plus que par Internet, il ne cesse d'accuser ses homologues européens d'avoir martyrisé son pays, il fustige notamment la fraîchement réélue Chancelière Angela Merkel figée sur ses positions, David Cameron inflexible et un François Hollande toujours aussi insaisissable.

Monsieur Grillo se décide enfin à prononcer un discours à 20h sur tous les canaux de la RAI.



Mardi 23 avril 2014   20h .Italie.

L'Italie entière est suspendue devant ses postes de télévisions. Beppe Grillo apparait en larmes, et à la manière italienne, c'est à dire avec beaucoup de gestes et de mimiques, il explique que l'Allemagne, la Grande Bretagne et la France veulent humilier la sainte Italie et qu'il ne cédera jamais à la vindicte économique de ces pays qui veulent réduire la civilisation multi millénaire à néant pour de vulgaires dettes.

"Le pays fondateur de la civilisation européenne, berceau de l'Art et de l'architecture, ne capitulera jamais face à la barbarie de financiers anglo-saxons cupides et inhumains" lança t-il de son studio de télévision. On entendit des clameurs dans les rues. Des centaines d'agences bancaires furent pillées et incendiées.

Des exactions de toutes sortes eurent lieu un peu partout. Des camps de Rroms furent incendiés, des gens complètement possédés attaquèrent tout ce qui n'était pas Italien. On déplora des centaines d'agressions dont beaucoup, hélas tragiques.



Mardi 23 avril 2014   21h . Europe.

Dans beaucoup de pays, des manifestations spontanées furent organisées. Les mouvements commençaient à prendre des proportions inquiétantes après les incendies des sièges de Canal +, RTL, RMC et TF1. En France, le Ministre de l'Intérieur, Manuel Valls appela en renfort six régiments de CRS à Paris.
En Angleterre, presque rien ne se passa à part quelques anicroches dans les quartiers pakistanais.
 En Allemagne, les écologistes et les anarchistes se montrèrent plus violents. Les néo-nazis  ne tardèrent pas à semer la terreur dans les quartiers occupés par la diaspora turque.

Pas un chef d'État ou de gouvernement européen ne communiqua.



 Mardi 23 avril 2014   22h . Italie.

UTel un avertissement, une coupure totale de courant accentua l'inquiétude de la population. Plus d'internet, plus de médias, plus de téléphone. Chaque Italien ressentit la profonde angoisse d'être déconnecté de tout. On s'aperçut alors combien, en l'absence de moyens de communications modernes, il ne nous restait à supporter qu'une solitude oppressante et à mesurer une impuissance totale. Le revers du progrès fut de montrer la fragilité de l'action des insurgés démunis de toute information face à une organisation armée et connectée.

L'électricité fut rétabli une demi-heure après.  

À travers les radios et les télévisions, l'état de couvre-feu fut promulgué pour 23h par un mystérieux colonel en uniforme nommé Baggio Boccace . Il rappela, sévère, que tout contrevenant risquait 5 ans de prison.

Plusieurs régiments de chars bloquèrent les points stratégiques des villes et du pays. Sur la RAI Uno, un journaliste annonça qu'une importante allocution serait prononcée à 23h par le Général Giorgio Paolini, commandant en chef de l'état major des armées.



 Mardi 23 avril 2014   23h . Rome.

 Le général Giorgio Paolini, gauche,  mal à l'aise, raide dans son uniforme, lut  son discours d'une voix monocorde.

Il décréta en vrac, le couvre-feu jusqu'à nouvel ordre, le remboursement de la dette aux banques, la gestion de l'État  par un administrateur civil nommé par une junte militaire, la baisse des salaires de 40 %, l'abolition du droit du travail, l'interdiction de la grève, l'autorisation de licencier sans contrepartie. 
Internet et tous les médias seront désormais contrôlés par un comité de censure.

Le temps de travail sera prolongé à 52 h par semaine et l'âge limite de la retraite se situera autour de 75 ans. Les pensions se limitant à 600 €.
Chaque travailleur devant souscrire un fond de pension qui s'occupera de la gestion des retraites et de l'assurance maladie.

L'expulsion de tous les étrangers et une peine de 10 ans d'emprisonnement pour les sans papiers pour dissuader l'immigration clandestine. 

La devise de la future république italienne rénovée sera : Travail, Famille, Ordre, Patrie et Propriété.

Un journaliste de la RAI Uno annonça, imperturbable, que la nouvelle junte militaire avait été mollement condamnée par le triumvirat Merkel-Cameron-Hollande, toutefois M. Mario Monti fut réclamé comme caution démocrate en vue d'une possible réhabilitation du nouveau régime.



Mercredi  24 avril 2014  20h

Le calme et l'ordre furent rétablis en Italie, messieurs Grillo, Berlusconi et Bersani, isolés sur l'ile d'Elbe. Messieurs  Mario Draghi, ancien vice-président de la banque Goldman Sachs en Europe et Mario Monti, déclarèrent vouloir collaborer  avec les forces armées pour sauver leur pays de la ruine sous les yeux attendris de la Troïka...

La junte décréta la sortie provisoire du pays de l'euro. La lire redeviendra dans les mois qui viennent, l'unité monétaire officielle de l'Italie. La nouvelle parité sera décidée dans 6 mois à compter d'aujourd'hui.

"Stringiamoci a coorte
 Siam pronti alla morte
L'Italia chiamò." *

 "regroupons nous en cohorte
 Nous sommes prêts à la mort
 L'Italie a appelé !"

 

Je vous conseille d'aller visiter cet excellent blog plus optimiste qui, sous une autre version, pense que seule la faillite d'un pays de l'UE pourra libérer les autres des griffes d'un libéralisme à bout de souffle.

Gaffe à la bête immonde, ne croyez pas que dans ses derniers soubresauts, elle ne soit capable du pire, les ami(e)s ! 

En tant qu'humble prophète de malheur, je vous baise les pieds. Amen !
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mercredi 20 février 2013

L'euthanasie sociale ou comment abréger la souffrance des pauvres. Umour noar et vizion sonbre.

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Ce billet s'adresse aux éditocrates, médiacrates, journalistes, leaders d'opinion,  classes supérieures qui, bien à l'aise dans leurs ghettos de riches parlent ,à partir de leurs prés carrés médiatiques, de la société française sans vraiment bien la connaître et sans imaginer que le naufrage des classes moyennes va leur retomber lourdement sur la gueule.

Ils auront beau pleurer toutes les larmes de leurs corps après le désastre, ce ne sera pas faute de les avoir prévenus, il sera trop tard et ma foi, ce sera bien fait pour eux !

À force de pérégrinations sur les marchés populaires dans les lieux oú séjournent les bannis sociaux, les gens modestes, les français moyens en pleine chute sociale et morale, j'ai compris à quel point la pauvreté grandissante clivait ce pays jusqu'à pousser au désespoir un nombre grandissant de population.

Vivant donc dans le 9-3, comme il est de coutume d'appeler la Seine Saint Denis, ironiquement berceau et nécropole de la royauté française, chaque jour passé montre que ce département (comme les 95, 94, une partie du 92 et du 78) s'enfonce dans un mal vivre qui préfigure une baisse certaine de l'espérance de vie dans les dix ans à venir.

Cette inégalité est déjà visible dans les habitudes alimentaires. En plus des enseignes "low-cost" comme Aldi, Lidl, Leader Price et ED, où on vend beaucoup de produits trop gras, trop sucrés, trop chimiques, une bouffe généralement  infâme ; prolifèrent désormais sur les marchés, des soldeurs qui proposent pour un prix défiant toute concurrence, des gâteaux polonais, des Kouglofs russes, des pains au chocolats turcs, des jus de fruits grecs, des chocolats tchèques, des pâtisseries espagnoles et j'en passe et de bien pires.
Toutes ces marchandises étant bien entendu en fin de date de péremption et remplies de produits chimiques plus ou moins autorisés...

À côté, vous trouvez dans les produits frais des yaourts de marque, des entremets et desserts sucrés par lots de 24 pour un prix défiant toute concurrence vu que la date de consommation expire 3 jours plus tard.

Tous ces commerces sont pris d'assaut par une clientèle de plus en plus fauchée. 

Tout ceci pour dire que la santé des pauvres gens, avec de telles nourritures, ne risque pas de s'améliorer. J'ai d'ailleurs remarqué que le nombre de personnes venant m'acheter des piles pour leur contrôleur de sucre dans le sang ne cessait de grimper : le diabète est un véritable fléau chez beaucoup de ceux qui achètent toutes ces cochoneries industrielles.

Pour la santé, on observe les mêmes  dégâts. Beaucoup doivent abandonner leur mutuelle, comme moi par exemple, pour joindre les deux bouts. Dans ces populations, le dentiste est un luxe, l'opticien une nécessité et il faut attendre trois mois pour obtenir un rendez-vous chez l'ophtalmologiste. On se soigne de moins en moins, de peur de ne pouvoir payer ses soins et la honte d'avouer à son médecin sa détresse financière accentue le malaise.

Si on ajoute que beaucoup de ces travailleurs ont trimé dans dans métiers très physiques et pénibles et qu'une retraite ne suffit plus pour subsister décemment.

Quand on observe qu'en plus de l'alimentation, la santé, la voiture, les logements, la pratique du low-cost se généralise aux transports (voir à ce sujet l'excellentissime billet de Seb Musset), on ne peut que se révolter contre l'évolution à marche forcée vers une putain de société à deux vitesses qui brisera à coup sûr l'unité de ce pays, la solidarité et la fraternité déjà si rare.

Ami(e)s comment ne pas avoir honte de tous ces mouvements de célébrités et ploutocrates cupides qui quittent le navire vers des cieux plus cléments, abandonnant le pays sans l'ombre d'un remords, sans la trace d'un regret ?

Pauvres, électeurs dégoûtés de la politique, citoyens de la France du milieu, tous vivent de plus en plus sur le fil du rasoir, payant des factures de plus en plus lourdes et contemplant, la rage au ventre, tous ces salopards du haut de leur morgue, parlant ici d'assistanat, là de paresse ou encore d'austérité alors qu'ils sont gavés de thunes !

Alors que nous, les pauvres hères, crèveront plus tôt qu'à notre heure pendant que les privilégiés nourris au bio, pas trop fatigués par leur journée de boulot et décontractés du ciboulot par de nombreuses journées de vacances au soleil ou à la neige se couleront des jours heureux, en pleine forme physique, sans une ride, avec de jolis seins pointus pour les femmes ou pour les hommes,  en bandant comme des turcs grâce au viagra ® jusqu'à 90 berges.

Le problème est que la plupart de ces banlieusards n'ont aucune conscience politique, du coup, ils se tournent vers la religion et désapprouvent de moins en moins l'extrémisme qui lutte à sa manière contre l'occident et toutes les injustices que son système génère.
La politique ayant horreur du vide, le communisme s'est fait voler la vedette par l'extrémisme religieux !

Pas sûr que l'Occident y ait gagné au change...

Un jour viendra, vous verrez, où au lieu de s'attaquer aux espaces sociaux de leurs banlieues ou de brûler les vieilles voitures de leurs voisins pakistanais, les insurgés se découvriront une conscience de classe.

Un jour viendra, vous verrez, où la haine sera si forte que plus un hiérarque, journaliste, personnage connu ne pourra sortir sans deux ou trois gardes du corps et sans se faire conspuer.

Un jour viendra, vous verrez, où les arrondissements des beaux quartiers parisiens ou de villes comme Neuilly seront pillés.

Un jour viendra, vous verrez, où un apartheid "soft" entre riches et pauvres naîtra. On isolera par tous les moyens ces banlieues explosives.

Vous pensez que je suis catastrophiste ? Si cette situation perdure, vous verrez d'ici à cinq ans... 

Dommage que notre classe politique soit si médiocre et si vélléitaire. Nous n'avons pas besoin d'un homme providentiel ou d'un gourou comme le réclament les populistes : donner le pouvoir à des individus non carriéristes et de bonne volonté suffirait à notre peine. Et virer de nos esprits cette idéologie Merkelo-Camerono-Barrosienne qui nous empoisonne les neurones.

Des couilles François ! Achète-toi  une paire de couilles ou demande à la mère Thatcher de te prêter les siennes. Pour une fois, rentre dans l'Histoire : c'est le moment ou jamais !

Bises à toutes et à tous. 
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PS : le site "les moutons enragés" ont repris mon dernier texte. Je les en remercie d'autant plus que je me suis fait massacrer, et c'est un euphémisme, par un nombre conséquent de commentateurs qui n'ont pas l'habitude du ton décalé qui m'est familier...
Cette descente aux enfers m'a montré combien la mise en avant d'un texte est une épreuve douloureuse dont j'avais perdu l'habitude depuis mon passage au Village des NRV.
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mardi 17 janvier 2012

Camarades ! Voici pourquoi l'agence Standard & Poors est la 5ème colonne du bolchevisme rampant.

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Ami(e)s, camarades, compagnons, cher Jean Luc,

Dans le ciel médiatique on entend vrombir le vol noir des corbeaux affolés. La perte d'une voyelle a rendu le pays hagard.



Les conseils ridicules des agences  conseillant aux pays occidentaux de calquer leurs modèles sociaux sur celui de la Chine dictatoriale et capitaliste - peut-on encore parler d'une doctrine communiste qui n'a JAMAIS existé dans ce pays, vu qu'une oligarchie de Parti militarisé n'a rien à voir avec le communisme ? - annoncent des lendemains difficiles pour l'idéologie défendue becs et ongles par la frange réactionnaire d'un patronat rétrograde en déliquescence.

Pauvre France, piètre Europe !

Jusqu'au Front de gauche venu houspiller devant son siège français, une agence de notation dérisoire .
Grotesque : ne voyez-vous pas, chers camarades et amis que Standard & Poors est en train de porter des coups définitifs au système libéral actuel en se montrant plus royaliste que le roi ? Ne sentez-vous pas que S&P est en train de scier la branche sur laquelle elle s'est perchée ?

Pourquoi protester contre l'organisme qui, par ses injonctions et ses décisions, affaiblit chaque jour davantage non seulement le système capitaliste et ses dirigeants aux ordres, mais tout son crédit auprès de l'opinion, bien moins manipulée qu'on l'imagine ?

Quel Européen rêve d'une vie sociale à la Chinoise ? Hein ? Dites moi !

Une vie sociale de 45 h sans revenu minimum, sans CDI avec des salaires dérégulés situés entre 400 et 1500 € selon les heures travaillées et des loyers de 600 à 1000 € ?

Voudraient-ils la ruine de l'Europe qu'il ne s'y prendraient pas autrement. Dans ces conditions, la consommation et par voie de conséquence la production industrielle ne peuvent que s'écrouler !

Les triples cons ! 
Se rendent-ils compte de la stupidité de leurs raisonnements ? Ils tricotent la corde qui les prendra. Laissons les faire et le résultat ne se fera pas attendre, vous verrez !

C'est la raison pour laquelle, les S&P  et Moody's sont les alliés objectifs des prochains bouleversement politiques et sociaux qui détruiront le système actuel. Après, ce sera à nous de le reconstruire si nous évitons l'écueil du FN...

Ne voyez vous pas, que grâce à S&P, la BCE (banque européenne) sera obligée de prendre directement en charge les dettes grecques, espagnoles et probablement italiennes, dérogeant ainsi aux dogmes idéologiques ultra libéraux des traités européens moyennant un peu d'inflation ?
Sinon, l'Euro disparaîtra avec les certitudes des Européistes béats qui gémissaient lors du résultat du suffrage sur le TCE.

Qui se souvient de l'année 1976 où notre pays, sous le droitier "libéral avancé" Giscard, vivait avec une inflation de 11 % l'an et une croissance de 4,4 % ? Les salaires étaient indexés sur le coût de la vie et les Français pouvaient investir dans l'achat d'un appartement !

J'ai toujours été persuadé que le système financier intronisé par les néocons américains et avalisé par le pitoyable et navrant couple Reagan-Thatcher, incarnation crasse de l'inculture et de la bêtise élevée au niveau du dogme ; à cause de la cupidité, du manque d'idéal et de l'égoïsme de leurs acteurs économiques, s’autodétruirait fatalement.


Des pans entiers des économies vont s'écrouler : les gigantesques sommes d'argent  dématérialisées  qui circulent dans des transactions spéculatives vont se dégonfler... 
La gauche rêvait  d'une révolution : les agences de notation l'on faite !

Plus efficace qu'une 5ème colonne communiste, S&P a réussi à ébranler le système. Selon la théorie des dominos, l'Allemagne, après les désastres grecs, espagnols, portugais, italiens et bientôt français, devrait, elle aussi, boire le bouillon à moins de faire une croix sur l'idéologie mortifère qui nous a conduit à cette extrémité.

Un peu de patience, ami(e)s : les institutions que les indignés ne sont pas parvenus à renverser en manifestant sont lézardées par les agences de notation qui font et défont des gouvernement démocratiquement élus !


Grâce leur soit rendue. 

Les potes, je m'engage devant vous : si par quelque hasard malencontreux, Nicolas Sarkozy devait gagner  les prochaines élections, cet endroit deviendrait immédiatement un blog  consacré à la cuisine et aux arts de la table !
Remarquez, vous ne perdrez guère au change...




À après !
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