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samedi 17 mai 2014

La lutte ou le suicide.

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Ce mois de mai 2014 me tape gravement sur le système.

Je n'ai jamais vécu de printemps aussi léthargique de ma vie.  Pas une trace de rébellion, pas une once de violence, pas la moindre ombre de révolte contre le pouvoir établi. Simplement la rétention fataliste d'une sourde haine contre tout ce qui peut représenter l'autorité ou le pouvoir.

L'impuissance d'un peuple endormi comptant méticuleusement ses RTT pour fuir une réalité qui lui colle à la peau. Une démission, une fuite, un besoin de ne pas voir des lendemains qui réclameront, question de vie ou de mort, une décision définitive : résister ou mourir à petit feu.

Pendant qu'on se coltine le spectacle débilitant d'un festival de Cannes où les élites médiatiques jouissent comme des porcs devant des spectateurs décérébrés et extatiques,
pendant que dans certains milieux, l'argent comme le champagne coulent à flot,
pendant que tous les vices de la finance mondiale repartent de plus belle avec encore plus de force qu'avant la crise des "subprimes",

on s'aperçoit avec consternation que les politiques ne pèsent plus rien vis à vis des marchés. Que l'Europe est devenue un sinistre camp de rétention où la seule règle immuable est son dogme économique carcéral, dictatorial, infranchissable sous peine d'une descente aux enfers.

Chaque femme ou homme politique élu est désormais condamné à se renier sous peine de disqualifier totalement son pays.

Un deal forcé est conclu d'entrée : soit vous vous couchez et pratiquez NOTRE politique d'austérité, soit vous résistez et vous subissez le destin de la Grèce jusqu'à votre capitulation car vos peuples, de par leur habitude de confort et de leurs besoins, ne supporteront jamais des sacrifices et seront par conséquent incapables de résister à une crise financière violente.

Les acteurs du marché jouent avec le feu car ils savent qu'ils favorisent ainsi l'émergence des partis d'extrême droite mais ils n'ignorent pas aussi que les partis nationalistes les rejoindront toujours, l'histoire en faisant foi.

François Hollande a dû se soumettre à ce diktat sous peine de se voir éjecté comme un vulgaire Berlusconi ou de subir une crise sociale interne provoquée par les gardiens germano-anglo-saxons du temple libéral.

Le choix était simple : l'impopularité ou la semi-banqueroute provoquée par les marchés. Il a choisi.

La situation est tellement dramatique dans cette funeste Europe sans dessein, où tout s'achète et tout se vend que même un élu n'est pas certain de garder sa place contre la puissance de l'argent et d'une propagande inouïe.


Aussi, chères camarades, chers amis, j'ai solennellement décidé...

Non pas d'abandonner ce blog pour la raison qu'il n'a jamais servi à rien et que je souhaite qu'il continue dans cette voie.
Non pas de prendre les armes pour combattre des idées dont il faudra des décennies pour les extraire des têtes trop formatées.

J'ai décidé devant vous, de mettre fin à mes jours.

À mon rythme.

Les larmes dans les yeux, je vous remercie toutes et tous de votre assiduité, de vos témoignages et commentaires...

Pour parfaire notre communion en ces heures tragiques, je vous décris à l'aide d'un dessin précis les modalités d'une fin qui pourra être longue et cruelle mais digne d'un Corse dur au mal et à la souffrance.



Je vous aime tous !
Salut GB ! On pense toujours à toi.  ;)
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mercredi 19 février 2014

Vieillesse et détresse.

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Parce que la politique nous concerne tous de la naissance à la mort en passant par la vieillesse...

 
C'était il y a cinq semaines, cinq mois, cinq ans. Je ne sais plus.

J'étais entré dans cette maison de retraite un peu trop tôt pour les visites mais personne ne m'en avait fait la remarque. La chambre peinte dans un blanc immaculée était vide. Un lit médicalisé, un fauteuil beige, une petite table en formica meublait cette pièce impersonnelle. On entendait par la porte entrouverte, dans le couloir attenant, le tumulte de conversations parfois ponctuées de cris, de gémissements sans réelles significations si ce n'était la manifestation poignante d'une souffrance physique ou mentale.



Dans son petit bureau qui faisait office de laboratoire, une des infirmières m'annonça qu'Elle se trouvait dans la salle du bas pour profiter d'une animation sur les chansons d'autrefois. Lorsque que j'entrai dans cette grande salle, un trentaine de petites vieilles, certaines sur des fauteuils roulants, d'autres sur des chaises de réfectoires faisaient cercle autour d'une femme d'une quarantaine d'années au chignon austère et habillée strictement.

L'animatrice chantait sur un air datant de 1925 le célèbre titre des roses blanches de Berthe Silva... 

Étrangement, aucun homme n'était présent.

L'assemblée reprenait en cœur cette mélopée sans entrain, presque machinalement. Le chœur de ces femmes âgées tremblotait. Certaines avait le visage crispé, d'autres regardaient ailleurs comme si cette chanson leur rappelait les moments de leurs premiers émois qu'elles embellissaient forcément. Une pleurait, une autre atteinte de tics qui déformaient sa bouche semblait perdre ses esprits. 

Une atmosphère tragique envahit les visiteurs qui guettaient avec mélancolie et espoir le moindre signe sur le visage de celle qu'ils étaient venus visiter. Elle m'aperçut et me fit un vague sourire triste. Je savais qu'Elle détestait ces animations collectives parce que comme moi, Elle aimait la solitude.

Ce spectacle inhabituel étreint ma poitrine. Égoïstement, je sentis ma gorge se serrer et une sensation indéfinissable de peur s'insinua en moi. Je me vis soudainement à Sa place, semi grabataire, chanter avec des petits vieux aigris et gâteux -peut-être même le serais-je davantage qu'eux- un "que je t'aime" de Johnny Halliday. Ce destin me révulsait par avance.

À ce moment je rêvai, que dis-je, j'implorai de mourir vite et brutalement !

Des larmes que je tentai désespérément de cacher en les essuyant subrepticement d'un revers de main  coulèrent de mes yeux.

Oui. Pourquoi le cacher ? Je pleurai sur moi, sur mes proches, mes amis. Cet avenir effrayant qui s'annonçait, cette déchéance physique, cette perte de nos facultés intellectuelles, la brumeuse évanescence de notre mémoire, cette inconscience d'être m'a fait plus peur qu'un bataillon de mygales grimpant le long de mes jambes.

Parce que la politique politicienne n'est pas tout dans une existence, je vous raconterai dans deux jours la suite de ce voyage au cœur de cette détresse qui aveugle et désespère  le témoin extérieur mais se vit avec indifférence et résignation par celles et ceux qui en sont les acteurs.

J'espère simplement que ce billet ne plombera pas trop votre moral.

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mardi 16 avril 2013

Le blues du blogueur de fond.

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Chère lectrice, lecteur bien-aimé,

Un blogueur a ceci de commun avec l'homme politique ou la vedette de téléréalité : il doit avoir un avis sur tout, sous peine de passer pour un con.
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Imaginez une bimbo issue de la télévision poubelle à qui on demanderait au débotté pour la déstabiliser, son auteur préféré et le titre du livre posé sur sa table de chevet pour caler les boites de préservatifs aux 7 parfums de fruits exotiques et qui répondrait Spirou pour l'écrivain et le Kamasutra en bandes dessinées comme ouvrage !
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Cette pauvresse, au lieu de citer comme lui aurait fait répéter son agent, Victor Hugo dont évidemment , elle n'a jamais lu un traitre mot  et "Les hommes de bonne volonté" de Jules Romains pour paraitre singulièrement énigmatique (sauf que son imprésario, forcément ignare comme la plupart de ses congénères aurait ignoré que cette œuvre se décline en 26 volumes) deviendrait la risée de tous ces pauvres journalistes et autres animateurs à peine moins cons que celle qu'ils souhaitent ridiculiser.

Vous avez évidemment reconnu un tas de tragiques imbéciles du paysage audiovisuel français...

Bref, je n'insiste pas sinon je risque de m'énerver et nonobstant je reviens à mon mouton.

Oui, disais-je, tous les sujets ne m'intéressent pas. Je n'y connais strictement rien dans le domaine de la Justice qui m'assomme profondément, je suis peu au fait des affaires familiales, religieuses, de droit du travail... 
En réalité mon ignorance m'afflige et je me demande bien ce qui peut attirer les quelques lectrices et lecteurs qui me font le bonheur de musarder ici.

Les sempiternelles questions du blogueur devant son écran vide. 

Alors forcément, faute d'étaler une science que je ne possède pas, a contrario de tant de blogueurs, accumulant citations sur extraits, références littéraires sur rappels historiques, déballant sur leur tranche de blog indigeste une couche de beurre, un nappage de confiture, une pellicule de chocolat, une épaisseur de crème chantilly, j'essaie de laisser ma piètre imagination gambader dans des pâturages jonchés de bouses... D'où les remugles parfois désagréables de certains billets si peu académiques.

Mais parfois l'inspiration vient à manquer et au lieu de m'appuyer sur une dépêche AFP ou sur un évènement récent, cet entêtant déluge d'actualités générant un flux de lecteurs conséquent, je m'embarque dans des fictions sans queues ni têtes, peu gratifiantes, peu valorisantes, n'amenant que fort peu de lecteurs.

L'actualité stridulante, obsessionnelle et sclérosante imposée par les chaînes d'infos en continu m'insupporte chaque jour davantage. Je trouve que le grégarisme intellectuel que ces médias génèrent entraîne une pauvreté des analyses à long terme et provoque un assèchement de la pensée politique.    

Quitte à jouer les coquettes, je n'hésite pas à penser qu'un blogueur sans lecteurs est comme une jolie femme sans prétendants, un potage sans sel, un canard sans tête. Pour autant, je ne serais jamais prêt à sacrifier mon indépendance pour une audience plus conséquente.

"Alors, tu ne sais pas ce que tu veux ?" me direz-vous avec raison ! Certes. C'est le sens de mon titre...

C'était la rubrique impudique, nombriliste et introspective : "Qui suis-je, dans quel état j'erre, où cours-je ?"


Si, passée ma crise, je ne trouve pas de corde assez solide pour soutenir mes 93 kgs et assez courte pour mon 1,83 m, je vous retrouverais prochainement...

Je vous embrasse.
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mercredi 21 septembre 2011

La corruption est au centre du pouvoir politique français et on ne parle que de cul ? Coup de gueule populiste.

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Dites-moi donc,  gentils petits Français, vous n'avez pas l'impression qu'on vous prend pour de grosses billes creuses ?

Outre le dernier ouvrage de Péan, «La République des mallettes» édité chez Fayard, avec comme héros le sombre Djourhi, les révélations de l'attentat de Karachi, les affaires  Takieddine et Bourgi, le scandale Clearstream entre autres, la république des copains, des aigrefins, des coquins, des malins et des vauriens n'en finit plus de tressauter spasmodiquement  dans l'indifférence générale comme une vieille mouche à merde à qui on aurait arraché les ailes.

Amis, observez les gens que vous avez placé au pouvoir. Regardez ce qu'ils ont fait de votre République et de votre démocratie !


N'avez-vous pas le sentiment d'être manipulés à longueur de temps par des médias chargés de remplir votre temps de cerveau disponible par des foutaises sans aucune importance.

Ne trouvez-vous pas que le contenu des péripéties graveleuses de DSK ressemble à du liquide spermatique placé dans un vaporisateur et destiné à couvrir les odeurs bien plus fétides qui empestent le personnel politique depuis  30 ans au moins ?

N'en avez-vous pas marre de vous faire prendre pour des zombies tout juste bons à entériner, par le dépôt d'un bulletin dans l'urne deux fois tous les 5 ans, une délégation de pouvoir, un blanc-seing à un élu qui ne votera que les lois dictées par son parti et souvent contraires à vos opinions ?

Ne croyez-vous pas que devant de si grosses sommes fournies par les dictateurs africains en échange d'avantages économiques, les poches de beaucoup de nos cadres politiques ont du se remplir au-delà des caisses noires des partis ?

Ne sentez-vous point ce parfum de décomposition avancé qui annonce l'écroulement d'un système vérolé par la compromission et la cupidité ? Un poisson pourrit toujours par la tête, dit-on...

N'estimez-vous pas qu'au lieu, de prendre ce pouvoir pour s'y blottir quiètement et s'y adosser comme un petit roitelet, le candidat du Parti socialiste, devrait  réformer impérieusement  un système aux abois ?

Pensez-vous qu'un simple changement de président modifiera les infirmités de cette 5ème république ? Fichtre non : le ver est dans le fruit et le pouvoir exorbitant du président cadenasse les institutions et favorise les affaires louches !

Un président comme François Hollande aura t-il la capacité de s'atteler à ce chantier considérable ? Il ne l'a jamais proposé. Son but ultime semble : se draper dans la toge de l'empereur. C'est un désastre :  remplacer Caligula pour Claude n'a aucune espèce d'intérêt pour le peuple, dès lors que les travers des institutions sont les mêmes !



Stoppons la professionnalisation de la politique, le cumul des mandats, les législatures à vie, les fonctions électives ad vitam æternam, cette absence de contrôle du Président, cette monarchie élective désuète. La politique ne doit pas être réservée à une petite élite qui, quelque soit sa bonne volonté, finira par sombrer dans le clientélisme et les arrangements douteux pour sauvegarder une carrière prestigieuse et lucrative.

Car, amis lecteurs, vous, à qui l'État demande sans cesse des sacrifices inouïs, souhaitez-vous conserver un système si inégalitaire, si scandaleusement rongé par des affaires de corruption, de collusions et de concussion ?

Voulez-vous continuer à voir certains élus douteux, bénéficier à longueur de temps de non-lieux, d'une impunité scandaleuse, de décisions judiciaires iniques, avec une morgue digne des hobereaux du 17ème siècle ?

Il existe dans ce pays une immense majorité d'élus honnêtes, compétents, sincères qui ne demandent qu'à se consacrer aux tâches les plus ardues du bien commun. On ne manquera jamais de bonnes volontés.


Démagogique et populiste, ce billet ? Complètement.


Comme l'étaient les pages des cahiers de doléances en 1789.

Et pourtant c'est un farouche pacifiste qui vous a rédigé ces quelques lignes qui feront l'effet, comme d'habitude, d'un jet de pisse dans un violon chinois en plastique...


Improbables lectrices et lecteurs, à après. Malgré tout.
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La photo de la momie est visible ici.

mercredi 9 mars 2011

Au fait, monsieur le président du pouvoir d'achat, expliquez nous comment faire pour joindre les deux bouts ? Rage.

Passons sur les sondages  concernant madame Marine Le Pen : brouillard et vacuité.

Passons sur la comédie du procès de monsieur Jacques Chirac, grotesque farce judiciaire : hypocrisie, improbité, mépris et vomissures.

Passons sur les relations suspectes d'une partie de la classe politique française avec certains lobbies : écœurement.

Passons sur les ambitions carriéristes des politiques dont le maintien  à un mandat électif ou à un ministère est l'ultime but de leur existence :  la politique est une occupation bien trop importante pour la confier aux mêmes professionnels  blanchis sous le harnais depuis plus de 30 ans ! (Juppé, Copé, MAM, Hollande, DSK, Bayrou, Villepin, Fillon, Sarkozy, Moscovici, Huchon, Longuet, Devedjian, tout le monde quoi !) 

Passons sur des médias, systématiquement fréquentés par les mêmes chantres de droite, voire de l'extrême droite. Comment  s'étonner avec une fausse candeur  de façade, de la montée des idées du front national ? 
Les  Zemmour, Rioufol, Élisabeth Lévy, de Menthon, Thréard, Tillinac et compagnie, omniprésents alors qu'on ne croise  pratiquement JAMAIS un intervenant vraiment de gauche,  sur ces mêmes médias, ne cessant de propager à tous vents leur soi-disant vérités  prétendument incorrectes. 
Les mièvres Naulleau ou Domenach incarnant la caution de gauche lors de débats plus ou moins tronqués. Rires : avec des avocats pareils, inutile de convoquer un procureur !
Nos pseudos victimes réactionnaires,  hurlant à la terre entière, en tapant du pied comme de vilains garnements, qu'elles sont réprouvées, ostracisées, maltraitées et maudites, alors qu'on n'entend qu'elles sur toutes les ondes !
Tout ce cirque médiatique représente une grossière et incroyable pantalonnade.

Passons sur cette société française cadenassée par des oligarques, vérolée par les complicités entre les élites qui se servent davantage qu'elles ne servent la Collectivité. Des dirigeants, à la fois inspecteurs des finances, énarques  issus des grandes écoles et chefs d'entreprises du CAC 40; des hommes de réseau possédant scandaleusement un pied dans l'État et l'autre dans le privé. Des individus dévots du pouvoir politique par intérêt et ambition personnelle, dont la cupidité éclate aux yeux de tous.
Et en fin de chaîne, une majorité d'élus de proximité, intègres, dévoués, cloués par les responsabilités, peu considérés, disposant à l'intérieur de leurs partis d'une voix faible et quantités négligeables pour partager les décisions importantes mais vraiment utiles à la Nation...
Non. Mon propos initial ne consistait pas  à parler de politique ou de buzz sans intérêt.

Monsieur le Président de la République, devant les augmentations considérables des prix de l'énergie : gaz, électricité, carburants, je ne m'en sors plus...

Consécutivement aux majorations des prix des télécommunications, des loyers,  des denrées alimentaires de base, je ne puis plus faire face. 

Compte tenu de l'accroissement de toutes les dépenses inhérentes aux frais administratifs (cartes grises, frais scolaires, etc) et des gigantesques frais de santé, de moins en moins remboursés par la sécurité sociale et n'ayant plus les moyens de me payer une mutuelle, j'ai bien du mal à survivre économiquement et physiquement.

Mes revenus, dépendant du pouvoir d'achat des ménages, ne cessent de décroître car nos concitoyens n'ont plus les moyens. 

Les statistiques tronquées du coût de la vie de l'INSEE  (rattachée au Ministère des Finances) dont chacun sait pertinemment qu'elles sont erronées parce que les méthodes de calculs sont surréalistes .  Chaque consommateur sachant PARFAITEMENT combien il reste dans son porte-monnaie à la fin du mois. 
Les algorithmes merdeux ne remplaceront jamais les résultats concrets des chiffres. La supposée perception du poids de notre compte en banque ne se décrète pas dans le bureau d'un organisme assez glauque qui prétend stupidement que le pouvoir d'achat du "Français moyen"  (concept absurde) ne cesse d'augmenter. Fariboles ! 
Ces statisticiens diligentés par le Ministère des Finances, osant nous traiter de myopes : car nos crétins de technocrates savent toujours mieux que nous ce qu'il nous  reste dans les poches en fin d'année.  Si ce n'était si dramatique, cela en deviendrait clownesque voire abracadabrantesque pour parodier un grand illusionniste !


Ou l'INSEE est un organisme peu sérieux (à la fois  juge et partie)  sur l'évaluation du pouvoir d'achat avec des formules absurdes (c'est le cas) ou l'INSEE trafique volontairement ses algorithmes pour protéger le pouvoir (fort possible). Dans les 2 cas, il se trompe.



Revenons à nos moutons.

Tout simplement : je deviens, chaque jour , imperceptiblement, un peu plus pauvre.


Monsieur le Président,

Jusqu'à quand allez vous nous laisser crever, ainsi ?

Jusqu'à quelles extrémités, nous faudra t-il aller, pour que vous nous preniez un jour au sérieux ?


Amies lectrices, amis lecteurs, ami(e)s en voie  de  pauvreté ou de clochardisation, à après... 

À l'abri sous un pont de préférence !
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lundi 7 mars 2011

Un problème de mathématiques électorales à rendre le 6 mai 2012 à 20h 01. Grimaces.

Mes amis, voici un problème d'arithmétique incluant des probabilités, à remettre sans faute dans 14 mois.




Énoncé

Sachant que le 6 mars 2011, un sondage tombé du ciel a placé en tête du 1er tour avec 23%, la tenante de l'extrême droite, avec  comme seules armes, sa blondeur, ses outrances  et son absence de programme, Marine Le Pen (MLP) du (FN), face aux 21% de ses challengers, Nicolas Sarkozy (NS) de l'(UMP) et Martine Aubry (MA) du (PS).

Sachant d'autre part, que MA ne sera peut-être pas la représentante du Parti socialiste (PS) mais que ce dernier pourrait  sélectionner grâce à des primaires, Dominique Strauss-Kahn (DSK), François Hollande (FH), Ségolène Royal (SR) voire Arnaud Montebourg (AM). PS = MA ou DSK ou FH ou SR ou AM

N'ignorant pas que dans l'espace de droite, Tartarin Dominique de Villepin (DDV), Turlupin Jean-Louis Borloo (JLB) et Cabotin Hervé Morin (HV) sont des variables nulles et trompeuses destinées à récolter de superbes carrières politiques, valorisantes et lucratives, à moindre frais si NS > 50%.  On peut sans risquer de se tromper, poser la formule [ (DDV + JLB + HV)  ] = 0 (lire zéro).

Selon toute probabilité, les verts (LV) hésiteraient entre une gravure de mode écologiste cossue et cousue de fils d'or, sponsorisée par de grands groupes,  Nicolas Hulot (NH)  et une sévère, intègre et austère magistrate, désastreuse oratrice qui ne connait pas grand chose à l'écologie,  Eva Joly (EV). Posons LV =  ἐ (lire epsilon)


Le Modem (MODEM) évoquant pour l'instant, une variable d'ajustement dont le cours est actuellement compris entre 0 et 15... François Bayrou (FB) étant une valeur quantique plutôt  que réelle...

Tenant compte du fait que la gauche non PS; incarnée par le tourmenté et assez peu collectif,  Jean-Luc Mélenchon (J-LM) qui a bien du mal à trouver ses marques et une communication cohérente, ainsi que le NPA tourné sur lui-même et donc sur pas grand chose, guidé par Olivier Besancenot (OB); ne représente pour l'heure que  de négligeables forces d'appoint.

Posant le postulat que dans 14 mois on pourrait se retrouver avec 3 équations possibles au 1er tour  :

1)  UMP > PS et PS > FN   =>  PS vs UMP (traditionnel)

2)  UMP > PS et PS <  FN   =>  UMP vs FN (théorème du 21 avril) (issue prévisible)

3)   PS > UMP et PS < FN    =>  PS  vs FN  (théorème du 21 avril à l'envers) (issue imprévisible)



Voici les questions du problème : Calculez les valeurs chiffrées des UMP, FN, PS, sachant que de nouvelles variables qu'on appellera  "les pêcheurs à la ligne abstentionnistes "(PALA) risquent de signifier leur dégoût dans peu de temps devant un problème si ardu et des paramètres si peu appropriés...

Votre copie devra être rendue dimanche 6 mai à vingt heures une. Les cancres seront sévèrement punis !

À après !

jeudi 18 novembre 2010

Impuissance du citoyen et paroles de flûte...

Il est bien évident que je ne mets pas tous les politiques dans le même sac.

Quoiqu'historiquement, le populisme, selon moi, se rattache bien davantage aux partis de droite qu'à ceux de gauche, je revendique, en attendant mieux, ce terme de "populisme de gauche" dès lors qu'il stigmatise et condamne sans appel :

- l'immoralité dans la politique,

- les manquements à la parole donnée,


- tout ce qui favorise la carrière personnelle au détriment de l'intérêt collectif,


- ceux qui  considèrent la République comme leur propriété,


- la prolifération de politiciens professionnels, barons locaux, prêt(e)s à toutes les compromissions pour se faire réélire et figeant pendant des dizaines d'années le paysage politique,



LA COUR DES MIRAGES. 21ème siècle.


Pour toutes ces raisons, il est naturel de pointer du doigt sur :

1) Alain Juppé, le pire d'entre nous. Il accepte le Ministère de la Défense Nationale alors qu'il émet des réserves concernant l'Otan sur son blog ; déclaration qu'il a récemment effacée ; le même qui déclare que l'Afghanistan est un bourbier, celui qui est (naïvement) partisan du désarmement nucléaire, l'olibrius qui a juré devant l'Éternel qu'il ne quittera jamais sa bonne ville de Bordeaux. Quel renégat !

Si trahir ses idées à ce point, n'est pas aller à la soupe, alors vive la politique sans foi ni loi selon Juppé ! Il y a de quoi se dégoûter de la démocratie dans ces conditions, non ? Dignité ? L'Alain Juppé tel que je l'imaginais, méritait mieux ! Comme quoi, méfions nous des apparences...

2) Marie-Anne Montchamp, secrétaire d’État, auprès de la ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale, Roselyne Bachelot. était il y a peu, la porte parole de Dominique de Villepin (qui choisit bien mal ses collaborateurs - ce qui est bien inquiétant pour son avenir-). Elle a accepté sans vergogne de passer avec armes et bagages, en oubliant son honneur au service de celui qu'elle fustigeait il y a peu.. Comme par hasard sa circonscription avait été supprimée par un récent découpage électoral, gageons qu'elle retrouvera une circonscription susceptible de rééliretriomphalement une chèvre de droite.

L'honneur, vous avez dit honneur ? C'est quoi, l'Honneur : un idéal du 19ème siècle ? À l'époque de Sarkozy, une valeur désuète, assurément.

3) Avant hier, Fadela Amara était à Canal +, elle défendait mordicus son petit protecteur... Pourquoi ? Vous n'avez pas compris ? Fadela n'est pas fonctionnaire, la pauvre attend, selon le bon vouloir du Prince, un poste pour gagner sa croûte car elle se retrouve au chômage. Alors, il ne lui reste plus qu'à lécher en priant de n'être point lâché... Humour et décadence...

4) Michèle Alliot-Marie est devenue Ministre professionnelle : elle est experte en Défense Nationale, en Justice, en Affaires Intérieures, en Affaires étrangère? Sa compétence est telle qu'on peut observer à quel point on peut placer n'importe qui à la tête d'un Ministère dès que les Chefs de Cabinets font le boulot. S'il eût existé un Ministère des Poules et des Canards, elle n'aurait pas échappé à ce privilège !

J'en passe des vertes et des pas mûres mais je tenais surtout à dire que l'impuissance que nous ressentons, nous autres, médiocres citoyens concernés par la politique, vagues électeurs une fois tous les 5 ans, ne peut plus durer. Il devient insupportable de subir l'incohérence d'un régime méprisant dont l'injustice, la morgue et la gestion bancale,  sont un véritable appel à la révolte ou au désespoir.

Personnellement, la politique politicienne ne m'intéresse pas plus que ça mais j'ai de plus en plus de mal à m'en sortir économiquement, je ne suis pourtant pas un miséreux, je passe ma vie à régler des factures de plus en plus élevées, à payer des impôts  considérables en proportion de mes pauvres revenus. Je n'ai jamais aussi mal vécu, je n'ai jamais autant ressenti d'injustice, je n'ai jamais été aussi désespéré.

Je ne sais pas si j'aurais la patience d'attendre 18 mois...

Il est temps de donner au "populisme de gauche" ses lettres de noblesse tant qu'il combat non pas le mérite individuel et le talent, clefs d'une société en mouvement, mais cet élitisme bourgeois, de classe, de réseau, d'argent et de naissance qui bloque actuellement toute véritable évolution.

Ami(e)s, après ces délires verbeux, pompeux et pédants qui me rappellent le style des collègues et commentateurs de mon ancien blog collectif, permettez moi d'aller goûter le beaujolais nouveau pour oublier mes tracas métaphysiques. 

Surtout évitons toujours de nous prendre au sérieux. L'humour étant le meilleur garde-fou contre le fanatisme et l'obscurantisme.

Tchin tchin et à bientôt !