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mercredi 21 septembre 2011

La corruption est au centre du pouvoir politique français et on ne parle que de cul ? Coup de gueule populiste.

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Dites-moi donc,  gentils petits Français, vous n'avez pas l'impression qu'on vous prend pour de grosses billes creuses ?

Outre le dernier ouvrage de Péan, «La République des mallettes» édité chez Fayard, avec comme héros le sombre Djourhi, les révélations de l'attentat de Karachi, les affaires  Takieddine et Bourgi, le scandale Clearstream entre autres, la république des copains, des aigrefins, des coquins, des malins et des vauriens n'en finit plus de tressauter spasmodiquement  dans l'indifférence générale comme une vieille mouche à merde à qui on aurait arraché les ailes.

Amis, observez les gens que vous avez placé au pouvoir. Regardez ce qu'ils ont fait de votre République et de votre démocratie !


N'avez-vous pas le sentiment d'être manipulés à longueur de temps par des médias chargés de remplir votre temps de cerveau disponible par des foutaises sans aucune importance.

Ne trouvez-vous pas que le contenu des péripéties graveleuses de DSK ressemble à du liquide spermatique placé dans un vaporisateur et destiné à couvrir les odeurs bien plus fétides qui empestent le personnel politique depuis  30 ans au moins ?

N'en avez-vous pas marre de vous faire prendre pour des zombies tout juste bons à entériner, par le dépôt d'un bulletin dans l'urne deux fois tous les 5 ans, une délégation de pouvoir, un blanc-seing à un élu qui ne votera que les lois dictées par son parti et souvent contraires à vos opinions ?

Ne croyez-vous pas que devant de si grosses sommes fournies par les dictateurs africains en échange d'avantages économiques, les poches de beaucoup de nos cadres politiques ont du se remplir au-delà des caisses noires des partis ?

Ne sentez-vous point ce parfum de décomposition avancé qui annonce l'écroulement d'un système vérolé par la compromission et la cupidité ? Un poisson pourrit toujours par la tête, dit-on...

N'estimez-vous pas qu'au lieu, de prendre ce pouvoir pour s'y blottir quiètement et s'y adosser comme un petit roitelet, le candidat du Parti socialiste, devrait  réformer impérieusement  un système aux abois ?

Pensez-vous qu'un simple changement de président modifiera les infirmités de cette 5ème république ? Fichtre non : le ver est dans le fruit et le pouvoir exorbitant du président cadenasse les institutions et favorise les affaires louches !

Un président comme François Hollande aura t-il la capacité de s'atteler à ce chantier considérable ? Il ne l'a jamais proposé. Son but ultime semble : se draper dans la toge de l'empereur. C'est un désastre :  remplacer Caligula pour Claude n'a aucune espèce d'intérêt pour le peuple, dès lors que les travers des institutions sont les mêmes !



Stoppons la professionnalisation de la politique, le cumul des mandats, les législatures à vie, les fonctions électives ad vitam æternam, cette absence de contrôle du Président, cette monarchie élective désuète. La politique ne doit pas être réservée à une petite élite qui, quelque soit sa bonne volonté, finira par sombrer dans le clientélisme et les arrangements douteux pour sauvegarder une carrière prestigieuse et lucrative.

Car, amis lecteurs, vous, à qui l'État demande sans cesse des sacrifices inouïs, souhaitez-vous conserver un système si inégalitaire, si scandaleusement rongé par des affaires de corruption, de collusions et de concussion ?

Voulez-vous continuer à voir certains élus douteux, bénéficier à longueur de temps de non-lieux, d'une impunité scandaleuse, de décisions judiciaires iniques, avec une morgue digne des hobereaux du 17ème siècle ?

Il existe dans ce pays une immense majorité d'élus honnêtes, compétents, sincères qui ne demandent qu'à se consacrer aux tâches les plus ardues du bien commun. On ne manquera jamais de bonnes volontés.


Démagogique et populiste, ce billet ? Complètement.


Comme l'étaient les pages des cahiers de doléances en 1789.

Et pourtant c'est un farouche pacifiste qui vous a rédigé ces quelques lignes qui feront l'effet, comme d'habitude, d'un jet de pisse dans un violon chinois en plastique...


Improbables lectrices et lecteurs, à après. Malgré tout.
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La photo de la momie est visible ici.

mercredi 27 octobre 2010

Le mythe du Chef ou l'inoculation du poison dans la politique.

Souvent, lors de conversations, il m'arrive d'entendre de la part de nombreux citoyens, des réflexions qui me font bondir.

Ainsi, cette antienne, fréquemment rappelée par les électeurs de droite et par beaucoup de partisans de gauche : pour les présidentielles, la plupart fait essentiellement dépendre le  résultat  des qualités supposées des hommes ou des femmes en présence dans chaque camp ; on sait pourtant, pour s'être trompés à de nombreuses reprises, combien cette évaluation est incertaine et sujette à de nombreuses manipulations médiatiques.

On sent à travers cette vision politique, que l'image diffusées par les communicants effacera nettement l'implication des idées.



Alors que dans notre société démocratique, l'intelligence, la sagacité, la lucidité des citoyens n'ont jamais été  aussi aiguisées, on nous parle encore de chef charismatique, de sauveur suprême, de surhomme, capable avec son cerveau extrêmement développé et ses petites mains de nous sauver de la mauvaise passe dans laquelle nous nous trouvons.

Méfiance

Cette appréciation  du "chef" tout puissant,  appuyé par une hiérarchisation semi militaire rappelle beaucoup trop les pays totalitaires. En cela, les conceptions staliniennes ou des dictatures militaires de droite se rejoignent parfaitement.

Cette vision de droite et d'extrême droite de l'autorité politique a même gagné une bonne partie des éléments de gauche. Ainsi une énorme partie de l'électorat estime que le salut viendra de la volonté d'un seul homme. Les Français oubliant le mauvais exemple du Général de Gaulle, auréolé d'une légende enchanteresse, qui, lors de la libération a dû composer avec le Conseil National de la Résistance pour asseoir sa représentativité, obscurcissant toute analyse objective.

La conception de cette 5ème république, ersatz de monarchie élective  plus ou moins constitutionnelle, accentue  l'impression désagréable d'être ballotés pendant 5 ans par la volontés capricieuse d'un seul individu. Qu'importe qu'il ait raison ou tort, qu'il devienne fou ou apathique, incohérent ou agressif : le président élu nous dirige comme ses sujets soumis,  quelque soit nos avis et son état cérébral.

Chef des armées, chef de la police, bénéficiant de multiples pouvoirs de propagande et de moyens technologiques de coercition et de surveillance sans aucun contre-pouvoir effectif, le chef de l'état est tout puissant : gare à ceux qui s'écartent du chemin !

C'est là que le bât blesse. Cette vision moyenâgeuse de l'autorité publique et de la gouvernance est insupportable et pourtant  sentez vous de la part du PS, une réelle volonté de bousculer ces institutions surannées pour faire davantage participer les citoyens aux affaires de la Nation ?

Si la gauche souhaite garder ces institutions désastreuses qui clivent le pays entre d'une part, une soumission obligatoire du citoyen ordinaire et d'autre part, la toute puissance de l'élite dirigeante, à quoi bon voter pour un mouvement qui utiliserait  une constitution aussi injuste et aussi peu participative ?

Apparemment des tas d'arrêts de travail, de blocages, de pompes fermés que j'observe ça et là sont complètement ignorés des médias. Sans commentaire.

À après.


PS : J'aurais pu émailler mon texte de citations et de noms de philosophes pour épater la galerie à la manière de ces universitaires pompeux qui vous émettent un cocorico sonore à chaque saillie littéraire. Trop peu pour moi.