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samedi 17 mai 2014

La lutte ou le suicide.

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Ce mois de mai 2014 me tape gravement sur le système.

Je n'ai jamais vécu de printemps aussi léthargique de ma vie.  Pas une trace de rébellion, pas une once de violence, pas la moindre ombre de révolte contre le pouvoir établi. Simplement la rétention fataliste d'une sourde haine contre tout ce qui peut représenter l'autorité ou le pouvoir.

L'impuissance d'un peuple endormi comptant méticuleusement ses RTT pour fuir une réalité qui lui colle à la peau. Une démission, une fuite, un besoin de ne pas voir des lendemains qui réclameront, question de vie ou de mort, une décision définitive : résister ou mourir à petit feu.

Pendant qu'on se coltine le spectacle débilitant d'un festival de Cannes où les élites médiatiques jouissent comme des porcs devant des spectateurs décérébrés et extatiques,
pendant que dans certains milieux, l'argent comme le champagne coulent à flot,
pendant que tous les vices de la finance mondiale repartent de plus belle avec encore plus de force qu'avant la crise des "subprimes",

on s'aperçoit avec consternation que les politiques ne pèsent plus rien vis à vis des marchés. Que l'Europe est devenue un sinistre camp de rétention où la seule règle immuable est son dogme économique carcéral, dictatorial, infranchissable sous peine d'une descente aux enfers.

Chaque femme ou homme politique élu est désormais condamné à se renier sous peine de disqualifier totalement son pays.

Un deal forcé est conclu d'entrée : soit vous vous couchez et pratiquez NOTRE politique d'austérité, soit vous résistez et vous subissez le destin de la Grèce jusqu'à votre capitulation car vos peuples, de par leur habitude de confort et de leurs besoins, ne supporteront jamais des sacrifices et seront par conséquent incapables de résister à une crise financière violente.

Les acteurs du marché jouent avec le feu car ils savent qu'ils favorisent ainsi l'émergence des partis d'extrême droite mais ils n'ignorent pas aussi que les partis nationalistes les rejoindront toujours, l'histoire en faisant foi.

François Hollande a dû se soumettre à ce diktat sous peine de se voir éjecté comme un vulgaire Berlusconi ou de subir une crise sociale interne provoquée par les gardiens germano-anglo-saxons du temple libéral.

Le choix était simple : l'impopularité ou la semi-banqueroute provoquée par les marchés. Il a choisi.

La situation est tellement dramatique dans cette funeste Europe sans dessein, où tout s'achète et tout se vend que même un élu n'est pas certain de garder sa place contre la puissance de l'argent et d'une propagande inouïe.


Aussi, chères camarades, chers amis, j'ai solennellement décidé...

Non pas d'abandonner ce blog pour la raison qu'il n'a jamais servi à rien et que je souhaite qu'il continue dans cette voie.
Non pas de prendre les armes pour combattre des idées dont il faudra des décennies pour les extraire des têtes trop formatées.

J'ai décidé devant vous, de mettre fin à mes jours.

À mon rythme.

Les larmes dans les yeux, je vous remercie toutes et tous de votre assiduité, de vos témoignages et commentaires...

Pour parfaire notre communion en ces heures tragiques, je vous décris à l'aide d'un dessin précis les modalités d'une fin qui pourra être longue et cruelle mais digne d'un Corse dur au mal et à la souffrance.



Je vous aime tous !
Salut GB ! On pense toujours à toi.  ;)
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mercredi 21 décembre 2011

Amis blogueurs, tous ensemble, pleurons la mort du grand guide Kim Jong-Il !

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Camarades lecteurs,

C'est la voix chargée d'une violente émotion que je m'adresse à vous pour commenter la terrible disparition du dernier grand stalinien de l'Histoire de l'Humanité qui était tout ce qu'on veut sauf un communiste.

Certes, à travers ce texte grandiloquent de circonstance vous ne pourrez, hélas, ressentir les pleurs et les trémolos qui hacheront mon discours d'adieu à ce personnage historique.


Afin de vous faire partager le rythme de ma douleur morale, j'entrecouperai mes phrases par un borborygme simulant le long chuintement d'un atroce sanglot se déclenchant inexorablement lors de la perte d'un être cher. Je le traduirai par un "oumph snif !" du meilleur effet.

Oumph snif ! 

Il était beau et bon  notre valeureux guide Kim Jong-Il, notre père à tous. Comme je comprends le chagrin discret de ces braves Coréens du Nord. !
Oumph snif !
Notre figure tutélaire protégeait son pays avec cette même discipline maitrisée qui n'est point sans nous rappeler la poigne bienveillante de notre bon Maréchal Philippe Pétain !

"Maréchal, nous voilà !" chantait - oumph snif ! - la France profonde de droite prétendument apolitique, éperdue de reconnaissance, que dis-je, en pâmoison devant son sauveur chenu qui faisait don de sa sagesse et de sa gloire à la mère Patrie !

Oumph snif !

Oumph snif ! Pardonnez moi mes amis mais j'ai bien du mal à retenir mes larmes...

Les populations manipulées éprouvent des émotions et des ressorts intimes dont nous n'avons pas idée. Alors de grâce ne nous moquons pas de la  détresse de nos amis asiatiques : regardons lucidement ce que nous avons été, il y a 70 ans !

Tous ces petits pères des peuples, le regretté Joseph Staline, le sublime Mao Tsé Toung, le grandiose Kim Jong-Il et l'inoubliable Philippe Pétain déposent dans  l'imaginaire de leurs concitoyens, lors de leur disparition, un souvenir bien difficile à effacer.

Ces bienfaiteurs de l'humanité laissent toujours des millions d'orphelins ivres de chagrin, de douleur et de nostalgie - oumph snif ! -

Oumph snif !

Les foules, travaillées par une propagande active  sont comme des maitresses insatiables qui se donnent avec passion et frénésie à celui qui les a séduites, violentées, humiliées, déchirées, maltraitées, aimées et conquises.
Mais elles sont aussi versatiles dès lors qu'un nouveau prétendant renversera le précédent : elles se donneront tout à lui sans remords ni pudeur.


Nul ne peut prétendre que les mêmes qui gémissent en ce moment à quatre pattes, ne hurleront pas leur bonheur lors d'une prochaine réunification des deux Corée et voueront leurs anciens dictateurs aux gémonies.

Pour paraphraser un génie, les masses ont des raisons que la raison ne connait pas. 

Ne l'oublions jamais...

C'est une situation difficile à comprendre pour les rationalistes de gauche que nous sommes, ou même pour tout vrai démocrate féru de politique quelque  soit son bord...


Ami(e)s, je vous aime bien parce que lire un billet, c'est à mes yeux, comme embrasser son auteur.

Oumph snif !

J'espère que vous me pardonnerez ce texte décousu mais vous n'imaginez pas à quel point je suis bouleversé. 

Oumph snif !

À après ! 

Oumph snif !
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