Affichage des articles dont le libellé est blogueur. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est blogueur. Afficher tous les articles

mercredi 21 août 2013

Du Hollande mécanique au citron maléfique. Délire aoûtien.

.
J'ai retrouvé dans mes archives un petit billet dérisoire qui date du 25 août 2011. Excusez du peu, mais il met tellement en relief ma clairvoyance politique que j'ai presque honte d'avoir eu raison il y a si longtemps...

À noter que ce billet possède tous les défauts possibles et imaginables mais qu'il n'est ni sexiste, ni antiféministe selon les canons et préceptes  twittesques actuels ! Ouf !

Mesdames et messieurs les blogueurs socialistes "hollandais", je ne vous remercie pas !

Vous fûtes à la base d'une  malencontreuse décision de divorce me concernant, à cause de cette foutue chaîne lancée par Antenne relais.

Je vais vous narrer ma navrante aventure et les sinistres péripéties dues à votre maudite chaîne  !



Ma douce est une fervente militante de gauche : elle participe à toutes les réunions syndicales, toutes les manifestations pour les sdf, les prisonniers, les Roms, les sans papiers, etc, etc. De plus elle possède un caractère aussi épouvantable que ses  idées politiques sont généreuses.

Parfois il m'arrive de souhaiter me retrouver sans domicile fixe, Rom et sans papier pour bénéficier de sa bienveillance et de sa bonté sélective...
Mais là, je bifurque dangereusement...

L'autre soir, j'étais couché nu, à plat ventre sur le lit, en train de lire  un bouquin, quand elle rentra avec une sorte de petit fagot vert à la main. En examinant ce petit bouquet, je m'aperçus qu'il s'agissait d'orties fraîches mélangées à des branches de ronces.

- "Tu veux balayer ?" lançai-je goguenard.

- "Non, il faut que je te parle.", me répondit-elle agacée, ajoutant aussitôt : "j'ai lu beaucoup de blogs sérieux de gauche, ils ont créé une chaîne et préconisent tous de voter utile, c'est à dire pour le parti socialiste dès le 1er tour, et de préférence pour François Hollande". Un silence pesant et menaçant plana au dessus de ma tête.

Elle enchaîna.

- "Je lis ton blog et j'ai vraiment honte de la manière dont tu défends notre belle conscience de gauche ! Toujours à te moquer, à recourir à une ironie malvenue : il est temps pour toi de militer sérieusement ! Regarde certains blogueurs militants, ces Danton, ces Robespierre, ces Saint-Just 2.0 ! 

Prends exemple sur ces mâles héros d'un gauchisme torride : on comprend pourquoi ils ne daignent pas placer dans leur blogroll une chiffe-molle dans ton genre !"

- "Mais Mamour..."fis-je décontenancé. "Ces blogueurs sont d'authentiques révolutionnaires, des combattants implacables, des tribuns d'une éloquence rare, de véritables hommes d'action" ajoutant la phrase qui tue : "et puis ils ont très mal fini, ces révolutionnaires au 18ème siècle..."

Je reçus mon premier coup de fouet improvisé sur les fesses. Les orties et les ronces me firent atrocement souffrir.

- "J'en ai assez de vivre avec un homme aux convictions si tièdes, je veux, que dis-je, j'exige que tu prennes l'engagement de participer aux primaires socialistes et de voter pour François Hollande ! Comme l'a décidé la gauchosphère !"

- "Moi, voter pour Hollande ? Mais cet homme n'est pas vraiment de gauche, il a hérité du charisme de Guy Mollet, possède les idées d'un radical de l'époque d'Édouard Herriot et est au socialisme ce qu'Antoine Pinay fut au Gaullisme ? " m'écriai-je en étalant au maximum mon minimum de culture. "Jamais, plutôt périr martyrisé !" conclus-je théâtralement.

Je reçus un nouveau coup de branchages. Je hurlai. "Jamais !" La même manœuvre se renouvela 4 ou 5 fois !

J'imaginai la couleur de mon postérieur...

- "Pitié !" beuglai-je !

Des personnes étrangères eussent pu prendre ce petit spectacle pour un jeu érotique sado-masochiste mais il n'en était rien, je puis vous  garantir qu'aucune érection n'eut lieu, si ce n'est celle de l'émergence d'un terrible ressentiment !

Le grossier mensonge qui se profilait dans ma tête devint pour moi la seule issue pour mettre un terme à ce calvaire.

- "Tu m'as convaincu" fis-je avec la sincérité d'un renard qui aurait avalé 3 poules et ferait mine de draguer nonchalamment la chienne de la ferme pour donner le change.

- "J'arrête ce blog sans queue ni tête et je lance un site politique sérieux  comme celui-ci ou celui là ou encore ici" 

- "Tu vois qu'on peut se comprendre." lança t-elle en s'allongeant langoureusement auprès de moi.

Quant à moi, j'étais bien incapable de me mettre sur le dos. Je fis rapidement semblant de ronfler bruyamment.

Je ne peux plus m'asseoir depuis ce jour, mais il ne l'emportera pas au paradis, son Hollande. Je ne suis pas prêt de voter pour lui. Pour les primaires, ils repasseront.


J'en profite pour lancer un appel afin de trouver une femme de droite, douce et obéissante, qui sache trouver sa place dans un couple où l'homme est la pièce maîtresse... (Aïe, on avait dit : pas d'antiféminisme zemmourien ! Tu donnes les verges pour te faire battre, imbécile !)

Et puis, si elle le désire, je monterais un site de droite,  qui comme tous les blogs réactionnaires et populistes, engendrera une audience d'enfer avec des tas de photos de femmes en burka et des barbus en prières et ce style littéraire proustien qui semble devenir le "nec plus ultra camusien" chez nos fervents partisans du retour à un passé fantasmagorique !

De surcroît, ce nouveau blog aura le mérite d'être un peu drôle et primesautier sans étalement de culture (vu que j'en suis dépourvu) ; caractéristiques inconnues pour des blogs de droite qui manquent complètement d'humour, sont nombrilistes à un point inimaginable et au final, se révèlent chiants comme le spectacle d'un clair de lune à Neuilly sur Seine, un soir d'hiver à 19h.

Collègues de droite, prenez garde, un ouragan dévastateur s'approche... 

.
PS : 2 ans plus tard...

1) les liens n'ont pas été changés. Ce qui fait le piment de cette rediffusion...
2) Je n'ai pas trouvé de compagne de droite qui réponde à mes critères rétrogrades de sélection, fort évidemment ! 
3) Il a été impossible pour moi de virer ma cuti et de me projeter dans un nationalisme trop étroit.
4) La lecture de Proust m'assomme.


Je vous embrasse toutes et tous, aussi imparfaits soyez-vous...
. 

mardi 16 avril 2013

Le blues du blogueur de fond.

.
Chère lectrice, lecteur bien-aimé,

Un blogueur a ceci de commun avec l'homme politique ou la vedette de téléréalité : il doit avoir un avis sur tout, sous peine de passer pour un con.
.
Imaginez une bimbo issue de la télévision poubelle à qui on demanderait au débotté pour la déstabiliser, son auteur préféré et le titre du livre posé sur sa table de chevet pour caler les boites de préservatifs aux 7 parfums de fruits exotiques et qui répondrait Spirou pour l'écrivain et le Kamasutra en bandes dessinées comme ouvrage !
.



Cette pauvresse, au lieu de citer comme lui aurait fait répéter son agent, Victor Hugo dont évidemment , elle n'a jamais lu un traitre mot  et "Les hommes de bonne volonté" de Jules Romains pour paraitre singulièrement énigmatique (sauf que son imprésario, forcément ignare comme la plupart de ses congénères aurait ignoré que cette œuvre se décline en 26 volumes) deviendrait la risée de tous ces pauvres journalistes et autres animateurs à peine moins cons que celle qu'ils souhaitent ridiculiser.

Vous avez évidemment reconnu un tas de tragiques imbéciles du paysage audiovisuel français...

Bref, je n'insiste pas sinon je risque de m'énerver et nonobstant je reviens à mon mouton.

Oui, disais-je, tous les sujets ne m'intéressent pas. Je n'y connais strictement rien dans le domaine de la Justice qui m'assomme profondément, je suis peu au fait des affaires familiales, religieuses, de droit du travail... 
En réalité mon ignorance m'afflige et je me demande bien ce qui peut attirer les quelques lectrices et lecteurs qui me font le bonheur de musarder ici.

Les sempiternelles questions du blogueur devant son écran vide. 

Alors forcément, faute d'étaler une science que je ne possède pas, a contrario de tant de blogueurs, accumulant citations sur extraits, références littéraires sur rappels historiques, déballant sur leur tranche de blog indigeste une couche de beurre, un nappage de confiture, une pellicule de chocolat, une épaisseur de crème chantilly, j'essaie de laisser ma piètre imagination gambader dans des pâturages jonchés de bouses... D'où les remugles parfois désagréables de certains billets si peu académiques.

Mais parfois l'inspiration vient à manquer et au lieu de m'appuyer sur une dépêche AFP ou sur un évènement récent, cet entêtant déluge d'actualités générant un flux de lecteurs conséquent, je m'embarque dans des fictions sans queues ni têtes, peu gratifiantes, peu valorisantes, n'amenant que fort peu de lecteurs.

L'actualité stridulante, obsessionnelle et sclérosante imposée par les chaînes d'infos en continu m'insupporte chaque jour davantage. Je trouve que le grégarisme intellectuel que ces médias génèrent entraîne une pauvreté des analyses à long terme et provoque un assèchement de la pensée politique.    

Quitte à jouer les coquettes, je n'hésite pas à penser qu'un blogueur sans lecteurs est comme une jolie femme sans prétendants, un potage sans sel, un canard sans tête. Pour autant, je ne serais jamais prêt à sacrifier mon indépendance pour une audience plus conséquente.

"Alors, tu ne sais pas ce que tu veux ?" me direz-vous avec raison ! Certes. C'est le sens de mon titre...

C'était la rubrique impudique, nombriliste et introspective : "Qui suis-je, dans quel état j'erre, où cours-je ?"


Si, passée ma crise, je ne trouve pas de corde assez solide pour soutenir mes 93 kgs et assez courte pour mon 1,83 m, je vous retrouverais prochainement...

Je vous embrasse.
. 

samedi 16 février 2013

De l'impuissance de presque tous et de la puissance de quelques uns. Petit guide autobiographique du néant politico-philosophique...

.
Ami(e)s de toujours, bonjour !

Conformément à la ligne éditoriale de ce blog multiculturel d'un niveau rarement atteint, il est temps pour moi de vous faire comprendre, chères lectrices, chers lecteurs de tous horizons,  combien votre existence de plus en plus sinistre risque de se transformer en un cauchemar dont vous n'avez pas idée.




picasso-pablo-don-quichotte.jpg
Don Quichotte. dessin au lavis par Picasso (1947)

Mes chers ami(e)s, collègues, camarades, compagnons, passants désœuvrés,  n'êtes vous pas déconcertés par :

L'impuissance des hommes politiques face aux crises économiques, devant les financiers, la ploutocratie, les leaders médiatiques et économiques, les fanatismes religieux, vis à vis des crises sociales, des catastrophes écologiques ?
.
L'impuissance des syndicats, du militantisme, des luttes sociales, du choix  limité exprimé une fois tous les 5 ans, de votre délégation à un politique plus ou moins de bonne foi  qui s'empresse de renier ses engagements en louvoyant ?

.
L'impuissance des forces armées occupantes face à ceux qui se rebellent et résistent avec la foi du charbonnier, aux  envahisseurs ?

.
L'impuissance de l'UNICEF et de la Communauté internationale à résorber la famine dans le monde : pendant que des centaines de milliards sont fournis pour sauver les banques, il est impossible d'en trouver 30 pour sauver 1/7 de l'humanité ?
.
L'impuissance des experts de tous poils, des prévisionnistes, des sociologues, des économistes, des journalistes, des ratiocinations fumeuses de blogueurs qui ne voient jamais  rien venir ?
.
L'impuissance  des partis de gauche face aux dogmes prétendument intangibles du capitalisme, de TINA (il n'existe pas d'alternative), du libéralisme fou, de la cupidité ?
.
L'impuissance des citoyens devant le chômage, les baisses du pouvoir d’achat,  les factures qui augmentent, les multiples lois et règlements,  les restrictions de libertés, la dictature des médias qui imposent toujours les mêmes têtes et la même idéologie ?
.
L'impuissance des peuples devant les régressions sociales dans tous les pays qui s’alignent sur le moins-disant social ?
.
L'impuissance de la Chine, ce colosse aux pieds d’argile qui croule sous les excédents financiers et dont la moitié du peuple, exclue de la croissance, pleure misère.

L'impuissance de la France tenue en laisse par Bruxelles, prise dans la nasse de la mondialisation. Prisonnière d’un système idéologique qui l’étrangle lentement.

L'impuissance
des intellectuels, philosophes, sociologues dont les discours  critiques ne mènent à rien. Incapables de construire un projet cohérent et créatif, de s’adresser au peuple avec un vocabulaire familier, trop habitués à s'exprimer devant des cénacles réduits de vieux barbons éructant avec force satisfaction des termes incompréhensibles et abscons.
.
L'impuissance
de la faune et de la flore à survivre aux pollutions humaines ?
.
L'impuissance
face à une surpopulation grandissante des grandes cités entraînant des comportements sociaux agressifs et la désertification dramatique des campagnes ?

.
L'impuissance envers la toute puissance de l’argent roi qui corrompt tout d’une manière plus ou moins subtile, à la cupidité, moteur vicieux et illusoire de l'économie d'aujourd'hui ?
.
L'impuissance d’une partie de la société française, repliée sur elle-même et terrorisée par tout ce qui bouge et ne lui ressemble pas ?
.
L'impuissance des mots pour exprimer sa colère, son indignation, sa souffrance et son désespoir devant des mesures sociales iniques et injustes  ?
. 
L'impuissance de ce nouveau média qu'est internet : la segmentation et la dispersion des millions de sites qui délivrent des messages atténuent la portée des discours. De la concurrence naît  la parcellisation et pire, l'atomisation des contenus. Trop de matières éparpillant l'intérêt et l'audience.
.
L'impuissance à comprendre un monde d'une complexité inouïe dont les innombrables interconnexions échappent à tous les vieux schémas simplistes existants ?
.
.
D'un autre côté, n'êtes vous point frappés par :

La puissance toujours plus importante de l'argent dans les prises de décisions. L'intrusion de la corruption sous diverses formes (lobbies, groupes de pression, corporatisme) à l'échelle mondiale ?
.
La puissance de persuasion croissante des médias dits de masse, telles la télévision, la radio, la presse écrite ?
.
La puissance de répression et de contrôle des citoyens par une oligarchie qui veut prévenir tout risque  de dérapage social ?
.
La puissance des marchés et des banques qui contrôlent grâce à une spéculation effrénée une masse gigantesque de capitaux représentant peut-être huit fois la valeur des actifs réels de la planète ?
.
La puissance des religieux qui dictent aux ouailles pusillanimes  leur interprétation  des dogmes et leurs conceptions des pouvoirs spirituels et séculiers ?
 


OUI, Comment nier que nous nous dirigeons à pas de velours vers un totalitarisme "soft" ou "light"  dont vous ou vos enfants ne sortiront pas indemnes à moins d'obéir à un conformisme de citoyen consommateur totalement crétin et  complètement dénué de tout esprit critique ?



Après avoir couché sur cet écran, une interminable litanie de poncifs dans la plus pure tradition de ce site, pourquoi voudriez-vous qu'un petit blogueur caquetant  ait une influence quelconque sur quiconque ?
Parfois la vacuité de mes pensées sulfureuses me donne le tournis.


Je confirme toutefois : vouloir donner son avis sur ma pitoyable vision de notre société est bien un vice délicieux ; étaler sa médiocrité  confine à l'orgasme.

"vanitas vanitatum, omnia vanitas" .
Vanité des vanités, tout est vanité disait le roi Salomon au crépuscule de sa vie dans l'Ecclésiaste.

Certains blogueurs, donneurs de leçons de comportement devraient se le répéter en boucle. En toute humilité.

Se taire est parfois un acte de salubrité publique...


À après. Je vous aime toutes et tous, aussi imparfait(e)s que vous soyez.

Salut. Et mort aux cons !
.

dimanche 6 janvier 2013

Le blogueur, ce justicier virtuel impitoyable.

.
Ami(e)s, je vais vous raconter une histoire pas piquée des hannetons.

Et comme d'habitude, vous n'allez pas me croire...

Ce samedi, alors que je vendais mes parapluies sur un gros marché où il fleurait bon le thé à la menthe et la foule multicolore, je vis au loin un attroupement et perçus des éclats de voix. Je laissai mon voisin surveiller mon stand et me précipitai vers le lieu d'altercation.



Deux hommes s'insultaient en des termes inacceptables pour un blogueur de gauche.

- "Sale Arabe !", hurlait le premier

- "Islamiste !" répliquait l'autre

- "Vil homosexuel !" enchérissait son interlocuteur.

Mon sang ne fit qu'un tour. Je sortis un brassard de ma poche, le mis autour de mon bras droit. Le tissus élastique, confectionné la veille après avoir lu ceci était de couleur jaune avec l'inscription "BLOGUEUR" en lettres gothiques fort coquètes. Vous n'êtes d'ailleurs pas sans  ignorer mon bon goût en admirant  l'élégance discrète de la présentation de ce blog...

Je sortis mon smartphone et m'approchai des deux chicaneurs, le doigt sur twitter.

C'est le moment que choisirent  3 policiers pour arriver en courant avec leur flash-ball.

- "Que se passe t-il ?" Crièrent-ils à la foule.

- "Et vous que faites-vous ?" S'adressant à moi.

- "Vous n'avez pas vu mon brassard ?" Rétorquai-je, cassant

Celui qui paraissait être le chef se confondit aussitôt en excuses. Un journaliste du Parisien débarqua, on ne sait comment et à la vue de mon brassard, il me salua obséquieusement.

Je décidai de prendre les choses en mains. La foule s'était agglutinée autour des deux protagonistes et tel Gladiator s'adressant à la populace romaine, je levai la main droite et  attendis un bref moment de calme pour m'adresser de ma voix de stentor aux deux belligérants.

-"Hola, mes amis !" Fis-je, martial. "J'ai entendu ici de bien vilaines paroles racistes, islamophobes et homophobes.
Savez-vous qu'un tweet et une vidéo  repris par mes 50 lieutenants, toujours aux ordres, vous condamneront à la mort civique plus promptement qu'une déportation au bagne de Cayenne. D'autant que le grand et sérieux site du Huffington Post de madame Sinclair, puis Canal + et son fidèle internaute renommé ainsi que la presse suiveuse stigmatiseront votre attitude indigne et déshonorante devant une France ébaubie."

Certes,  j'étais un peu grandiloquent mais on n'attrape ni les mouches avec du vinaigre ni un auditoire avec un discours de Ayrault, les ami(e)s !

On entendit un hurlement de douleur et les adversaires de se mettre à genoux devant moi, suppliants.

- "Non pas ça, Pitié, monsieur le blogueur, n'envoyez pas un tweet !" Gémirent-ils ?

- "Maintenant vous allez vous excuser d'avoir utilisé des propos anti-arabes, islamophobes et homophobes !" Répliquai-je avec morgue et condescendance.

Je ne m'aperçus pas sur le moment qu'autour de moi la foule était hilare. Fouad, un copain du marché me glissa dans l'oreille qu'ils étaient tous les deux d'origine marocaine, musulmans et qu'il s'agissait d'un couple gay qui se disputait....

Les spectateurs se contorsionnaient en se tenant les côtes car ici, chacun connaissait les deux compères et leurs incessantes turpitudes.

J'étais en train de perdre la face, en même temps, il s'agissait d'une insulte à mon brassard de blogueur, qui, s'il n'avait pas été délivré par une autorité, n'en était pas pas moins mérité.
J'eus une brève pensée pour tous mes abonnés de twitter. Le rouge me monta au front. La réputation du corps bloguesque et du monde du Web était en jeu !

Il me fallait réagir. 

Bluffant comme un Sarkozy en campagne électorale, je quittai théâtralement la scène du "crime" avec un retentissant "Et que je ne vous y reprenne pas !" qui en a jeté dans l'assistance, d'autant que les policiers et le journaliste du Parisien, m'ont accompagné par un vibrant "Mes respects, monsieur le blogueur !".

Amusant de découvrir que désormais, la fonction de blogueur est considérée comme une des plus prestigieuse de notre société et que les journalistes sont enfin devenus nos vassaux, voire nos obligés.

Alors, bandes de gueux, j'espère que vous entrevoyez enfin le but de la mission civilisatrice du blogueur politique français avec son smartphone et sa tablette en guise d'armes !

Z'avez intérêt à filer droit, les manants, sinon, on va faire de vous des "no-life" grâce à nos "tweets" et caméras, versions revisitées de l'antique épée de Damoclès.


Gare à vous, bandes de déviants, ce monde médiatico-technico-libéral qui transforme chaque mouton en chien de berger, gardien de ses propres compagnons, représente les prémices d'une société idéale où il fera bon vivre !

La morale de cette histoire, les ami(e)s ? C'est à vous de l'écrire ou de l'imaginer...
. 
. 
Au fait, camarades révolutionnaires ou réactionnaires,  essayez donc de vous abonner à mes flux RSS, bordel !
.
Aujourd'hui dimanche je travaille. Je rentrerai tard ce soir, exténué, alors je compte sur vous pour être sages.
.

lundi 3 octobre 2011

De la solitude du blogueur politique. Lamentations circonflexes.

.
Mes ami(e)s.

Vous avez failli perdre un misérable blogueur anarcho-gauchiste parmi les plus débiles d'une blogosphère qui ne manque pourtant pas d'illuminés utopiques, de joyaux de pacotille, de pisse-copies, de féministes aigres, de célébrités autoproclamées, de vrais chaleureux, de braves gens,  de journalistes manqués, de lumières éteintes, de véritables bijoux,  d'idéalistes naïfs, de graveurs factices à la mode, de provocateurs pour faire de l'audience, de comiques vains prétendument drôles et de drôles de drôles ridiculement sérieux, de caractériels réactionnaires et de tartarins idéologiques.





Autant vous prévenir, il serait opportun d'éloigner les enfants de ce billet trop démoralisant. Atteindre un tel niveau de dépression à cause d'une simple primaire socialiste et d'un médiocre blog, frise l'incohérence mais il faut comprendre que la politique et l'orgueil, à l'instar de toutes les passions humaines peuvent conduire à des comportements infiniment névrotiques.

Figurez -vous qu'en tant que blogueur politique auto-désigné, j'ai estimé que je me devais de suivre le scrutin désignant le candidat socialiste officiel à la présidentielle de 2012.
Aubry, Hollande, Montebourg,Valls, Royal, Baylet.

J'ai assisté aux 2 derniers débats, j'ai écouté les journalistes et commentateurs sur les chaînes et radios publiques et privées, je me suis fait incendier sur twitter par les partisans des uns et des autres bien que ce scrutin ne me concerne pas.
Hollande, Montebourg, Aubry, Valls, Royal, Baylet.

Je suis devenu chèvre, tous finissent par me taper sur le système sauf le primesautier Montebourg : je n'en puis plus ! Je ne regarderai pas le 3ème round, trop c'est trop !
Montebourg, Aubry, Valls, Royal, Hollande, Baylet.

Je n'ai qu'une hâte. Qu'on en finisse : je sature, je bloque, je coince, je rage, je m'énerve, je m'exaspère. Je n'aurais pas du choisir l'option "politique" dans la discipline "blog"...
Royal, Hollande, Baylet, Montebourg, Aubry, Valls.

À peine, m'étais-je remis de ma déprime que je consultai par curiosité les principaux sujets qui amènent les quelques visiteurs sur ce blog


Je vous présente les éléments et les questions posées par les amateurs éclairés de Google qui ont conduit à ce blog. L'orthographe et la formulation sont garanties d'origine.

Mots-clés de recherche :

autruche
photo de chien qui courre
oiseau mouche
cource levrier
prandre en levrette
alimants avec du goux
chiure d oiseau 
campagne electorale en tunisie 
petites bêtes sur le corps traitement
françois hollande avec le chapeau de la momie
chien de coursse avec une selle
image de la famille bidochon
monstre méchant

Voici les requêtes  ayant amené des visites ! C'en était trop, la coupe était pleine !

Sans compter que selon "Google analytics" 70 % de ces visites ont duré moins de 30 secondes !

Ma conception aristocratique et intellectuelle du blog de gauche en tant qu'instrument culturel, média politique de proximité et outil d'information populaire s'est effondrée comme un  château de carte exposé au mistral...
Modestement, je pensais être un de ceux parmi tant d'autres, qui tenait bien haut le flambeau de la liberté citoyenne.

Je ne vous décrirai pas le chagrin qui m'a envahi, paralysant ma glotte et m'empêchant presque de respirer.

Lectrices et lecteurs bienveillants, sortez vos mouchoirs, je le confesse devant vous, la petite dizaine qui me lisez : j'ai éclaté en sanglots.

J'ai même projeté d'abandonner la rédaction de ce blog puis j'ai pensé à Van Gogh, peintre maudit, mort dans la détresse et l'indifférence la plus absolue. Je me suis remémoré la lente reconnaissance de son génie. J'ai évoqué le souvenir des Villon,Verlaine, Rimbaud, Pouchkine, Cendrars, Baudelaire, leur vie de merde et l'émergence de leur immense talent.

Et puis, progressivement, j'ai songé à une possible postérité : un jour futur, lorsque "le blog" deviendra un art majeur, une discipline artistique reconnue considérée comme le refuge du bon goût et du génie créatif, lorsque certains blogueurs, bien longtemps après leur disparition deviendront  des références incontestables ou des personnages "cultes" ; au fond du cercueil, le cadavre bouffé par une vermine vorace, mon âme évanescente - je ne crois pas à  son immortalité - et torturée s'écriera rageusement : "Ô vanitas vanitatum, et omnia vanitas ² mais ils m'ont enfin reconnu !"

Fin d'une parenthèse comique laborieuse parce qu'on ne peut pas plaire à tout le monde...

À après.



²   Ô vanité des vanités, et tout est vanité.

Je tenais à remercier tous ceux qui m'ont fait  la gentillesse d'amener, le mois dernier, quelques visiteurs supplémentaires grâce à leurs liens généreux.

.