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mercredi 25 septembre 2013

Média fiction. Pour se mettre en conformité avec les idées ultra libérales qu'ils professent, les propriétaires d'organes de Presse refusent les aides distribuées par la dictature collectiviste

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Mes bien chères sœurs, mes bien chers frères, chers cousins et tontons, comme on dit dans les cités.

Ébahi, ébaubi et ébranlé par les masturbations intellectuelles qui se développent par-ci, par-là dans l'univers glauque des réseaux sociaux du Net gaulois richement peuplé de personnes vindicatives, de coquelets aux ergots pointus et  agrémenté d'une multitude de moulins à vent (les burlesques féministes radicales diraient des moulinEs à ventE) plus performants les uns que les autres, j'ai été particulièrement attiré par cette information, n'y voyez aucune malice, qui m'a bien fait rire.


Il s'agit, fort évidemment, d'un grossier montage ! En auriez-vous douté ?


J'ai imaginé que dans ce pays où on parle fort sans afficher grand chose d'autre que de spectaculaires  rodomontades, chaque acteur de la vie économique, politique ou culturelle aille au bout de ses convictions.

Cette fois je veux parler d'un secteur où ceux qu'on appelle "les assistés", non pas ces malheureux qui bénéficient de quelques misérables aides sociales et restent néanmoins des cibles prioritaires de journalistes mais ces propriétaires d'organes de Presse à qui l'État verse de confortables subsides pour que leur entreprise de démolition survive.

Ce monde est loufoque.

L'État verse donc des aides à des journaux ou des magazines appartenant à des personnes privées richissimes qui dézinguent à longueur de journée ce même État, lorsqu'il est sous "dictature socialiste" ! Un peu comme si vous payiez un malfrat pour vous agresser jusqu'à tenter de vous supprimer !
Le comble du masochisme, non ? Et tout ceci au nom de la liberté d'expression...

De telle sorte que ces organes de Presse font l'apologie du libéralisme pur et dur, exigent l'arrêt des subventions sociales, vantent une gestion rigoureuse des finances, réclament une austérité budgétaire sévère au nom du dogme capitaliste qu'ils n'appliquent pas à leurs propres entreprises puisqu'ils acceptent lâchement les deniers publics !

Merde, alors ! Ces magnats de la presse n'ont donc plus aucun amour propre : pourquoi acceptent-ils l'argent public pour entretenir leur danseuse, eux qui donnent des  leçons d'économie à la terre entière ?

Je connais le laïus : sans aides, 80 % des titres disparaîtraient, liberté d'expression., blablabla bla,  plus de journaux de gauche, plus de journalistes.
Soit.

Ici en fichier PDF 



Aussi,je m'adresse à tous les médiacrates et éditocrates  recevant des subventions publiques au titre des aides à la Presse, et qui pourtant, défendent becs et ongles la loi de l'offre et de la demande, plaident le recours à la main invisible mais salvatrice du marché et réclament un libéralisme économique sans entraves, d'aller jusqu'au bout de leurs convictions qui restent estimables !
S'il vous reste quelqu'amour propre, si vos croyances en l'ultra libéralisme sont si chevillées à vos petits corps replets, chers patrons de Presse, qu'attendez-vous pour nous montrer que votre conception économique est supérieure à la nôtre ?

Montrez-nous comment gagner de l'audience tout en restant rentables, prouvez-nous que votre système est le meilleur, confirmez-nous que le principe des aides publiques est inutile !

Allez donc jusqu'au bout de votre démarche idéologique si toutefois vous en avez le courage !

Refusez les subventions publiques.

Étonnez-nous.

Osez !


Sinon, mettez la en veilleuse et évitez ces premières de couverture xénophobes, racoleuses, putassières, abjectes, antisociales, clivantes, décadentes et fanfaronnes. Cet étalage sordide, cette vitrine dégueulasse où vous exposez vos torchons idéologiques ne grandissent pas le journalisme qui n'en avait pas besoin ! 

Gardez vos poubelles pour vos familles qui semblent raffoler des odeurs pestilentielles qui s'en dégagent...

N'est-ce pas Valeurs actuelles ?


Quelques précisions : 

1) Je me suis lancé dans la réalisation d'un photomontage complexe, j'ai beaucoup souffert : je demande d'autant plus votre indulgence que la qualité de mes billets est à l'aune de leurs illustrations.
 
2) Je salue chaleureusement celles ceux qui sont parvenus sans faiblir à cette ligne...
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lundi 19 août 2013

Notre dossier psychiatrique du jour : le syndrome d'Aphatie ou la haine envers ses concitoyens.

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Pastiche rédigé sans e-cigarette ni alcool ni drogues. 


Introduction

Le Docteur Thibault Hétrècockay
Le syndrome d'Aphatie est un syndrome décrit par votre serviteur,  le Docteur Thibault Hétrècockay, Professeur émérite de la Chaire de psychiatrie appliquée aux cas difficiles et désespérés à l'Université de Sceaux 6. Il s'agit d'un trouble du comportement conduisant à des incohérences intellectuelles, l'impression fallacieuse de détenir LA vérité révélée et une profonde haine envers ses compatriotes.

Ce syndrome associe entre autres :

  • La certitude  de ne jamais se tromper, y compris si les preuves de l'incurie des facultés de raisonnement du patient sont démontrées ;
  • La haine absolue de tout ce qui rappelle son pays ;
  • un déni de son état, associé en conséquence à une absence de tout doute intellectuel ;
  • un isolement social selon les critères habituellement admis dans sa culture ;
  • un refus d'aide concernant cet état, celle-ci étant vécue comme intrusive ;
  • une personnalité arrogante qui surestime ses compétences : soupçonneuse, maline, tendant à déformer la réalité (là encore selon les critères culturels et politiquement corrects en cours). En général, elle réclame pour son travail des émoluments exorbitants qu'elle juge à la mesure de ses qualités ;
  • L'admiration excessive de tout ce qui est étranger à son pays;
  • La certitude de la décadence économique, morale et politique dans l'environnement du patient ;
  • L'obsession des idées fixes comme cause exclusive de tous les maux de notre société. Dans notre exemple : les déficits budgétaires et l'absence de libéralisme économique ;
  • L'exigence péremptoire d'austérité pour tous les pauvres. De toutes façons, ils vivent depuis trop longtemps au dessus de leurs moyens. Les riches n'ayant pas à supporter les frais supplémentaires occasionnés par ces Français trop assistés ;
  • Le malade rêve de devenir Chinois, Anglais, Allemand, Japonais, Russe, Américain, Belge, Suisse, Hollandais, Canadien mais redoute, tout de même, de changer de nationalité pour se retrouver avec un salaire dix fois moindre, eu égard à ses véritables compétences. De plus, il est particulièrement mauvais dans l'apprentissage des langues étrangères...

Un cas clinique très préoccupant et parfois trop agité...

Travaux pratiques

Voici un exemple typique de pathologie : un tweet écrit dans la précipitation mais ô combien révélateur d'une affection aiguë.



Le sujet émet donc une généralité sur le cas  d'une sportive qui décide de mettre fin à sa carrière pour des motifs personnels. Aussitôt, son obsession sur la décadence sociale et sa haine de la France reprend violemment le dessus.

Notre cas clinique se forge  une conclusion qui tend à corroborer et  souligner sa vision globale du pays et son antipathie à l'égard de toutes celles et ceux qui défendent ses couleurs.

Selon notre patient, nos sportifs, à l'instar des citoyens, sont veules, paresseux, peu ambitieux, pas assez libéraux au niveau économique,  jenfoutistes, trop assistés, incapables de se dépasser, laxistes, sans amour propre. 

Dans ce cas typique, le malade en généralisant abusivement un cas particulier en fait le reflet d'une société qu'il rejette de tout son être ! (voir plus haut)


Thérapie 

Dans son délire, l'homme a tendance à se jeter à corps perdu dans le Canal +, espérant y trouver un remède aux souffrances morales consécutives au fait d'être incompris de tous.

Le psychiatre devra, pas à pas, l'extirper de ce milieu factice, avec une délicatesse et une patience inouïes afin que le sujet prenne conscience par lui-même que sa pulsion morbide concrétisée par une noyade éperdue dans le Canal +, au lieu de faire naître un doute salutaire dans son esprit, le conforte dans cette phase exacerbée et dramatique de maladie mentale faite de certitudes intangibles.

Une camisole chimique est par ailleurs la bienvenue lors de cette phase délicate. La submersion dans l'autosatisfaction étant fatale à une possible guérison.


Voici, chers collègues, mes conclusions afférentes à cette nouvelle pathologie due essentiellement à la pression mentale subie par nos journalistes, hommes de médias et public exaspéré.


J'ose espérer que le Jury du prix Nobel de médecine appréciera à sa juste valeur ce travail destiné à soulager des cas délicats de démence mais aussi à libérer un entourage et un public las d'un harcèlement médiatique excessif et injustifié par un cas médical complexe.




Professeur Thibault Hétrècockay       



PS : je me suis beaucoup inspiré du texte concernant le syndrome de Diogène sur wikipédia. Dont acte.
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dimanche 6 janvier 2013

Le blogueur, ce justicier virtuel impitoyable.

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Ami(e)s, je vais vous raconter une histoire pas piquée des hannetons.

Et comme d'habitude, vous n'allez pas me croire...

Ce samedi, alors que je vendais mes parapluies sur un gros marché où il fleurait bon le thé à la menthe et la foule multicolore, je vis au loin un attroupement et perçus des éclats de voix. Je laissai mon voisin surveiller mon stand et me précipitai vers le lieu d'altercation.



Deux hommes s'insultaient en des termes inacceptables pour un blogueur de gauche.

- "Sale Arabe !", hurlait le premier

- "Islamiste !" répliquait l'autre

- "Vil homosexuel !" enchérissait son interlocuteur.

Mon sang ne fit qu'un tour. Je sortis un brassard de ma poche, le mis autour de mon bras droit. Le tissus élastique, confectionné la veille après avoir lu ceci était de couleur jaune avec l'inscription "BLOGUEUR" en lettres gothiques fort coquètes. Vous n'êtes d'ailleurs pas sans  ignorer mon bon goût en admirant  l'élégance discrète de la présentation de ce blog...

Je sortis mon smartphone et m'approchai des deux chicaneurs, le doigt sur twitter.

C'est le moment que choisirent  3 policiers pour arriver en courant avec leur flash-ball.

- "Que se passe t-il ?" Crièrent-ils à la foule.

- "Et vous que faites-vous ?" S'adressant à moi.

- "Vous n'avez pas vu mon brassard ?" Rétorquai-je, cassant

Celui qui paraissait être le chef se confondit aussitôt en excuses. Un journaliste du Parisien débarqua, on ne sait comment et à la vue de mon brassard, il me salua obséquieusement.

Je décidai de prendre les choses en mains. La foule s'était agglutinée autour des deux protagonistes et tel Gladiator s'adressant à la populace romaine, je levai la main droite et  attendis un bref moment de calme pour m'adresser de ma voix de stentor aux deux belligérants.

-"Hola, mes amis !" Fis-je, martial. "J'ai entendu ici de bien vilaines paroles racistes, islamophobes et homophobes.
Savez-vous qu'un tweet et une vidéo  repris par mes 50 lieutenants, toujours aux ordres, vous condamneront à la mort civique plus promptement qu'une déportation au bagne de Cayenne. D'autant que le grand et sérieux site du Huffington Post de madame Sinclair, puis Canal + et son fidèle internaute renommé ainsi que la presse suiveuse stigmatiseront votre attitude indigne et déshonorante devant une France ébaubie."

Certes,  j'étais un peu grandiloquent mais on n'attrape ni les mouches avec du vinaigre ni un auditoire avec un discours de Ayrault, les ami(e)s !

On entendit un hurlement de douleur et les adversaires de se mettre à genoux devant moi, suppliants.

- "Non pas ça, Pitié, monsieur le blogueur, n'envoyez pas un tweet !" Gémirent-ils ?

- "Maintenant vous allez vous excuser d'avoir utilisé des propos anti-arabes, islamophobes et homophobes !" Répliquai-je avec morgue et condescendance.

Je ne m'aperçus pas sur le moment qu'autour de moi la foule était hilare. Fouad, un copain du marché me glissa dans l'oreille qu'ils étaient tous les deux d'origine marocaine, musulmans et qu'il s'agissait d'un couple gay qui se disputait....

Les spectateurs se contorsionnaient en se tenant les côtes car ici, chacun connaissait les deux compères et leurs incessantes turpitudes.

J'étais en train de perdre la face, en même temps, il s'agissait d'une insulte à mon brassard de blogueur, qui, s'il n'avait pas été délivré par une autorité, n'en était pas pas moins mérité.
J'eus une brève pensée pour tous mes abonnés de twitter. Le rouge me monta au front. La réputation du corps bloguesque et du monde du Web était en jeu !

Il me fallait réagir. 

Bluffant comme un Sarkozy en campagne électorale, je quittai théâtralement la scène du "crime" avec un retentissant "Et que je ne vous y reprenne pas !" qui en a jeté dans l'assistance, d'autant que les policiers et le journaliste du Parisien, m'ont accompagné par un vibrant "Mes respects, monsieur le blogueur !".

Amusant de découvrir que désormais, la fonction de blogueur est considérée comme une des plus prestigieuse de notre société et que les journalistes sont enfin devenus nos vassaux, voire nos obligés.

Alors, bandes de gueux, j'espère que vous entrevoyez enfin le but de la mission civilisatrice du blogueur politique français avec son smartphone et sa tablette en guise d'armes !

Z'avez intérêt à filer droit, les manants, sinon, on va faire de vous des "no-life" grâce à nos "tweets" et caméras, versions revisitées de l'antique épée de Damoclès.


Gare à vous, bandes de déviants, ce monde médiatico-technico-libéral qui transforme chaque mouton en chien de berger, gardien de ses propres compagnons, représente les prémices d'une société idéale où il fera bon vivre !

La morale de cette histoire, les ami(e)s ? C'est à vous de l'écrire ou de l'imaginer...
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Au fait, camarades révolutionnaires ou réactionnaires,  essayez donc de vous abonner à mes flux RSS, bordel !
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Aujourd'hui dimanche je travaille. Je rentrerai tard ce soir, exténué, alors je compte sur vous pour être sages.
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mercredi 2 janvier 2013

Blogueurs, twitter et magie noire. Une trilogie tonitruante teintée de sexe...

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Ce texte largement réaménagé et actualisé a été rédigé et publié en 2010 dans une indifférence générale.


Allez hop ! Pour commencer l'année en fanfare, voici une parodie, supposée humoristique sur l'univers des blogueurs et des twittdos. 

Il est peu courant que la blogosphère se moque d'elle-même mais comme il est encore plus rare que le milieu journalistique le fasse à ses propres dépens, montrons que le recul, la dérision et l'autocritique ne se retrouvent pas forcément chez les professionnels médiatiques à la recherche d'une crédibilité de plus en plus contestée . Chacun, moi compris, pourra y retrouver une miette de ses fausses certitudes et de son ego plus ou moins dimensionné...

Toutefois je ne suis pas certain qu'elle fasse rire tout le monde, mon humour tombant trop souvent à plat.
 

 Voici le début d'une publicité imaginaire...


PUB

Blogueurs influents, grâce au e gri-gri en poils
d'éléphants synthétiques hypoallergéniques
du Grand Marabout Doudou Kouyabadiou,
perdez votre addiction aux classements des blogs, à la quantité de visiteurs ou à votre nombre d'abonnés twitter et profitez-en pour soulager votre souffrance morale !

Après de longues études dans la terrible jungle du Congo, le célèbre Mage Doudou Kouyabadiou, crypto-philosophe  sophrologue africain de réputation internationale,  a mis au point un e gri-gri adapté aux techniques modernes d'Internet. Cet illustre Docteur Honoris Causa de la Sort Bonne, rivière située à deux pas des mares aux crocodiles, diplomé d'Os Fort, le cimetière d'éléphants, initié aux pratiques de magie noire par la terrible sorcière Nadimorano, est de surcroît professeur émérite de la clairière aux gorilles d'Art Ward.
Il est le seul enchanteur diplômé à avoir dévoré cru le lobe frontal d'un ingénieur de Google, une gonade d'un pigeon libéral, le cervelet d'un trader de la City et un demi cerveau de vendeur de l'Applestore.
Toutes ces références intellectuelles pour souligner combien ses compétences dans les techniques d'Internet sont indiscutables !

Devant les insondables douleurs psychologiques suscitées par les bouleversements du classement Ebuzzing, notre agrégé en magie noire, a conçu dans l'urgence un discret e gri-gri tressé en forme de couronne que vous pourrez obtenir pour la modique somme de 14,95 €. 

 L'effet de ce porte bonheur est MAGIQUE ! En quelques jours, votre addiction  et vos tourments disparaîtront comme par miracle !
Lisez donc ces quelques témoignages édifiants !

SIM3.jpg

Voici au hasard, quelques réactions de clients forcément satisfaits sélectionnés par Maître Col Vert, huissier de justice.

De M. xxxxx à L : 

Ô Grand Gourou, je tiens à vous remercier d'avoir sauvé ma santé mentale. Fut un temps, Ebuzzing était devenu pour moi, un Dieu insatiable et exigeant : dès potron-minet, je vérifiais mon classement et contrôlais les liens entrants de mon blog. Chez moi, tout tournait en rond : mes liens, mes amis du Web, ma blogroll. Malgré tout je ressentais une félicité sans pareille car je figurais dans l'élite des classements du Web.
Ma famille était très fière de moi et dans mon entourage, on me prenait pour un grand influenceur politique : de fait, en regardant les journal de J.P Pernaud, sur TF1 et celui de David Pujadas sur France 2, je retrouvais pratiquement  les mêmes commentaires que mes  billets inspirés des dépêches AFP à peine modifiées et recopiées sur mon blog. 

J'ai d'ailleurs écrit aux deux rédactions pour leur faire connaître ma colère et ma désapprobation : indubitablement, Messieurs Pernaud et Pujadas se servaient de mon blog pour élaborer leurs journaux respectifs !
Léon, mon voisin, m'appelait "Monsieur" et les gens du quartier me surnommaient "le journaliste". Néanmoins, je restais toujours modeste, un petit sourire entendu au coin des lèvres, un peu à la manière de mes confrères Edwy Plenel et  Jean-Michel Aphatie...
Et puis, catastrophe ! Les visites se sont faites de plus en plus rares et les classement n'existaient plus.
J'ai sangloté toute la nuit. Sur les conseils de tous mes potes du Web, j'ai tweeté, Retweeté, rédigé 3 billets insignifiants par jour pour appeler toujours plus de tweets et de Re-tweets. 

Pour vous dire, Ô Mage, à la fin mes billets étaient constitués de 7 points d'interrogation, chacun dirigé vers le lien d'un influent. Les boutons "twitter" constellaient ma page d'accueil, et mes abonnés se comptaient par milliers

Avec le recul ma gorge se serre,  je sens sourdre le pathétique  de la situation, quel naufrage, mes amis !
Fatalement, j'ai craqué. Victime des quolibets de mes voisins, j'ai frôlé le suicide jusqu'à la découverte miraculeuse d'une de vos annonces.
Professeur Doudou Kouyabadiou : vous avez sauvé ma vie ! En commandant un  e gri-gri en poils d'éléphants synthétiques hypo-allergéniques pour le prix dérisoire de 14,95 €, non seulement j'ai commencé à rédiger des billets qui voulaient dire quelque chose, mais surtout, je me suis guéri à jamais d'une névrose obsessionnelle qui me conduisait à la folie. 

MERCI. MERCI. MERCI.

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De Mme R de L :  

Récemment créatrice d'un blog politique, mon but se résumait à atteindre, quel qu'en fut le prix, LA notoriété voire une certaine célébrité.  
Je liais, je RE-liais, je RE-RE-liais, puis j'ai touitté, RE-touitté, RE-RE-touitté. Puis j'ai commenté, RE-commenté, RE-RE-commenté les blogs des influents. Enfin j'ai léché, RE-lécher, RE-RE-léché ce que la blogosphère comptait de célébrités.  Après le départ de mon mari j'ai flippé, RE-flippé,  RE-RE-flippé.
Depuis... LA RÉVÉLATION : Une nouvelle vie pour seulement 14,95 € grâce au puissant et vigoureux  Lutin KOUYABADIOU, vous trouvez ça cher, vous ?
Les classements et le nombre de visiteurs ? Désormais, je m'en tamponne complètement !
Je viens de créer un nouveau blog appelé "Violette, sexe et sociologie", il est spécialisé dans les techniques sexuelles. On y jouit, on s'y éclate comme les bêtes de la jungle et les jets de sperme maculent nos écrans. Des dizaines de milliers de visiteurs, ivres de plaisir,  viennent s'y vautrer. Comme quoi, audience et qualité peuvent coexister pour le plus grand bonheur de  Dame Culture. 

MERCI Ô GRAND MARABOUT !!!

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De Monsieur V de P :
  
J'étais prêt à tout pour réussir dans le journalisme, ce cousin germain du bloguage... J'acceptais alors de rédiger quelques petits articles payés une misère dans quelques pure-players comme on dit dans le jargon. 
Les rédacteurs de la presse internet promettaient peu d'argent mais beaucoup de notoriété monnayable par la suite, disaient-ils. En fait il s'agissait d'un marché de dupes : quelqu'ait été votre talent, on n'a jusqu'ici,  jamais observé de blogueurs devenir professionnel de la presse. Ou si peu.
Sur Internet les chapelles foisonnent : les Rézo des copains, les blogs des leftblogs, du front de gauche, les identitaires, les lepénistes softs, les ultras gauchos de parade, les kiwis, les Vigilants, les bayrouistes, les sarkozistes copéiens, les fillonistes sarko-chiraquiens, les people, les journalistes, les blogueurs vedettes.

 Tous les débats restent horizontaux ,  people à people ou journalistes à people,  ou  blogueurs de droite entre eux, personne ne se mélange. Avez vous déjà vu des gens connus intervenir dans des blogs d'anonymes, vous ? Un, deux, Pas plus !
Il est presque impossible de faire cavalier seul dans cet espace sous peine de ne figurer dans aucune blogroll ou abonné twitter ! 

Le même texte signé par une célébrité ou un inconnu verra sa diffusion varier de 1 à 100 !

Qu'importe l'originalité, le talent, la découverte : la Toile est la préfiguration de la France communautariste de demain mais je me sentais infiniment en confiance dans cet enfermement car j’espérais parvenirr au sein de l'élite...
Le web est un réseau social, récitions-nous autrefois avec la plupart de mes collègues. 
Fichtre, social ? Grégaire plutôt. Internet est  un média prétendument social comme la fourmi est un insecte social : dans une fourmilière la hiérarchisation est la règle. Au fait, dites moi ? Qu'y a t-il de moins social que la hiérarchie et les flux à sens unique ?

Sur twitter, il est courant de trouver des comptes comptabilisant plus de 7000 abonnés pour n'en suivre qu'une centaine, considérés comme leurs égaux. Sont-il pour autant 70 fois plus intéressants que ceux qu'ils ne suivent pas ? Billevesées ! Quelle est leur valeur ajoutée ? Aucune ; juste un effet de mode.
  
En réalité les blogosphères et twittosphères sont à l'image de la France : une oligarchie librement consentie avec ses dominants et ses stars qui tirent avantage de leur supposée influence grâce à leurs réseaux ou leur notoriété et les autres qui suivent.
J'ai vécu une course à l’échalote insensée  : au tout début, je ne saurais décrire ma peur de perdre la confiance de mes amis journalistes et l'effroi de ruiner ma crédibilité de blogueur flirtant avec la presse pour une bouchée de pain. Sans mes pairs qu'allais-je devenir ? Par un heureux concours de circonstances, je suis tombé sur votre offre sensationnelle à 14,95 €, même pas le prix d'un repas ! Depuis cet achat, judicieux me voilà  devenu un blogueur lucide, émancipé  et sans entraves, détaché de l'obsession de cette réussite qui forçait à me prostituer pour quelques euros glanés ça et là et une notoriété bien illusoire et éphémère ! 

Je ne vous remercierai jamais assez, Ô Grandiloquent Druide de la savane.
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De Monsieur vvvv de S : 
Je figurais parmi les blogueurs les plus influents de  droite à l'époque des Versac, Embruns, Diners'room et consorts. Après le tragique abandon de certains, j'avais construit une petite chapelle ardente dans laquelle trônaient, sur un autel spécialement conçu, les œuvres   extraites des blogs de mes maîtres.
Censeurs, hautains, inaccessibles , souvent méprisants avec les petits, aimables avec leurs alter ego, toujours à genoux devant les célébrités, ces influents finissaient par croire en leur importance. Naïvement, je pensais que je ne retrouverais jamais autant de qualités littéraires et de puissance intellectuelle. Aujourd'hui, lorsque je les relis, j'éclate de rire devant l'insipidité, le conformisme et la banalité de leurs propos.
Après un chagrin terrible et des années de dépression arrosées d'alcool et parfumées d'héroïne j'ai été tenté par ce joli et économique (14,95 €) e gri-gri . Figurez vous qu'aussitôt la couronne posée sur mon crâne, j'ai été pris par une fringale de liberté, je me suis converti à l'anarchie et ai créé un blog militant qui reçoit 30 visiteurs motivés par jour !  

Merci camarade KOUYABADIOU ! L'anarchie vaincra !

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Ami(e)s blogueuses et blogueurs, avez-vous  été convaincus ?

Notre e gri-gri est vendu dans toutes les bonnes pharmacies, c'est même à cela qu'on les reconnaîtra.

Ami(e)s, ennemi(e)s, indifférent(e)s, merci d'avoir parcouru avec indulgence ce trop long billet si ridicule qu'il m'est difficile de le relire. 

Je souhaite à chacune et chacun d'entre vous une année 2013 impériale, si par extraordinaire, un anarcho-gauchiste peut permettre de s'exprimer ainsi.

Enfin un dernier point : ne comptez pas sur moi, pour vous avouer quels personnages m'ont inspiré...
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lundi 2 janvier 2012

Scènes de la vie trépidante d'un camelot du 9-3. Clignotant rouge sang 3/3.

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Bon ! Les amis, maintenant on va passer aux choses sérieuses.

Je ne vais pas vous parler de mes potes sans-papiers qu'on côtoie sans cesse sur les marchés. Pakistanais, Indiens, Afghans, Égyptiens. Musulmans chiites ou sunnites,  chrétien coptes, indouistes, sikhs, animistes, protestants ...
Ceux là sont au marché à 5h 30 - 6h du matin pour aider à vider un camion, à monter un étal pour 10 € à tout casser.ou pour 25 € la matinée jusqu'à 15 h. 



Je peux témoigner que ce sont de braves gens, courageux, honnêtes, touchants, mus et déterminés par on ne sait quelle volonté : je sais bien que très peu de français de souche auraient le cran de partir à l'étranger dans un pays hostile comme ils le font, loin de tous, sans parler la langue... 

Mais bref ! J'en parlerai plus tard car ceux qui en parlent le plus sont fréquemment ceux qui les côtoient le moins.

Ce n'est pas avec ces bandes de journalistes consanguins de la presse française, dont le médiocre boulot consiste à tourner en rond en se regardant en chiens de faïence à travers Twitter ou leurs blogs de merde pour commenter les potins de la politique spectacle et des affaires dont le peuple se fout éperdument, que vous serez mis au courant de la vraie situation sociale, amis lecteurs !

Le jour où un Aphatie ou même un  Plenel, un Giesbert, un Barbier, un Schneidermann, un Zemmour ou un Cohen vous parlera de la banlieue et de ses acteurs sociaux, des conséquences de ce qu'on observe chaque jour pour la France de demain, les exclusions, les rancœurs, les haines, les espoirs, vous pourrez vous dire que les journalistes servent enfin à quelque chose.

Pour le moment, il ne servent qu'à se faire un max de blé. Ils ne sont pas journalistes mais de vulgaires journaleux de merde.
Si j'étais patron de presse, je les virerais avec pertes et fracas, Ces gens coûtent trop chers pour ce qu'ils informent et ce qu'ils valent. 

Sans imagination, médiocres, épiant ce que fait l'autre qui, lui même, surveille ce qu'a dit l'un. Vivant en vase clos, hors du vrai monde, égocentriques, certains d'avoir du talent alors que la plupart sait à peine écrire correctement, beaucoup des grands noms du journalisme français d'aujourd'hui ne connaissent plus rien de ce monde  où comme moi, on n'a pas les moyens de se soigner, où chaque facture est une mauvaise nouvelle, où chaque échéance est un calvaire !

Ce monde de journalistes people où on se congratule, on se copie, on se guette, on se jalouse, on n'invente rien de nouveau. On calcule sa notoriété, ses parts de marchés, son future cachet, on fait écrire par un nègre un livre bâclé car on n'a jamais su écrire correctement la langue. 

Cet univers consanguin du journalisme ressemble à une sorte d'aquarium où on s'embrasse, on se suce, on se caresse, on se griffe, on s'encule, on se mélange, on se reproduit, on jouit, on crie, on se masturbe, on s'aime, on s'adore, on aimerait tellement faire l'amour avec soi-même ! Et l'autre journaliste, n'est-il pas son propre reflet ?

Je crois que dans la Presse, il est temps de procéder à un grand ménage de printemps avant que les politiques ne s'y attellent ...

Amis, j'avais débuté ce billet pour continuer la 3ème partie de ma saga mais mon texte est parti en couilles.

Je vous prie d'accepter mes plus plates excuses.

 Enfin une dernière précision pour dire que je ne rêve absolument pas au métier de journaliste. Je n'en ai ni le style, ni les compétences, ni même les ressources intellectuelles. C'est la raison pour laquelle je peux m'en prendre à eux sans craindre quoi que ce soit en retour.

J'ai été, suis et resterai un petit blogueur de merde qui n'a de compte à recevoir de personne : c'est la raison pour laquelle j'adore donner des leçons à tous ceux qui me gonflent.

Je remercie celles et ceux qui m'ont souhaité la bonne année mais par une superstition qui m'est propre, j'éviterai la réciproque

Portez vous bien et à après !

Par un étrange concours de circonstance mon billet est parti tout seul à la publication. Je laisse le titre. 
Je commence bien mal l'année, moi... Et pourtant j'ai travaillé dimanche


"Alea jacta est" comme disait César...

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mardi 8 novembre 2011

La grenouille journaliste qui veut se faire aussi grosse que le bœuf politique. Fable contemporaine.

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 Nota bene : la fable originale est ici.

Parce que je supporte de moins en moins, ces journalistes de grands supports médiatiques supposés être neutres politiquement, qui , tels J-M Aphatie et Jean Quatremer, ne cessent de se prendre pour des décideurs politiques, des conseillers des princes, des directeurs de campagne et des experts économiques alors qu'ils n'ont jamais été élus ni mandatés pour faire ce boulot,

Parce que chacun devrait rester à sa place : les élus  faire de la vraie politique et non de la communication, les journalistes  concevoir de l'information et non convaincre de la justesse de leur militantisme et de leur point de vue,

Parce que j'en ai marre de devoir discerner l'opinion politique d'un journaliste militant engagé dans un grand média généraliste avant d'interpréter son analyse,

Parce que Jean- Michel Aphatie, corseté par son parti-pris néo-libéral n'est jamais objectif ni dans ses chroniques, ni dans ses conclusions vis à vis de la crise et de gémir inlassablement sur la nécessité de davantage d'austérité qui ne le briderait guère, tant il est payé grassement. Son but ultime étant  d'inculquer au plus grand nombre ses convictions en faveur d'un marché dérégulé,

Parce que Jean Quatremer par ses a-aprioris et son fanatisme libéral pour l'élaboration d'un fédéralisme pro-européen donne trop souvent une vision tronquée et caricaturale de l'opinion des opposants sur la construction européenne,

Je dédie ce pastiche aux bouffissures du journalisme qui sauront fort évidemment, à défaut d'émettre la moindre autocritique, se reconnaître s'il leur reste un minimum de lucidité ou de recul intellectuel...




Fable

Un journaliste vit un politique               
Qui lui sembla de belle taille.
 Lui,qui n'était pas gros en tout comme une tique ,
Envieux conseille, se goberge, et se travaille
Pour égaler l'élu en importance,
Disant : Regardez bien, ma prestance ;

Est-ce assez ? dites-moi ; n'y suis-je point encore ?
Nenni. M'y voici donc ? Point du tout. M'y voilà presque ?
Vous n'en approchez point. Le chétif Pécore
S'enfla si bien qu'il en devint grotesque.
Le monde est plein de gens qui ne sont pas plus sages :
Tout journaliste veut célébrité comme les représentants de la société,
Tout petit chroniqueur rêve d'une belle image,
Tout  médiocre éditorialiste veut avoir sa notoriété.


D'après la fable "La grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf."  de Jean de la Fontaine, fabuliste merveilleux et visionnaire éclairé de la société française de communication de ce début de 21ème siècle... 



Ami(e)s, J'espère vous avoir un tantinet distrait. À après ! 
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