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mardi 13 mai 2014

Wesh wesh, fit le miséreux sequano dyonisien !

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Wesh wesh !

Si vous, y en avoir écouté bwana Éric Zemmour, prestigieux journaliste moralisateur-conseilleur-prescripteur, parangon de la sauvegarde de la "société blanche chrétienne" ou dandy Renaud Camus, reclus dans sa forteresse de Plieux, à l'abri dans une de ses deux tours carrées, protégé de son cauchemar ethnique du "grand remplacement" ou patron Alain Finkielkraut, académicien fraîchement émoulu et  philosophe du "Moi Je" ; vous, penser, juste raison que nous, habitants Seine Saint Denis, pourtant Français de toutes origines, être des sauvages, voleurs, violeurs, assistés, feignants, profiteurs, violents, sans foi ni loi, cruels, racailles,  méchants, illettrés, crasseux.

Comme dans anciennes colonies.

Parce que, eux, considérer Seine Saint Denis comme sorte de pays étranger habité par peuplade hostile, primitive et inculte.

Deux civilisateurs martiaux en mission de pacification dans le 9-3, en territoire ennemi.

Wesh wesh !

Aussi, nous, sequano dyonisiens, mosaïque du monde, prototype de société de demain, adopter langage approprié à ce que bwanas d'en haut, penser des banlieues pauvres, très pauvres, trop pauvres : nous pratiquer sabir d'illettrés  conformément à idée  et estime que vous, avoir de nous. Nous, pas vouloir heurter élite qui sait tout parce que elle, être cultivée et détenir le pouvoir.

Nous, quasiment tous français de toutes origines, couleurs, religions et pas en guerre civile. Bizarre, non ?


Nous, vivre quotidiennement monde trop dur, précaire et sans sécurité. Pas étonnés que révoltes naissent spontanément.
Attendez vous à bien pire.


Ah ! La défense désespérée de la culture chrétienne européenne, concept  qui a donné deux guerres mondiales parsemées de monstruosités et d'une sauvagerie féroce entre nations présupposées  les plus cultivées  du monde.  Sans oublier colonisations, exploitations économiques, répressions militaires, soumissions par la force.
   
Et puis, société occidentale actuelle, pour assoir son emprise , devenir tyrannie douce, surveillance discrète, répression sournoise, manipulation ciblée, communauté sans choix, idéologie tenace irréversible, étroitement contrôlée, inégalitaire, dirigée par une poignée de dirigeants cooptés.

Wesh wesh !

Partisans de France éternelle vouloir sans cesse donner leçons et se gargariser sans cesse de leur supériorité culturelle... 

C'est ce monde sordide oú la misère est enfermée dans ghettos loin des regards que vous voulez imposer à nous ? Allez donc vous faire foutre, vous et votre conception de Histoire ! Nous aussi vouloir notre part de gâteau.

Vous, pas comprendre que votre salut dépend d'entente entre vous et nous les pauvres. Vous pas comprendre que monde vivable, être partage de richesse.

Vous, regroupés dans beaux quartiers bourgeois.
Nous, parqués dans cages à lapins.
Vous, travail valorisant bien payé.
Nous, chômage.
Vous, adorateurs du passé.
Nous, espoir en l'avenir.
Vous, pouvoir intellectuel, politique et médiatique.
Nous, rien.

Si vous pas comprendre, vous foutus. Nous, pauvres toujours plus nombreux, submerger vous. Dans 30 ans, 40 ans, un siècle, 3 siècles, historiens être très sévères sur vos combats d'arrière-garde. 

Vous, journalistes réactionnaires, penseurs d'opérette l'œil fixé sur passé, nationalistes en carton, écrivains futiles, avez peur avenir en regardant  vos dérisoires 2000 ans d'histoire passée alors qu'il reste des dizaines voire des centaines de milliers d'années à l'humanité pour écrire de nouvelles pages qu'on souhaite, peut-être naïvement, moins sanguinaires et plus exaltantes !
 

Wesh wesh !

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Post scriptum : si vous décidez de vous purger les boyaux de la tête avec un blog qui représente l'antithèse du mien, grossier, populiste, vulgaire, violent, haineux, douteux, allez donc rendre visite à la délicatesse et à la subtilité. Agnès G, bourgeoise bohème et fière de l'être vous accueillera avec plaisir et raffinement.

mercredi 30 avril 2014

Quand l'académicien de chasse sonne l'hallali du halal...

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À l'occasion de l'élection au sein de l'Académie française du sombre et tourmenté Alain Finkielkraut , philosophe réactionnaire ayant un avis définitif sur tout et notamment sur ce qu'il ne connait pas - internet et les cités de banlieues entr'autres domaines -   j'ai ressorti ce petit bijou en toc, de derrière quelques vieux fagots bien secs,  remisés depuis trois longues années dans un hangar désaffecté.


Monsieur Finkielkraut représente l'archétype de ces universitaires brillants et cultivés dont la France est hélas prodigue. Ils restent figés dans leur 19ème siècle, incapables de s'attacher à la transformation d'un monde en perpétuelle mutation.

Les évolutions de notre société révulsent tellement ces intellectuels. réactionnaires que tels des gamins capricieux, ils considèrent, contre toute logique, qu'ils ont raison de se cramponner à un passé historique fantasmé, glorieux, mais bien irréel. 

Alain Finkielkraut et Renaud Camus, parmi tant d'autres penseurs, sont  devenus l'incarnation de ces maux français récurrents que sont l'immobilisme, le repliement sur soi et la folle conviction de la supériorité culturelle et ethnique  véhiculées par nos chimériques valeurs occidentales et chrétiennes.


Ce pastiche n'a rien perdu de son actualité. Ne m'accusez pas de souffler sur des braises encore brûlantes.


Je remercie chaleureusement mon pote Molière pour sa participation involontaire : il ne se doutait pas qu'un génie méconnu venu d'un autre siècle ferait de cet extrait du Malade imaginaire, un réquisitoire implacable contre cette xénophobie viscérale, obtuse, étroite,  et ô combien envahissante.





Le fleuron du populisme anti-musulman et de l'extrême droite new look est réunie là en costume d'apothicaire. Avec dans les rôles principaux :
Alain Finkielkraut, Élisabeth Lévy, Éric Zemmour,  Robert Ménard.  Marine Le Pen et Ivan Rioufol sont également très présents sur la scène. 
Le Français pleurnichard est joué par l'un d'entre nous.




ALAIN FINKIELKRAUT : Je suis philosophe, qui vais de  radio en radio, de télévision en télévisions, d'interview en interviews, pour chercher d'illustres matières à ma capacité, afin de trouver des émules dignes de m'occuper, capables d'exercer les grands et beaux secrets que j'ai trouvés dans ma philosophie. Je dédaigne de m'amuser à ce menu fatras de  pensées gauchistes ordinaires, à ces bagatelles de droits de l'homme, à ces fiévrottes de SDF, à ces vapeurs de sans-papiers, et  ces pauvres bien trop assistés. 
Je veux des problèmes d'importance : du bon gros racisme avec des expulsions immédiates, de bonnes révolutions islamistes, de bonnes  émeutes au Moyen  Orient, de bons massacres sanguinolents, de bons soulèvements violents dans les banlieues, de bons attentats d'Al Qaeda avec  beaucoup de victimes : c'est là que je me plais, c'est là que je triomphe; et je voudrais, Monsieur, que vous  succombiez à tous les maux que je viens de dire, que vous fussiez abandonné de tous les politiques, désespéré, à l'agonie, pour vous montrer l'excellence de mes remèdes, et l'envie que j'aurais de vous rendre service.
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LE CITOYEN : Je vous suis obligé, Monsieur, des bontés que vous avez pour moi.
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ÉLISABETH LÉVY : Donnez-moi votre pouls. Allons donc, que l'on batte comme il faut. Ahy, je vous ferai bien aller comme vous devez. Hoy, ce pouls-là fait l'impertinent: je vois bien que vous ne me connaissez pas encore. Qui est votre   référent ?


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LE CITOYEN :   La République...
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ALAIN FINKIELKRAUT : Ce principe-là n'est point écrit sur mes tablettes entre les grands philosophes. De quoi dit-elle que vous êtes atteint?
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LE CITOYEN : Elle dit que c'est la crise économique, et d'autres disent que ce sont les déficits.
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MARINE LE PEN : Ce sont tous des ignorants: c'est de l'islam que vous êtes malade.
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LE CITOYEN : De l'islam?
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ÉRIC ZEMMOUR : Oui. Que sentez-vous?

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LE CITOYEN : Je sens une nette baisse de mon pouvoir d'achat.
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ROBERT MÉNARD : Justement, l'islam.
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LE CITOYEN: Il me semble qu'il y a de plus en plus de chômage.
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IVAN RIOUFOL : L'islam.

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LE CITOYEN : Je trouve que mes libertés se restreignent..
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NATACHA POLONY : L'islam. 

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LE CITOYEN : Je sens un terrible manque de solidarité entre les citoyens.
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ELISABETH LÉVY : L'islam.
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LE CITOYEN : Je trouve que les banques sont scandaleusement favorisées.
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MARINE LE PEN : L'islam.
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LE CITOYEN : le système ultra libéral me parait terriblement injuste.
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ALAIN FINKIELKRAUT : L'islam
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LE CITOYEN :  J'ai peur de l'avenir.
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MARINE LE PEN : L'islam
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LE CITOYEN : Et j'ai l'impression que nous sommes gouvernés par des gens qui profitent outrageusement de leurs privilèges.
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ÉLISABETH LÉVY : L'islam. Vous allez voter ?
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UN FRANÇAIS : Oui, Madame.
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IVAN RIOUFOL : L'islam. Vous avez peur dans la rue ?
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LE CITOYEN : Oui, Monsieur
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ÉRIC ZEMMOUR : L'islam. Vous avez peur de ne pas toucher une pension de retraite suffisante ?
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LE CITOYEN : Oui, Monsieur.
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ALAIN FINKIELKRAUT : L'islam, l'islam, vous dis-je. Que vous ordonne la République comme principes ?
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LE CITOYEN : Elle m'ordonne la tolérance.
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ÉRIC ZEMMOUR : Ignorante.
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LE CITOYEN : La générosité.
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ROBERT MÉNARD : Ignorante.
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LE CITOYEN : L'indignation.
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ÉRIC ZEMMOUR : Ignorante.
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LE CITOYEN : L'impertinence.
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IVAN RIOUFOL : Ignorante.
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LE CITOYEN : Et de temps à autre le droit de manifester pour rappeler leurs devoirs aux dirigeants et défendre nos droits.
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ÉLISABETH LÉVY : Ignorante.
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LE  CITOYEN : Et surtout davantage de fraternité.
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ALAIN FINKIELKRAUT et MARINE LE PEN en chœur : Ignorantus, ignoranta, ignorantum. Il faut combattre les musulmans : ils sont la cause de toutes les calamités ! Pour guérir de ce mal sournois, lisez Le Figaro avec ses multiples talents, Ivan Rioufol et Zemmour et la digne équipe de Valeurs actuelles, écoutez RTL, regardez sur France 2 et France 5, Yves Calvi, Éric Zemmour, Pujadas, Ménard, consultez les sites Causeur et Fdesouche. De toute manière nous sommes omniprésents car nous sommes devenus grâce aux médias les nouveaux chantres du politiquement correct et les hérauts sans partage de la pensée dominante !
 
Effectivement, ils sont vraiment partout.



pcc Molière [Le malade imaginaire acte 3 scène 10 - 1673]


Bises fraternelles à toutes et à tous.
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mardi 8 novembre 2011

La grenouille journaliste qui veut se faire aussi grosse que le bœuf politique. Fable contemporaine.

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 Nota bene : la fable originale est ici.

Parce que je supporte de moins en moins, ces journalistes de grands supports médiatiques supposés être neutres politiquement, qui , tels J-M Aphatie et Jean Quatremer, ne cessent de se prendre pour des décideurs politiques, des conseillers des princes, des directeurs de campagne et des experts économiques alors qu'ils n'ont jamais été élus ni mandatés pour faire ce boulot,

Parce que chacun devrait rester à sa place : les élus  faire de la vraie politique et non de la communication, les journalistes  concevoir de l'information et non convaincre de la justesse de leur militantisme et de leur point de vue,

Parce que j'en ai marre de devoir discerner l'opinion politique d'un journaliste militant engagé dans un grand média généraliste avant d'interpréter son analyse,

Parce que Jean- Michel Aphatie, corseté par son parti-pris néo-libéral n'est jamais objectif ni dans ses chroniques, ni dans ses conclusions vis à vis de la crise et de gémir inlassablement sur la nécessité de davantage d'austérité qui ne le briderait guère, tant il est payé grassement. Son but ultime étant  d'inculquer au plus grand nombre ses convictions en faveur d'un marché dérégulé,

Parce que Jean Quatremer par ses a-aprioris et son fanatisme libéral pour l'élaboration d'un fédéralisme pro-européen donne trop souvent une vision tronquée et caricaturale de l'opinion des opposants sur la construction européenne,

Je dédie ce pastiche aux bouffissures du journalisme qui sauront fort évidemment, à défaut d'émettre la moindre autocritique, se reconnaître s'il leur reste un minimum de lucidité ou de recul intellectuel...




Fable

Un journaliste vit un politique               
Qui lui sembla de belle taille.
 Lui,qui n'était pas gros en tout comme une tique ,
Envieux conseille, se goberge, et se travaille
Pour égaler l'élu en importance,
Disant : Regardez bien, ma prestance ;

Est-ce assez ? dites-moi ; n'y suis-je point encore ?
Nenni. M'y voici donc ? Point du tout. M'y voilà presque ?
Vous n'en approchez point. Le chétif Pécore
S'enfla si bien qu'il en devint grotesque.
Le monde est plein de gens qui ne sont pas plus sages :
Tout journaliste veut célébrité comme les représentants de la société,
Tout petit chroniqueur rêve d'une belle image,
Tout  médiocre éditorialiste veut avoir sa notoriété.


D'après la fable "La grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf."  de Jean de la Fontaine, fabuliste merveilleux et visionnaire éclairé de la société française de communication de ce début de 21ème siècle... 



Ami(e)s, J'espère vous avoir un tantinet distrait. À après ! 
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samedi 28 mai 2011

Desperate Zemmour. Un drame atroce s'est joué sur France 2.

Ce pastiche est à consommer avant de se coucher.






Zemmour nous confie : j'ai eu beau être 

odieux, lécher l'extrême droite, sucer 

les puissants, enfoncer les faibles, 

le pouvoir m'abandonne à la vindicte

sanguinaire de ce peuple insupportable.


À l'occasion de leur dernier  tournage, les duettistes ont vainement tenté de changer d'image...


Photo choisie par Étienne Courgeotte,71 ans, rédacteur en Chef.

Une interview exclusive de Yves Tétard, journaliste assermenté de la section Dassault n°1 



Y T : Monsieur Zemmour que pensez vous de votre éviction de l'émission "On n'est pas couché" sur France 2 ?
É Z : C'est un véritable complot, assorti d'un scandale épouvantable. Vous imaginez qu'avec les émoluments que je touchais pour cette émission, j'avais commencé à souscrire un crédit de 3 millions d'euros pour m'acheter un loft de 350 m² à Paris 17ème. Je vous rappelle que le prix du m² à Paris se situe autour 8000 €. Inutile de vous signaler que je vais me retrouver à la rue !

Y T : Certains de vos adversaires ricanent en évoquant votre lâchage par vos amis de l'UMP...
É Z : Je suis consterné, Monsieur Tétard : je me suis consacré sans compter à diffuser les thèses les plus racistes soutenues par le parti présidentiel, j'ai parlé  l'Hortefeux sans accent, j'ai traduit du Guéant dans le texte, j'écoutais tous les soirs les discours de Morano,  j'ai exprimé ce que Finkielkraut n'osait même pas inscrire en braille, j'ai révélé la France du parler vrai, j'ai été odieux avec les faibles et les pauvres, j'ai léché l'extrême droite, sucé les puissants et voilà comment on me remercie ! Comme dirait Jean-François Kahn, j'ai été congédié comme une vulgaire domestique africaine qui refuse de se laisser trousser ! Ne me parlez plus de  Justice dans ce pays !

Y T :  Mais justement, mon cher Éric, n'en n'avez vous pas trop fait ? Nous avons tous les 2 la même conception de la dérive de cette France métissée qui se profile à l'horizon et pourtant je suis bien noté par mes supérieurs gouvernementaux.
É Z :  Ne cherchez pas : la jalousie est la clef de cette froide élimination. Je ne sais plus qui déclarait que sitôt  que le poète disait la vérité, il était immédiatement exécuté. Ma culture s'étalait chaque jour davantage, j'exprimais comme un demi Dieu un langage simple et clair, mes citations d'auteurs du 19éme siècle ponctuaient mes raisonnements comme autant de roulements de tambours. J'ai même proposé mes conseils à un symposium  de l'UMP. En fait, j'étais devenu, comme mon collègue Aphatie, un clone d'homme politique avec comme légitimité, mon immense talent oratoire et une culture flamboyante. Les Français ne supportent pas les démonstrations d'intelligence supérieure ! Ce sont des médiocres.

Y T : Mais il me semble que vous avez eu des sympathies pour le mouvement de Monsieur Chevènement pourtant situé à l'opposé de vos opinions actuelles ?
É Z :  Certes, j'ai été de gauche, nul n'est parfait, et comme la plupart des admirateurs de Monsieur Chevènement, j'ai viré ma cuti et me suis retrouvé à flirter avec les thèses nationalistes assez proche du Front National. C'est d'ailleurs une coïncidence dont on ne parle pas assez, je trouve : le chevènementisme a été un nid pour les partisans des théories sur la xénophobie et l'identité nationale, développées par l'UMP.

Y T : Qu'allez vous devenir, mon cher Éric ?
É Z : Oh, il me reste i-télé, Le Figaro, RTL, la radio de la France profonde proche de mes idées... Et puis on peut toujours rêver : imaginez qu'au 2ème tour de l'élection on retrouve Marine Le Pen contre Sarkozy ? Imaginez que je devienne un jour, le Président de France Télévision. Je peux vous garantir que les têtes qui tomberont seront bien plus nombreuses que celles qu'ont fait choir dans les paniers ces chiens de révolutionnaires en 1793 !
Par contre, je tenais à rendre hommage à mon ami Éric Naulleau,  centriste social, Guy molletiste de conviction qui a toujours su me mettre en valeur et me soutenir, tel un fidèle et valeureux  lieutenant, même quand il pensait le contraire de ce que je déclarais.


Pcc Yves Tétard, journaliste testé, agréé et approuvé selon les normes Hortefeux-Guéant.



jeudi 12 mai 2011

La revanche du modernœud Molière face aux réacs-cons apeurés. Pastiche halal.


Ce texte est le pastiche halal d'un célèbre extrait du malade imaginaire de Molière. Il met en présence Argan, le bourgeois  hypocondriaque et Toinette, sa servante déguisée en médecin  accompagnée de divers acolytes, charlatans d'entre les charlatans. J'ai simplement remplacé le mot "poumon" par celui, plus contemporain, de "islam"... 

Les médecins de l'époque de Louis XIV, les penseurs contemporains  et autres journalistes de notre époque, jouissant en commun, outre un culot manifeste et un sectarisme effrayant, d'une propension indiscutable à débiter certains lieux communs et contre-vérités  avec un aplomb déconcertant.



Le fleuron du populisme anti-musulman et de l'extrême droite new look est réunie là en costume d'apothicaire. Avec dans les rôles principaux :
Alain Finkielkraut, Élisabeth Lévy, André Glucksmann, Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux, Marine Le Pen, Éric Zemmour, Ivan Rioufol, Robert Ménard.



ALAIN FINKIELKRAUT : Je suis philosophe, qui vais de  radio en radio, de télévision en télévision, d'interview en interview, pour chercher d'illustres matières à ma capacité, pour trouver des émules dignes de m'occuper, capables d'exercer les grands et beaux secrets que j'ai trouvés dans ma philosophie. Je dédaigne de m'amuser à ce menu fatras de  pensées gauchistes ordinaires, à ces bagatelles de droits de l'homme, à ces fiévrottes de SDF, à ces vapeurs de sans-papiers, et  ces pauvres trop assistés. Je veux des problèmes d'importance : du bon gros racisme avec des expulsions immédiates, de bonnes révolutions islamistes, de bonnes  émeutes au Moyen  Orient, de bons massacres sanguinolents, de bons soulèvements violents dans les banlieues, de bons attentats d'Al Qaeda avec  beaucoup de victimes : c'est là que je me plais, c'est là que je triomphe; et je voudrais, Monsieur, que vous  succombiez à tous les maux que je viens de dire, que vous fussiez abandonné de tous les politiques, désespéré, à l'agonie, pour vous montrer l'excellence de mes remèdes, et l'envie que j'aurais de vous rendre service.

UN FRANÇAIS : Je vous suis obligé, Monsieur, des bontés que vous avez pour moi.


ÉLISABETH LÉVY : Donnez-moi votre pouls. Allons donc, que l'on batte comme il faut. Ahy, je vous ferai bien aller comme vous devez. Hoy, ce pouls-là fait l'impertinent: je vois bien que vous ne me connaissez pas encore. Qui est votre
  référent ?

UN FRANÇAIS :
  La République...

ALAIN FINKIELKRAUT : Ce principe-là n'est point écrit sur mes tablettes entre les grands philosophes. De quoi dit-elle que vous êtes atteint?


UN FRANÇAIS : Elle dit que c'est la crise, et d'autres disent que ce sont les déficits.


NICOLAS SARKOZY : Ce sont tous des ignorants: c'est de l'islam que vous êtes malade.


UN FRANÇAIS : De l'islam?


ÉRIC ZEMMOUR : Oui. Que sentez-vous?


UN FRANÇAIS : Je sens une nette baisse de mon pouvoir d'achat.

 

 ROBERT MÉNARD : Justement, l'islam.

UN FRANÇAIS : Il me semble qu'il y a de plus en plus de chômage.


IVAN RIOUFOL : L'islam.


UN FRANÇAIS : Je trouve que mes libertés se restreignent..


BRICE HORTEFEUX : L'islam.


UN FRANÇAIS : Je sens un terrible manque de solidarité entre les citoyens.


ANDRÉ GLUCKSMANN : L'islam.
 
UN FRANÇAIS : Je trouve que les banques sont scandaleusement favorisées.

NICOLAS SARKOZY : L'islam.

UN FRANÇAIS : le système ultra libéral me parait terriblement injuste.

NICOLAS SARKOZY : L'islam

UN FRANÇAIS :  J'ai peur de l'avenir.

MARINE LE PEN : L'islam

UN FRANÇAIS : Et j'ai l'impression que nous sommes gouvernés par des gens qui profitent outrageusement de privilèges.

ÉLISABETH LÉVY : L'islam. Vous allez voter ?

UN FRANÇAIS : Oui, Madame.

 IVAN RIOUFOL : L'islam. Vous avez peur dans la rue ?

UN FRANÇAIS : Oui, Madame.

ÉRIC ZEMMOUR : L'islam. Vous avez peur de ne pas toucher une pension de retraite suffisante ?

UN FRANÇAIS : Oui, Monsieur.

ALAIN FINKIELKRAUT : L'islam, l'islam, vous dis-je. Que vous ordonne la République comme principes ?

UN FRANÇAIS : Elle m'ordonne la tolérance.

BRICE HORTEFEUX : Ignorante.

UN FRANÇAIS : L'ouverture sur le monde.

IVAN RIOUFOL : Ignorante.

UN FRANÇAIS : La générosité.

 ROBERT MÉNARD : Ignorante.

UN FRANÇAIS : L'indignation.

ÉRIC ZEMMOUR : Ignorante.

UN FRANÇAIS : L'impertinence.

IVAN RIOUFOL : Ignorante.

UN FRANÇAIS : Et de temps à autre des manifestations pour rappeler leur devoir aux dirigeants et défendre nos droits.

ÉLISABETH LÉVY : Ignorante.

UN FRANÇAIS : Et surtout davantage de fraternité.

NICOLAS SARKOZY et MARINE LE PEN en chœur : Ignorantus, ignoranta, ignorantum. Il faut combattre les musulmans : ils sont la cause de toutes nos calamités ! Pour guérir de ce mal sournois, lisez Le Figaro avec ses multiples talents, Ivan Rioufol et Zemmour et la digne équipe d'Étienne Mougeotte, écoutez RTL, regardez sur France 2 et France 5, Yves Calvi, Éric Zemmour, Pujadas, Ménard, consultez les sites Causeur et Fdesouche. De toute manière nous sommes omniprésents ! Même à gauche.
 
Effectivement, ils sont partout.



pcc Molière [Le malade imaginaire acte 3 scène 10 - 1673]



Amis lecteurs, à très bientôt ! 

Demain sera un autre jour.
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jeudi 10 février 2011

Molière au pays des réacs. Pastiche.

Ce texte est le pastiche d'un célèbre extrait du malade imaginaire de Molière. Il met en présence Argan, le bourgeois  hypocondriaque et Toinette, sa servante déguisée en médecin de l"époque, charlatan d'entre les charlatans. J'ai simplement remplacé le mot "poumon" par celui, plus contemporain, de "islam"... 
Les médecins de l'époque de Louis XIV et les penseurs ou autres journalistes de notre temps, possédant en commun, outre un culot certain et un sectarisme effrayant, une propension indiscutable à débiter certaines stupidités et contre-vérités  avec un aplomb déconcertant.

Les apothicaires bornés, obsédés par l'islam.


Le fleuron du populisme anti-musulman et de l'extrême droite new look est réunie là en costume d'apothicaire. Avec dans les rôles principaux :
Alain Finkielkraut, Élisabeth Lévy, BHL, André Glucksmann, Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux, Marine Le Pen, Éric Zemmour, Ivan Rioufol, Pierre Lellouche,  Caroline Fourest.



ALAIN FINKIELKRAUT : Je suis philosophe, qui vais de  radio en radio, de télévision en télévision, d'interview en interview, pour chercher d'illustres matières à ma capacité, pour trouver des émules dignes de m'occuper, capables d'exercer les grands et beaux secrets que j'ai trouvés dans ma philosophie. Je dédaigne de m'amuser à ce menu fatras de  pensées gauchistes ordinaires, à ces bagatelles de droits de l'homme, à ces fiévrottes de SDF, à ces vapeurs de sans-papiers, et  ces pauvres trop assistés. Je veux des problèmes d'importance : du bon gros racisme avec des expulsions immédiates, de bonnes révolutions islamistes, de bonnes  émeutes au Moyen  Orient, de bons massacres sanguinolents, de bons soulèvements violents dans les banlieues, de bons attentats d'Al Qaeda avec  beaucoup de victimes : c'est là que je me plais, c'est là que je triomphe; et je voudrais, Monsieur, que vous  succombiez à tous les maux que je viens de dire, que vous fussiez abandonné de tous les politiques, désespéré, à l'agonie, pour vous montrer l'excellence de mes remèdes, et l'envie que j'aurais de vous rendre service.

UN FRANÇAIS : Je vous suis obligé, Monsieur, des bontés que vous avez pour moi.


ÉLISABETH LÉVY : Donnez-moi votre pouls. Allons donc, que l'on batte comme il faut. Ahy, je vous ferai bien aller comme vous devez. Hoy, ce pouls-là fait l'impertinent: je vois bien que vous ne me connaissez pas encore. Qui est votre
  référent ?

UN FRANÇAIS :
  La République...

ALAIN FINKIELKRAUT : Ce principe-là n'est point écrit sur mes tablettes entre les grands philosophes. De quoi dit-elle que vous êtes atteint?


UN FRANÇAIS : Elle dit que c'est la crise, et d'autres disent que ce sont les déficits.


NICOLAS SARKOZY : Ce sont tous des ignorants: c'est de l'islam que vous êtes malade.


UN FRANÇAIS : De l'islam?


ÉRIC ZEMMOUR : Oui. Que sentez-vous?


UN FRANÇAIS : Je sens une nette baisse de mon pouvoir d'achat.


BHL : Justement, l'islam.


UN FRANÇAIS : Il me semble qu'il y a de plus en plus de chômage.


IVAN RIOUFOL : L'islam.


UN FRANÇAIS : Je trouve que mes libertés rétrécissent..


BRICE HORTEFEUX : L'islam.


UN FRANÇAIS : Je sens un terrible manque de solidarité entre les citoyens.


ANDRÉ GLUCKSMANN : L'islam.
 
UN FRANÇAIS : Je trouve que les banques sont scandaleusement favorisées.

NICOLAS SARKOZY : L'islam.

UN FRANÇAIS : le système ultra libéral me parait terriblement injuste.

NICOLAS SARKOZY : L'islam

UN FRANÇAIS :  J'ai peur de l'avenir.

MARINE LE PEN : L'islam

UN FRANÇAIS : Et j'ai l'impression que nous sommes gouvernés par des gens qui profitent outrageusement de privilèges.

ÉLISABETH LÉVY : L'islam. Vous allez voter ?

UN FRANÇAIS : Oui, Madame.

CAROLINE FOUREST : L'islam. Vous aimez faire la fête ?

UN FRANÇAIS : Oui, Madame.

ÉRIC ZEMMOUR : L'islam. Vous avez peur de ne pas toucher une pension de retraite suffisante ?

UN FRANÇAIS : Oui, Monsieur.

ALAIN FINKIELKRAUT : L'islam, l'islam, vous dis-je. Que vous ordonne la République comme principes ?

UN FRANÇAIS : Elle m'ordonne la tolérance.

BRICE HORTEFEUX : Ignorante.

UN FRANÇAIS : L'ouverture sur le monde.

IVAN RIOUFOL : Ignorante.

UN FRANÇAIS : La générosité.

PIERRE LELLOUCHE : Ignorante.

UN FRANÇAIS : L'indignation.

BHL : Ignorante.

UN FRANÇAIS : L'impertinence.

IVAN RIOUFOL : Ignorante.

UN FRANÇAIS : Et de temps à autre des manifestations pour rappeler leur devoir aux dirigeants et défendre nos droits.

ÉLISABETH LÉVY : Ignorante.

UN FRANÇAIS : Et surtout davantage de liberté.

NICOLAS SARKOZY et MARINE LE PEN en chœur : Ignorantus, ignoranta, ignorantum. Il faut combattre les musulmans : ils sont la cause de toutes nos calamités ! Pour guérir de ce mal sournois, lisez Le Figaro avec ses multiples talents, Ivan Rioufol et Zemmour et la digne équipe d'Étienne Mougeotte, écoutez RTL, regardez sur France 2 et France 5, Yves Calvi, Éric Zemmour, Pujadas, consultez les sites Causeur et Fdesouche. De toute manière nous sommes partout ! Même à gauche.
 Puis, lorsque vous vous serez fait votre opinion,  en 2012, glissez voluptueusement votre bulletin de vote  dans l'urne et nous nous occuperons du reste...
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pcc Molière [Le malade imaginaire acte 3 scène 10 - 1673]



Amis lecteurs, à après ! 
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