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mercredi 27 mai 2015

Notre nouveau journaliste d'investigation en immersion, Jean-Michel Aphatie, a testé spécialement pour les lecteurs de ce blog : le chômage.

Avertissement préalable : toutes ressemblances avec un personnage réel ou des évènements actuels ne seraient que pures spéculations. La dérision de ce témoignage imaginaire n'engage que l'auteur anonyme de ce blog ignominieusement pervers.



Chers amis loyaux et fidèles supporters,

Avant tout récit, je tiens tout particulièrement à remercier monsieur Cuicui, patron du célèbre et cultissime blog "les divagations énervées d'un oiseau de mauvais augure" de m'avoir embauché après l'odieuse suppression de mon poste d'interviewer lors de la matinale de RTL, conjointement à ma probable et non moins scandaleuse éviction du "Grand journal' de Canal + qui me rapportait suffisamment d'argent pour rembourser les crédits de mes trois villas au pays basque, à Saint Tropez et aux Caraïbes ainsi que mon loft du  7ème arrondissement de Paris et les deux appartements de mes enfants, avenue de Friedland.


En immersion dans l'armée prussienne (1867)


Ce saint homme (Cuicui) injustement méconnu, écoutant une bonté surnaturelle qu'il a chevillée au corps, m'a confié pour mission de réaliser des reportages en immersion totale dans des milieux hostiles et dangereux. Pour information, ma prochaine mission consistera à effectuer une enquête périlleuse dans des quartiers pauvres du neuf-trois, comme dit la plèbe.

Mon employeur a insisté pour que je suive une école de journalisme d'investigation car d'après lui et selon les canons sacrés de l'économie de marché, la formation continue constitue une des deux qualités d'un bon journaliste. L'autre étant une complète adéquation entre l'enquêteur et un système politique bienveillant qui considère l'équilibre budgétaire comme un but en soi (mais il s'agit déjà de mon crédo).
Mon patron a donc profité de l'aubaine d'un contrat aidé pour m'embaucher : je ne lui serai jamais assez reconnaissant, d'autant que  son blog, selon ses dires, est lu par plus de 362 visiteurs uniques par mois ! Ce qui n'est pas une peccadille pour un journaliste de mon envergure.

Maintenant je vais vous narrer le volet social de ma première enquête de terrain et les horribles tourments psychologiques endurés par votre serviteur et tous les chômeurs suite à nos licenciements.

Je me suis donc rendu, sitôt ma situation confirmée, au pôle emploi le plus proche de mon domicile, rue de Saint-Pétersbourg dans le 8ème arrondissement de Paris. J'ai dû subir une longue attente entrecoupée de sympathiques séances de dédicaces sur des convocations mais aussi parsemée de quelques quolibets pointant de soit-disant chiens de garde de l'ultra-libéralisme. J'attendais mieux de la tenue de chômeurs fréquentant le pôle emploi du plus prestigieux arrondissement parisien !

L'employé qui me reçut semblait au courant de ma situation et me tint un discours que je ne pus contester sans sombrer dans un gauchisme échevelé. Il me déclara que le patronat, acteur essentiel du  système économique, fondé sur la rentabilité et la performance, licenciait à juste raison ceux qui ne rapportaient plus suffisamment de profits à leur employeur et qu'il se trouvait, malheureusement, que mon créneau horaire sur RTL, battu en brèche par la concurrence justifiait un remplacement salutaire pour l'actionnaire...

Veuillez rectifier le verbe "rapporter" par "rapportait"


Je ne pus que m'incliner devant des principes et des arguments que j'ai toujours défendus avec âpreté et conviction. Non sans un certain pincement au cœur. Un vague ressentiment gauchiste vint frôler mes pensées : je le chassai avec vigueur. Chacun sait bien que l'économie de marché, la compétitivité et l'austérité sont les règles de la survie de notre société, par le sourire de Tony Blair et la perruque rousse de Margaret Thatcher !

Les jours suivants je dus subir un long calvaire. Passer d'un revenu de 27.000 € par mois au SMIG que m'octroya le généreux Cuicui fut une épreuve que ma famille vécut avec douleur. Je souligne ici la  détresse épouvantable que doivent essuyer les chômeurs passant d'un salaire de 10.000 à 30.000 € à un salaire minimum ! Cette immersion m'a fait comprendre une certaine réalité sociale qui m'avait échappée jusqu'ici... Des larmes dans la voix, je demande pardon à mes fidèles auditeurs.

Le pire s'annonça quand les organismes de crédit me réclamèrent les 17.438 € mensuels dus au titre du remboursement de mes acquisitions immobilières. Je vous passe le nombre de nuits passées devant la table de cuisine à boire du gros rouge qui tâche jusqu'au coma éthylique.
Je vous écris ces lignes avec une émotion particulière. À cette heure, je n'ai plus de domestiques, je ne me suis plus lavé depuis des jours, mon lévrier afghan est couvert de puces, mes vêtements sentent la sueur, on ne me reconnait pas dans la rue, plus personne ne veut de mon avis. 

Je suis devenu un zombie social, sacrifié au champ d'honneur sur l'autel de l'ultra libéralisme comme un brave petit soldat mort courageusement pour que le capitalisme financier sauve la France et le monde occidental menacés de toutes parts.

Oui. Le chômage est une véritable tragédie mais néanmoins un passage obligé pour rétablir l'équilibre de nos comptes et d'étayer le bonheur des futures générations qui vous seront reconnaissantes à jamais en glissant sur vos tombes un magnifique bouquet de chrysanthèmes multicolores en hommage à votre sacrifice économique ! 


c/c Jean-Michel Aphatie



PS : Le taulier de ce blog m'a demandé de laisser pousser ma barbe et de m'entraîner au tir à la kalachnikov afin d’effectuer un prochain reportage en immersion totale en Syrie... Par déontologie, j'ai accepté : mon billet, un aller simple pour la Turquie fourni par mon employeur est déjà dans ma poche. J'ai hâte de vous faire partager mes impressions, de vous fournir enfin des preuves visibles de ma compétence et de montrer à tous que j'ai bien la tête sur mes épaules.


vendredi 29 août 2014

Un crime trop parfait... Seconde partie poignante.

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Rappel salutaire : tout rapprochement ou ressemblance avec des évènements d'actualité ou d'un passé récent ne serait que pure coïncidence.
. Seconde partie du rapport de police officieux rédigé le 26 août 2014 par le capitaine  Aristide Lefutay sur les lieux du crime situés rue de Solférino, 75007 Paris.


Certains témoins ont aperçu d'assez loin l'intrusion des deux complices, le meneur, selon les observateurs, serait un homme au visage lisse, rond portant des lunettes rectangulaires, plutôt petit et replet, les rares cheveux colorés au cirage noir, soigneusement brossés pour les faire briller et cacher une calvitie avancée Il semble qu'il transportait une hache à la main. Son acolyte portait beau et semblait particulièrement attirer les regards féminins concupiscents. Il tenait une batte de baseball en acier couverte de clous. Il faudra cependant approfondir ces déclarations pour affiner les signalements.


En face du lieu du crime nous interpellâmes alors qu'ils tentaient de se  cacher derrière les rideaux de leur fenêtre un gnome grimaçant, ricanant et agités de tics, accompagné d'une gamine blonde décolorée assez enveloppée et à la voix rauque abimée par le tabac, son rire nerveux était caverneux. Ils semblaient tous deux se repaître et même se réjouir du spectacle abominable. Je notai leur nom : Nicolas S. et Marine LP pou un interrogatoire plus poussé. Certains habitants du quartier m'ont fait part de leur crainte d'être maltraités par les auteurs supposés du crimes ou par ces deux garnements diaboliques et m'ont demandé une protection policière. Je leur ai avoué, que hélas, ils n'avaient pas le choix...
Après quelques minutes passées sur le théâtre d'investigation, mon attention fut attirée par quelques vagissements. Derrière un fauteuil, je découvris un nourrisson assez bizarre voire monstrueux : un livret de famille placé entre la peau et sa couche.

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Un bébé prénommé Manolo 2, doté de trois petits yeux proéminents, particulièrement  sournois, chacun de différente couleur s'étalant du blanc cassé au rose très pâle et tous louchant à droite, portait un petit bracelet sur lequel étaient gravés les prénoms François et Manuel. Ce nouveau-né devait avoir vu le jour en ce mardi 26 août 2014. Il ressemblait curieusement, à s'y méprendre, presque trait pour trait au témoin cité plus haut, Nicolas S.

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Sans augurer de son avenir et n'étant pas médecin il me semble que la viabilité du nouveau-né soit sujette à caution. je pense que sa disparition rapide, éviterait bien des souffrances inutiles et serait un bien pour lui(elle) et pour la collectivité.
En ôtant sa couche je m'aperçus avec surprise qu'il était à la fois garçon et fille. Il possédait une tête gigantesque dont le volume crânien pouvait contenir une dizaine de cerveaux énormes. Ses membres difformes se composaient de trois énormes bras droits et d'une sorte de minuscule tentacule servant de bras gauche...
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Ce qui accentuait sa monstruosité était cette folle asymétrie qui plaçait tous ses organes et membres sur sa droite Son état de santé posait problème. Son visage était tuméfié. Des petits seins avaient été greffés n'importe comment, comme pour accentuer son hermaphrodisme.

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J'avise ma hiérarchie par le biais, que de ma vie de vieil inspecteur bourlinguant dans les milieux les plus abjects, il ne m'est jamais arrivé d'assister à des spectacles aussi hideux.
J'ai pris quelques clichés de la scène du massacre que je joins à mon présent rapport, notamment un texte qui ressemblait étrangement à une ancienne affaire criminelle : la victime, dans son agonie ayant eu le temps d'écrire sur le bas d'une porte, avec son sang quelques mots désignant peut-être son ou ses assassins. Je laisse le soin à ma hiérarchie d'en tirer les conclusions adéquates...

Une enquête particulièrement fouillée faisant appel à la police scientifique me parait toutefois nécessaire vu le manque d'indices...
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Voici la photographie d'une des scènes du crime et du dernier texte de madame Marianne Péhesse, morte dans des circonstances tragiques, sauvagement assassinée par des forcenés déments et  paranoïaques dont nous possédons le signalement...
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Aristide Lefutay, officier de police. Le mardi 26 août 2014.
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Un grand merci à madame Buitoni et à monsieur Cif Ammoniacal pour leurs précieuses contributions.Sans eux, je n'aurais jamais réalisé ce texte qui restera dans les annales.
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mercredi 27 août 2014

Un crime presque parfait... Première partie haletante.

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Avertissement préliminaire : tout rapprochement ou ressemblance avec des évènements d'actualité ou d'un passé récent ne serait que pure coïncidence.

Première partie du rapport de police officieux rédigé le 26 août 2014 par le capitaine  Aristide Lefutay sur les lieux du crime situés rue de Solférino, 75007 Paris.



Lorsque j'ai pénétré sur les lieux du crime, j'ai été frappé par un spectacle insoutenable : des taches  écarlates maculaient le théâtre des évènements, des morceaux de chair humaine jonchaient le sol et l'odeur douceâtre du sang flottait dans un air lourd à peine zébré par quelques mouches vertes...
J'ai pu identifier la victime, une femme d'âge mûr encore très belle, grâce à une carte d'identité posée à côté de son corps violenté. Elle se nommerait Marianne Péhesse née en 1971 à Épinay sur Seine. Elle gisait sur le sol, défigurée, un œil sortant de l'orbite gauche, la langue coupée en pointe et le nez tranché de telle sorte qu'il ressemblait à un groin...

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Vieil habitué des scènes de crimes, j'ai rarement observé tel déchainement se sauvagerie après un assassinat.
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Une fourchette et un couteau de cuisine traînaient à côté du cadavre. En fouillant les poches de la dépouille dont on avait tailladé les mains, j'ai trouvé un livret de famille et une lettre manuscrite. Elle avait épousé en première noce un certain Mitterrand François, pervers narcissique bien connu de nos services puis s'était retrouvée veuve en 1995 et s'était remariée en mai 2012 à un certain François Hollande, homme apparemment honorable sans casier judiciaire.
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Sur la lettre manuscrite, elle relatait le long cheminement qui l'avait conduite à se prostituer sous l'influence de son premier mari, pour une clientèle d'éminents banquiers et d'industriels cossus. Croyant tomber sur un brave homme lors de son remariage, elle s'aperçut avec horreur que son second mari, sous des abords de bon garçon était encore pire que son époux précédent : pour la séduire, il avait menti comme un arracheur de dents et à la perversité du premier s'ajouta le sadisme morbide d'un individu qui se prétendait un homme tout à fait normal. 
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Elle prit un amant en la personne d'un certain Manuel, un hidalgo ténébreux aux dents longues qui se montra encore plus inhumain que les deux autres. Elle s'aperçut avec consternation que non seulement les deux compères se connaissaient mais de surcroît, s'entendaient pour vendre ses charmes aux hommes les plus influents du pays. Je ne saurais en dire plus, laissant aux enquêteurs le soin de fouiller plus avant la vie dissolue de ces individus malsains.

Il semble au vu les multiples contusions et ecchymoses constatées sur son corps qu'elle ait affreusement souffert. On peut même en conclure qu'elle fut torturée pendant un certain laps de temps lorsqu'on observe l'état de ses multiples cicatrices infectées.

D'après mes premières observations, la sauvagerie de cet assassinat tendrait à prouver qu'il pourrait s'agir d'un meurtre rituel pratiqué en groupe et réalisé dans un état second de démence par des sadiques particulièrement pervers. L'hypothèse d'un crime sectaire n'étant pas à éliminer...

Le rapport complet étant trop long, le capitaine Lefutay m'a demandé de le scinder en deux. Je préviens les lecteurs que la seconde partie est encore plus sanguinaire et surprenante que ce récit. Réservez vos places sans plus attendre !
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vendredi 30 mai 2014

Dernière minute : madame Christine Boutin contrainte d'organiser un "Boutinthon" sur les marches de la station de métro Michel-Ange - Auteuil !

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C'est la mort dans l'âme que madame Christine Boutin a dû se résoudre à organiser au débotté une quête publique pour résorber l'immense dette qu'elle a concédé en ce funeste mois de mai..C'est donc en toute humilité qu'elle s'est assise en haut des marches de la station de métro Michel-Ange - Auteuil, au milieu des beaux quartiers parisiens,   afin de quémander une obole.



Ayant joint mesdames Béatrice Bourges et Ludovine de la Rochère,  Christine s'est vue signifier une sèche fin de non recevoir assortie d'un refus hautain pour combler les énormes pertes de sa campagne électorale aux européenne qui s'est révélée comme un véritable désastre financier.

Quelques sympathisants de LMPT, dont la vicomtesse  de la Tour Penchée ont fait quelques dons modestes à notre chère Christine. Quelques vêtements usagés comme la couverture Givenchy sur la photo et quelques dessous de haute-couture  ainsi que des chaussettes de laine de marque anglaise ont ainsi servi à réchauffer les fraîches journées des frimas d'un sinistre mois de mai 2014.

La Duchesse des Hauts de Hurlevent m'a confié qu'elle abhorrait l'assistanat et qu'elle préférait je cite "donner les filets au pêcheur et lui apprendre à attraper du poisson plutôt que de lui fournir gratuitement de la nourriture !". Principe qui montre que l'effort dans nos classes dirigeantes est bien la clef de la réussite !

Désespérée, prête à tous les outrages,  notre sainte égérie, non seulement lâchée par un clergé ingrat mais abandonnée par une bourgeoisie catholique très près de ses sous et par une aristocratie cupide a subi une sévère dépression qui aurait pu l'amener aux pires extrémités !

N'écoutant que sa foi et son courage, elle a surmonté son aversion pour la mendicité afin de suivre les préceptes de la chrétienté qui mettent en avant l'humilité et la charité.

Que Dieu la garde !

De notre envoyé spécial Le Comte à Dormir Debout de Cuicui Fit Loiseau.
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mercredi 30 avril 2014

Quand l'académicien de chasse sonne l'hallali du halal...

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À l'occasion de l'élection au sein de l'Académie française du sombre et tourmenté Alain Finkielkraut , philosophe réactionnaire ayant un avis définitif sur tout et notamment sur ce qu'il ne connait pas - internet et les cités de banlieues entr'autres domaines -   j'ai ressorti ce petit bijou en toc, de derrière quelques vieux fagots bien secs,  remisés depuis trois longues années dans un hangar désaffecté.


Monsieur Finkielkraut représente l'archétype de ces universitaires brillants et cultivés dont la France est hélas prodigue. Ils restent figés dans leur 19ème siècle, incapables de s'attacher à la transformation d'un monde en perpétuelle mutation.

Les évolutions de notre société révulsent tellement ces intellectuels. réactionnaires que tels des gamins capricieux, ils considèrent, contre toute logique, qu'ils ont raison de se cramponner à un passé historique fantasmé, glorieux, mais bien irréel. 

Alain Finkielkraut et Renaud Camus, parmi tant d'autres penseurs, sont  devenus l'incarnation de ces maux français récurrents que sont l'immobilisme, le repliement sur soi et la folle conviction de la supériorité culturelle et ethnique  véhiculées par nos chimériques valeurs occidentales et chrétiennes.


Ce pastiche n'a rien perdu de son actualité. Ne m'accusez pas de souffler sur des braises encore brûlantes.


Je remercie chaleureusement mon pote Molière pour sa participation involontaire : il ne se doutait pas qu'un génie méconnu venu d'un autre siècle ferait de cet extrait du Malade imaginaire, un réquisitoire implacable contre cette xénophobie viscérale, obtuse, étroite,  et ô combien envahissante.





Le fleuron du populisme anti-musulman et de l'extrême droite new look est réunie là en costume d'apothicaire. Avec dans les rôles principaux :
Alain Finkielkraut, Élisabeth Lévy, Éric Zemmour,  Robert Ménard.  Marine Le Pen et Ivan Rioufol sont également très présents sur la scène. 
Le Français pleurnichard est joué par l'un d'entre nous.




ALAIN FINKIELKRAUT : Je suis philosophe, qui vais de  radio en radio, de télévision en télévisions, d'interview en interviews, pour chercher d'illustres matières à ma capacité, afin de trouver des émules dignes de m'occuper, capables d'exercer les grands et beaux secrets que j'ai trouvés dans ma philosophie. Je dédaigne de m'amuser à ce menu fatras de  pensées gauchistes ordinaires, à ces bagatelles de droits de l'homme, à ces fiévrottes de SDF, à ces vapeurs de sans-papiers, et  ces pauvres bien trop assistés. 
Je veux des problèmes d'importance : du bon gros racisme avec des expulsions immédiates, de bonnes révolutions islamistes, de bonnes  émeutes au Moyen  Orient, de bons massacres sanguinolents, de bons soulèvements violents dans les banlieues, de bons attentats d'Al Qaeda avec  beaucoup de victimes : c'est là que je me plais, c'est là que je triomphe; et je voudrais, Monsieur, que vous  succombiez à tous les maux que je viens de dire, que vous fussiez abandonné de tous les politiques, désespéré, à l'agonie, pour vous montrer l'excellence de mes remèdes, et l'envie que j'aurais de vous rendre service.
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LE CITOYEN : Je vous suis obligé, Monsieur, des bontés que vous avez pour moi.
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ÉLISABETH LÉVY : Donnez-moi votre pouls. Allons donc, que l'on batte comme il faut. Ahy, je vous ferai bien aller comme vous devez. Hoy, ce pouls-là fait l'impertinent: je vois bien que vous ne me connaissez pas encore. Qui est votre   référent ?


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LE CITOYEN :   La République...
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ALAIN FINKIELKRAUT : Ce principe-là n'est point écrit sur mes tablettes entre les grands philosophes. De quoi dit-elle que vous êtes atteint?
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LE CITOYEN : Elle dit que c'est la crise économique, et d'autres disent que ce sont les déficits.
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MARINE LE PEN : Ce sont tous des ignorants: c'est de l'islam que vous êtes malade.
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LE CITOYEN : De l'islam?
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ÉRIC ZEMMOUR : Oui. Que sentez-vous?

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LE CITOYEN : Je sens une nette baisse de mon pouvoir d'achat.
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ROBERT MÉNARD : Justement, l'islam.
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LE CITOYEN: Il me semble qu'il y a de plus en plus de chômage.
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IVAN RIOUFOL : L'islam.

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LE CITOYEN : Je trouve que mes libertés se restreignent..
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NATACHA POLONY : L'islam. 

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LE CITOYEN : Je sens un terrible manque de solidarité entre les citoyens.
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ELISABETH LÉVY : L'islam.
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LE CITOYEN : Je trouve que les banques sont scandaleusement favorisées.
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MARINE LE PEN : L'islam.
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LE CITOYEN : le système ultra libéral me parait terriblement injuste.
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ALAIN FINKIELKRAUT : L'islam
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LE CITOYEN :  J'ai peur de l'avenir.
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MARINE LE PEN : L'islam
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LE CITOYEN : Et j'ai l'impression que nous sommes gouvernés par des gens qui profitent outrageusement de leurs privilèges.
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ÉLISABETH LÉVY : L'islam. Vous allez voter ?
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UN FRANÇAIS : Oui, Madame.
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IVAN RIOUFOL : L'islam. Vous avez peur dans la rue ?
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LE CITOYEN : Oui, Monsieur
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ÉRIC ZEMMOUR : L'islam. Vous avez peur de ne pas toucher une pension de retraite suffisante ?
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LE CITOYEN : Oui, Monsieur.
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ALAIN FINKIELKRAUT : L'islam, l'islam, vous dis-je. Que vous ordonne la République comme principes ?
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LE CITOYEN : Elle m'ordonne la tolérance.
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ÉRIC ZEMMOUR : Ignorante.
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LE CITOYEN : La générosité.
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ROBERT MÉNARD : Ignorante.
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LE CITOYEN : L'indignation.
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ÉRIC ZEMMOUR : Ignorante.
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LE CITOYEN : L'impertinence.
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IVAN RIOUFOL : Ignorante.
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LE CITOYEN : Et de temps à autre le droit de manifester pour rappeler leurs devoirs aux dirigeants et défendre nos droits.
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ÉLISABETH LÉVY : Ignorante.
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LE  CITOYEN : Et surtout davantage de fraternité.
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ALAIN FINKIELKRAUT et MARINE LE PEN en chœur : Ignorantus, ignoranta, ignorantum. Il faut combattre les musulmans : ils sont la cause de toutes les calamités ! Pour guérir de ce mal sournois, lisez Le Figaro avec ses multiples talents, Ivan Rioufol et Zemmour et la digne équipe de Valeurs actuelles, écoutez RTL, regardez sur France 2 et France 5, Yves Calvi, Éric Zemmour, Pujadas, Ménard, consultez les sites Causeur et Fdesouche. De toute manière nous sommes omniprésents car nous sommes devenus grâce aux médias les nouveaux chantres du politiquement correct et les hérauts sans partage de la pensée dominante !
 
Effectivement, ils sont vraiment partout.



pcc Molière [Le malade imaginaire acte 3 scène 10 - 1673]


Bises fraternelles à toutes et à tous.
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mercredi 9 avril 2014

Questions pour un champignon hallucinogène. Je suis, je suis... Humour toujours.

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Top.

Homme politique né le 12 août 1954 à Rouen, je suis parvenu en 2012 à la plus haute marche du pouvoir grâce un concours de circonstances extraordinaires. Le principal concurrent, archi favori pour l'investiture présidentielle s'est écroulé à quelques mètres de l'arrivée, foudroyé par une indigestion due à une fricassée de champignons appelés satyres puants ou phallus impudiques.
Lors du duel final, le candidat de l'opposition fut tellement carbonisé par un bilan plus que calamiteux et une forfanterie exaspérante vis à vis du corps électoral que la victoire prévue ne fit pas de doute.

 
La position socialiste préférée : croupion offert et tête dans le sable...

Grâce à un stage mémorable à "l'Actor Studio", j'ai répété inlassablement mon rôle de socialiste. L'apothéose et l'accomplissement de mon travail de comédien fut atteint à l'occasion du fameux discours du Bourget où devant une salle chavirée par l'émotion, j'ai réussi à imposer mon personnage de gauche semi révolutionnaire, un canif entre les dents combattant l'hydre de la finance internationale.

Je fut surnommé "capitaine de pédalo" par un insolent transfuge de mon parti. Qualification fort injuste, d'autant que je suis en réalité, l'héroïque commandant d'un U-Boat, sous-marin allemand, le "Kayserin Merkel", navire prestigieux de la 1ère guerre mondiale. Ma mission consiste à préparer la France à la dure compétition d'un marché ouvert et mondialisé. J'ai été choisi par l'oligarchie européenne pour la couleur rose  de mes opinions politiques que j'avais tirée au sort lors de mon séjour à l'ENA. 

J'ai toujours bénéficié d'une chance incroyable, mais peut-être est-elle due à cette absence totale de convictions qui paralysent tant l'action et l'opportunisme nécessaire à la réussite en politique. En effet, les milieux dirigeants de l'Union Européenne ont enfin compris, que les mesures de restrictions et d'austérité ne peuvent être mises en place que par un parti de gauche dont l'électorat est le plus opposé à la politique économique libérale en cours d'installation. Un peu comme si, le bélier, chef d'un troupeau de brebis faisait s'engraisser les moutons pour les livrer bien dodus au loup qui aurait conclu un accord secret avec le fieffé bélier.

Mon parti a subi une déroute lors des élections municipales, aussitôt, j'ai suivi un nouveau stage prodigué par un coach de "l'Actor Studio" pour convaincre mes compatriotes que je les avais compris. La nomination d'un premier ministre de la droite de mon parti et des éléments les plus farouchement proches idéologiquement de ma conception politique fut saluée par des parlementaires béats. 

Enfin, j'ai décidé de changer l'actuel premier secrétaire du parti socialiste, Harlem Désir, en le nommant secrétaire d'état pour consacrer monsieur Jean-Christophe Cambadélis. Les militants socialistes ayant l'habitude d'avaler des couleuvres depuis bien longtemps, conformément à la tradition de la plupart des partis politiques français.

Le discours de monsieur Manuel Valls, premier ministre de transition, qui préfigure la future ouverture à une union nationale entre certains UDI, UMP et PS, prévue un an avant les présidentielles et conduite par François Bayrou, parachèvera ma laborieuse réélection en 2017.

Je suis, je suis....


Merci à Julien Lepers et son jeu, "Questions pour un champion" sur France 3. Et merci à Charnego (@6idoneo sur twitter) pour l'inspiration de l'illustration.
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lundi 19 août 2013

Notre dossier psychiatrique du jour : le syndrome d'Aphatie ou la haine envers ses concitoyens.

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Pastiche rédigé sans e-cigarette ni alcool ni drogues. 


Introduction

Le Docteur Thibault Hétrècockay
Le syndrome d'Aphatie est un syndrome décrit par votre serviteur,  le Docteur Thibault Hétrècockay, Professeur émérite de la Chaire de psychiatrie appliquée aux cas difficiles et désespérés à l'Université de Sceaux 6. Il s'agit d'un trouble du comportement conduisant à des incohérences intellectuelles, l'impression fallacieuse de détenir LA vérité révélée et une profonde haine envers ses compatriotes.

Ce syndrome associe entre autres :

  • La certitude  de ne jamais se tromper, y compris si les preuves de l'incurie des facultés de raisonnement du patient sont démontrées ;
  • La haine absolue de tout ce qui rappelle son pays ;
  • un déni de son état, associé en conséquence à une absence de tout doute intellectuel ;
  • un isolement social selon les critères habituellement admis dans sa culture ;
  • un refus d'aide concernant cet état, celle-ci étant vécue comme intrusive ;
  • une personnalité arrogante qui surestime ses compétences : soupçonneuse, maline, tendant à déformer la réalité (là encore selon les critères culturels et politiquement corrects en cours). En général, elle réclame pour son travail des émoluments exorbitants qu'elle juge à la mesure de ses qualités ;
  • L'admiration excessive de tout ce qui est étranger à son pays;
  • La certitude de la décadence économique, morale et politique dans l'environnement du patient ;
  • L'obsession des idées fixes comme cause exclusive de tous les maux de notre société. Dans notre exemple : les déficits budgétaires et l'absence de libéralisme économique ;
  • L'exigence péremptoire d'austérité pour tous les pauvres. De toutes façons, ils vivent depuis trop longtemps au dessus de leurs moyens. Les riches n'ayant pas à supporter les frais supplémentaires occasionnés par ces Français trop assistés ;
  • Le malade rêve de devenir Chinois, Anglais, Allemand, Japonais, Russe, Américain, Belge, Suisse, Hollandais, Canadien mais redoute, tout de même, de changer de nationalité pour se retrouver avec un salaire dix fois moindre, eu égard à ses véritables compétences. De plus, il est particulièrement mauvais dans l'apprentissage des langues étrangères...

Un cas clinique très préoccupant et parfois trop agité...

Travaux pratiques

Voici un exemple typique de pathologie : un tweet écrit dans la précipitation mais ô combien révélateur d'une affection aiguë.



Le sujet émet donc une généralité sur le cas  d'une sportive qui décide de mettre fin à sa carrière pour des motifs personnels. Aussitôt, son obsession sur la décadence sociale et sa haine de la France reprend violemment le dessus.

Notre cas clinique se forge  une conclusion qui tend à corroborer et  souligner sa vision globale du pays et son antipathie à l'égard de toutes celles et ceux qui défendent ses couleurs.

Selon notre patient, nos sportifs, à l'instar des citoyens, sont veules, paresseux, peu ambitieux, pas assez libéraux au niveau économique,  jenfoutistes, trop assistés, incapables de se dépasser, laxistes, sans amour propre. 

Dans ce cas typique, le malade en généralisant abusivement un cas particulier en fait le reflet d'une société qu'il rejette de tout son être ! (voir plus haut)


Thérapie 

Dans son délire, l'homme a tendance à se jeter à corps perdu dans le Canal +, espérant y trouver un remède aux souffrances morales consécutives au fait d'être incompris de tous.

Le psychiatre devra, pas à pas, l'extirper de ce milieu factice, avec une délicatesse et une patience inouïes afin que le sujet prenne conscience par lui-même que sa pulsion morbide concrétisée par une noyade éperdue dans le Canal +, au lieu de faire naître un doute salutaire dans son esprit, le conforte dans cette phase exacerbée et dramatique de maladie mentale faite de certitudes intangibles.

Une camisole chimique est par ailleurs la bienvenue lors de cette phase délicate. La submersion dans l'autosatisfaction étant fatale à une possible guérison.


Voici, chers collègues, mes conclusions afférentes à cette nouvelle pathologie due essentiellement à la pression mentale subie par nos journalistes, hommes de médias et public exaspéré.


J'ose espérer que le Jury du prix Nobel de médecine appréciera à sa juste valeur ce travail destiné à soulager des cas délicats de démence mais aussi à libérer un entourage et un public las d'un harcèlement médiatique excessif et injustifié par un cas médical complexe.




Professeur Thibault Hétrècockay       



PS : je me suis beaucoup inspiré du texte concernant le syndrome de Diogène sur wikipédia. Dont acte.
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mercredi 27 mars 2013

Le loup et l'antisémite. Ésope revisité.

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Les aminches,

Ce pastiche est dédié à tous ces vains éditocrates qui hurlent sans cesse, à tort et à travers, souvent pour rien, au délit d'antisémitisme.
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Et notamment à monsieur Jean Quatremer, connaisseur hors pair de l'union Européenne mais propagandiste insupportable d'un système libéral moribond, monsieur Jean-Michel Aphatie, spécialiste en rien et donneur de leçons tous azimuts, monsieur Bruno Roger-Petit, excellent chroniqueur de football et tous les petits hobereaux du paysage audiovisuel français qui nous distillent savamment ce que nous devons penser.

On pourrait rappeler à tous ces braves journalistes que s'ils veulent passer au concret, les portes de l'action politique leurs sont ouvertes.

Qu'on rigole un bon coup.

On ne leur demande qu'une chose : informer les citoyens en faisant fi de leurs opinions dont tout un chacun se fiche éperdument. 



Voici la fable d’Ésope, "le garçon qui criait au loup" (un fabuliste grec de l'antiquité dont Jean de La Fontaine a pompé les idées s'est largement inspiré),  modifiée par mes soins.
J'ai changé le terme "loup" par antisémite et le mot "garçon" par  journalistes.
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 J'implore toutefois votre mansuétude pour les maladresses dues à une adaptation ultra rapide.




Les Journalistes qui criaient à l'antisémitisme 

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Il y avait dans notre belle France, des journalistes dont le rôle était d'informer les citoyens. Un jour, on chargea les journalistes de rendre compte de la vie politique du pays car il y avait des risques de dérapages dans la société française .
« S'il y a un antisémite, nous vous alerterons dirent les informateurs.

— Oui, chers citoyens, vous pouvez compter sur nous ! » leur assurèrent les journalistes.
Les citoyens leur firent confiance et les journalistes partirent au rapport. Tout semblait bien aller, lorsque soudain, les citoyens entendirent une clameur provenant des médias. C'était un journaliste qui criait qu'un antisémite, Jean Luc Mélenchon, en l'occurence était sorti du bois pour distiller une idéologie nauséabonde ! 
Saisissant tout ce qui leur était à portée des mains, les citoyens se hâtèrent au secours du journaliste et de ses acolytes. Cependant, lorsqu'ils arrivèrent, ils furent surpris de voir qu'il n'y avait aucun antisémite en vue. Il se mirent donc à la recherche du renégat. Alors qu'ils parcouraient les médias, tout à coup le journaliste éclata de rire et s'excusa, prétextant un erreur de dépêche AFP.
« Vous n'y trouverez aucun antisémite, dit-il encore en ricanant, car il n'y a jamais eu d'antisémite !
 
— Comment ça ! Pas d'antisémite ? s'exclamèrent les citoyens, n'en croyant pas leurs oreilles.

— Mais non ! Ce n'était qu'une bonne ruse, à laquelle, je souligne, vous vous êtes faites complètement avoir ! Mais je me suis excusé, cela doit suffire, non ? »
Naturellement, les spectateurs, furieux, grommelèrent contre les journalistes, les avertissant qu'à l'avenir il faudrait qu'ils agissent de façon plus responsable. Sur ce, les citoyens vaquèrent à leurs propres occupations, de fort mauvaise humeur.
Le lendemain, les journalistes commentaient de nouveau dans leurs médias. Vers midi, les tweetos entendirent des cris d'orfraie. C'était encore des chroniqueurs hurlant que cette fois-là, il y avait réellement un antisémite  s'apprêtant à diffuser ses horreurs. Malgré leur méfiance, les Internautes allèrent voir. Comme avant,  ils ne trouvèrent que le reporter se tortillant de rire tout en s'excusant.
Les journalistes avaient tellement pris goût à cet acte d'espièglerie qu'il leur vint à l'idée de le refaire quotidiennement. Bien qu'ils ne changèrent rien à leur manœuvre, les pauvres citoyens se faisaient prendre à chaque fois. Ils eurent beau les avertir maintes fois, les rédacteurs n'écoutaient toujours pas et n'en finissaient plus de s'excuser et d'alerter l'opinion sur quelque manifestation suspecte.
Un jour,alors qu'un journaliste enquêtait sur un parti de gauche qu'il haïssait. Tandis qu'il songeait au plaisir qu'il avait eu aux dépens des citoyens par ses appels sans fin, passés à stigmatiser et de traiter tous les gens qui leur déplaisaient de judéophobes , une bande de vrais antisémites, sortes de nazis déguisés en démocrates surgirent du bois. Ils étaient de toute évidence animés des pires arrières pensées car ils fixaient d'un regard avide le pouvoir.
Voyant les antisémites arriver, les journalistes, pris d'une panique sèche, se mirent à crier si fort qu'il firent fuir les oiseaux des arbres. Cependant, personne ne les crut. Ils eurent beau alerter de toutes leurs  forces l'opinion, les citoyens méfiants, lassés et fatigués de s'être faits avoir par les éditorialistes, avaient fermement décidé de faire la sourde oreille. « Ce ne sera qu'une fausse alarme, comme d'habitude. Il n'y a pas d'antisémites ! »
Ce jour-là, les activistes du fascisme antisémite  firent bombance. Sous couvert d'élections démocratiques et sous le regard impuissant des journalistes, ils réalisèrent un score diabolique leur permettant d'arriver au pouvoir par les voies légales.
Qui une fois ment, personne ne croit,
Bien qu'il dise vrai parfois.
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Alors mesdames et messieurs les  hiérarques, tâchez de méditer cette fable antique et espérons qu'elle vous inspire un peu de mesure...
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Mon dernier avertissement était une blague, bien entendu, vu la faiblesse, et la micro-influence de ce blog !
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samedi 24 mars 2012

Une déclaration de Madame Bernadette Chirac, experte en frais de bouche ou le retour de la momie 4.

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Ce pastiche est à consommer après avoir déposé sa moralité au vestiaire... Il a été influencé par cette déclaration sans panache d'une pauvre  grand-mère indigne, aigrie et dépassée par son époque.








Madame Bernadette Chirac nous déclare en exclusivité : Monsieur  Hollande ne possède ni l'expérience des accusations en Cours de Justice ni celle  des affaires louches inhérentes à la 5ème République pour exercer sereinement un  mandat de Président à la hauteur de ses prédécesseurs.


Bernadette Chirac, spécialiste en frais de bouche et témoin de moralité incontestable.




Photo choisie par Étienne Courgeotte, 72 ans, rédacteur en Chef.

Une interview exclusive de Yvon Roufiole, journaliste assermenté de la section Dassault n°1, avant-garde couchée du lepenisme transversal et du pouvoir établi blanc immaculé.


Yvon Roufiole : Mes hommages Madame Chirac, vous aviez une déclaration à faire ,  je crois ?


Bernadette Chirac :  Oui je voulais mettre en garde les Français devant la naïveté de Messieurs François Hollande et Jean-Luc Mélenchon qui me paraissent bien trop honnêtes pour exercer un mandat de Président !
En effet cette responsabilité réclame un minimum d'expérience judiciaire et il serait maladroit de laisser des gens intègres s'occuper de l'avenir du pays !


Yvon Roufiole : Vous pensez donc que le plus performant à ce niveau serait Nicolas Sarkozy ?


Bernadette Chirac : Aucun doute là-dessus ! Nicolas Sarkozy  a pris  une avance considérable sur les vrais sujets comme l'affaire Karachi, Takieddine… Le président est quelqu'un de très retors et de très malin. Il dit à chacun ce qu'il veut entendre tout en gardant un certain recul concernant les mesures qu'il annonce  : c'est à ce genre de signes qu'on reconnait un véritable homme d'État ! 
Il dispose d'un talent exceptionnel et de toutes les qualités nécessaires pour réussir un second mandat.


Yvon Roufiole : Est il aussi performant que votre mari qui s'est pourtant révélé un maître en la matière ?

Bernadette Chirac : Il est vrai qu'en matière de moralité et d'honnêteté, mon époux est indépassable mais il ne faudrait pas oublier que j'étais souvent derrière lui, notamment pour la gestion des frais de bouche.
Je rappelle d'autre part que grâce à mon travail, je suis parvenue à siéger au conseil d'administration de LVMH et touche de modestes jetons de présence pour ce dur labeur !

Ce n'est pas la compagne de Monsieur Hollande, Madame Trierweiller, qui pourrait   postuler à de tels postes de responsabilité ! Ces petites jeunes ne tiennent plus le coup.

Yvon Roufiole : En effet, votre parcours républicain est exemplaire : j'imagine nos jeunes de banlieues prenant votre cursus comme un échantillon prestigieux de la réussite française par le mérite !

Bernadette Chirac : Oh, je sais rester humble car l'honnêteté intellectuelle, professionnelle ou financière dans laquelle je suis plongé au sein de la famille Chirac et auprès de mon fils adoptif, Nicolas Sarkozy montre au monde entier que la France est fort bien gouvernée !
J'attends aussi beaucoup de mon petit-fils putatif Jean-François Copé, qui, si j'en juge par ses qualités intrinsèques, risque nous dépasser tous. 

Yvon Roufiole : Merci Madame, Le Jivaro est fier de présenter à nos concitoyens le 3ème âge politique. Loin d'être au bord du naufrage, nos anciens montrent à tous une vision réconfortante des élus au service du bien public. 
Chère Madame, j'ai été convaincu par vos arguments et recommande instamment à nos lecteurs de donner leur suffrage à Nicolas Sarkozy, notre roué à tous !

Bernadette Chirac :  Merci, mon cher ! Qu'il est réconfortant de côtoyer des journalistes impartiaux tels que vous ! 


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Pour paraphraser ce brave Charles Pasqua qui voulait terroriser les terroristes, il nous faudrait momifier les momies avant qu'elles ne se décomposent. 

Ami(e)s, plus on entend ces gens qui se pensent propriétaires du pouvoir et seuls capables de l'exercer, moins on peut s'empêcher de penser qu'ils s'accrochent à leur fonction pour y trouver des gratifications plus personnelles qu'on imagine.


Laisser pendant 15 ans la même équipe nous diriger, c'est l'assurance de la déliquescence d'une démocratie rongée par les petits arrangements et les connivences.

Les déloger relève d'une opération de salubrité publique nécessaire à un brassage sain et élémentaire des idées et des hommes, quelque soient nos opinions.



À après si vous avez vaguement souri à ce pastiche.
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mercredi 21 mars 2012

Les vautours de la steppe médiatique. Éloge des nécrophages.

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Ivan Rioufol et Marine Le Pen tels qu'en eux mêmes.

Que dire de plus ?





Je me contente d'un montage photo pour résumer certaines positions médiocres mais je vous conseille de lire ceci, de consulter cette vidéo ou encore de lire l'excellent Rimbus.

À plus.
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vendredi 16 mars 2012

Sur le Jivaro, en exclusivité, une interview de Carla Brunehilde par Nunuche Sublette. Grincements de dents.

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Ce pastiche confidentiel doit être consommé à l'abri des regards indiscrets car il est annonciateur d'une prochaine et terrible  épuration médiatique.






Carla Brunehilde nous déclare : j'ai établi une liste noire des journalistes de gauche qui fourmillent dans les médias : si mon mari gagne les présidentielles, on verra  beaucoup de têtes de gueux joncher le sol !




Photo choisie par Étienne Courgeotte, 72 ans, rédacteur en Chef.


Une interview exclusive de Nunuche Sublette, dinde glouglouteuse, mascotte emplumée de France Télévision © et égérie médiatique de France 5 ®.



Nunuche Sublette : (en gloussant) hi hi hi ! bonjour Madame Carla Brunehilde, ha hi ha ! Puis-je me permettre de vous appeler Carla ? Hi ha hi !


Carla Brunehilde : (le sourire figé tiré au botox) Mais je vous en prie Madame Nunuche !



Nunuche Sublette : (en caquetant)  Carla, il doit être bien difficile, avec la simplicité primesautière qui vous caractérise de supporter le rôle d'épouse d'un candidat à la présidence. Quel sentiment éprouvez  à côtoyer un homme aussi éminemment intelligent que le président  ?


Carla Brunehilde : (le visage statique). Je suis  une intellectuelle, Madame Nunuche, je vous rappelle que j'ai été la muse d'un  philosophe émérite comme Raphaël Enthoven et de nombreux intellectuels de premier plan comme Julien Clerc, Louis Bertignac, Mick Jagger, Charles Berling, Vincent Perez et un des plus grands penseurs de notre époque, Arno Klarsfeld !
Je ne suis donc pas la sotte qu'aiment tant décrire les médias aux mains de l'internationale gauchiste.
Malgré ma simplicité et ma modestie, un cerveau humain sommeille dans ma boîte crânienne.


Nunuche Sublette : Hi hi hi ! Ayant vécu de telles situations, je vous comprends : il suffit d'être belle et intelligente pour susciter de terribles réactions de la part des jaloux !


Carla Brunehilde : (minaudant) Surtout de la part des gueux ! Ce peuple est détestable : jaloux, vindicatif, méchant, envieux. Mon mari est un être hors norme, il travaille plus de 20 heures par jour avec ses 6 cerveaux parfaitement irrigués, il me fait l'amour pendant 3 heures chaque nuit, il s'occupe de sa fille 4 heures par jour, il saute couramment un repas  et pour se cultiver, il lit quotidiennement un roman pendant 2 heures.
C'est un homme de devoir exceptionnel qui se consacre à son pays avec une ferveur inimaginable et certains voudraient le renvoyer ? Je suis outrée !


Nunuche Sublette : (enthousiaste)  Mon Dieu, quel chance vous avez de profiter d'un tel homme ! Glou glou glou, hi hi hi ! Ah ! On me dit dans l'oreillette que le président utiliserait 29 heures de son temps par jour ! C'est considérable, Carla. Toutes mes félicitations toutefois je suis effondrée de constater que ce peuple versatile est incapable de reconnaissance envers un saint laïque et désintéressé qui se consacre jours et nuits au bonheur de la France !


Carla Brunehilde :  Madame Nunuche, je suis consternée ! Dans ce pays qui a assassiné sans vergogne une reine de France d'origine autrichienne, l'opinion est façonnée par des médias  d'extrême gauche. J'ai très peur pour ma famille.  J'ai d'ailleurs établi une liste  noire de ces journalistes révolutionnaires ivres du sang de la classe dirigeante qui se sacrifie pourtant pour son peuple. 
Ces hommes de presse, pinocchios modernes sont sur tous les médias, on les voit partout et leur gauchisme est outrancier. Je vous livre d'ailleurs ma liste en exclusivité. 
 Existe t-il un examen pour barrer la route à de véritables journalistes de droite sarkozyste ? Ce scandale intolérable doit cesser au plus vite !
 J'en ai parlé à mon mari : un grand nettoyage est prévu dès l'annonce de notre victoire : les couperets sont aiguisés et les mécanisme huilés !


Nunuche Sublette : Vous êtes incroyable Carla ! Femme fatale, intellectuelle, chanteuse, mère, poétesse, stratège politique, 1ère dame, maîtresse femme et pourtant si simple, si fragile... Votre sensibilité m’émeut.


 Carla Brunehilde : Oh ! Cette sobriété est naturelle chez moi, je sais être proche des gens mais ce que je n'arrive pas à comprendre, c'est l'éternelle insatisfaction de ce peuple frondeur. Les 35h ont rendu les Français paresseux et assistés, il est temps que l'exemple de mon mari fasse tâche d'huile avec ses 200 heures de travail par semaine...
Ah ! Je dois remplir mes tâches de citoyenne moyenne de la France profonde, j'entends Giulia pleurer, je vais voir auprès de sa nourrice ce qu'il lui arrive et puis j'ai quelques tâches à distribuer aux domestiques. Je vous laisse, Madame Sublette, le travail m'appelle, je suis débordée. À bientôt !





Cette interview imaginaire n'a essentiellement employé que des termes et des tournures tellement exacts que j'ai cru l'espace d'un instant devenir l'incarnation de mon héroïne comme sous l'influence d'une ivresse peyotlique. Ce qui tendrait à prouver que le délire psychédélique conduit parfois à la découverte émerveillée de la futilité et de l'insignifiance, issues de celles ou ceux qui se prennent parfois pour des poètes, des philosophes, des écrivains ou des artistes.


Ami(e)s,  j'espère  que ce petit pastiche vous aura distrait : il n'avait pas d'autre but. Même celui de vous faire partager des convictions auxquelles vous n'êtes pas obligé(e)s de souscrire.

Car il est écrit dans mon tempérament et mon expérience que je serai toujours incapable de militer. Rien que le terme me rend raide dingue mais je comprends aussi ceux qui s'engagent dans un combat pour un programme de parti, les respecte et quelquefois les admire.
Il faut de tout pour faire un monde.


Portez-vous bien et à après ! 
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