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vendredi 4 avril 2014

Une histoire succinte du réactionnaire à travers les âges. Version accessible aux nuls ou à Christine Boutin.

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Contrairement à "Progressiste" son cousin détesté, né de sapiens sapiens, lui-même issu d'une sorte de rat, résultat de la complexité immémoriale d'une amibe sortie d'une soupe organique originelle, "Réactionnaire" est d'essence divine.

La Bible, le Coran, la Torah et d'autres magazines apocryphes en font foi !



Donc, las de s'emmerder tout seul sur la Terre, un long dimanche sans commerces ouverts, il y a 5000 ans,  Dieu fabriqua deux poupées à son image. Il ne les appela pas Barbie et Ken ; vu qu'il avait ni sens commercial ni personne à qui les vendre ; mais  les prénomma Adam et Ève.

Et c'est là que "Réactionnaire" naquit en la personne d'Adam !

Adam était bougon, regrettant déjà le bon vieux temps passé où il n'existait pas. Ce qui est fort rigolo avec les réactionnaires c'est qu'on se demande parfois si pour eux, la logique est humaine.

Cependant, ne nous attardons pas sur des détails qui semblent obscurs à nous autres progressistes...

Le pire commença avec Abel, le fils d'Adam et Ève lâchement assassiné par son frère Caïn qui, même dans sa tombe voyait un œil qui le regardait. Le seul non délinquant de la famille, l'humanité commençait sous les pires auspices, fut Seth.

Déjà, Seth fut l'objet de récriminations incessantes de la part de son père, qui ne cessait de rappeler qu'à son époque, 930 ans plus tôt, les jeunes avaient infiniment plus de respect pour leurs aînés, et patati et patata, je ne vous récite pas le refrain ! 

Seth, particulièrement retors, évoqua non sans un scandaleux culot, le lourd péché de sa mère croquant la pomme suite à une aventure fort suspecte avec le serpent. Il reçut une fessée bien méritée et fut mis au piquet pendant 135 ans.
Il vécut 912 ans en pleine santé, se reproduisant comme un lapin.

Hélas. Suite à une catastrophe due au réchauffement climatique, Noé fut le dernier survivant grâce à son arche. Il épousa la mère Noé et devint ainsi le premier père réactionnaire de l'humanité actuelle ! Le couple eut 3 enfants et j'arrête ici la pénible énumération des prénoms des progénitures.

Bon, il ne vous a pas échappé, j'espère, que tous les réacs de toutes religions ont apparemment des liens consanguins : les livres saints en faisant foi...

Je vais vite sauter les étapes historiques de peur de vous lasser.

Papa grec antique, puis papa romain, puis papa gaulois, puis papa du moyen-âge, puis papa de la renaissance puis papa de la royauté absolue, puis papa de la révolution jusqu'aux papas ou mamans de notre triste époque ; n'ont arrêté d'emmerder leurs progénitures, mâles en général, en leur serinant, que dis-je, en psalmodiant des phrases du style :

"De mon temps" -cochez les cases-

- On avait le sens du travail et de l'effort.
- On respectait les valeurs de tradition.
- La royauté faisait la grandeur de la France.
- On savait s'amuser sans foutre le bordel.
- On demandait la parole avant de la prendre.
- On était poli.
- On aimait sa patrie.
- On écrivait sans fautes d'orthographe.

Et patati et patata... Je ne récite pas le refrain.

Bref, auparavant, les gens étaient bien mieux éduqués d'après Réac 1er, roi ou reine des réactionnaires donneurs de leçons.
Ainsi selon les canons de la réaction, l'espèce humaine n'a cessé de se détériorer depuis l'aube de l'humanité !

Du coup j'ai suivi la généalogie inverse et comme chaque génération précédente critique la suivante, je suis arrivé à Adam.

Or avant les premiers réacs Adam et Ève, il y avait le néant.

Pour "Réac", tout ce qui est antérieur à son existence est supérieur par essence, par conséquent le néant, le vide, la vacuité absolue sont les valeurs suprêmes auxquelles aspirent nos réactionnaires.

Ivan Rioufol en est l'archétype masculin, Christine Boutin, son pendant féminin.

Ce qu'il fallait démontrer sans trop de difficultés.

Qui en avait jamais douté ? Je vous le demande ?

Post scriptum : j'autorise tous les enfants, adolescents ou jeunes adultes exaspérés par leurs vieux cons de parents à utiliser ce texte comme arme de dérision massive. Ne me remerciez pas.
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mercredi 21 mars 2012

Les vautours de la steppe médiatique. Éloge des nécrophages.

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Ivan Rioufol et Marine Le Pen tels qu'en eux mêmes.

Que dire de plus ?





Je me contente d'un montage photo pour résumer certaines positions médiocres mais je vous conseille de lire ceci, de consulter cette vidéo ou encore de lire l'excellent Rimbus.

À plus.
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lundi 9 janvier 2012

De la mode du goudron et des plumes à partir de mai 2012. Fumisterie croquignolesque.

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Ce pastiche est à consommer assis sur son fauteuil, près d'une route fraîchement goudronnée et à proximité d'un poulailler désaffecté.




Serge Lassault  confie en exclusivité au Jivaro : " Attention ! Les socialistes sont en train de préparer un énorme stock de goudron et de plumes destiné aux défenseurs de la liberté."



Photo choisie par Étienne Courgeotte,72 ans, rédacteur en Chef.

Une déclaration exclusive de Serge Lassault propriétaire d'avions en papier journal subventionnés par les contribuables.
Pour la petite histoire, lors du discours de vœux, la rédaction n'ayant pas trouvé suffisamment de sièges, elle s'est enquise auprès de l'église la plus proche. Seuls des prie-Dieu étant disponibles, c'est agenouillés que les journalistes ont religieusement écouté le brillant discours de notre patron-bienfaiteur.

Étaient présents au premier rang : Étienne Courgeotte, Yvon Roufiole, Yves Tétard, Michou Brézé, Sophie Rocket, spécialiste des pauvres, des tricheurs et des assistés, et toute la prestigieuse équipe du Jivaro, émue jusqu'aux larmes.


À la fin de l'allocution, une messe en latin selon les rites de Pie V a été dite par l'abbé Xavier Mauvais de l'église Saint Nicolas du Chardonneret. L'émotion et le recueillement étaient à leur comble. Des journalistes ont dû être ranimés lorsque le religieux a évoqué Satan voulant, dans un accès d'une cruauté monstrueuse, faire perdre Nicolas Sarkozy aux prochaines présidentielles en prononçant cette phrase qui marquera les esprits à travers les siècles : "Les Français, en éliminant notre président, brûleraient Jeanne d'Arc une seconde fois et ouvriraient la voie à une ère de barbarie inouïe. Que Dieu protège Nicolas Sarkozy et la France chrétienne !"  ( NDLR : les cris de douleur qui suivirent furent indescriptibles)


À la fin de la messe, tous entonnèrent, les larmes aux yeux, un chant magnifique qui fit vibrer les lustres en cristal et les ors de la salle. "Nicolas, nous voilà, le Jivaro est avec toi...." sur l'air du regretté refrain de 1941, " Maréchal, nous voilà..."





Mes biens chers amis,

(NDLR : on entendit à ce moment quelques sanglots issus de l'assistance. La voix chevrotante et le ton martial rappelaient aux plus chenus les accents  attendrissants du Maréchal.)

Je veux être succinct car, mes chers amis, vous savez certes moins bien que moi, que le temps c'est de l'argent. 
Sachez que nous vous donnons toutes les informations possibles, en évitant les commentaires qui relèvent de la pure démagogie, totalement irresponsables, promettant n’importe quoi pour recueillir des suffrages.

Nous soutenons Nicolas Sarkozy car il est simplement le meilleur. Notre démarche n'est mue par aucune idéologie : seul le bon sens français guide notre choix.

Certaines de nos sources, je rappelle que nous sommes le premier quotidien national,  nous ont  prévenu de nouvelles que nous ne pouvons plus cacher à nos lecteurs :

- D'abord, de nombreux programmes informatiques de gauche sont en train de déterminer ceux qui ne votent pas pour leurs candidats et préparent des commandes de tondeuses électrique pour raser les femmes de droite et enduire de goudron et de plumes tous les électeurs favorable au président actuel.

- Ensuite, il apparait qu'une prophétie de Nostradamus attribuant une  victoire éventuelle de la gauche, prévoit de catastrophiques conséquences selon ces 2  superbes alexandrins en vieux français :
"En  vingt douze, par mal heure, la senestre vainquait
des tombereaux  d'horreure, le diable defequait"
Cela prête à réfléchir...

- Le programme économique bolchevique prévu par François Hollande et ses sbires amènerait invariablement les chars chinois aux portes de Paris car chacun sait bien que le "communisme" chinois est le cousin germain du socialisme français !

- Les Européens ne pourraient supporter à leurs frontières, un état gauchiste agressif ! Ils pratiqueraient donc un blocus : nous serions ainsi privés d'insecticides et de raticides. Imaginez les rues infestées de rats gros comme des chats et  sur votre peau, de puces de la taille de coccinelles !

Voici mes amis, le choix des Français pour l'année 2012.

Notre journal respectera une stricte impartialité, nos journalistes garderont cette objectivité qui fait leur réputation et vous pourrez compter sur l'intransigeance du Jivaro pour défendre pied à pied la liberté d'opinion nécessaire à la liberté !

Vive le Jivaro, vive la France.

(NDLR : Le tonnerre d'applaudissements dura 12 bonnes minutes.)


Ami(e)s du Jivaro, je vous embrasse chaleureusement.

À après.
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mardi 8 novembre 2011

La grenouille journaliste qui veut se faire aussi grosse que le bœuf politique. Fable contemporaine.

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 Nota bene : la fable originale est ici.

Parce que je supporte de moins en moins, ces journalistes de grands supports médiatiques supposés être neutres politiquement, qui , tels J-M Aphatie et Jean Quatremer, ne cessent de se prendre pour des décideurs politiques, des conseillers des princes, des directeurs de campagne et des experts économiques alors qu'ils n'ont jamais été élus ni mandatés pour faire ce boulot,

Parce que chacun devrait rester à sa place : les élus  faire de la vraie politique et non de la communication, les journalistes  concevoir de l'information et non convaincre de la justesse de leur militantisme et de leur point de vue,

Parce que j'en ai marre de devoir discerner l'opinion politique d'un journaliste militant engagé dans un grand média généraliste avant d'interpréter son analyse,

Parce que Jean- Michel Aphatie, corseté par son parti-pris néo-libéral n'est jamais objectif ni dans ses chroniques, ni dans ses conclusions vis à vis de la crise et de gémir inlassablement sur la nécessité de davantage d'austérité qui ne le briderait guère, tant il est payé grassement. Son but ultime étant  d'inculquer au plus grand nombre ses convictions en faveur d'un marché dérégulé,

Parce que Jean Quatremer par ses a-aprioris et son fanatisme libéral pour l'élaboration d'un fédéralisme pro-européen donne trop souvent une vision tronquée et caricaturale de l'opinion des opposants sur la construction européenne,

Je dédie ce pastiche aux bouffissures du journalisme qui sauront fort évidemment, à défaut d'émettre la moindre autocritique, se reconnaître s'il leur reste un minimum de lucidité ou de recul intellectuel...




Fable

Un journaliste vit un politique               
Qui lui sembla de belle taille.
 Lui,qui n'était pas gros en tout comme une tique ,
Envieux conseille, se goberge, et se travaille
Pour égaler l'élu en importance,
Disant : Regardez bien, ma prestance ;

Est-ce assez ? dites-moi ; n'y suis-je point encore ?
Nenni. M'y voici donc ? Point du tout. M'y voilà presque ?
Vous n'en approchez point. Le chétif Pécore
S'enfla si bien qu'il en devint grotesque.
Le monde est plein de gens qui ne sont pas plus sages :
Tout journaliste veut célébrité comme les représentants de la société,
Tout petit chroniqueur rêve d'une belle image,
Tout  médiocre éditorialiste veut avoir sa notoriété.


D'après la fable "La grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf."  de Jean de la Fontaine, fabuliste merveilleux et visionnaire éclairé de la société française de communication de ce début de 21ème siècle... 



Ami(e)s, J'espère vous avoir un tantinet distrait. À après ! 
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lundi 24 octobre 2011

Après l'exosquelette, un exocerveau pour les dirigeants UMP ?


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Ce pastiche grotesque est à consulter pendant une émission  de Jean-Pierre Pernaut ou de Yves Calvi, par exemple...

Avertissement : le MILIPOL est le salon mondial de la sécurité intérieure des états... Pour faire bref, il représente le "Disneyland" des flics, le palais de la découverte des gardiens de l'ordre établi et la devanture du laboratoire des appareils répressifs. 






Après l'exosquelette qui révolutionne les  forces de l'ordre, l'État se déclare intéressé par un exocerveau destiné aux dirigeants de l'UMP. Un test est en cours sur Madame Nadine Morano.





Vidéo choisie par Étienne Courgeotte,71 ans, rédacteur en Chef.

Une enquête exclusive de Yvon Roufiole, journaliste assermenté de la section Dassault n°1, défenseur forcené des valeurs chrétiennes et pourfendeur acharné de l'islam.

C'est avec un immense plaisir que j'ai visité le salon MILIPOL 2011, lieu exaltant des dernières nouveautés technologiques destinées à mater la canaille islamiste, à canaliser la racaille des banlieues et à terrasser la chienlit gauchiste.

La débauche d'imagination au service de l'ordre et de la répression a provoqué chez moi un immense espoir en l'avenir. Un monde radieux, celui de la protection de notre France chrétienne et de ses vaillants défenseurs s'ouvre désormais devant nos yeux émerveillés.

Espionner, réprimer, emprisonner, étouffer, réduire, décourager, épier, affaiblir, deviennent à notre époque, les actions essentielles pour sauvegarder nos si chères valeurs occidentales.

Mais revenons aux innovations qui font l'honneur de notre pays. Outre des modifications sur un taser sans fil capables de lancer jusqu'à 10 fléchettes à la fois, au delà des flashballs à tête chercheuse, le progrès dans le mieux-faisant répressif est d'actualité dans cette société bien trop laxiste.

N'oublions pas les drones hyper sophistiqués, les caméras capables de filmer à travers les murs, les détecteurs de codes secrets de téléphones et autres cartes de paiement, ainsi que toutes les formes de vidéo-surveillances très performantes.

Enfin, l'exosquelette,  "un prototype de robot dit coopératif développé par la société RB3D. Véritable concentré d’innovations, Hercule est destiné à assister le port et la manipulation de charges lourdes pour un policier" [voir vidéo précédente].


Un prototype inédit : l'exocerveau.

La société Tweety  ltd & co vient de conclure un contrat avec l'UMP. Actuellement un exocasque contenant les circuits d'un cerveau hyper actif comme celui de notre président est mis au point.  Cette matière grise recomposée est testée auprès d'une porte-parole de l'UMP, Mme Nadine Morano [voir photo].

Selon nos sources, l'antenne, trop volumineuse,  demanderait à être davantage miniaturisée mais le design a été choisi selon les goûts de  l'impétrante. Ce  seyant casque permettrait de décupler les fonctions intellectuelles du porteur de l'ustensile. 
Les éléments de langage seront donc immédiatement introduits dans les hémisphères cérébraux, ainsi que tous les slogans à répéter inlassablement. Mme Morano s'est dites enthousiasmée par les capacités de l'exocerveau en déclarant, je cite : "il y a bien longtemps que je ne me pas suis sentie aussi intelligente. Cela remonte peut-être à 30 ans, lors de mon examen au CAP de marchande de poissons à Nancy où je n'ai échoué que de 18 points !"

Gageons que l'exocerveau augmentera d'une manière conséquente les niveaux de messieurs Copé, Bertrand, Daubresse, Wauquiez, Guaino et bien d'autres qui ont réservé leur modèle pour Noël. 
On dit dans certains milieux très autorisés que Monsieur Sarkozy, en aurait commandé une demi-douzaine pour ses 6 cerveaux parfaitement irrigués...


Voici, chers lecteurs, les perspectives réjouissantes de notre combat contre les puissances du mal. Fasse le Seigneur, que l'élection en mai 2012, d'un suppôt de Satan comme François Hollande, soit épargnée à notre joyeuse, pure et sacrée Terre de France ; celle qui ne ment jamais...


Yvon Roufiole, fils putatif  de la fille aînée de l'Église. 



À après ! 
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dimanche 14 août 2011

Welcome to the new United Kingdom. The modern inquisitorial country.

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Cette satire n'est pas anglophobe, il s'agit juste d'un humour français populiste et gauchiste de très mauvais goût.

Précision : Dolly fut la première brebis clonée en 1996 par des chercheurs Écossais.





Exploit scientifique : Sir David 
Cameron est parvenu à greffer un  
cerveau de la brebis clonée Dolly  sur  
une majorité de sujets britanniques.
Nicolas   Sarkozy se déclare intéressé 
par le brevet.


David William Donald Cameron, 1er Ministre de Grande Bretagne s'entretenant avec un sujet de sa gracieuse Majesté


Photo choisies par Étienne Courgeotte, rédacteur en Chef. Une chronique de Yvon Roufiole de la section Dassault n°1


Pour un véritable libéral, le mouton anglais (english sheep) représente l'animal le plus noble de la création : comestible, pourvu d'une laine qui protège du froid, peu agressif, d'un caractère malléable, aisément domestiqué. Un troupeau de 600 individus se conduit aisément avec un berger et quelques chiens. Son esprit grégaire et calme en fait l'archétype du citoyen  idéal de la société  moderne du 21ème siècle. Mrs Margaret Thatcher en rêvait, Sir David Cameron l'a réalisé. Que Dieu lui en soit reconnaissant !

Toutefois parmi ces languides animaux, se cachaient malencontreusement, au milieu du troupeau, des brebis galeuses ! Le premier Ministre du Royaume uni, en réponse aux violents désordres menés par des hordes d'émeutiers ivres de brutalité, a décidé de mener la répression d'une main de fer : il a évoqué la possibilité de faire intervenir l'armée, de tirer avec des balles en plastique, de censurer les réseaux sociaux d'Internet, de juger illico les accusés, de pratiquer la dénonciation auprès de la population et d'expulser les familles des insurgés de leurs logements.

C'est  avec un enthousiasme sans précédent  que le peuple anglais a accueilli les mesures de répression et d'austérité promulguées par Sir David Cameron. 


Comme mon confrère Jean-Michel Aphatie, je regrette souvent de n'être point né de l'autre côté de la Manche pour admirer le travail admirable des politiques anglais qui montrent le visage résolu de ce que doit être la fermeté au service des intérêts économiques de la Nation.

Alors que les prises en otage des usagers des transports, les violentes manifestations, les grèves sauvages, les occupations de raffineries détruisent notre économie, la grande majorité du fier peuple grand-breton, dans un élan patriotique hors du commun a accepté avec jubilation et détermination les sacrifices nécessaires à la bonne marche de la City et accordé à un régime politique à la chinoise, toute sa confiance débridée.

Hélas, la populace issue des basses classes sociales, a cru pouvoir se mettre en travers de l'ordre établi en pillant et brûlant des biens qui représentaient quelques milliers d'heures de travail de nos braves classes laborieuses.

Le respect de l'ordre et de la discipline, la nécessité de la hiérarchie,  la déférence envers les valeurs chrétiennes, l'obéissance aux Chefs sont des valeurs qui ont, hélas, disparu de notre horizon. Le Travail, la Famille, le Patriotisme, le respect de l'argent, le  Sens du Devoir ne provoquent plus que moqueries et quolibets. 
Dieu merci, le Royaume Uni par la voix de son Lord martial nous montre le chemin à suivre !

Envers et contre tout, le Jivaro,  dont le dynamique propriétaire, Monsieur Serge Lassault,  à la pointe du combat pour la reconquête d'un renouveau social calqué sur nos amis anglais ne faiblira jamais.  Notre quotidien pèsera de tout son poids, fort du soutien de ses nombreux lecteurs, pour épauler notre actuel Président de la République dans sa lutte pour la précarité et le rétablissement de l'ordre social, objectifs inévitables pour gagner cette guerre économique dont je vous parle depuis 35 ans.

Comme d'habitude, les citoyens français montrent au monde médusé, qu'il ne comprennent pas les enjeux de cette féroce guerre économique qui se déroule sur notre planète.  Ce pays dont on ne dira jamais assez qu'il est rongé par le marxisme et vérolé par l'anarchisme entame une marche dramatique vers la décadence.

Il faut accepter de sacrifier une partie de nos liberté pour aider nos employeurs à conquérir des marchés, car ceux qui s'enrichissent sont  ceux qui créent nos emplois. L'ignorer serait criminel. Les Anglais l'ont bien compris : quel dommage qu'ils n'aient pas gagné la guerre de 100 ans et qu'ils se soient laissés déborder par des minorités allogènes!



Yvon Roufiole, chroniqueur de choc, Grand Officier de l'Ordre du Mérite Réactionnaire, Chevalier des palmes  chrétiennes intégristes, saucissonneur-pinardier des bas du front et accessoirement journaliste propagandiste...




Copines, copains, au plaisir de vous lire.

À après !

jeudi 10 février 2011

Molière au pays des réacs. Pastiche.

Ce texte est le pastiche d'un célèbre extrait du malade imaginaire de Molière. Il met en présence Argan, le bourgeois  hypocondriaque et Toinette, sa servante déguisée en médecin de l"époque, charlatan d'entre les charlatans. J'ai simplement remplacé le mot "poumon" par celui, plus contemporain, de "islam"... 
Les médecins de l'époque de Louis XIV et les penseurs ou autres journalistes de notre temps, possédant en commun, outre un culot certain et un sectarisme effrayant, une propension indiscutable à débiter certaines stupidités et contre-vérités  avec un aplomb déconcertant.

Les apothicaires bornés, obsédés par l'islam.


Le fleuron du populisme anti-musulman et de l'extrême droite new look est réunie là en costume d'apothicaire. Avec dans les rôles principaux :
Alain Finkielkraut, Élisabeth Lévy, BHL, André Glucksmann, Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux, Marine Le Pen, Éric Zemmour, Ivan Rioufol, Pierre Lellouche,  Caroline Fourest.



ALAIN FINKIELKRAUT : Je suis philosophe, qui vais de  radio en radio, de télévision en télévision, d'interview en interview, pour chercher d'illustres matières à ma capacité, pour trouver des émules dignes de m'occuper, capables d'exercer les grands et beaux secrets que j'ai trouvés dans ma philosophie. Je dédaigne de m'amuser à ce menu fatras de  pensées gauchistes ordinaires, à ces bagatelles de droits de l'homme, à ces fiévrottes de SDF, à ces vapeurs de sans-papiers, et  ces pauvres trop assistés. Je veux des problèmes d'importance : du bon gros racisme avec des expulsions immédiates, de bonnes révolutions islamistes, de bonnes  émeutes au Moyen  Orient, de bons massacres sanguinolents, de bons soulèvements violents dans les banlieues, de bons attentats d'Al Qaeda avec  beaucoup de victimes : c'est là que je me plais, c'est là que je triomphe; et je voudrais, Monsieur, que vous  succombiez à tous les maux que je viens de dire, que vous fussiez abandonné de tous les politiques, désespéré, à l'agonie, pour vous montrer l'excellence de mes remèdes, et l'envie que j'aurais de vous rendre service.

UN FRANÇAIS : Je vous suis obligé, Monsieur, des bontés que vous avez pour moi.


ÉLISABETH LÉVY : Donnez-moi votre pouls. Allons donc, que l'on batte comme il faut. Ahy, je vous ferai bien aller comme vous devez. Hoy, ce pouls-là fait l'impertinent: je vois bien que vous ne me connaissez pas encore. Qui est votre
  référent ?

UN FRANÇAIS :
  La République...

ALAIN FINKIELKRAUT : Ce principe-là n'est point écrit sur mes tablettes entre les grands philosophes. De quoi dit-elle que vous êtes atteint?


UN FRANÇAIS : Elle dit que c'est la crise, et d'autres disent que ce sont les déficits.


NICOLAS SARKOZY : Ce sont tous des ignorants: c'est de l'islam que vous êtes malade.


UN FRANÇAIS : De l'islam?


ÉRIC ZEMMOUR : Oui. Que sentez-vous?


UN FRANÇAIS : Je sens une nette baisse de mon pouvoir d'achat.


BHL : Justement, l'islam.


UN FRANÇAIS : Il me semble qu'il y a de plus en plus de chômage.


IVAN RIOUFOL : L'islam.


UN FRANÇAIS : Je trouve que mes libertés rétrécissent..


BRICE HORTEFEUX : L'islam.


UN FRANÇAIS : Je sens un terrible manque de solidarité entre les citoyens.


ANDRÉ GLUCKSMANN : L'islam.
 
UN FRANÇAIS : Je trouve que les banques sont scandaleusement favorisées.

NICOLAS SARKOZY : L'islam.

UN FRANÇAIS : le système ultra libéral me parait terriblement injuste.

NICOLAS SARKOZY : L'islam

UN FRANÇAIS :  J'ai peur de l'avenir.

MARINE LE PEN : L'islam

UN FRANÇAIS : Et j'ai l'impression que nous sommes gouvernés par des gens qui profitent outrageusement de privilèges.

ÉLISABETH LÉVY : L'islam. Vous allez voter ?

UN FRANÇAIS : Oui, Madame.

CAROLINE FOUREST : L'islam. Vous aimez faire la fête ?

UN FRANÇAIS : Oui, Madame.

ÉRIC ZEMMOUR : L'islam. Vous avez peur de ne pas toucher une pension de retraite suffisante ?

UN FRANÇAIS : Oui, Monsieur.

ALAIN FINKIELKRAUT : L'islam, l'islam, vous dis-je. Que vous ordonne la République comme principes ?

UN FRANÇAIS : Elle m'ordonne la tolérance.

BRICE HORTEFEUX : Ignorante.

UN FRANÇAIS : L'ouverture sur le monde.

IVAN RIOUFOL : Ignorante.

UN FRANÇAIS : La générosité.

PIERRE LELLOUCHE : Ignorante.

UN FRANÇAIS : L'indignation.

BHL : Ignorante.

UN FRANÇAIS : L'impertinence.

IVAN RIOUFOL : Ignorante.

UN FRANÇAIS : Et de temps à autre des manifestations pour rappeler leur devoir aux dirigeants et défendre nos droits.

ÉLISABETH LÉVY : Ignorante.

UN FRANÇAIS : Et surtout davantage de liberté.

NICOLAS SARKOZY et MARINE LE PEN en chœur : Ignorantus, ignoranta, ignorantum. Il faut combattre les musulmans : ils sont la cause de toutes nos calamités ! Pour guérir de ce mal sournois, lisez Le Figaro avec ses multiples talents, Ivan Rioufol et Zemmour et la digne équipe d'Étienne Mougeotte, écoutez RTL, regardez sur France 2 et France 5, Yves Calvi, Éric Zemmour, Pujadas, consultez les sites Causeur et Fdesouche. De toute manière nous sommes partout ! Même à gauche.
 Puis, lorsque vous vous serez fait votre opinion,  en 2012, glissez voluptueusement votre bulletin de vote  dans l'urne et nous nous occuperons du reste...
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pcc Molière [Le malade imaginaire acte 3 scène 10 - 1673]



Amis lecteurs, à après ! 
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vendredi 10 septembre 2010

Le plaidoyer musclé d'un patron pour une vraie presse libérale. Gag à prendre au sérieux.

À l'occasion de la publication d'un nouveau plan de remise en cause des aides à la presse, j'ai remis au goût du jour ce pastiche qui ne fera pas rire tout le monde... *







Monsieur Serge Lassault lance un vibrant appel pour que les patrons de la presse libérale refusent des subventions d'essence collectiviste

FdDassault.jpg


Photo et décors choisis par Étienne Courgeotte, rédacteur en Chef.
Assisté par Messieurs Yves Tétard, Ivan Roufiol, Michou Brézé et Yves de Keldrol.
Interview menée par Étienne Courgeotte.

É.C : Mes respects, Monsieur le Président Serge Lassault, vous avez donc décidé de refuser les subventions de l'État versées pour l'aide à la presse quotidienne ainsi que pour les sites Web qui dépendent de votre groupe "par conviction libérale" dîtes vous, pourriez vous expliciter vos propos ?

S.L : En effet ! Figurez vous qu'hier matin, tandis que mon barbier, me rasait, et ma manucure soignait mes mains, une brutale illumination spirituelle a éclairé mon cerveau. Mais bon Dieu, me suis je dit, nous, patrons de presse, apôtres radicaux de l'économie de marché, avons l'estomac de recevoir des subsides d'un État omniprésent alors que nous n'avons de cesse de combattre par tous nos moyens de propagande le collectivisme rampant qui pourrit notre pays ! Cette évidence m'a sauté aux yeux !

É.C : Et pourtant, Monsieur le Président directeur général, cette situation dure depuis la libération. Ce sont des sommes considérables qui ont aidé la presse à survivre. Peut-être que nous autres journalistes sommes là grâce à ces subventions...

S.L : Je conçois cette situation car, en temps que marchand d'armes, je sais combien l'argent n'a pas d'odeur. Toutefois dans un geste d'émancipation unique dans l'histoire du capitalisme français, j'ai décidé de refuser ces sommes qui pervertissent notre combat pour la libre entreprise, la mondialisation, la concurrence assumée, la loi du marché ! Se tournant vers les journalistes. Et vous Messieurs me suivrez vous ?

Les journalistes : Oh oui Monsieur le Directeur ! Oh oui ! Les échines sont courbés, les regards torves, les sourires forcés.

É.C : Mais cette mesure - euh - révolutionnaire si j'ose m'exprimer ainsi, même si je déteste ce terme, ne risque t-elle pas de désorganiser nos - euh - services ?

S.L : Bien entendu, dans un premier temps, certains sacrifices devront être consentis par nos braves journalistes ici présents mais je ne doute pas que pour faire triompher leurs idées libérales, ils ne consentent point à donner l'exemple ! S'adressant à eux. N'est ce pas mes chers amis ?

Les journalistes : Mollement. Euh mouais, Monsieur le Président Directeur Général. oui... Oui...

S.L : Dans un premier temps, il nous faudra comprimer fortement la masse salariale pour rester compétitif...
On entend un choc. Ivan Roufiol et Yves Tétard viennent de perdre connaissance. La sécurité s'efforce de les faire revenir à eux. L'interview continue. Les masques sont hagards et la sueur coule comme un torrent sur tous les visages...

S.L : J'envisage également de porter le prix du quotidien à 3,60 €. Et pour la promotion, de joindre les oeuvres complètes d'André Glucksmann en CD avec peut-être en prime le DVD d'un film de Rohmer ? Qu'en pensez vous, Étienne ?

É.C : La voix blanche, le rédacteur en chef avale une pillule et engloutit un verre d'eau en tremblotant. Très bien, Monsieur le Président...

S.L : Vous rendez vous compte mes chers journalistes, pour la première fois dans ce pays, NOUS, les missionnaires du libre marché, allons prouver que l'instauration d'une véritable société capitaliste est viable. Vous, mes amis qui chantiez dans vos articles les psaumes de la libre entreprise et stigmatisiez les ravages du bolchevisme, allez pouvoir enfin vivre le bonheur de joindre vos actes à vos paroles ! Tels des pèlerins du 21ème siècle, nous montrerons la joie de propager nos idées à l'assaut d'un pays de paresseux et d'assistés. Un silence. Se tournant vers la porte de gauche, Serge Lassault appelle un mystérieux inconnu. Monsieur Piao Lin, s'il vous plait ! Un jeune asiatique apparaît souriant. Messieurs, permettez moi de vous présenter votre futur rédacteur en chef adjoint, Monsieur Piao Lin qui a accepté pour 1200 € mensuels de prendre la responsabilité du journal.

Un vacarme assourdissant se fit entendre, les corps sans vie de journalistes, secoués par l'émotion s'écroulèrent. Ce jour là on compta au sein de la rédaction du Jivaro, pas moins de 3 morts. Deux journalistes se retrouvèrent en réanimation.

La tempête médiatique soulevée se révéla non moins dévastatrice : une manifestation de patrons de presse ; avec Monsieur Arnaud Lagardère à sa tête, à laquelle se joignirent les PDG des grands groupes automobiles français et une délégation du MEDEF ; défila devant l'Assemblée Nationale en réclamant le maintien des subventions publiques.

La morale de cette histoire ? Gare au loup ! Attention aux coups de rabots  destinés à maximiser les profits au sein de la presse. Gaffe à l'intrusion ouverte du politique dans la gestion des journaux...

Gentils lecteurs, que la providence vous garde !

Je me permets à l'occasion de ce billet de vous conseiller 2 blogs, Donjipez, journaliste qui m'a inspiré l'idée de ce billet et l'excellentissime TGB rue-affre, pétri d'imagination et de talent, qui se révèle souvent comme un modèle de créativité.


Amis, à après... Bon week end.

* Toute ressemblance avec des titres de presse ou des personnages connus ne serait que le résultat hasardeux d'une pure coïncidence.

mercredi 4 août 2010

Arros sur les baudets délinquants apatrides !

Ce pastiche est à consommer avec 3 glaçons, à l'ombre d'un palmier, les doigts de pieds en éventail.





 Dans un immense élan de solidarité patriotique, Madame Bettencourt offre l'île d'Arros au Président de la République pour y loger les délinquants apatrides.





Photo choisie par Étienne Courgeotte.
Interview exclusive de Yvon Roufiole , chroniqueur d'élite de la section Dassault n° 1

Yvon Roufiole :  Mes hommages, Chère Madame Bettencourt. Je suis extrêmement honoré de vous recevoir ici-même au Jivaro, le berceau culturel de la pensée traditionnelle et de la défense de la bienséance française. Vous avez gardé pour nous, la primeur d'une annonce qui va ébranler bien des consciences ! Vous léguez  donc votre île d'Arros au gouvernement français ?

Liliane Bettencourt : Pardon ? Jeune homme, auriez vous l'amabilité de parler un peu plus fort ! Je suis atteinte de surdité légère, c'est ce que m'a déclaré ce bon Patrice de Maîstre. Que disiez vous Monsieur Loupiote ? 

Yvon Roufiole : JE DISAIS  : VOUS DONNEZ VOTRE ÎLE D'ARROS À LA FRANCE.


Liliane Bettencourt : Je possède une île, moi ? Je croyais l'avoir donnée à François-Marie Banier pour qu'il y monte un golf mais il s'est plaint que l'île regorgeait de moustiques...


Yvon Roufiole : Heu, Madame Bettencourt, pourquoi avez vous fait cette donation si généreuse à notre Pays ?


Liliane Bettencourt :  j'ai fait une donation, moi ? Écoutez, Monsieur Roubignol, je suis lasse : vous me fatiguez avec vos questions alambiquées. Voyez avec mes deux hommes d'affaires, Messieurs Maîstre et Woerth, il vous informeront.  Toutes ces sordides histoires d'argent me sortent par les yeux ! Venez me voir demain et vous résumerez mes déclarations... Au revoir Monsieur Chavignol. Valets ! Venez m'aider à m'habiller ! Bien le bonsoir, Monsieur Fouriol.


Chers lecteurs du Jivaro, je me dois donc de résumer aussi honnêtement que possible, au lendemain de cet entretien, les propos que m'a dictés Madame Liliane Bettencourt.

"Alors que j'écoutais Radio Luxembourg à l'aide de mon cornet acoustique avec la même application que lors de ma vingtaine triomphante, j'attendais avec mon papa, Eugène Schueller,  les nouvelles de Radio Paris, j'ai entendu le discours du maréchal [ sic ] Sarkozy qui me doit beaucoup et que je tiens en grande estime.

Son désir de déchoir de la nationalité française, des voyous d'origines étrangère, m'a rappelé le bon  vieux temps du sauveur de notre Patrie, ce bon Maréchal Pétain,

Les riches, qui rappelons-le méritent leur situation, se doivent de consolider le lien social entre tous les citoyens de cette Nation. Plèbe, populace, petite bourgeoisie doivent être associées à la réussite de nos valeurs du travail, de respect de la propriété et d'obéissance.

Je vous rappelle, Monsieur Chignole, que mon père avait déjà, en son temps, créé un mouvement populaire "Le mouvement social révolutionnaire". C'est dire s'il avait la fibre sociale et ouvrière, Voyez vous ?

C'est au nom de l'atavisme  révolutionnaire de ma famille que j'ai décidé d'offrir l'île d'Arros au gouvernement français pour qu'il puisse y entreposer [ sic ]  les délinquants apatrides déchus de la nationalité française grâce à notre maréchal [ re-sic ] ! Ma démarche humanitaire est simplement motivée par la générosité  désintéressée et le bonheur de donner le maximum à son Pays. C'est ce que Messieurs Le Maîstre et Woerth m'ont suggérer de déclarer.

Monsieur Borgnol, on parque bien les riches dans les îles Caïmans, Jersey, Guernesey, Lavezzi, aux Seychelles, à Saint Martin, aux Bermudes ? Pourquoi interdirait-on aux pauvres le même traitement ? On est en droit de se le demander !

Monsieur Rouffiotte, si j'ai décidé de faire cette déclaration à votre journal, c'est parce que les journalistes qui officient en son sein représentent à mes yeux le nec plus ultra de l'indépendance d'esprit et de l'objectivité face à l'évènement.
Je vous laisse car François-Marie [ Banier ]  doit se livrer à un massage spécial pour me requinquer. Et au prix de 40.000 € auquel il le pratique, il vaut mieux éviter de le rater, mais c'est un garçon si délicieux !

Bonsoir Monsieur Pignol...

Firmin ! préparez ma robe de bain vaporeuse pour ma séance de massage, s'il vous plaît..."


Propos recueillis par Yvon Roufiole du Jivaro



Amis, merci pour votre soutien, pardonnez mes premiers balbutiements...

À après !