Affichage des articles dont le libellé est réactionnaire. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est réactionnaire. Afficher tous les articles

vendredi 4 avril 2014

Une histoire succinte du réactionnaire à travers les âges. Version accessible aux nuls ou à Christine Boutin.

.
Contrairement à "Progressiste" son cousin détesté, né de sapiens sapiens, lui-même issu d'une sorte de rat, résultat de la complexité immémoriale d'une amibe sortie d'une soupe organique originelle, "Réactionnaire" est d'essence divine.

La Bible, le Coran, la Torah et d'autres magazines apocryphes en font foi !



Donc, las de s'emmerder tout seul sur la Terre, un long dimanche sans commerces ouverts, il y a 5000 ans,  Dieu fabriqua deux poupées à son image. Il ne les appela pas Barbie et Ken ; vu qu'il avait ni sens commercial ni personne à qui les vendre ; mais  les prénomma Adam et Ève.

Et c'est là que "Réactionnaire" naquit en la personne d'Adam !

Adam était bougon, regrettant déjà le bon vieux temps passé où il n'existait pas. Ce qui est fort rigolo avec les réactionnaires c'est qu'on se demande parfois si pour eux, la logique est humaine.

Cependant, ne nous attardons pas sur des détails qui semblent obscurs à nous autres progressistes...

Le pire commença avec Abel, le fils d'Adam et Ève lâchement assassiné par son frère Caïn qui, même dans sa tombe voyait un œil qui le regardait. Le seul non délinquant de la famille, l'humanité commençait sous les pires auspices, fut Seth.

Déjà, Seth fut l'objet de récriminations incessantes de la part de son père, qui ne cessait de rappeler qu'à son époque, 930 ans plus tôt, les jeunes avaient infiniment plus de respect pour leurs aînés, et patati et patata, je ne vous récite pas le refrain ! 

Seth, particulièrement retors, évoqua non sans un scandaleux culot, le lourd péché de sa mère croquant la pomme suite à une aventure fort suspecte avec le serpent. Il reçut une fessée bien méritée et fut mis au piquet pendant 135 ans.
Il vécut 912 ans en pleine santé, se reproduisant comme un lapin.

Hélas. Suite à une catastrophe due au réchauffement climatique, Noé fut le dernier survivant grâce à son arche. Il épousa la mère Noé et devint ainsi le premier père réactionnaire de l'humanité actuelle ! Le couple eut 3 enfants et j'arrête ici la pénible énumération des prénoms des progénitures.

Bon, il ne vous a pas échappé, j'espère, que tous les réacs de toutes religions ont apparemment des liens consanguins : les livres saints en faisant foi...

Je vais vite sauter les étapes historiques de peur de vous lasser.

Papa grec antique, puis papa romain, puis papa gaulois, puis papa du moyen-âge, puis papa de la renaissance puis papa de la royauté absolue, puis papa de la révolution jusqu'aux papas ou mamans de notre triste époque ; n'ont arrêté d'emmerder leurs progénitures, mâles en général, en leur serinant, que dis-je, en psalmodiant des phrases du style :

"De mon temps" -cochez les cases-

- On avait le sens du travail et de l'effort.
- On respectait les valeurs de tradition.
- La royauté faisait la grandeur de la France.
- On savait s'amuser sans foutre le bordel.
- On demandait la parole avant de la prendre.
- On était poli.
- On aimait sa patrie.
- On écrivait sans fautes d'orthographe.

Et patati et patata... Je ne récite pas le refrain.

Bref, auparavant, les gens étaient bien mieux éduqués d'après Réac 1er, roi ou reine des réactionnaires donneurs de leçons.
Ainsi selon les canons de la réaction, l'espèce humaine n'a cessé de se détériorer depuis l'aube de l'humanité !

Du coup j'ai suivi la généalogie inverse et comme chaque génération précédente critique la suivante, je suis arrivé à Adam.

Or avant les premiers réacs Adam et Ève, il y avait le néant.

Pour "Réac", tout ce qui est antérieur à son existence est supérieur par essence, par conséquent le néant, le vide, la vacuité absolue sont les valeurs suprêmes auxquelles aspirent nos réactionnaires.

Ivan Rioufol en est l'archétype masculin, Christine Boutin, son pendant féminin.

Ce qu'il fallait démontrer sans trop de difficultés.

Qui en avait jamais douté ? Je vous le demande ?

Post scriptum : j'autorise tous les enfants, adolescents ou jeunes adultes exaspérés par leurs vieux cons de parents à utiliser ce texte comme arme de dérision massive. Ne me remerciez pas.
.
.

mardi 5 novembre 2013

Le portrait de Yves Réac, militant finkielkrautien camuso-zémourien décomplexé du début du 21ème siècle.

.
Yves réac est un homme dont l'esprit enchevêtré et confus est tiraillé entre ses références envers une vieille France monarchique fantasmée et sa répulsion à l'égard un État qu'il ne supporte plus.
Entre son rattachement aux bonnes vieilles traditions d'obéissance à la hiérarchie, de croyances religieuses et de soumission aux valeurs traditionnelles telles que la famille, la religion et le travail, il peine à trouver une certaine cohérence intellectuelle et idéologique.



C'est au niveau de la patrie que monsieur Réac a bien changé. De fervent nationaliste, Yves est devenu un mondialiste échevelé : il défend vent-debout la libre circulation des biens et des marchandises, le culte du produire moins cher pour un profit maximum, les multinationales aux actionnaires invisibles, les délocalisations pour motif de rentabilité  mais ne comprend pas que si on accorde aux biens et aux services une liberté de circuler inconditionnelle, une immigration est fatalement nécessaire.

Bref. Dans sa quête du renouveau d'un dogme réactionnaire du 21ème siècle, monsieur Réac est complètement perdu, il ne sait plus où il habite à force de vouloir le beurre, l'argent du beurre, la crémière, les vaches bretonnes et les pâturages...

Défendre à la fois, les vieilles valeurs d'attachement au catholicisme, à la terre et à  nos  références tutélaires puis  soutenir ce nouveau capitalisme sauvage, anonyme et sans foi ni loi, qui cherche à homogénéiser et affadir les cultures pour accentuer une globalisation des consommateurs afin d'abaisser les coûts de commercialisation, réclame un grand écart intellectuel que nos réacs éludent toujours par manque de réponse cohérente.

Ainsi Yves Réac, lecteur attentif du Figaro, désire avant tout, un papa, une maman pour transmettre les traditions, une myriade d'enfants juste un peu racistes pour offrir des bananes à madame Taubira sans risquer de procédures judiciaires
Pendant que maman récure les mioches, papa, selon les préceptes édictés par messieurs Rioufol et Zemmour et leurs 343 salauds, s'offrira une bonne prostituée pour assouvir des pratiques sexuelles crapuleuses que lui a toujours refusé maman, élevée chez les sœurs du couvent des oiseaux. 
Notre héros réclame également des abbés en soutane, des prêches politiques à la messe, la privatisation de tous les organismes qui peuvent se vendre,  un minimum d'État, très peu d'impôts, un combat radical contre l'effroyable dictature socialiste, un droit de polluer pour faire proliférer les algues vertes et un bonnet rouge pour concurrencer le grand Stroumpf breton.

Monsieur Réac n'est pas un aventurier, ses boucliers humains pour se protéger sont en général sa progéniture : les poussettes remplies de bébés en manifestations, ses pré-adolescents pour offrir sans risques fruits et insultes racistes répréhensibles. Coiffé, de son bonnet rouge il lui arrive, dans un élan héroïque de brûler quelques portiques sataniques au nom de la liberté de la concurrence et du commerce, qui pourtant, met l'économie de sa région à genoux.

Yves est raciste, mais avec une prudence de moins en moins précautionneuse ; ses longs commentaires anonymes dans le Figaro montre que monsieur Réac est surtout mû par la rancœur. Haine du gauchiste, du socialiste pourtant bien timide, du musulman pourtant bien Français, du travailleur étranger pourtant bien laborieux, du Polonais et du Roumain qu'il exploite pourtant sans vergogne pour réaliser ses travaux au noir...
La France de l'aigreur, de la jalousie et du ressentiment contre de pauvres gens qui ont à peine de quoi vivre pendant que des éditocrates grassement payés par de riches et omniscients hiérarques médiatiques, publient des articles incitant à l'hostilité contre les miséreux prétendument profiteurs.

Les maîtres à penser de Yves Réac sont ceux qui ne quittent pas les ondes, Renaud Camus, n'étant pas assez présentable avec son grotesque "grand remplacement" et ses déclarations d'amour à Marine le Pen, on nous ressort à toutes occasions les sempiternels et emberlificotés  Finkielkraut, Zemmour et autres sous-fifres de Valeurs Actuelles, du Figaro, de l'Express ou du Point.
Un vrai festival médiatique de penseurs et journalistes réactionnaires qui, selon certaines sources particulièrement comiques, seraient largement minoritaires, noyés au milieu d'une marée de journalistes de gauche ! 
Rires et giga Lol.

J'admets qu'en relisant ce billet, je me dis qu'il est assez chiant voire pompeux et pédant, mais amies et lecteurs, j'ai bien le droit de revendiquer mon droit à vous faire mourir d'ennui et d'étaler béatement ma stupidité de temps à autre : merde alors !

Je ne suis pas qu'un blogueur comique de 3ème ordre.
.
.
PS : Ce texte étant trop austère, j'ai ajouté une vidéo complètement loufoque que j'ai croisée grâce à notre illustre Gérard Filoche, grand Maître illusionniste devant l'éternelle Arlésienne de l'unité. Merci aux auteurs de ce pastiche et aux plaisantins qui ont propulsé Serge le lama dans les phares de l'actualité.
.