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mardi 22 avril 2014

Chers citoyens, en raison des nombreux jours fériés et ponts, la révolution du mois de mai 2014 sera reportée à une date ultérieure.

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Camarades, citoyennes, amies, collègues, passants, visiteurs, ennemi, laudateurs, contempteurs, groupies...

Tandis que j'écume vainement les marchés populaires pour y gagner péniblement de quoi subsister, pas un jour ne passe sans que j'entende la sempiternelle ritournelle : "Tout ça ne peut plus durer, la situation économique est désespérée : les gens vont finir par sortir dans la rue. Tout va péter !".

Et encore. Et toujours la même chanson.

Une fois, dix fois, cent fois...




Et quand je demande à ceux qui prédisent une révolution imminente s'ils sont prêts à la faire, un silence gêné vient en guise de réponse... Parce que dans ce beau pays, en ce joli mois de mai, les Français sont toujours partants pour que l'autre fasse la révolution, pour que son voisin se sacrifie sur l'autel de l'austérité, pour que ses concitoyens soient plus courageux au travail, pour que ses compatriotes soient moins assistés comme ils disent, pour que les fonctionnaires soient moins nombreux mais plus efficaces.

Bref le Français exige de son voisin une attitude rigoureuse qu'il est loin d'avoir lui-même.

C'est même à ceci qu'on reconnait le Gaulois traditionnel.

Je n'en veux pour exemple que la caste de nos journalistes prescripteurs d'austérité pour le gueux qui gagne mensuellement un peu plus que le SMIC : "il faut se serrer la ceinture, chers amis, surtout depuis tout ce temps que vous vivez au dessus de vos moyens !"

Le manant apostrophé par le bourgeois médiatique qui gagne au moins de 4 à 15 fois son salaire finit par se demander si on ne le prend pas pour l'ombre d'un con...
Bref. 
Humiliation après humiliations,on sent bien chez nos concitoyens ce besoin d'étriper ceux qui se présentent comme les parangons de l'ordre économique selon Sainte Mère l'Europe ou l'Archange Goldman Sachs...

Cependant, notre citoyen hexagonal est bien routinier. 


Il ferait bien la révolution en mai, mais avec tous ces ponts et weekends prolongés, ce sera difficile.

Juin serait un joli mois mais les enfants préparent les examens : leur avenir est en jeu, ne le gâchons pas avec un soulèvement !

Avez vous assisté  à une révolte en juillet et août depuis deux siècles, vous ? en pleines vacances, faut pas déconner !

Septembre serait propice mais c'est la rentrée des classes : nos têtes blondes risqueraient d'être perturbées !

Octobre : Ah ! la révolution d'octobre, ça aurait de la gueule, une révolte populaire en ce mois symbolique. Toutefois, les impôts commencent à tomber drus (locaux, fonciers, tiers provisionnel). Il faut bosser pour les payer ! 

Novembre ? Et les vacances de la Toussaint ? Qu'est ce que vous en faites ? On a des fleurs à payer pour mettre sur les tombes, bordel !

Une émeute en décembre ? Vous n'y pensez pas ! Qui va payer les cadeaux de nos bambins ? Le Père Noël ? Allons donc !

Un coup d'état en janvier ou février ? Oui... Mais nous ne sommes pas Ukrainiens et donc pas habitués aux rigueurs de l'hiver. Jamais une émeute n'a eu lieu en France sinon en février 1934 mais il s'agissait de gens d'extrême droite !

Reste mars ou avril. Déjà, ces mois sont derrière nous, mais en admettant... Avril et ses vacances de Pâques est exclu. Mars me parait un bon mois pour renverser le régime politique, cependant il est passé.

Donc, chers concitoyens, je vous donne rendez-vous pour mars 2015, si Dieu nous prête vie comme on dit dans les contrées méditerranéennes !

Le pouvoir politique peut dormir sur ses deux orteils.

Poil aux oreilles.


Je dédie ce modeste billet au trou du cul qui, sur twitter, m'a accusé de jouer le rôle du personnage "retenez-moi-où-je-fais-un-malheur". J'observe avec ironie que  les subtilités du second degré ne sont pas encore bien intégrées par tout le monde. Cependant j'ai bon espoir à l'occasion de la prochaine révolution à laquelle il participera courageusement, armé de son clavier.
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mercredi 11 septembre 2013

Camarade bolchevique, tu es au chômage ? Fais comme moi, deviens gardien-animateur de goulag 9.3 !

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Mon univers carcéral n'a pas de clôture électrifiée, il ne dispose pas de miradors, ses habitants ont un nom mais pas de Parti. Ils ne présenteront jamais leur candidature. Ils ne seront jamais ni élus ni employés dans les beaux quartiers. Et pourtant, ils survivent tant bien que mal.



En 20 ans, la ghettoïsation a pris le contrôle de la vie quotidienne de ces bannis. Les résidents, n'ont aucun avenir, leurs revenus sont dérisoires, la misère est tellement visible que ce parc peuplé de pauvres atteint la taille d'un département.
Les conseils des ministres se sont succédés sans résultats tangibles. Les plans "banlieues" ne cessent de montrer leur impuissance. Au lieu de décroître, l'effet ghetto s'enfle inexorablement. On parque les pauvres, on leur donne tout juste assez de revenus pour qu'ils ne se révoltent pas. Au lieu de rendre prioritaire l'enseignement, on laisse péricliter l'instruction publique, cette absence de sens critique laissant des boulevards idéologiques à des dogmes simplistes.

La vie dans des cages à lapin bruyantes,  vandalisées, empilées sur plus de 12 étages ne conviendrait à aucun de ces braves habitants des 16ème, 8ème, enfin tous ces braves résidents des beaux quartiers de Paris où vivent les contempteurs de la "racaille" des banlieues pauvres...

Vous avez reconnu cette prison à ciel ouvert, il s'agit bien de la Seine Saint Denis ou 9-3. Le 9-15 étant en voie de séquano-dyonisation...

Fin de la hollandisation du discours calqué sur le fameux :"mon adversaire, c'est la finance..."


Salut les poteaux !

Pendant que je vendais laborieusement sur un marché populaire du 93 encastré entre 4 barres d'immeubles grisâtres, mes produits d'origine chinoise à une clientèle négociant à 20 centimes d'euro près -oui, oui, ça existe, je vous le garantis- j'ai éprouvé la sensation fort désagréable qu'en fin de compte, à force de fréquenter cette intense pauvreté, souvent joyeuse -est-il bien utile de le préciser- je m'habituais aussi lentement que sûrement à admettre qu'il s'agissait là de la marche normale d'une république où sur les frontons des édifices publics sont gravés la devise : "liberté, égalité, fraternité'.

J'ai beaucoup ri.

Jaune.

Je me suis dit que la vente de colifichets à ces ménagères leur donnait l'impression d'être riches, même si ces objets ne valaient qu'un euro. J'ai convenu que l'achat des 24 yaourts espagnols à consommer dans les 3 jours pour 2€ les rassasiaient. J'ai admis que les infects gâteaux industriels polonais sans date satisfaisaient la gourmandise des petits et des grands.

Finalement j'ai réfléchi et j'ai reconnu intérieurement que les ultra-libéraux qui nous traitent de bolcheviques, gardiens de goulag avaient raison dans leurs excès : je suis gardien-animateur-vendeur de produits bon marché dans un goulag version 9 point 3, la Seine Saint Denis.

Il est bon que vous le sachiez une bonne fois pour toute.

"Mon univers carcéral n'a pas de clôture électrifiée, il ne dispose pas de miradors, ses habitants ont un nom....."

Pour la suite, retournez au début de ce billet.

Fidèles lectrices et lecteurs, il nous faut gagner la bataille contre ces libéraux qui accentuent leur pression, question de survie !

Foi d'oiseau lucide à la queue rouge !
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jeudi 5 janvier 2012

Scènes de la vie pitoyable d'un camelot du 9-3. La fin sordide et onirique...

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Salut à vous, amis passagers. Attachez vos ceintures et placez votre sac vomitoire à proximité : on ne sait jamais...

11h 30 dans un grand marché populaire.

Les clients sont revenus. Trop nombreux. Je suis débordé.



J'entends alors un concert de griefs : en vrac, je serais trop lent à servir, je ne serais pas assez attentionné, trop radin, pas assez explicatif, malhabile pour remplacer les piles aux télécommandes de voitures ou aux montres, j'aurais laissé un client passer devant un autre...

Je commence à bouillir.

Je prends un miroir et me regarde 3 secondes : je ne me reconnais pas. Mon teint est verdâtre. 2 canines de la mâchoire inférieure devenue prognathe dépassent de mes lèvres amincies, mes yeux ressemblent à ceux d'un crocodile. Mes pupilles prennent la forme d'un trait vertical...

Je me sens nerveux.

Un client m'appelle : il est devant les parapluies. Il m'apprend qu'un type vient de m'en faucher 3.
Je lui demande pourquoi il ne m'a pas prévenu au moment du forfait. Il m'a répondu qu'il avait peur de se faire châtier par le malandrin.
La trouille, comme d'habitude.

- J'attends depuis 1/2 heure ! Exagère un type avec sa contrefaçon de Rolex. Sa montre est tellement fausse que la marque est orthographiée Rolleyxe. Habituellement j'aurais ri.
Il veut une pile à 2 € qu'il souhaite me payer 1 €. Il parait qu'il a acheté sa tocante 400 € en Arabie Saoudite. Par égard pour son amour propre je lui déclare qu'il a fait une affaire splendide : le type se rengorge. La foule applaudit presque.

Soudain à bout de nerfs,  je lève la main droite. la paume en l'air. Je balaie l'assistance. Le silence se fait. Je me prends pour un tribun.
Je parle lentement.
- Mes amis, vous êtes pauvres comme moi. Nous sommes embarqués sur le même bateau. Nous sommes exploités par le grand capital et ce négrier de Sarkozy. Il faut que tous les malheureux, fassions acte de solidarité pour combattre ce libéralisme diabolique qui nous opprime.

Un blanc. Puis j'entends une voix.

- Faudrait pas exagérer, moi je ne suis pas pauvre : je viens d'acheter un écran plat de 102 cm avec tout l'équipement home cinéma !
- Et moi, renchérit un autre j'ai une Xantia Citroën de 2001 !
- Regardez mon iphone 4 ! Avec un objet pareil, vous m'accusez d'être pauvre, espèce de malappris ! Fit un autre en  exhibant son portable.

Vous êtes scandaleux de nous traiter de pauvres, sale communiste ! éructa un 4ème La foule rugit de colère.

- Les politiques, tous pourris ! 

TF1, France télévision, i-télé,  BFM télé, RTL, Europe 1, France inter, RMC, Le Figaro, Le Nouvel Obs, l'Express, le Point, Marianne, l'UMP, le MoDEM et plus 50 ans de propagande bien orchestrée avaient  atteint leur but. Je m'aperçus avec effroi combien la conscience politique des masses laborieuses s'était diluée dans un matérialisme dément et superficiel...

Si Karl Marx s'était retrouvé à mes côtés, nul doute qu'il se serait évanoui en constatant ce qu'il était advenu du prolétariat et de la conscience de classe. 

Quelques larmes coulèrent  de mes yeux. Des larmes de crocodile. 
Je compris à ce moment combien les partis politiques de gauche, en l'absence de moyens de communication importants, en l'absence d'une idéologie claire, en l'absence de convictions, avaient perdu de terrain auprès de l'électorat populaire !
Désespéré, j'étais.

À ce moment un public d'une trentaine de personnes stationnait devant mon stand.

Le propriétaire de la Rolleyxe hurla : "Bon sang, vous allez la faire ma montre, espèce de feignant ! Le client est roi, nom de Dieu !" Il parlait comme un patron... Oui, vous ne rêvez pas :  il me parlait comme un maître à son esclave .
J'ai posé sa montre sur ma planche de travail, j'ai saisi un marteau dans ma caisse à outils et j'ai éclaté la montre devant une foule ébahie.

Un cri d'horreur. Des yeux incrédules devant cet acte abominable.

Le type a regardé ce qu'il restait de sa montre, m'a regardé, a observé les débris, m'a observé, interdit, les larmes aux yeux. Il a récupéré soigneusement les débris qu'il a placé dans un sac plastique et a déclaré à l'assistance qu'il partait chercher la police.

Soudain, mon voisin hurla : "Vu à la télé, vu à la télé sur M6 boutique : Pour 20 € je vous offre un flacon de Chanel 5, un de Chanel 19, un d'Angel de Thierry Mugler, un Dior homme, un Azzaro, un Flowerbomb ! Distribution gratuite d'échantillons !"

La foule se rua. Plus un client devant mon stand. Non seulement ces gens n'avaient plus aucune conscience politique mais en plus, ils étaient manipulables comme des caniches crédules puisqu'il d'agissait, bien évidemment, de grossières contrefaçons... Misère !

Le détenteur de la Rolleyxe arrivait, accompagné de 3 agents armés de Tasers et de flash balls. Il est là, cet assassin, dit-il en me montrant du doigt.

Je ne sais ce qui m'est arrivé mais j'ai pris un parapluie par la pointe, j'ai poussé un hurlement dans un accès de violence inouï,  j'ai fait dégringoler mon stand et celui du posticheur de parfums d'à côté. Je me rappelle avoir vu des visages terrifiés. Une atroce décharge d'électricité me foudroya puis le néant.
Quand je suis revenu à moi, une camisole m'enveloppait les membres supérieurs.

- Le peuple nous a abandonné, gémis-je. Ce n'est pas possible. Les gens n'ont plus aucun sens du combat politique ni de la défense de leurs droits. Il nous faut reconquérir le terrain perdu grâce à de nouveaux arguments et de nouveaux médias, hoquetai-je en sanglotant...

Une musique violente. J'ouvris un œil : le radio-réveil indiquait 5h20. J'étais tellement emberlificoté dans ma couette que mes bras étaient complètement liés. Ma compagne ronchonna : "impossible de dormir, tu n'as pas cessé de parler politique et de te plaindre pendant ton sommeil ! C'est insupportable !"

Amies lectrices, amis lecteurs, j'espère ne pas trop vous avoir ennuyé avec mes histoires à la con qui se terminent toujours dans un délire complet mais dans ce que j'ai décrit, plus de 70% des réflexions et attitudes sont réelles .

Les présidentielles se gagneront grâce à l'électorat populaire ou se perdront sans lui.
À bons entendeurs...

À après.
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En ce début d'année, que tous ceux qui ont daigné diriger un lien vers moi depuis le mois dernier soient remerciés !

Alter Oueb  A perdre la raison   Variae  des pas perdus  Arnaud Mouillard  Le grumeau  Ruminances  Ecume de mes jours  La Maison du Faucon  De tout et de rien, surtout de rien d'ailleurs  A toi l'honneur !, la suite... Princesse101  Choblab  Le blog de Laurent Grandsimon  Carnet de notes de Yann Savidan  les échos de la gauchosphère  Une Autre Vie  Chez El Camino  Bah !  Partageons nos agapes  Olympe et le plafond de verre  Le Blog de Gabale  Monsieur Poireau  Mon avis t'intéresse  Je n'ai rien à dire ! et alors ??  Répertoire de la Science Fiction  Philippe Méoule  Le Pudding à l'Arsenic  Traqueur Stellaire  Je pense donc j'écris  MINIJUPE  La lettre de Jaurès  Les aventures d'Euterpe  Du trASh et DeS bAiSerS!!!  Détours à Tours  Parti socialiste de la ville d'Anzin

lundi 2 janvier 2012

Scènes de la vie trépidante d'un camelot du 9-3. Clignotant rouge sang 3/3.

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Bon ! Les amis, maintenant on va passer aux choses sérieuses.

Je ne vais pas vous parler de mes potes sans-papiers qu'on côtoie sans cesse sur les marchés. Pakistanais, Indiens, Afghans, Égyptiens. Musulmans chiites ou sunnites,  chrétien coptes, indouistes, sikhs, animistes, protestants ...
Ceux là sont au marché à 5h 30 - 6h du matin pour aider à vider un camion, à monter un étal pour 10 € à tout casser.ou pour 25 € la matinée jusqu'à 15 h. 



Je peux témoigner que ce sont de braves gens, courageux, honnêtes, touchants, mus et déterminés par on ne sait quelle volonté : je sais bien que très peu de français de souche auraient le cran de partir à l'étranger dans un pays hostile comme ils le font, loin de tous, sans parler la langue... 

Mais bref ! J'en parlerai plus tard car ceux qui en parlent le plus sont fréquemment ceux qui les côtoient le moins.

Ce n'est pas avec ces bandes de journalistes consanguins de la presse française, dont le médiocre boulot consiste à tourner en rond en se regardant en chiens de faïence à travers Twitter ou leurs blogs de merde pour commenter les potins de la politique spectacle et des affaires dont le peuple se fout éperdument, que vous serez mis au courant de la vraie situation sociale, amis lecteurs !

Le jour où un Aphatie ou même un  Plenel, un Giesbert, un Barbier, un Schneidermann, un Zemmour ou un Cohen vous parlera de la banlieue et de ses acteurs sociaux, des conséquences de ce qu'on observe chaque jour pour la France de demain, les exclusions, les rancœurs, les haines, les espoirs, vous pourrez vous dire que les journalistes servent enfin à quelque chose.

Pour le moment, il ne servent qu'à se faire un max de blé. Ils ne sont pas journalistes mais de vulgaires journaleux de merde.
Si j'étais patron de presse, je les virerais avec pertes et fracas, Ces gens coûtent trop chers pour ce qu'ils informent et ce qu'ils valent. 

Sans imagination, médiocres, épiant ce que fait l'autre qui, lui même, surveille ce qu'a dit l'un. Vivant en vase clos, hors du vrai monde, égocentriques, certains d'avoir du talent alors que la plupart sait à peine écrire correctement, beaucoup des grands noms du journalisme français d'aujourd'hui ne connaissent plus rien de ce monde  où comme moi, on n'a pas les moyens de se soigner, où chaque facture est une mauvaise nouvelle, où chaque échéance est un calvaire !

Ce monde de journalistes people où on se congratule, on se copie, on se guette, on se jalouse, on n'invente rien de nouveau. On calcule sa notoriété, ses parts de marchés, son future cachet, on fait écrire par un nègre un livre bâclé car on n'a jamais su écrire correctement la langue. 

Cet univers consanguin du journalisme ressemble à une sorte d'aquarium où on s'embrasse, on se suce, on se caresse, on se griffe, on s'encule, on se mélange, on se reproduit, on jouit, on crie, on se masturbe, on s'aime, on s'adore, on aimerait tellement faire l'amour avec soi-même ! Et l'autre journaliste, n'est-il pas son propre reflet ?

Je crois que dans la Presse, il est temps de procéder à un grand ménage de printemps avant que les politiques ne s'y attellent ...

Amis, j'avais débuté ce billet pour continuer la 3ème partie de ma saga mais mon texte est parti en couilles.

Je vous prie d'accepter mes plus plates excuses.

 Enfin une dernière précision pour dire que je ne rêve absolument pas au métier de journaliste. Je n'en ai ni le style, ni les compétences, ni même les ressources intellectuelles. C'est la raison pour laquelle je peux m'en prendre à eux sans craindre quoi que ce soit en retour.

J'ai été, suis et resterai un petit blogueur de merde qui n'a de compte à recevoir de personne : c'est la raison pour laquelle j'adore donner des leçons à tous ceux qui me gonflent.

Je remercie celles et ceux qui m'ont souhaité la bonne année mais par une superstition qui m'est propre, j'éviterai la réciproque

Portez vous bien et à après !

Par un étrange concours de circonstance mon billet est parti tout seul à la publication. Je laisse le titre. 
Je commence bien mal l'année, moi... Et pourtant j'ai travaillé dimanche


"Alea jacta est" comme disait César...

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jeudi 29 décembre 2011

Scènes de la vie quotidienne d'un camelot du 9-3. Clignotant orange 2/3.

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Je continue mon récit, camarades,

10 heures du matin.

En pleine  séance d’atermoiements, un pote gitan vient me chuchoter dans le creux de l'oreille qu'une escouade composée de contrôleurs de l'URSAAF, de douaniers et de gendarmes vient de débarquer : ils sont au moins un trentaine.



Branle-bas de combat partout. Surtout chez les fruits et légumes à cause du personnel : les étalages de 20 mètres ne disposent plus qu'un ou deux employés pour servir.
Je sais que les gardiens de l'ordre font un repérage anonyme avant d'attaquer et connaissent déjà leurs futurs souffre-douleurs.
Brutalement, je me retrouve avec une armée de contrôleurs face à moi.
- Je suis innocent ! plaisanté-je
Ils n'ont pas ri. J'ai du commettre un vol avec mort d'homme vu la façon dont ils me jaugent...

Mes clients ont subrepticement disparu. Des keufs autour de votre stand font le même effet que si on vous aspergeait de 3 litres de lisier de porc : plus personne ne souhaite vous approcher.

Je présente ma carte professionnelle, un Kbis de 6 mois (j'ai oublié d'en commander un de moins de 3 mois), mon assurance à jour.
Ils me demandent une facture de lunettes de soleil car ils estiment qu'une paire ressemble au dernier modèle de chez Chanel. Une paire que je vends à 3 € ! Je préfère en rire...
Évidemment les factures me manquent étant donné que mon matériel date de l'été dernier. J'ai du utiliser mes facture pour la comptabilité.

Le chef douanier parle de saisir tout mon étal, camionnette comprise... Visiblement, ils me prennent pour un con : je continue à le jouer admirablement en y ajoutant la scène de la peur. Le con peureux fait toujours recette chez les flics : ils adorent le personnage !
Horreur ! Dans mes parapluies, il découvrent un parapluie à 3 € façon "Burberrys", la grande marque anglaise. Dans des lots de 60 parapluies, les Chinois en distille parfois un.

Mon cas s’aggrave. Un gendarme semble préparer des menottes toutes clinquantes quand un type arrive en courant et parle à voix basse au responsable de section. Tous déguerpissent en courant dans la seconde. Je ne les reverrai pas.

Bien entendu, pendant 40 minutes, je deviendrai le pestiféré du marché. Plus de clients : les mêmes qui se précipitaient, il y une heure me regardent avec dégoût. Pas grave, ils reviendront.

Un gars qui fait la manche pour la construction d'une mosquée se met carrément devant mon stand en psalmodiant. Je lui demande de me laisser travailler : il me rétorque que je n'ai pas de client devant mon étal. Je le regarde avec des yeux pas trop bienveillants mais avec un sourire d'acier. Il me sourit et va se placer 10 mètres plus loin.
Les barbus sont assez sympathiques en général sauf certains jeunes qui se la jouent Afghans romantiques ou maquisards de banlieue. Trop jeunes, mes fils, c'est pas au vieux singe qu'on apprend à faire des grimaces !

Sur les marchés ou dans les quartiers, si vous voulez éviter les emmerdes, il  faut vous affubler d'un regard d'acier et d'un sourire aux lèvres, montrez aussi beaucoup de respect mais surtout épargnez-vous les expressions de peur ou de mépris.

J'attends.

Mon voisin qui possède un étal de 25 mètres vient me chercher en me reprochant de m'être trop collé à son stand. Je lui signale que je ne dispose que de 6 mètres. Il commence à s'énerver. Je lui déclare en souriant que je vais faire mon maximum.

C'est encore un tuyau que je vais vous donner les potes, quand un keuf ou un individu mal intentionné vous demande quelque chose, acceptez avec le sourire, puis, ne faites rien :  laissez le temps résoudre le problème... Votre impétrant finira bien par se lasser.

Auparavant, je m'énervais tout de suite et les insultes fusaient : tout se terminait mal, comme l'amour en général. Désormais, je sais rendre raide dingue un nerveux qui ne se contrôle pas. C'est le privilège de la sagesse et de l'expérience.

Ma semi arrestation a fait le tour du marché : en certains endroits, il est plutôt prestigieux  d'être suspecté par les poulets. Certains en déduisent que ma marchandise a plus de valeur que les misérables 3 € auxquels je l'écoule ! Peut-être suis-je même un cambrioleur de luxe qui se sert du métier de commerçant sur les marchés comme d'une adroite couverture ?
Les voies de la renommée sont impénétrables.

Les clients reviennent... Les ennuis aussi.

À après pour la suite de la saga. Merci de votre passage.

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lundi 26 décembre 2011

Scènes de la vie quotidienne d'un camelot ordinaire. Clignotant vert 1/3.

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Clignotant vert.

9 heures du matin.

- Sont à combien vos petits parapluies ?
- 3 €, madame.
-Valent rien, s'retournent au premier coup de vent ! C'est de la merde chinoise.
- J'ai celui-ci à 8 € qui s'ouvre, se referme et se révèle très solide grâce à ses baleines en fibre de verre.
- Oh la la ! C'est bien trop cher ! Je le prends à 3 € ?
- Non madame. Je n'aime pas qu'on me considère comme un imbécile...
- Alors 5 € ?
-Non. 8 € et à ce prix là, c'est cadeau, madame !
- C'est tout ce que vos avez comme assortiment de couleurs ?
- Oui madame.

Je ne m'occupe plus d'elle. Celle-là commence à me les briser menues. Je ne lui réponds plus. Elle s'éclipse en rasant les murs.



- Bonjour M'sieur, j'ai acheté des piles de montre chez vous : elles ont tenu 3 jours ! Fit celui-ci avec un  air réprobateur et la voix la plus forte possible . Du coup, 2 clients, entendant le reproche se cassent discrètement...
- Ah ? Fis-je, je vais voir...
Je démonte la montre, la marque de la pile ne correspond pas à celles que je vends.
- Ce n'est pas une de mes piles, monsieur...
- Ah, je croyais !

Ce salopard, en effarouchant la clientèle, m'a fait disparaître 2 personnes dans la nature. Dommage que nous ne soyons plus au Far West en 1857, j'aurais dégainé et lui aurais vidé mon barillet entier dans la tête...

- C'est combien la pile de montre ? 
- 2 € la "Varta" de fabrication allemande 1,50 la pile chinoise.
- C'est cher ! Allez, faites moi l'allemande à 1,50 €.
Monsieur, je ne vends pas la Mercedès au prix de la Clio.

Commence à me gonfler ce type, je vais me le faire...
- Bon ! Ben mettez moi une bonne Fit-il en me tendant une vieille tocante à 18 sous de 1923.

Je démonte la montre avec une clef spéciale, je mets la Varta : la montre ne bouge pas. 
- Votre montre est fichue, lui annoncé-je, l'air sinistre pour atténuer sa douleur...
- Impossible ! Elle a 20 ans cette montre ! Ce sont vos piles qui ne valent rien !
- Les mécanismes de montres sont comme les organes humains : ils s'usent avec le temps. Regardez, vous avez quel âge, vous ? Fis-je sarcastique
- Oh ! En tout cas, je parais encore bien plus jeune que vous !

Touché.
Il fait ses 70 ans bien tassés. Je m'étrangle. Je tâte mes poches : merde ! Je n'ai pas de grenade sur moi mais il me reste mon couteau suisse...

Je sors mon voltmètre, je mesure ma pile et lui montre le résultat sur mon cadran numérique : 1 volt 58. La pile est gonflée comme un bourgeon fruitier du mois d'avril.

- Bon, bah tant pis ! Remontez la moi.
Le type ne me crois pas. Je lui rends sa montre. Il part sans un mot, sans un merci, me laissant la pile ouverte en vrac...

À ce moment, je maudis ces tas de crétins qui imaginent le commerçant du marché comme une espèce de rapace, une sorte d'escroc tout juste capable de se servir sur la misère humaine.

- Monsieur, vos lunettes de soleil sont à combien ? 
- 3 € pièce, madame
- Elles protègent bien contre les UV (ultra-violets) ? Je les trouve bien chères !
- À ce prix, qu'espérez vous madame ? Elle sont estampillées CE, filtrent les UV à 100 %  et leur indice est de 3 sur 4...
- Et si je vous en prends 2 à 5 € ?

Je commence un peu à me lasser, je laisse les 2 paires à 5 €. La femme essaie une dizaine de paires tirées de mon présentoir avec 4 ou 5 paires dans chaque main et se contemple interminablement dans un miroir. Je connais la ruse : je ne la quitte pas des yeux. 

Finalement, tout en m'observant du coin de l'œil elle en prend une paire et me donne 2,50 €.

- Mais j'avais dit 2 paires pour 5 €.
- C'est la seule paire qui m'aille, renchérit-elle en s'éloignant avec un sourire commercial.

Encore une qui m'a roulé. J'ai l'habitude.

Parfois, je déteste ce métier de semi clochard. Méprisés par le public. Représentants exclusifs de la lie de l' humanité, considérés comme des voleurs par les honnêtes gens, comme du gibier par des voleurs, comme des suspects par la police, comme des profiteurs par les gauchistes, comme des minus par les bourgeois, comme des moins que rien par les jeunes femmes,  personne ne nous aime vraiment.

Le prochain billet montera crescendo vers une apothéose que je vous annonce follement drôle et sanglante à souhait.
Notre saga dérisoire comportera 3 volets.

À après, amis internautes, vous qui comprendrez que malgré ma proximité avec une humanité pas si généreuse que ça, mes convictions gauchistes sont néanmoins véritablement chevillées au corps...  
Oui, je revendique haut et fort ma position de véritable Saint laïque.
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jeudi 10 novembre 2011

Quand les marchés abusent, la révolte fuse. Proverbe à 5 centimes d'euro.

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Mes biens chers camarades, je vais vous dire une bonne fois pour toutes : il  faut absolument soutenir nos camarades financiers qui régissent les marchés !


Héraclès et l'hydre de Lerne.


Vous me regardez, interloqués, en vous disant l'air désemparé, ça y est, l'ami Cui cui a disjoncté ! Peut-être même s'est-il fait corrompre par un fond de pension qui lui a promis la direction d'un "pure player" de plus avec la prestigieuse carte de presse ! À lui la notoriété et l'admiration des blogueurs "mode" et des blogueuses "sexe" qui en écrivent plus qu'elles en font, celles et ceux qui lèchent avec gourmandise les influents, les célébrités du Net, les journalistes frimeurs, les blogueurs qui sont référencés par les médias officiels et tout et tout !

Quel salopard ambitieux, ce Cui cui qui se la joue humble gauchiste pour mieux nous gruger !

Et bien, cher(e)s ami(e)s, pas du tout !

Vous savez pourquoi ? Parce que ces cons de marchés financiers sont en train, à force d'arrogance, de prétention et de cupidité, de scier la branche sur laquelle ils sont perchés !

Plus les dirigeants leur en donnent plus ils en veulent : ils ont eut la peau de Papandréou, les bourses remontent puis s'écroulent. Ils ont eu la tête de Berlusconi, les bourses remontent puis s'écroulent aussitôt.
Quelle tête va désormais garnir la pique des banquiers ? Zapatero ?

Qui visent-ils ? Sarkozy ? Merkel ? Les deux ?

Ne vous leurrez pas : l'Allemagne, malgré la morgue de ses dirigeants, passera à la casserole comme tous les pays qui l'auront précédée. Ce n'est qu'une question de temps...

Qui se cache donc derrière ces zombies de marchés ? Ces fonds anonymes, issus de paradis fiscaux, sont bien possédés par des propriétaires en chair et en os ou des personnes morales, n'est ce pas ?

Assiste t-on à une alliance incestueuse entre les fonds de pension américains, les banquiers milliardaires internationaux, les monarchies du golfe, les richissimes russes et le PC chinois pour couler le modèle européen qui menace par son exemplarité la paix sociale de pays totalitaires comme la Chine ?

Existerait-il un complot politique et économique pour mettre l'Europe à genoux ? 

Quelle est cette nouvelle norme qui consiste à placer à la tête des pays ruinés des technocrates issu des milieux bancaires les plus corrompus ?

Les pays européens sont-ils devenus des filiales de banques ? Sont-ils en redressement judiciaire sous la tutelle des banquiers sino-saxons ?

À quand le sinistre Trichet, premier ministre ? Jean-Michel Aphatie, ministre de la propagande ?

Lorsque nos économies seront exsangues à force de paiement d'intérêts, de dettes, de désindustrialisation, de délocalisation et d'austérité, il nous faudra bien réagir avant de devenir des salariés corvéables et payés misérablement comme en Chine, non ?

Les marchés dynamitent leurs propres intérêts et entament le cercle infernal, dans lequel nous serons certes broyés, austérité --> récession --> chômage --> faillites --> révoltes sociales --> ?, mais la crise économique qui en résultera  laissera les financiers sur la paille. Comme en 1929 avec ses conséquences tragiques.

Les "marchés financiers" sont une sorte d'hydre insaisissable, sans intelligence ni empathie, dont le seul but est de faire de l'argent. Qu'importe les individus qu'elle écrase, l'avenir de l'humanité lui importe peu dès lors que sa cupidité est satisfaite.

Il me semble que c'est la première fois, dans notre histoire, qu'une organisation totalement anonyme disposant d'autant de puissance met en péril, non seulement la survie écologique, mais aussi les structures culturelles et économiques de notre civilisation.

Je crains que le seul choix des citoyens ne soit d'assister à l'agonie, qu'on souhaite la plus rapide possible, de ce système inique.
Plutôt que de souffrir durant des dizaines d'années pour rien si ce n'est d'un esclavage plus ou moins consenti.
 
Comme on observe le suicide du scorpion affolé, entouré par les flammes.

"On reconstruit toujours plus solidement des murs neufs sur la terre brûlée." Proverbe corse...


Mille pardons d'être parfois  si véhément alors que je ne suis qu'un pitre pompeux, limité, même pas militant.
Je vous embrasse. À après.
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lundi 29 novembre 2010

Mais arrêtez donc de nous raconter des conneries sur les banlieues, bordel !

Chers amis,

Las de supporter des doses actives de publications débiles sur la vie dans les banlieues, permettez moi de vous donner le sentiment d'un pauvre type en immersion depuis 30 ans dans ces doit-disant coupe-gorges que décrivent de pauvres médias en mal de sensations.




Figurez vous chers lecteurs, si vous ne le savez pas encore, que je suis un de ces demi-clochards qui vend des objets hétéroclites sur les marchés populaires des 9-3, 9-4 et 9-5 de la banlieue pourrie de la région parisienne.

Selon beaucoup de médias, toujours aussi bien informés - ne riez pas -  à la solde de la bande du Fouquet,  les lieux diaboliques que je fréquente sont d'autant plus terrifiants que nos braves petits vieux,  particulièrement courtisés et influençables, assommés par une propagande habile n'en finissent plus de demander qu'on restreigne toujours davantage les libertés de leurs cadets, dont ils n'ont que faire, afin de rétablir un ordre illusoire qui ne viendra évidemment jamais.

En effet, j'évolue dans le fief des barbus musulmans intégristes, les couteaux affutés prêts à  égorger les "roumis" infidèles. Je navigue également au milieu de la "caillera" (racaille) des cités, prompte à détrousser l'honnête citoyen apeuré afin d'assouvir ses vices, ses mauvais penchants et refourguer sa drogue. Enfin, je côtoie ces gitans asociaux, voleurs de poules depuis l'éternité, qui faute de volailles caquetantes dans les cités s'en prennent à tous les biens de consommation courante.

Il s'agissait évidemment de ma séquence "humour", néanmoins je vous interdis de rire... Parce que certains vont prendre la déclaration précédente en italique, au premier degré et je risque fort de m'en attrister.


Bref, mes chers amis, je vous rassure : le paragraphe alarmiste décrivant une situation volontairement dramatisée, une caricature outrancière diffusée quotidiennement dans la presse, un tableau apocalyptique que pourtant, des tas de journalistes et de blogueurs ignorants et craintifs reprennent sans véritablement connaître la véritable situation vu qu'ils demeurent bien loin des quartiers incriminés est infiniment outré... Comme si le problème principal de la France était la préservation d'une supposée pureté culturelle, religieuse et ethnique, voire même la crainte d'une guerre civile ourdie par des religieux fanatiques ivres de sang !

Billevesées !

Selon moi, le problème est essentiellement social.

Comme les "blousons noirs" d'une certaine époque, devinrent les épouvantails des anciennes générations tremblotantes ; tels les hippies qui symbolisèrent brièvement le cauchemar d'une France en pleine décadence ; les quelques intégristes religieux musulmans qui hantent, maladroitement et sans grand succès le macadam de quelques cités, et obsèdent surtout l'esprit tortueux de citoyens bien loin du théâtre des évènements mais téléguidés par un pouvoir  aux abois qui a besoin du spectre de la peur pour se maintenir.

Parce qu'autant vous dire, que depuis 30 ans que j'écume les pires endroits des banlieues dites à problèmes, j'affirme avec force que dans la lutte idéologique entre un Islam irréductible et les valeurs marchandes de la société occidentale, le combat est largement inégal : dans toutes les couches de la population des quartiers, les valeurs païennes de la société de consommation, de l'individualisme à outrance, du fric roi, de la jouissance rapide, de la notoriété, de la télé comme référence messianique, bref toutes ces valeurs que personnellement, en temps qu'incroyant modéré j'exècre, ont laminé, écrabouillé, haché menu, concassé, pulvérisé les dogmes d'un Islam rigoureux dépassé par la modernité.

Et il semblerait que dans les pays du Maghreb, la situation aille de pair.

Bien entendu, il reste quelques minorités fanatiquement vissées sur leurs traditions mais le matérialisme occidental, dans son infinie faiblesse supposée et étalée à longueur de coupures de presse a largement gagné son combat contre l'intégrisme musulman.

Contrairement à ce qu'on vous raconte.



Loin de moi l'occultation des nombreux problèmes inhérents à la getthoïsation , à la pauvreté et à l'exclusion de certaines populations mais j'ai tenu à rectifier certaines allégations fallacieuses que je ne retrouve pas sur le terrain.

Messieurs Zemmour et Finkielkraut  discourant sur la situation dans les cités, sur l'Islam et les bandes de loubards est un spectacle aussi grotesque, ridicule et absurde que celui qui montrerait votre serviteur devisant sur l'aspect théologique du Concile de Vatican 2.

Ce qui n'est pas peu dire... Leur légitimité est quasiment nulle, néanmoins plus c'est gros et simpliste, plus ça passe !

Diantre ! Si ces gens sont les "intellectuels phares" de la pensée française, je comprends mieux l'état actuel de délabrement de la société et l'état de déréliction de notre beau pays ! 

Amis, résistez aux propos de ces nombreux hommes de médias plus ou moins cultivés, même s'ils vous paraissent plausibles, rappelez vous que ces gens qui ont un avis sur tout, sont loin de posséder une culture et une expérience universelle. Fiez vous à vos observations, à vos réflexions et à ceux, pas forcément connus - et je ne plaide pas pour ma paroisse - qui semblent, dans leur domaine, vous apporter une vision différente.


Lectrices, lecteurs, j'espère vous avoir un peu intéressé mais rappelez vous que je ne suis pas un de ces solides experts digne de figurer dans les émissions des ineffables Yves Calvi et Jean-Michel Aphatie, journalistes officiels de la bien-pensance qui n'ont jamais mis un pied dans quelque banlieue que ce soit, si ce n'est celle de Neuilly-sur-Seine.

Mais après tout, ces olibrius ne sont ils pas payés grassement pour nous enfumer, nous distraire et nous raconter des fariboles et des conneries politiciennes sans grand intérêt ?

À après.