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mercredi 26 mars 2014

Un si joli dimanche de pêche.

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Avertissement préalable : ce récit champêtre ne contient ni message subliminal, ni la moindre interprétation malicieuse, ni un quelconque symbole politique caché. N'y voyez qu'une vague parabole foireuse. Il ne dépeint que le joyeux déroulement d'un dimanche entre copains sans évènements particuliers.




Arf, mes aïeux, quelle marrade ce dernier dimanche 23 mars 2014 !

Je vais vous raconter...

Nous avions convenu Fabrice, José et moi, d'une sortie "pêche" à Attichy dans l'Aisne, près de Compiègne, sur un étang dont nous payions une cotisation à l'année. Nos femmes, trop contentes de se débarrasser de nous -à 40 ans, après 20 ans de mariage, toute séparation momentanée devenant  un instant d'intense bonheur- prévirent d'aller faire chauffer nos cartes bleues dans les centres commerciaux de Parinor.

Nous avions choisi ce jour car aucun évènement particulier ne venait entraver ce pur moment de bonheur campagnard. Chacun ayant amené sa caisse de 24 bières, nous étions parés pour quelques heures, d'autant que j'avais pris le soin d'emporter mon barbecue, une vingtaine de merguez, 6 steaks et quelques sardines. Un cubitainer de 15 litres de vin de la communauté européenne particulièrement gouleyant fut prévu pour arroser nos glottes asséchées. Je ne parle pas, bien entendu des 2 magnums de Pastis destinés à nous mettre en bouche...

Bref, une journée paradisiaque se profilait sur l'étang fumeux, il était 7 heures du matin, il faisait frisquet mais le ciel était clair. Les corneilles et autres hérons semblaient souffrir d'un engourdissement nocturne malgré l'absence remarqué du moindre souffle d'air.

Nous avions l'habitude de concourir entre nous : chaque quart d'heure, celui qui prenait le moins de poissons devait offrir un coup aux autres. José se trouva vite dépossédé de son stock de bières car c'était un bien piètre pêcheur. La matinée fila très vite et c'est titubants que nous nous installâmes autour de la table de camping pour prendre l'apéritif.

Les rires gras fusaient sur des plaisanteries lourdes et de mauvais goût. Dans notre entourage, on nous appelait "les 3 beaufs" en souvenir du fameux  film des Inconnus, "les 3 frères" ! Fabrice pétait sans cesse, ce qui nous mettait à chaque fois de joyeuse humeur. Même les corbeaux qui lorgnaient nos restes semblaient participer à la fête.

Nous terminâmes le repas à quatre pattes, José partit ronfler sous la table, Fabrice et moi, rejoignant le bord de l'étang, pour continuer à vider l'étang de toute existence aquatique.  Trop ivre, Fabrice glissa dans l'eau les pieds pris dans la vase jusqu'à la taille. Je hurlai de rire mais il le pris très mal et m'attira dans l'eau. 

De colère, je lui collai une mandale qu'il me rendit avec application. José réveillé mais hébété s'avança et pris un coup de genoux dans les parties. Une bagarre générale s'ensuivit. Le visage tuméfié, des bleus partout, nous nous arrêtâmes pour boire un peu d'eau de vie et rigoler en regardant les traces de coups sur nos visages marqués !

 - Encore un coup que les boches n'auront pas, hurla José ! Nous éclatâmes d'un rire franc et loyal.

- Qu'il aillent se faire enculcant ! Lança Fabrice, incapable de prononcer correctement le terme exact.

La journée se termina ainsi dans la joie et la bonne humeur avec une ambiance de franche camaraderie qui sied particulièrement à nous autres Français moyens.

Nous avons alors convenu d'une prochaine sortie de pêche, dimanche 30 mars 2014 car rien ni aucun évènement important n'aura lieu ce dimanche si ce n'est le passage à l'heure d'été !


Bonne pêche !
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mardi 5 mars 2013

Le Front National ou le bal des faux culs. De l'instrumentalisation comique du langage.

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Par la sainte barbe  fleurie de Marx !

Ami(e)s,

Savez-vous à quoi on distingue  un journaliste tristement con, passablement ignorant ou de mauvaise foi à un vrai journaliste, denrée de plus en plus rare de nos jours, il nous faut hélas bien l'admettre ? Les cons et les manipulateurs (et dieu sait s'ils sont légions) vous mettent le programme du front national sur le même plan que l'idéologie du front de gauche en taxant les deux doctrines d'extrémistes et totalitaires, les seconds, plus honnêtes, sachant bien que les philosophies de chacun des deux partis n'ont pas grand chose à voir.



Cette ambiguïté, cultivée à dessein par nos éditorialistes, est consécutive au virage doctrinal de 180 ° engagé par le front national ! Ce mouvement dont j'ai toujours suivi avec intérêt  l'évolution politique depuis papa Jean-Marie, digne continuateur de Pierre Poujade, défenseur acharné des petits commerçants, des propriétaires, des grenouilles de bénitier, des nazillons en déshérence, des vieux fafs xénophobes, des petits blancs déclassés des grandes métropoles, des royalistes illuminés, des rescapés de l'Algérie française, des patrons de PME et grandes entreprises chères à Sophie de Menthon et des petits cultivateurs de la France éternelle et terrienne qui ne ment jamais.

Sa plate-forme économique se résumait en gros au slogan :

 "vive la propriété, obéissance à l'ordre social issu d'une hiérarchie naturelle que Dieu et nos rois nous ont légué à travers des siècles et des siècles, gloire au sabre et au goupillon, priorité à la préférence nationale, les immigrés dehors, halte aux slogans des rouges collectivistes qui répandent le chaos et donnons un coup d'arrêt aux droits sociaux des travailleurs et des chômeurs  !"

Ce programme ressemblait comme un nez de bœuf au milieu d'un troupeau de bovidés à la plate-forme simpliste de feu Pétain des sinistres années.

 Marine Le Pen a bien compris qu'avec une telle profession de foi, elle allait droit dans le mur. Du coup, comme elle est fine mouche, elle s'est demandée comment appâter le chaland xénophobe issu des anciens communistes en rupture de ban et autres paumés apolitiques (donc de droite) ou populistes dégoutés  de la politique...

Elle a convoqué Gérard Majax le magicien. D'un coup de baguette magique, la doctrine moisie frontiste qui sortait des armoires patronales poussiéreuses  du 19éme siècle s'est transformée, la crise l'y aidant, en un pâté de gauche avec d'énormes morceaux de gras islamophobes et souverainistes !

Ô miracle ! Le front national est devenu un gloubi-goulba, un fourre-tout absurde  de simili-gauche - un peu  ce que  le skaï est au cuir - avec une philosophie xénophobe de droite extrême qu'elle a gardé de papa, normal, c'est son fond de commerce,  et une grande réserve quant aux droits sociaux des employés et ouvriers.
En fait le programme du front national a le goût de la gauche, la couleur du peuple et les accents de la révolution universelle ! Sauf qu'il s'agit d'une purge, une contrefaçon mal foutue  qui vous rendra encore plus malade quand vous l'aurez absorbée car comme les lasagnes au cheval et au minerai de viande pourrie, vous vous apercevrez vite que sa composition est frelatée.

Avouez que la démarche est a-priori subtile car pour qui est un peu au courant de l'histoire de l'Italie des années 1920, le subterfuge a déjà servi avec succès. On en connait certains comme le duce Mussolini, qui se sont servis de la béquille de gauche et du populisme avec un certain aplomb et une grande habileté...

Mme Le Pen, sans vergogne s'est ainsi emparée des dogmes du front de gauche et de quelques penseurs intellectuels progressistes avec un culot qui en en imposerait au diable lui-même.

Elle a si bien  réussi son kidnapping que désormais, les journalistes de la nomenclature médiatique, avec leur habituelle mauvaise foi, accusent les partis de gauche de pomper sur le front national. Ce qui, avouons-le est le comble de l'absurdité : un peu comme si on accusait le christianisme de pomper sur l'église de scientologie !
D'aucuns pourront en mourir de rire d'autant que les médias, quelques uns par ignorance, les autres par rouerie font mine de tomber dans le panneau et d'attribuer les nouvelles doctrines du front aux intellectuels décatis et sans imagination d'une  extrême droite introuvable, tellement elle est parcourue de multiples courants confus et contradictoires !
  
Ami(e)s, à la vitesse où la blonde fille à papa pique les dogmes gauchistes, vous allez voir qu'elle va  s'approprier le marxisme et que le "Capital" va finir par devenir la bible du FN !
Pour attirer le pauvre électeur paumé, peu féru d'histoire, scandalisé et révolté par les gigantesques injustices et inégalités dues aux aléas du monde capitalo-financier actuel, rien de tel que faire semblant de hurler avec 80 % de la population qui n'en peut mais !

Imaginer qu'une Le Pen, un Philippot, un Alliot, une Maréchal voire un Gollnisch, manifestent avec les travailleurs contre le capitalisme,  les patrons voyous et leurs privilèges indus ne peut que faire marrer tout électeur un peu averti. 

Et pourtant...

Les faux-semblants et les masques de carnaval ont beaucoup de succès à notre époque ! Sans compter que les menteurs et manipulateurs sachant utiliser à bon escient des médias soucieux de conserver leurs privilèges, ont de beaux jours devant eux.

À toutes et tous, bises anarcho-gauchistes, de celles qui donnent des boutons, de l'eczéma et du prurit ! 
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mercredi 14 mars 2012

De la réflexion amusée sur une campagne électorale batarde.

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Ami(e)s...

Ayant de plus en plus de mal à supporter cette campagne présidentielle qui correspond de moins en moins à mes attentes, je suis atterré par le déluge de démagogie, de poujadisme et de populisme issu d'un président sortant dont la virginité virtuelle ferait  qu'on en viendrait à se demander s'il n'est pas né le 25 décembre 2011 du croisement entre le père Noël et Sainte Blandine !

Le tricheur à l'as de carreau George de La Tour  ou la campagne électorale à l'ancienne...

Je ne crois guère que les citoyens se fassent beaucoup d'illusions sur la sincérité de ses promesses électorales, ni sur la profondeur de convictions qu'il n'a jamais eu. Ce type est tout sauf un homme d'idées ou de certitudes si ce n'est en son ego.

La vraie politique n'existe plus dans ce grand bazar aux promesses, aux mensonges, aux faux-semblants et au baratin qu'est devenue la décatie 5ème république. Comment des gens sensés voteraient-ils pour un tel individu qui ne cesse de leur mentir à longueurs de discours. 
Comment pourrait-il faire demain ce qu'il n'a pas fait hier ? 
Comment croire un type sans foi qui va piocher les idées les plus populaires dans les programmes de ses adversaires de tous bords ?

La 5ème république est parvenue à ce point d'abjection où le respect envers le citoyen fait place à une sorte de propagande médiatique effrénée, les journalistes partisans devenant les hérauts des candidats qu'ils se sont choisis et non plus des arbitres capables de discernement.

Fréquentant quotidiennement les marchés et foires, je suis frappé par la similitude entre cette campagne électorale et le verbiage et le baratin de certains posticheurs ou camelots pour vendre, là, une lotion pour faire repousser les cheveux, ici, une croix magique pour attirer sur vous des ondes bienfaisantes.  Je vous garantis que le déroulement est rigoureusement identique à la démarche du bateleur Nicolas Sarkozy : la crédulité des foules est la même, la technique ancestrale des camelots pour convaincre les gogos est aussi efficace qu'au moyen-âge (baronnage et arguments)...

La vraie campagne politique ne doit pas se dérouler pendant 3 mois où sont lancées les balivernes les plus grossières pour attirer votre suffrage pour 5 ans à un type qui vous a raconté les pires conneries pour satisfaire ses fantasmes de toute puissance. L'implication du citoyen dans la sphère politique doit être continue pour ceux qui le souhaitent.

Autant il est nécessaire pour la bonne santé démocratique de ce pays, que le président actuel qui a échoué sur beaucoup trop de points et bien trop manipulé l'opinion, prenne une retraite méritée, autant il est nécessaire de refonder une république dont les citoyens se verraient plus impliqués.

Mon désabusement n'a certes pas grand intérêt, beaucoup déclarent que les blogs sont en train de crever, c'est peut-être vrai mais à voir combien ces mêmes blogs sont allègrement copiés voire pillés tant au niveau des sujets, des idées et même du style par les médias traditionnels, il nous reste, croyez-moi cher(e)s ami(e)s blogueuses et blogueurs de beaux jours devant nous...


À après pour un épisode plus rigolo.
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vendredi 24 février 2012

La 5ème république est-elle devenue une vieille pute obscène ?

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Ami(e)s, vous trouvez mon titre provocateur et racoleur ?

Vous avez tort.

Vous aurez changé d'avis après avoir lu mes arguments. Vous croyiez vivre en démocratie ? Jamais de la vie !

Ce simulacre d'élection qui ressemble davantage à un plébiscite napoléonien qu'à un véritable suffrage sur une véritable alternative idéologique ne semble pas mèner à grand chose !

La prétendue rencontre entre un homme - un seul - et le peuple  est une véritable imposture.  Qui peut croire sérieusement qu'un Sarkozy représente actuellement une France réconciliée et unie ? 

Oui, qui ?





Mussolini et Hitler, parvenus au Pouvoir par les urnes étaient-ils pour autant le résultat de la rencontre entre leurs peuples et leur ego surdimensionné ?

Billevesées.

Un homme solitaire peut-il représenter une diversité aussi complexe qu'un peuple ? Qu'est ce qu'un peuple sinon un agrégat d'individus dont les buts, les idéologies, les motivations sont contradictoires ?

Tous les 5 ans, cette 5ème république semi monarchique nous présente un festival de démagogie, de mensonges, de mises en scène par les mêmes qui ont intérêt à soutenir les pouvoirs établis.
Les médias sont tenus par les décideurs économiques et oligarchiques qui souhaitent maintenir un certain ordre qui conforte leur emprise sur la société.

On appelle cette comédie spectaculaire, la "démocratie".

N'avez-vous pas l'impression d'être des pantins forcés de choisir entre 2 alternatives sensiblement identiques parce que les autres candidats sont mis au rancart par des journalistes sans imagination ?

N'y aurait-il que 2 choix possibles ?  2 directions ? Une seule idéologie : celle du marché ? TINA serait elle l'unique fiancée de ces 2 prétendants ?
 

N'éprouvez-vous pas un certain malaise quand vous observez les prétendants se battre comme des chiffonniers devant un public hilare ? Ne s'agit-il pas d'un spectacle obscène où des gladiateurs s'invectiveraient violemment pour que les électeurs lèvent le pouce pour désigner le vainqueur ? Il ne manque plus que le sang pour rendre ce combat plausible parce que d'idées déterminantes, il n'en y a point - à peine des ajustements comptables.

Bien sûr, un des candidats dont le bilan, humain, social est consternant; menteur invétéré, ivre de pouvoir, sans moralité, sans foi ni loi, parvient encore à faire illusion devant des citoyens désemparés. Aidé par la plupart des médias et atteint par une frénésie convulsive, il  croit retourner la situation par de piètres manœuvres et un bougisme effréné...
80 % de la population trouve notre société abjecte, injuste, immorale, inhumaine...

La 5ème république est à l'agonie. C'est un cul-de-sac institutionnel.


Ami(e)s, sur ce billet pompeux d'une cuicuistrerie excessive, d'une prétention ridicule et d'une vacuité cosmique, je vous baise les pieds.
Les cons dans mon genre ont aussi le droit de s'exprimer : c'est même à ce genre de billet populiste qu'on les reconnait.
 

À après.
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mercredi 23 février 2011

Et si la diplomatie n'avait pas soutenu les révolutions arabes parce que les élites françaises détestent le peuple ? Clin d'œil.

Figurez vous, qu'il y a quelques temps, j'observais, narquois, les tribulations ridicules de nos politiques face aux révolutions arabes et de constater combien la méfiance était solidement ancrées dans toutes leurs réactions...

Révolution de 1848. Rue Soufflot. Horace Vernet.


Visiblement ces révoltes populaires les rendaient mal  à l'aise. J'irai même jusqu'à penser qu'elles les horrifiaient...

Tous nos beaux intellectuels, prompts à intervenir pour accuser tel mouvement supposé islamiste, tel génocide à condition qu'il rentrât dans leurs schémas idéologiques se taisaient.

Muets comme des carpes. Aphones comme des angineux.

Et ces politiques, issus du suffrage démocratique, ne  trouvez pas vous leur attitude suspecte ? Comment des élus du peuple osent t-ils  se sentir si lointain des opprimés et des peuples qui combattent le joug d'un dictateur ?

Honnêtement, ne vous êtes vous jamais posés cette question ? Pourquoi nos dirigeants rechignent-ils à se réjouir d'un mouvement de fond démocratique aussi enthousiasmant ?

Je vais vous le dire :  les élites françaises détestent le Peuple ! Au mieux, se méfient-elles de lui, au pire, le méprisent-elles.

On ressent indéniablement un divorce terrible et une incompréhension haineuse entre le peuple et ceux qui sont censés le conduire, quelque soit leurs appartenances politiques.

Depuis ce fameux référendum du TCE qui restera dans l'Histoire comme la rupture entre un Peuple et ses cadres, les dirigeants économiques, politiques, médiatiques et les intellectuels agréés du régime ne font plus confiance aux citoyens. L'élite est tellement persuadée que les citoyens ordinaires sont des cons ne voyant pas plus loin que le bout de leur nez, que toute révolution populaire, représente à ses yeux, un danger terrible. Tout ce qui est populaire lui inspirant un dégoût plus bourgeois qu'aristocratique.

Pour nos oligarques carriéristes, trop sûr de leurs valeurs de moins en moins républicaines, le Peuple, c'est le populisme, les bas instincts, les revendications sociales,  l'attrait du repli et  une vision à court terme.

Nous percevons avec clarté que la plupart des hiérarques se sentent bien davantage à l'aise dans les palais ou les villas du roi du Maroc que dans les cités du 9-3 ou du 9-5. Nous entrevoyons bien la trouble complicité qui règne entre les réseaux des dictateurs et les ministres influents. comblés de cadeaux. Nous comprenons à demi-mot, les influences morbides existantes entre les chefs d'états africains et les influenceurs français. Qui doute de la collusion économique incestueuse et de la corruption bilatérale  pratiquées entre les dictateurs et les grands chefs d'entreprises, eux-mêmes, étroitement liés aux politiques ?

Pour tous ces décideurs, les Peuples en révolution sont les empêcheurs de tourner en rond. Il risquent d'obliger nos décisionnaires  à réorganiser leurs réseaux si bien huilés, à éventuellement ré-acheter des responsables, à transiger, à renégocier les commissions et contrats, et ça, les pouvoirs économiques, financiers ou politiques n'aiment pas du tout !

Ne nous leurrons pas, amis lecteurs, pour ces gens là, un bon dictateur vaut mieux qu'un peuple féru de démocratie !

Un oligarque français se sentira toujours plus à l'aise avec son équivalent social, issu d'un régime dictatorial, qu'avec un de ses compatriotes modestes.

Il nous reste du pain sur la planche pour assainir un système vérolé jusqu'à la moelle.. Hélas, je doute qu'avec les principaux candidats qui se profilent à l'horizon 2012,  nous ayons quelque chance de changer un tant soit peu le système...

À après.

mardi 18 janvier 2011

Hiérarques, de grâce, cachez cette médiocrité que nous ne saurions voir. Élucubrations sur Internet...

Salut les Schtroumpfs !

L'autre jour, figurez vous que lors d'une de mes nombreuses périodes de masochisme transcendantal, j'ai éprouvé la tentation de relire ce que j'avais écrit depuis quelques années sur les blogs auxquels j'avais participé.

Dire que j'ai été horrifié serait un doux euphémisme.

Non. Pire : j'ai eu honte !

Plus sérieusement : je suis écrasé par le poids de mes remords...


image Wikio labs

Comment un misérable  trou du cul, tel que mon pauvre personnage couvert non pas d'un passe-montagne crapuleux mais par un pseudonyme aussi larmoyant de niaiserie a t-il pu se permettre d'incendier violemment tant de ministres, intellectuels, érudits et  journalistes éminents ?

Comment une malodorante crotte de rat de la France d'en dessous peut-elle se permettre de critiquer avec tant d'insolence des gens estimables, compétents, instruits qui se consacrent avec tant d'abnégation au service de la Nation ?

Comment se fait-il qu'un aigri, minus habens social et culturel, vendeur itinérant sur les marchés, donne son avis sur la marche de la société alors que de brillants technocrates  et experts farcis de diplômes , nés  et éduqués pour ça, se démènent pour conduire notre glorieux pays vers la félicité ?

J'avoue et admets l'obscénité de cette situation : c'est avec contrition, genoux à terre, que je supplie mes 3 ou 4 lecteurs quotidiens de m'absoudre...

La faute en incombe indiscutablement à ce fléau des temps modernes : INTERNET !

Seul endroit sur terre où un infâme ver de terre irrévérencieux peut se permettre d'infliger des blâmes à l'éléphant ! Quelle impudence !

Unique lieu où un inculte désinvolte ose familièrement apostropher le savant ! Quel scandale !


Amis, c'en est trop !


En d'autres temps, mon utilité sociale aurait consisté à consommer, payer mes impôts, regarder la télé,  baiser, faire des enfants, voter une fois tous les 5 ou 7 ans et surtout laisser diriger nos chefs cooptés...

Ah ! Le temps béni du Gaullisme inquisitorial que tant  regrettent sans l'avoir vécu ou en l'ayant oublié ! Nostalgie. Une seule chaîne de télévision, un ministre de l'information, une censure omniprésente, des journalistes choisis pour leur soumission, des flics faisant le pied de grue au quartier latin.
France pompidolienne, France victorienne. Triste pays replié sur lui-même...

Dieu merci, toute cette chienlit politique induite par Internet ne génère que peu d'audience, sinon celle d'une petite caste vaniteuse persuadée de détenir les clefs de l'information du  pouvoir futur. Les pauvres, s'ils savaient...

L'Histoire se fabrique dans la rue mais les fondations d'un régime sont fréquemment  ébranlées  par les idées diffusées par la littérature et depuis peu par les moyens de communications modernes comme Internet, la téléphonie mobile, la télévision par satellites,   qui véhiculent à travers le monde les idées pernicieuses qui font si peur aux oligarchies.

Pourquoi nier que ces insurrections et ces aspirations à la liberté suscités dernièrement,  deviennent pour beaucoup,  la résultante de l'influence subtile de l'émigration et de l'immigration :  les français de la  1ère ou 2ème génération ne peuvent s'empêcher de comparer leurs droits et leurs libertés d'opinion avec ceux des gens restés au pays et cela crée forcément des frustrations et de la colère dans ces nations gouvernées par des tyrans. 

Qui vous dit que le mouvement des populations , sitôt la démocratie et le plein emploi revenus dans les pays du Maghreb ou d'Afrique, ne suscitera pas une inversion des flux migratoires ?

Selon beaucoup de penseurs et de politiques émérites, à peine dépassés par les nouvelles technologies mais fort illustres, Internet est le creuset de la médiocrité, du populisme, de la vulgarité et de la bassesse : comment ignorer de telles accusations alors que j'en suis une des lamentables incarnations, fort heureusement très peu consultée !

Que Dieu couronne ces  intellectuels éclairés qui font le renom de la mère patrie !

Toute technologie médiatique possède ses revers de  médailles et ses zones d'ombre : ainsi la télévision diffuse t-elle "secret story",  le cinéma ses films pornos, la radio "les auditeurs ont la parole", la téléphonie mobile ses spams, et Internet ses blogs !

Aussi, j'estime qu'il est temps que ce  monstrueux instrument de désinformation massive ou IDM que représente Internet soit au plus vite régulé afin qu'une information objective, dénuée de pornographie, d'outrages, d'insultes, de fausses nouvelles, de propos infamants, d'informations non contrôlées, de théories politiques séditieuses, soit filtrée en toute sérénité par un comité de sages issus de la revue "La règle du jeu" et de la rédaction du Figaro,  par exemple.


La réforme est en marche à pas feutrés. Les ennemis de la libre parole comme ce sinistre Michel Boyon, marionnette  administrative du CSA, sont mobilisés comme jamais...

Ainsi, nous autres, petits blogueurs médiocres, n'aurions d'autres choix que " d'aller cultiver notre jardin " comme l'avait si finement conclu Voltaire dans Candide en ces temps sombres qui préfiguraient un terrible maelström ...

Lectrices et lecteurs, je vous aime. 

À après ! 



jeudi 18 novembre 2010

Impuissance du citoyen et paroles de flûte...

Il est bien évident que je ne mets pas tous les politiques dans le même sac.

Quoiqu'historiquement, le populisme, selon moi, se rattache bien davantage aux partis de droite qu'à ceux de gauche, je revendique, en attendant mieux, ce terme de "populisme de gauche" dès lors qu'il stigmatise et condamne sans appel :

- l'immoralité dans la politique,

- les manquements à la parole donnée,


- tout ce qui favorise la carrière personnelle au détriment de l'intérêt collectif,


- ceux qui  considèrent la République comme leur propriété,


- la prolifération de politiciens professionnels, barons locaux, prêt(e)s à toutes les compromissions pour se faire réélire et figeant pendant des dizaines d'années le paysage politique,



LA COUR DES MIRAGES. 21ème siècle.


Pour toutes ces raisons, il est naturel de pointer du doigt sur :

1) Alain Juppé, le pire d'entre nous. Il accepte le Ministère de la Défense Nationale alors qu'il émet des réserves concernant l'Otan sur son blog ; déclaration qu'il a récemment effacée ; le même qui déclare que l'Afghanistan est un bourbier, celui qui est (naïvement) partisan du désarmement nucléaire, l'olibrius qui a juré devant l'Éternel qu'il ne quittera jamais sa bonne ville de Bordeaux. Quel renégat !

Si trahir ses idées à ce point, n'est pas aller à la soupe, alors vive la politique sans foi ni loi selon Juppé ! Il y a de quoi se dégoûter de la démocratie dans ces conditions, non ? Dignité ? L'Alain Juppé tel que je l'imaginais, méritait mieux ! Comme quoi, méfions nous des apparences...

2) Marie-Anne Montchamp, secrétaire d’État, auprès de la ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale, Roselyne Bachelot. était il y a peu, la porte parole de Dominique de Villepin (qui choisit bien mal ses collaborateurs - ce qui est bien inquiétant pour son avenir-). Elle a accepté sans vergogne de passer avec armes et bagages, en oubliant son honneur au service de celui qu'elle fustigeait il y a peu.. Comme par hasard sa circonscription avait été supprimée par un récent découpage électoral, gageons qu'elle retrouvera une circonscription susceptible de rééliretriomphalement une chèvre de droite.

L'honneur, vous avez dit honneur ? C'est quoi, l'Honneur : un idéal du 19ème siècle ? À l'époque de Sarkozy, une valeur désuète, assurément.

3) Avant hier, Fadela Amara était à Canal +, elle défendait mordicus son petit protecteur... Pourquoi ? Vous n'avez pas compris ? Fadela n'est pas fonctionnaire, la pauvre attend, selon le bon vouloir du Prince, un poste pour gagner sa croûte car elle se retrouve au chômage. Alors, il ne lui reste plus qu'à lécher en priant de n'être point lâché... Humour et décadence...

4) Michèle Alliot-Marie est devenue Ministre professionnelle : elle est experte en Défense Nationale, en Justice, en Affaires Intérieures, en Affaires étrangère? Sa compétence est telle qu'on peut observer à quel point on peut placer n'importe qui à la tête d'un Ministère dès que les Chefs de Cabinets font le boulot. S'il eût existé un Ministère des Poules et des Canards, elle n'aurait pas échappé à ce privilège !

J'en passe des vertes et des pas mûres mais je tenais surtout à dire que l'impuissance que nous ressentons, nous autres, médiocres citoyens concernés par la politique, vagues électeurs une fois tous les 5 ans, ne peut plus durer. Il devient insupportable de subir l'incohérence d'un régime méprisant dont l'injustice, la morgue et la gestion bancale,  sont un véritable appel à la révolte ou au désespoir.

Personnellement, la politique politicienne ne m'intéresse pas plus que ça mais j'ai de plus en plus de mal à m'en sortir économiquement, je ne suis pourtant pas un miséreux, je passe ma vie à régler des factures de plus en plus élevées, à payer des impôts  considérables en proportion de mes pauvres revenus. Je n'ai jamais aussi mal vécu, je n'ai jamais autant ressenti d'injustice, je n'ai jamais été aussi désespéré.

Je ne sais pas si j'aurais la patience d'attendre 18 mois...

Il est temps de donner au "populisme de gauche" ses lettres de noblesse tant qu'il combat non pas le mérite individuel et le talent, clefs d'une société en mouvement, mais cet élitisme bourgeois, de classe, de réseau, d'argent et de naissance qui bloque actuellement toute véritable évolution.

Ami(e)s, après ces délires verbeux, pompeux et pédants qui me rappellent le style des collègues et commentateurs de mon ancien blog collectif, permettez moi d'aller goûter le beaujolais nouveau pour oublier mes tracas métaphysiques. 

Surtout évitons toujours de nous prendre au sérieux. L'humour étant le meilleur garde-fou contre le fanatisme et l'obscurantisme.

Tchin tchin et à bientôt !