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vendredi 15 novembre 2013

French horror suburbs 2025. Épisode 1/2

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Comme l'actualité me fait prodigieusement chier, j'ai concocté une petite fiction sans prétention, sinon celle de vous projeter dans un univers politique et économique aussi peu réjouissant que possible afin d'accentuer les dangers insidieux qui nous menacent.

Puissent ces prédictions peut-être fumeuses mais vraisemblables, en mobiliser quelques uns pour éviter qu'elles se réalisent...


Les 53 Zurbsecs



2025.

Après le calamiteux règne de François Hollande, la glorieuse réélection de Nicolas Sarkozy suivie d'un désastre économique et politique prévisible durant ses 5 ans de gouvernance marqués par de multiples affaires de corruption et la déliquescence des institutions et des hommes politiques, un mouvement politique éclora en 2021, rassemblant la droite forte républicaine UMP, au Front national.

Ses membres, dirigés par Guillaume Peltier, Laurent Wauquiez, Geoffroy Didier, Florian Philippot et Marine Le Pen nommèrent ce nouveau parti politique le Front de la France Forte : le FFF.

Ce nouveau parti porta au pouvoir Laurent Wauquiez, élu président de la République en 2022. Un gouvernement fut formé, partageant les ministères entre les cadres du nouveau mouvement.

Le programme économique fut radical : le libéralisme échevelé et la privatisation à tous crins. La Sécurité sociale fut liquidée au bénéfice des sociétés privées, le RSA supprimé, les allocations familiales bannies, les hôpitaux privatisés, les allocations chômages rognées autant en durée qu'en valeur, les études supérieures payantes, les prix des anciens services publics libérés.

Un libéralisme tel qu'en n'avaient jamais connu les pays les plus libéraux du monde. Au point que les péages se multiplièrent sur les routes nationales pour entretenir les réseaux routiers. Les entreprises privées achetèrent des concessions à bras raccourcis, prenant bien soin, en cas de rétrocessions à l'État d'exiger par contrat des dédommagements pharaoniques.

Tous les contrats étaient si léonins entre des firmes privés et les mandataires de l'État, vérolés par la corruption que financièrement, le pays n'avait plus les moyens de reculer. Les clauses du Traité Transatlantique signées en 2014 et 2015 par l'UE garantissaient d'ailleurs la prépondérance du droit privé sur la puissance publique.

Florian Philippot, ministre de l'Intérieur du gouvernement Peltier dut faire face dès l'intronisation du nouveau Président à de terribles émeutes en banlieue. Le pays s'effilochait  socialement, plus aucune cohésion sociale ne maintenait la moindre unité. La haine du voisin, la jalousie, les ressentiments, les communautarismes rendaient la vie pénible et traumatisante.

Dès l'annonce de la libéralisation, les salaires augmentèrent de 30 % du fait de la suppression des cotisations sociales, entraînant un certain enthousiasme. Toutefois lorsque les foyers reçurent leurs factures d'assurances maladies obligatoires de la part d'organismes privés, subirent d'énormes hausses de gaz et d'électricité, durent payer des sommes astronomiques pour les études de leurs enfants, sans oublier les péages omniprésents détectés par des boitiers installés dans chaque véhicule ; le montant étant débité par prélèvement chaque fin de mois.
Bref, toute chose devint payante, les augmentations pléthoriques, la gratuité et le bénévolat furent même mis à l'index avec la fameuse loi Geoffroy Didier interdisant toute activité non rémunérée.

Tant et si bien que les Français eurent la conviction d'avoir réalisé un marché de dupes ! Ce prétendu libéralisme salvateur qu'on leur avait vendu, ce paradis de la libre concurrence génératrice de prix bas, n'étaient devenus de fait, qu'une gigantesque machine destinée à les plumer sans espoir de revenir en arrière.
Ceux qui s'étaient réjouis par avance durent en rabattre : le pouvoir d'achat baissa en moyenne de 40 % par rapport aux années précédentes.

Les plus atteintes furent les classes populaires, parquées dans des banlieues sordides. La révolte grondait dans les banlieues entraînant des guérillas entre communautés. 
La situation empirant, monsieur Philippot, le ministre de l'Intérieur fit voter une loi majeure en 2024 : la construction de murs entourant certaines zones urbaines (les Zurbsecs : zones urbaines sécurisées) avec check-point unique gardé par une milice privée. Chaque zone fut l'objet d'une concession confiée à une entreprise privée chargée de gérer le commerce, les infrastructures et la sécurité. 
Cinquante trois Zurbsecs furent ainsi délimitées.

Certains opposants crièrent à l'apartheid mais les classes sociales de ce pays écartelé se haïssaient tellement que tout ce qui évoquait l'ordre était applaudi ! 

Aucun citoyen n'avait désormais la lucidité de distinguer entre ordre et dictature. 

La limite avait déjà été franchie depuis bien longtemps sans que beaucoup n'aient discerné le passage d'une société rigoriste à un système totalitaire.

Aucun électeur ne s'était aperçu du lent et subtil passage de témoin entre une société libertarisée dominée par le pouvoir financier des entreprises privées et celui de la démission d'États démocratiques vérolés par la cupidité de leurs élus.

L'année 2025 devint historiquement la période de passage entre le vieux monde des états nations et le libéral mondialisme désincarné.

Poil au nez.
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mardi 30 avril 2013

Microcop. Au nom de la loi et de l'ordre...

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Nick était plutôt satisfait du texte qu'il venait de taper sur son clavier. Il en riait encore, surtout en relisant  ses flèches acerbes sur le comportement du chef de l'état. 

Nick était blogueur mais ne possédait ni sa licence de blogueur de gouvernement ni celle de blogueur d'opposition livrée au compte-goutte... Il se savait dans l'illégalité mais il ne s'en tourmentait pas pour autant !

Il ricanait encore quand il entendit le bruit agaçant du vol d'une grosse mouche rentrée par la fenêtre ouverte; Il la vit tournoyer plusieurs fois autour de sa tête et tenta même de l'occire à l'aide d'un vieux cahier posé à côté de son ordinateur. Rien n'y fit.

De guerre lasse, il ne se préoccupa plus du manège de l'intruse quand une douleur vive consécutive à une piqûre à la joue le fit hurler de douleur. Machinalement, sa main frappa violemment l'endroit de la terrible démangeaison...

Une panzermouche et sa micro dose d'explosif radioactif. (secret défense)


Lorsque le lieutenant Hunter entra dans la pièce, il assista à un spectacle insoutenable. Des morceaux sanguinolents de cervelle jonchaient les murs et le plafond. De minuscules esquilles d'os de crâne étaient plantées partout. Un œil était posé sur ce qui restait de bureau, une main déchiquetée pendait sur un fil électrique du plafonnier.

La victime avait été complètement décapitée par une explosion d'une puissance importante mais suffisamment faible pour éviter les dégâts collatéraux, aucune autre pièce de l'appartement n'était touchée...

Un texto tomba sur le mobile du policier. Il était inscrit : "le terroriste Nick Ottavi, blogueur d'extrême gauche très influent, hors la loi notoire et dangereux, a été abattu par un "microcop ®". Votre enquête est bouclée. Faites rapidement disparaître le corps. Évitez autant que possible la presse."

Hunter s'exécuta sans chercher à comprendre. Désormais dans cette société hyper surveillée, montrer un air agacé ou lever les yeux au ciel puis être détecté par des capteurs omniprésents pouvaient vous valoir une excommunication administrative sans préavis et le commencement de terribles représailles  !

La société allemande Übermensch gmbh spécialisée dans les nanotechnologies avait dernièrement créé des micro-drones électroniques de la taille d'une grosse mouche, autrement appelé "copdrone ©" susceptibles de transporter une micro charge d'un explosif ultra puissant capable d'arracher un cœur ou une tête à un animal de la taille d'une vache. Et ce, partout dans le monde et par tous les temps. 
Il existe également une version d'observation dotée d'une caméra nommée "seedrone ®". Des milliers de seedrones survolent les endroits à risques (banlieues, maquis, etc) et préviennent de tout risque potentiel.

La défense nationale allemande, militairement très en retard sur ses voisines a constitué de véritables bataillons de "beedrones ®" autrement surnommées en français des "panzermouches", armées jusqu'aux dents, capables grâce à leurs charges explosives radioactives de mettre à genoux tous les fantassins traditionnels du monde, y compris les mieux équipés. Un "birdrone ©" de la taille d'un moineau est à l'étude pour la destruction des blindés.

La Chine et les USA furent les premiers pays à commander des milliers d'exemplaires destinés aux affaires intérieures, au maintien de l'ordre et au démantèlement du crime. Cette fructueuse entreprise devint rapidement leader dans son domaine.

En Chine, en Russie, dans les pays du Golfe et dans les pays occidentaux, il en fut ainsi de l'avenir de la démocratie ou du peu qu'il en restait.

Après les séries d'émeutes populaires dues à la crise économique de 2013 et 2014 qui avaient ébranlé les pouvoirs en place de pratiquement tous les pays, tout journaliste, tout communicant ou tout blogueur se devait de posséder une licence l'autorisant à diffuser un contenu sur Internet ou exercer son emploi. 
Était considéré comme terroriste tout individu mettant en cause l'idéologie économique et financière ou contestant le bien fondé de la morale traditionnelle que défendent toutes les grandes religions.


Chers collègues, si vous n'êtes ni blogueur de gouvernement, ni blogueur d'opposition parlementaire. Et si par ailleurs, vous entendez vrombir ou bourdonner près de vous une grosse mouche à merde, qui, malgré son aspersion par de conséquentes doses d'insecticide, continue son manège, je conseille instamment de vous réfugier dans un blockhaus prévu pour votre protection.

C'est une question de survie pour un blogueur Front de Gauche, entre autre !

Ne me remerciez pas.  


Amies lectrices, amis lecteurs, méfions nous des dérégulations, du progrès sans  règles morales ni éthique ni garde-fous ; gare à ce dogme pervers des renards libres dans des poulaillers libres ou de l'État faible face au Marché tout puissant que souhaitent nous imposer les élites européennes.

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Bon pied, bon œil, hissez la voile et dépliez vos pavillons !
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mardi 9 avril 2013

Éloge du thatchérisme dur face au hollandisme mou. Blague de mauvais goût.

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Oui, j'ai choisi volontairement un titre provocateur.

Parce que cette femme représentait une idéologie que j'abhorre et contre laquelle nous avons combattu comme des damnés depuis des années et des années.

Cette femme était violente, avait le cœur sec, son fanatisme frisait l'inhumanité.Sa volonté face à ses partenaires européens bousculaient toutes leurs velléités.

Je crois même avoir parlé sur Twitter, d'enfer bien avant Mélenchon. Souhaitant que le diable la contraigne aux 4x8 sans pauses, ni vacances.
Bref, inutile d'en rajouter sur l'abominable mère de Tina...




Vous qui lisez ces lignes, l'air interloqué, désapprobateurs, critiques, lisez donc les lignes suivantes pour mieux comprendre mon raisonnement.

Fermez les yeux. Rêvez.

François Hollande est président de la République. Rien n'a changé. Nous somme le 9 avril 2013, il est minuit. 

Comme dans un film d'horreur, le fantôme de Mrs Thatcher, se glisse dans la chambre de l'Élysée et vient habiter l'enveloppe charnelle de notre président endormi.

J'entends d'ici vos hurlements : horreur, désespoir, vos larmes jaillissent des orbites, vous êtes désespérés, vos doigts se crispent sur votre souris ou sur votre smartphone. Vos phalanges sont blanches, tétanisées. Vous avez peur. Je vous comprends.

Mais.

Loin d'infuser sa doctrine moisie de financiarisation et d'ultralibéralisme à son hôte, l'enveloppe éthérée de la revenante a transmis son caractère, son charisme, sa hargne et son autoritarisme au chef de l'état.

Vous rêvez toujours ? Réveillez vous : M. François Hollande est devenu un Thatcher de gauche ! Avec les outrances de la mégère.

Il va désormais se comporter comme la sinistre dame de fer : on l'appellera dorénavant Iron man !

Il va convoquer dans l'ordre, le MEDEF pour lui signifier que désormais, il a été élu pour faire une politique de gauche et que les patrons se devront de plier. Peu importe qu'ils entament une grève de la faim, il ira jusqu'au bout ! 

"J'ai été élu pour faire une politique de gauche !" est son leitmotiv. Il devient borné, rigide, autoritaire, intransigeant. 

Le MEDEF se soumettra comme ont plié les pauvres mineurs anglais.

Devant la recrudescence de la corruption, il décide de prendre des mesures d'une violence inouïe. Tous ceux pris les doigts dans la confiture seront bannis de la politique à vie.

Il rencontre Angela Merkel et menace de quitter l'Europe si on ne révise pas tous ces traités qui nous ont emmené dans le mur. Il menace d'intervenir militairement au Luxembourg, paradis fiscal européen, pour obtenir des banques qu'elles adoptent des mesures de salubrité fiscale. Il exige que la BCE change sa politique monétaire.

Il revendique que tous les haut-fonctionnaires ayant travaillé pour les banques américaine comme Goldman Sachs démissionnent de toutes les instances européennes.

"Je ne veux plus de cette Europe des lobbies et des technocrates !" hurle t-il devant un conseil de l'Union européenne subjugué ! 
Certains ont même entendu un "I want my money back !" de sinistre mémoire. Devant tant d'aplomb, une volonté sans failles et la peur de briser une Europe bien malade, les membres de l'Union accèdent à ses désirs mais à contre-cœur.

Sa brutalité entraine des cris d'orfraie mais sa cote de popularité chez les citoyens européens exténués par les mesures d'austérité iniques, commence à embarrasser sérieusement ses collègues.
On ne reconnait plus le brave Hollande incapable de prendre la moindre décision, maître dans l'art du compromis qui ne satisfait personne.

Un homme d'État est enfin né !


On murmure qu'un vampire a bu son sang, on soupçonne même madame Valérie Trierweiller de lui avoir concocté des philtres maléfiques.

La France est stupéfaite, que pour une fois, une véritable politique de gauche volontaire et sans arrière-pensées soir mise en route.

Amies et amis, ce texte n'est qu'un billet de blog, je dois m'efforcer d'en réduire la longueur. On pourrait en faire un roman à l'eau de rose, évidemment.
Parce que malheureusement, les fantômes n'existent pas, du moins je le crois, et transformer une carpe en lapin ne se vit hélas qu'en imagination. C'est le seul luxe qu'il nous reste...

Copines et copains de gauche, et même de droite je pense, j'espère vous avoir fait rêver pendant quelques secondes. En ce moment, en raison de leur rareté, les secondes de bonheur ont une valeur triple.

Je vous embrasse.
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vendredi 15 mars 2013

Mardi 23 avril 2014. Europe : la fin d'un rêve et le début du cauchemar...

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Attention, cette situation cauchemardesque  est une "œuvre" de pure imagination.   Toute ressemblance avec une situation future ne serait que pure coïncidence.


Mardi 23 avril 2014.  15h . Rome.

Le gouvernement de Beppe Grillo, président du Conseil élu depuis 6 mois, déclare sur son blog que l'Italie est en cessation de paiement. Le pays est en banqueroute.

Aussitôt, le pays devient le point central de l'attention des réseaux sociaux, puis des chaînes d'infos en continu.

Les rumeurs le plus folles courent sur le Web, puis dans  les éditions spéciales des télévisions européennes et mondiales.

Les chefs de gouvernements et d' États européens restent muets : on ignore si c'est parce qu'ils sont désemparés où s'ils préparent une riposte.

En France, on sent chez les éditorialistes et économistes  libéraux un vent de panique qui se traduit par des préparatifs de déménagement. Des tweets bizarres évoquent les départs de Christophe Barbier, Franz-Olivier Giesbert, Alain Minc, Claude Perdriel, Pierre Bergé vers la Belgique. d'autres parlent de l'arrivée prochaine de Michel Denisot en Russie chez son ami Gérard Depardieu et des séjours de Jean-Michel Aphatie et Nicolas Beytout en Suisse à Davos.

Entre autres. Les moteurs de Rolls, chauffent en vue d'un départ précipité vers des cieux plus cléments. Les chauffeurs de maîtres sont sur les dents.

La France d'en haut a peur...

Dans les rues de Paris, des jeunes gens des banlieues pauvres de Seine Saint Denis, descendent vers les beaux quartiers. Des échauffourées se produisent aux Champs Élysées. 

Emblème de l'état-major de l'armée italienne représentant les quatre armes.


Mardi 23 avril 2014. 18h.

Dans les grandes villes, Rome, Milan, Turin, les Italiens hagards, sonnés par l'annonce sortent dans les rues. Des pillages ont lieu : personne ne sait de quoi sera fait le lendemain, c'est à qui mettra le plus de farine, d'huile et de sucre de côté. Les commissariats brûlent, l'accès de la Chambre des députés et du Sénat sont bouclés par les chars de l'armée.

Personne ne sait s'il s'agit de scènes d'anarchie ou d'une révolution. Beppe Grillo ne communique plus que par Internet, il ne cesse d'accuser ses homologues européens d'avoir martyrisé son pays, il fustige notamment la fraîchement réélue Chancelière Angela Merkel figée sur ses positions, David Cameron inflexible et un François Hollande toujours aussi insaisissable.

Monsieur Grillo se décide enfin à prononcer un discours à 20h sur tous les canaux de la RAI.



Mardi 23 avril 2014   20h .Italie.

L'Italie entière est suspendue devant ses postes de télévisions. Beppe Grillo apparait en larmes, et à la manière italienne, c'est à dire avec beaucoup de gestes et de mimiques, il explique que l'Allemagne, la Grande Bretagne et la France veulent humilier la sainte Italie et qu'il ne cédera jamais à la vindicte économique de ces pays qui veulent réduire la civilisation multi millénaire à néant pour de vulgaires dettes.

"Le pays fondateur de la civilisation européenne, berceau de l'Art et de l'architecture, ne capitulera jamais face à la barbarie de financiers anglo-saxons cupides et inhumains" lança t-il de son studio de télévision. On entendit des clameurs dans les rues. Des centaines d'agences bancaires furent pillées et incendiées.

Des exactions de toutes sortes eurent lieu un peu partout. Des camps de Rroms furent incendiés, des gens complètement possédés attaquèrent tout ce qui n'était pas Italien. On déplora des centaines d'agressions dont beaucoup, hélas tragiques.



Mardi 23 avril 2014   21h . Europe.

Dans beaucoup de pays, des manifestations spontanées furent organisées. Les mouvements commençaient à prendre des proportions inquiétantes après les incendies des sièges de Canal +, RTL, RMC et TF1. En France, le Ministre de l'Intérieur, Manuel Valls appela en renfort six régiments de CRS à Paris.
En Angleterre, presque rien ne se passa à part quelques anicroches dans les quartiers pakistanais.
 En Allemagne, les écologistes et les anarchistes se montrèrent plus violents. Les néo-nazis  ne tardèrent pas à semer la terreur dans les quartiers occupés par la diaspora turque.

Pas un chef d'État ou de gouvernement européen ne communiqua.



 Mardi 23 avril 2014   22h . Italie.

UTel un avertissement, une coupure totale de courant accentua l'inquiétude de la population. Plus d'internet, plus de médias, plus de téléphone. Chaque Italien ressentit la profonde angoisse d'être déconnecté de tout. On s'aperçut alors combien, en l'absence de moyens de communications modernes, il ne nous restait à supporter qu'une solitude oppressante et à mesurer une impuissance totale. Le revers du progrès fut de montrer la fragilité de l'action des insurgés démunis de toute information face à une organisation armée et connectée.

L'électricité fut rétabli une demi-heure après.  

À travers les radios et les télévisions, l'état de couvre-feu fut promulgué pour 23h par un mystérieux colonel en uniforme nommé Baggio Boccace . Il rappela, sévère, que tout contrevenant risquait 5 ans de prison.

Plusieurs régiments de chars bloquèrent les points stratégiques des villes et du pays. Sur la RAI Uno, un journaliste annonça qu'une importante allocution serait prononcée à 23h par le Général Giorgio Paolini, commandant en chef de l'état major des armées.



 Mardi 23 avril 2014   23h . Rome.

 Le général Giorgio Paolini, gauche,  mal à l'aise, raide dans son uniforme, lut  son discours d'une voix monocorde.

Il décréta en vrac, le couvre-feu jusqu'à nouvel ordre, le remboursement de la dette aux banques, la gestion de l'État  par un administrateur civil nommé par une junte militaire, la baisse des salaires de 40 %, l'abolition du droit du travail, l'interdiction de la grève, l'autorisation de licencier sans contrepartie. 
Internet et tous les médias seront désormais contrôlés par un comité de censure.

Le temps de travail sera prolongé à 52 h par semaine et l'âge limite de la retraite se situera autour de 75 ans. Les pensions se limitant à 600 €.
Chaque travailleur devant souscrire un fond de pension qui s'occupera de la gestion des retraites et de l'assurance maladie.

L'expulsion de tous les étrangers et une peine de 10 ans d'emprisonnement pour les sans papiers pour dissuader l'immigration clandestine. 

La devise de la future république italienne rénovée sera : Travail, Famille, Ordre, Patrie et Propriété.

Un journaliste de la RAI Uno annonça, imperturbable, que la nouvelle junte militaire avait été mollement condamnée par le triumvirat Merkel-Cameron-Hollande, toutefois M. Mario Monti fut réclamé comme caution démocrate en vue d'une possible réhabilitation du nouveau régime.



Mercredi  24 avril 2014  20h

Le calme et l'ordre furent rétablis en Italie, messieurs Grillo, Berlusconi et Bersani, isolés sur l'ile d'Elbe. Messieurs  Mario Draghi, ancien vice-président de la banque Goldman Sachs en Europe et Mario Monti, déclarèrent vouloir collaborer  avec les forces armées pour sauver leur pays de la ruine sous les yeux attendris de la Troïka...

La junte décréta la sortie provisoire du pays de l'euro. La lire redeviendra dans les mois qui viennent, l'unité monétaire officielle de l'Italie. La nouvelle parité sera décidée dans 6 mois à compter d'aujourd'hui.

"Stringiamoci a coorte
 Siam pronti alla morte
L'Italia chiamò." *

 "regroupons nous en cohorte
 Nous sommes prêts à la mort
 L'Italie a appelé !"

 

Je vous conseille d'aller visiter cet excellent blog plus optimiste qui, sous une autre version, pense que seule la faillite d'un pays de l'UE pourra libérer les autres des griffes d'un libéralisme à bout de souffle.

Gaffe à la bête immonde, ne croyez pas que dans ses derniers soubresauts, elle ne soit capable du pire, les ami(e)s ! 

En tant qu'humble prophète de malheur, je vous baise les pieds. Amen !
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vendredi 29 juillet 2011

Mélancolie au dessous d'un nid de coucou.

Au revoir copain ! Rendez-vous au paradis enchanté des oiseaux ! Éden printanier où l'appel du coucou répond gaiement en écho, à celui de sa bien-aimée enfin retrouvée.
Affectueuses pensées à tes enfants et à tous tes proches. 



Amis humains,

Fermez les yeux et plongez dans votre subconscient...

Votre cerveau contient l'empreinte de toute votre histoire, vos peurs depuis la nuit des temps.


Vos lointains ascendants ont vécu des temps bien difficiles...

Flash.
 
Remontez 65 millions d'années plus tôt. vos ancêtres devaient être des sortes de petits mulots se nourrissant de déchets, de graines, de baies, d'insectes, tapis dans l'ombre, cachés dans les anfractuosités de rochers et les dédales de galeries souterraines pour se protéger de ces dinosaures effrayants qui dominaient  la Terre de tout leur poids, leur cruauté et leur puissance... 

Les prédateurs vous guettaient, vous étiez sans cesse réduits  aux abois. 
La précarité. La fragilité, la vulnérabilité.



ON ne donnait pas cher de votre avenir...

Et puis.

Une collision entre une météorite et notre planète, semble t-il.

L'extinction brutale et violente des dinosaures qui ont régné pendant plus de 160 millions d'années.

Vous rendez-vous compte ? 160 millions d'années !

Vous avez poursuivi votre évolution pendant 62 millions d'années. Après maintes transformations vous vous êtes lentement lentement transformés en hominidés.
Puis en " sapiens sapiens". 
Puis en "Cro-magnon".

 Vous avez créé des idoles car l'immensité de l'univers, la peur de la mort, votre fragilité, votre ignorance  vous terrifiait.
Vous avez construit des maisons en dur, des pyramides, des temples destinés à honorer des Dieux hypothétiques qui n'existent que dans notre imagination. 

Et pourtant vous n'étiez toujours que des mammifères comme les autres.

Grâce à la science, vous êtes devenus innombrables, vous avez inventé les mathématiques, la technologie.
Pour échanger vous avez créé l'argent : ce concept vous a, dans un premier temps, guidé vers le progrès et le mieux-être.

Enfin, lorsque le profit s'est accolé à  l'argent, ils sont devenus les armes suprêmes et ultimes de la puissance et de la domination d'une caste et la descente inexorable de l'Humanité vers son extinction. 

Amis humains, il est probable que votre race ne survivra pas aussi longtemps que celle des dinosaures : vous pillez trop les ressources, vous gaspillez sans compter, vous saccagez votre planète, vous polluez votre environnement.


Vous êtes la première et unique espèce à craindre sa propre disparition. Votre solitude et votre fragilité dans cet univers chaotique sans commencement ni fin, dont vous ne connaissez ni les tenants ni les aboutissants vous terrifie.

Vous avez conscience que votre civilisation est mortelle. Qu'une pénultième génération de vos descendants vivra l'extinction de l'espèce. Qu'un jour, il ne restera plus un humain.

Et pourtant vous n'êtes toujours que des mammifères comme les autres.


Flash.

Imaginez 3000 années plus tard. Vos ancêtres devaient être des sortes de petits mulots se nourrissant de déchets, de graines, de baies, d'insectes, tapis dans l'ombre, cachés dans les anfractuosités de rochers et les dédales de galeries souterraines pour se protéger de ces humains effrayants qui dominaient  la Terre de tout leur poids, leur cruauté et leur puissance...  

Rats, autrefois honnis, vilipendés, chassés, stigmatisés, vous êtes devenus les maîtres de la planète.

Momentanément. Comme les espèces qui vous ont précédé.

Vous êtes rusés, rebelles et résistants, vous ne croyez en aucune idole : vous n'avez ni églises, ni mosquées, ni temples. Peut-être changerez-vous quand vous prendrez conscience d'être mortels ?
Ô rats, bienvenue dans les décombres brûlantes de notre espèce cupide, arrogante, agressive, compulsive, cynique, égoïste, inaboutie ; vous ne pouvez que bâtir un monde meilleur.

Vous êtes nos camarades, nos cousins, nos frères, nos fils, nos successeurs : vous êtes l'avenir provisoire de la Terre.

Vous méritez bien d'hériter du flambeau d'une nouvelle épopée pour peu que vous abandonniez le comportement suicidaire qui a entrainé la disparition de l'espèce humaine.

Bonne chance, peuple des Rats !

Et surtout, souvenez vous de ce que l'homme a trop oublié : vous n'êtes que des mammifères comme les autres.

 

Amie lectrice, ami lecteur, merci d'être parvenu jusqu'à cette ligne, pardonnez mon style "pompier et pompeux" : le souvenir de Jean-Louis, alias Le Coucou de Claviers méritait bien mieux que cette pauvre fiction, mais hélas, j'ai fait du mieux possible avec peu de capacités...

À après !


PS : j'ai tiré ce nouveau texte d'un de mes anciens billets.