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mercredi 4 juin 2014

L'illusion technocratique face à la crampe d'estomac.

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L'autre jour, pris d'un subit accès de masochisme intellectuel, j'ai malencontreusement appuyé sur le bouton numéro 5 de la télécommande de ma télévision. (oui, je sais : j'entends déjà les beaux esprits gauchistes me hurler dans l'oreille "Comment ? Tu as la télévision chez toi ? Fou que tu es !")


Évolution des prix entre le 1/1/2002 et le 31/12/2011

Relevés effectués par INDECOSA -CGT


Et c'est dans cet état de transgression névrotique que je suis tombé sur l'émission "C dans l'air" animée par le fameux Yves Calvi qui est au journalisme et à la déontologie ce que la radieuse Élisabeth Lévy de Causeur est à l'érotisme et à la sensualité (je dis ceci parce qu'il me parait impossible qu'un membre de Causeur lise ce blog abject). 

Il avait invité - son carnet d'adresses devant faire une page maximum - les habituels apparatchiks médiatiques, barons du politiquement correct et vicomtes des slogans ânonnés à la gloire du libéralisme. Je les soupçonne d'ailleurs de coucher dans les studios de France 5 pour ne pas rater l'émission suivante tant leurs présences sont quotidiennes.

Ces gens parlaient chiffres : coût de la vie, inflation, chômage et tout le tintouin !

Doctorants solennels, tableaux devant eux, ces vieux barbons en imposaient ! Fichtre , me dis-je, comme ces gens causent bien ! Car j'incarnais à moi tout seul, et dans toute sa splendeur, la sous merde de la France profonde d'en dessous qui ne gagne pas suffisamment pour payer une cotisation à une mutuelle  !

Après avoir avoir vaguement écouté la musicalité des conversations, j'ai réglé mes esgourdes sur la compréhension des paroles...
Et là, tout à dérapé !

Ces cuistres soutenaient mordicus, probablement avinés  à cause de l'ennui et de leurs trop longs séjours dans les studios de France 5, que depuis l'intronisation de l'euro au 1er janvier 2002, le coût de la vie n'avait  pas autant augmenté que ce qu'on pouvait croire et que nous autres médiocres citoyens de base, n'ayant que nos misérables porte-monnaies pour vérifier, étions incapables de rivaliser avec leurs ordinateurs géants qui manipulaient des millions de données ! 

Toujours cette différence entre la  fameuse "sensation de précarité" que nous chantent les hiérarques et autres propagandistes et la "réalité révélée, crachée par leur ordinateurs" !
Comme si dans ce monde de cadres robotisés, le virtuel avait plus de valeur que le réel, la théorie plus de poids que ce qu'ils appellent pour le dévaluer, le ressenti.

Mais non, imbéciles ! La réalité ne sort pas de vos machines à partir de données vérolées mais de nos souffrances matérielles, du manque de soins parce qu'on n'a plus les moyens, de la difficulté de boucler nos fins de mois et de la misère qu'on rencontre pour de vrai !

Parce que ces clowns prétendent savoir mieux que moi, misérable consommateur, le montant de mes dépenses et de mes moyens !




Mais ce n'est pas tout : non seulement, je suis commentateur mais mon travail consiste à écumer les marchés populaires pour mon job ! C'est dire si je suis plutôt concerné par l'évolution des prix à la consommation,   notamment dans l'alimentaire. L'énergie, les loyers, les dépenses de santé et les assurances n'étant pas en reste....

En combinant mes deux positions de vendeur et de client, je puis vous affirmer que les statistiques officielles sont fausses, archi fausses de la même manière que les chaussettes de l'archiduchesse sont sèches, archi sèches !
Le coùt de la vie étant largement sous évalué par rapport au taux officiel d'inflation comme chacun a pu s'en apercevoir.


Aussi, je vous pose le petit problème suivant.

Sachant qu'officiellement, entre 2001 et 2011 le coût de la vie (hum !) a augmenté de 22 % et que le salaire moyen (hum !) n'a crû que de 7 % pendant la même période.

Sachant que tous les chiffres officiels servent de bases  aux prévisions et aux programmes économiques et politiques.
Sachant d'autre part que dans tous les pays occidentaux, les chiffres du chômage sont complètement manipulés et biaisés. 
Sachant enfin que nos technocrates jonglent avec des statistiques largement bidonnées pour asseoir leurs politique d'austérité qui dure depuis plus de vingt ans.

Calculez le délai
1) pour que vous vous retrouviez à la rue ?

2) qu'il faudra au FN pour parvenir au pouvoir ?

3) nécessaire pour foutre à la porte ces journalistes véreux qui confondent convictions personnelles avec informations ?

4) pour qu'on expulse manu militari hors de nos frontières certains politiques corrompus qui nous ont mis dans la merde ?


Vous avez trois heures

Nonobstant, 3h pour pendre tous ces sales types qui nous racontent des salades est  un laps de temps largement suffisant...
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Le tableau de calcul de l'inflation est calculé sur cet excellent site.

lundi 14 avril 2014

Variations sur les "extrêmes".

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"Ce n'est pas parce qu'on n'a rien à dire qu'on ne doit pas l'exprimer sur son blog." citation ad libitum du blogueur ver 2.0, all rights reserved by Cuicui corp ltd.

Araignées du soir, bonsoir !

Écoutant distraitement une radio commerciale dans mon véhicule brinquebalant, j'ai discerné à travers les cliquetis, les vibrations et les grincements de mon antique voiture, l'expression "extrême gauche" prononcé par un de ces innombrables clowns qui hantent le cirque médiatique...




Ce pitre causait de la manifestation du 12 avril 2014 organisée par une dizaine de mouvements et partis de gauche.

Bien entendu, l'expression "extrême gauche" était placée pour disqualifier les partis du front de gauche, PG et PCF car chez l'électeur moyen, pusillanime, conformiste, niais, plus ou moins apolitique, creux et un peu nœunœud, le mot "extrême" rappelle dans la propagande médiatique archi rabâchée et bien édulcorée, les atrocités nazies ou les horreurs staliniennes.

Parce que vous comprenez, selon ces quelques journalistes fortement idéologisés qui vous balancent ces sentences définitives comme des perroquets, je serais donc en temps que sympathisant, un potentiel gardien de goulag voire un de ces mouchards staliniens prompts à dénoncer son voisin qui dévierait de la ligne du parti.

La vie est si simplette !

Quoique je ne rechignerais pas à rééduquer tous ces misérables propagandistes,  leur réapprendre certains fondamentaux et ce recul nécessaire qu'ils semblent avoir oublié.
Réapprentissage d'une certaine objectivité,  sans arme, ni fouet, ni mirador. Simplement en leur apprenant le sens des mots et qu'utiliser des termes excessifs affaiblit le sens et favorise une certaine violence puisque celle des mots induit forcément une agressivité latente.

Je me souviens qu'autrefois, un des plus grands cons de la politique française devant l'Éternel, Jean Lecanuet, un centriste atlantiste davantage remarqué pour son sourire étincelant et ses dents blanches que par ses idées, ne cessait de traiter pour les disqualifier, les communistes de "collectivistes" afin de faire peur au petit peuple.

En effet ce terme anachronique laissait entendre que si par malheur, l'union de la gauche parvenait au pouvoir, non seulement les chars russes défileraient dans les 24 heures aux Champs Élysées mais les petits pavillons de banlieues seraient aussitôt réquisitionnés par le parti, les petits artisans et commerçants nationalisés, les églises transformées en maison du Peuple !

Et des imbéciles de le croire et de voter pour lui ! On atteint dans ce cas l’extrême limite de la bêtise...

Mais à force d'abuser d'un vocabulaire grandiloquent, celui-ci a fini par s'user naturellement, donc de banaliser la vraie violence et le danger des véritables mouvements extrêmes, politiques, religieux ou sectaires car plus aucun terme de la langue française ne correspond à leurs radicalités.

Si dans une échelle allant de moins l'infini à plus l'infini - les extrêmes représentant les infinis - le politiquement correct à est à mi-chemin de ces deux bornes, c'est à dire proche du zéro.

Ce qu'il fallait démontrer. Poil au nez.

L'extrême Cuicui vous bise et s'excuse de l'extrême banalité de ce billet. Poil au pied.
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mardi 1 octobre 2013

Les pantalonnades de monsieur Libéral, maître manipulateur de génie.

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Mes chers amis.

J'avoue. Contrit, la tête recouverte d'une  couronne de ronces et le cou paré d'un collier d'orties : je travaille le dimanche... À mon compte. Ouch !

Parce que sur les marchés, le dimanche est notre meilleur jour de la semaine étant donné que peu de magasins ouvrent leurs portes.

Aussi la gauche prolétarienne pure et dure me fuit-elle comme la peste. Je conçois combien elle a raison : je n'expierai jamais un tel péché...
 

Ceci étant posé, je vais vous raconter une de ces belles histoires de libéraux qui finissent par de nombreux maux, en généraux; [au passage, admirez la rime riche et la musicalité de cette phrase bancale].

Alekseï Grigorievitch Stakhanov 1905-1977, le Stalinien préféré de monsieur Libéral.

Un jour d'automne, Monsieur Libéral décida de porter un coup fatal à une législation jugée laxiste qui ne convenait guère à sa vision stakhanoviste du travail. En effet, Monsieur Libéral qui crachait tout son fiel sur les dogmes staliniens, enviait toutefois l'organisation ouvrière du petit père des peuples qui avait réussi, à force de persuasion, à pousser les masses à une hyper productivité  pour le plus grand profit du régime.


Et pendant ce temps les mini miss de 5 à 12 ans manifestaient avec bravoure devant un service d'ordre inhumain   leur hostilité à cette loi liberticide mis en place par la dictature socialiste, qui interdisait l'organisation de concours de beauté pour petites filles...


Amphora, un magasin de produits de beauté se lança dans cette campagne parfaitement orchestrée et envoya quelques employés triés sur le volet s'exprimer dans les médias complaisants puisque presque tous les organes de presse étaient favorables, au nom d'une certaine conception commerciale de la libertééééé -celle de l'éléphant libre dans le magasin de porcelaine libre ouvert le dimanche- du travail des gueux.

Au nom du droit de ces pauvres employés à gagner plus grâce au labeur du dimanche et accessoirement d'engranger des bénéfices supplémentaires.

Du gagnant-gagnant aurait glapi la madone du patronat délocalisé, Sophie de Menthon !

Aussitôt, selon une organisation bien huilée, des associations de bricoleurs et des vendeurs de magasins de bricolage exigèrent; arguant du fait que les jardineries ouvraient le dimanche et vendaient des outils et profitant en outre de la logistique des patrons de ces succursales multinationales; l'ouverture le dimanche au nom de la sacro-sainte libertééééé du travail et du commerce.

Tout ces mouvements étant bien entendu aussi spontanés qu'un rayon de soleil à Charleville-Mézières le jour de la Toussaint.


Et pendant ce temps les mini miss de 12 ans manifestaient avec bravoure devant un service d'ordre inhumain  leur hostilité à cette loi liberticide mis en place par la dictature socialiste, qui interdisait l'organisation de concours de beauté pour petites filles...


Je ne vais pas m'appesantir sur les déroulements suivants  : les enseignes de bricolage vendant des télés, les magasins spécialisés en électroménagers réclamèrent leur dû, suivis par les grandes succursales généralistes qui vendaient aussi des produits blancs et bruns, puis les alimentaires suivirent par obligation pour éviter la concurrence déloyale. Jusqu'à ce que tous ces distributeurs ouvrent le dimanche dont beaucoup pour éviter de perdre des parts de marché.

On devait acheter des clous et une perceuse le dimanche et on se retrouva avec bonheur à déguster des raviolis en conserve à la viande de cheval achetés le jour même ! Quel progrès !
La Une de Charlie Hebdo


Et puis un jour d'automne, Monsieur Libéral décida de porter un coup fatal à une législation jugée laxiste qui ne convenait guère à sa vision stakhanoviste du travail. Il décida d'ouvrir jusqu'à une heure du matin, au nom de la libertééééé du travail... Je vous laisse imaginer la suite.


Et pendant ce temps les mini miss de 5 à 12 ans manifestaient avec bravoure devant un service d'ordre inhumain  leur hostilité à cette loi liberticide mis en place par la dictature socialiste, qui interdisait l'organisation de concours de beauté pour petites filles...



Conclusion :

- Si tout le monde ouvre le dimanche, les parts de marché ne changeront pas significativement entre les concurrents puisque le pouvoir d'achat restera équivalent et chaque enseigne restera sur ses positions.

- Les frais variables, salaires du dimanche, électricité, entretien augmenteront d'environ 15 % par mois et devront être répercutés sur les prix de vente.

- Disparition programmée de tous les commerces de proximité et dilution des petits marchés. La concurrence vis à vis des grands groupes étant intenable. Je parle par expérience.

- Destruction d'un certain art de vivre, de la vie culturelle, sportive et associative.

- Désertification des commerces de centre ville.

- Transformation du citoyen en une sorte de client-consommateur hyper matérialiste avec toutes les répercussions de délitement social, moral et intellectuel.

Bref ! Une société idéale dont rêve monsieur Libéral qui dispose de tous ses médias et journalistes à sa botte pour vous conduire gentiment à l'abattoir après une vie médiocre passée à turbiner pour le plus grand profit de ceux qui vous suggèrent un chemin peu exaltant dont chacun sent bien qu'il finit en impasse...

Après tout, les copines et les copains, c'est vous qui voyez ! Je vous bise.



Et pendant ce temps les mini miss de 5 à 12 ans manifestaient avec bravoure devant un service d'ordre inhumain  leur hostilité à cette loi liberticide mis en place par la dictature socialiste, qui interdisait l'organisation de concours de beauté pour petites filles...
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mercredi 28 mars 2012

La grand-mère caillera*. Thriller électoral.

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Les amis, samedi dernier il m'est arrivé une drôle d'histoire...

Comme vous êtes bien sages, je vais vous raconter.

Le début du récit est rigoureusement exact, puis je me perdrai dans les tourbillons de l'imagination puisque je ne suis ni un militant survolté, ni un journaliste ni même un écrivaillon tagueur sur tôle ondulée mais seulement un embobineur de foire sans prétention...



Après avoir vivement remballé ma marchandise d'un marché pouilleux du 93, j'aperçus une dame relativement âgée qui semblait se battre contre une vieille porte crasseuse et désaffectée comme on en trouve si fréquemment dans nos banlieues miséreuses.
Je m'approchai d'elle en catimini. Notre petite vieille, munie  d'un cutter dans la main droite, lacérait avec hargne une affiche du Front de Gauche. Sa haine faisait plaisir à voir tant elle imprimait dans ses gestes une vivacité exceptionnelle pour une grand-mère de cet âge.

J'éclatai de rire. Elle se retourna l'air mauvais, la bouche distordue par la rage.
- Que me voulez vous, sale gauchiste ?
- Mais que faites-vous madame ?
- Je hais la gauche et tous ces communistes qui veulent détruire notre pays ! 
- Mais nous ne sommes pas en guerre civile, ma bonne dame, Léon Blum n'est plus de ce monde depuis longtemps ! Crus-je malin d'ajouter...

Elle n'apprécia guère.

Elle me rappela instinctivement tous ces internautes sarkozystes que j'avais croisés sur divers blogs en 2007 et qui après un entracte de 5 ans, réapparaissent en générations spontanées afin de défendre leur idole sur Twitter ou dans des tas de sites et forums pour mordre, haïr, déchirer, griffer quiconque émet la moindre réserve ou  opinion de gauche.
Peu de conscience politique - tous se déclarant gaullistes alors que ce qui reste de leur idéologie frustre flirte davantage avec les thèses du FN - mais la plupart de ces partisans exaltés possèdent en commun une haine inouïe de toute la gauche. François Hollande leur apparaissant comme un révolutionnaire sans concession, c'est dire leur clairvoyance ! 
En ces périodes de campagne présidentielle, je ne m'amuse jamais autant de l'obscurantisme de certains militants : la femme ou l'homme ordinairement civil, fin et intelligent  devient en ces temps de passion politique une sorte de soudard intégriste et borné d'une intolérance incroyable. Et cette observation est particulièrement vérifiée pour beaucoup de partisans UMP qui n'ont plus l'habitude de partager l'autorité suprême et sont révulsés à l'idée d'une passation de pouvoir .
Fin de l'aparté.

Ma réflexion eut l'air de l'énerver davantage et ce qui devait arriver advint : la lame de cutter glissa le long de l'affiche et entailla la paume de sa main gauche qui se mis à saigner immédiatement. Je lui pris son cutter et m'empressai de comprimer la coupure pour arrêter la petite hémorragie.

C'est à ce moment que je sentis quelqu'un me taper sur l'épaule. Je me retournais et vis 2 flics qui me fixaient.  Je tenais le cutter dans ma main gauche et le sang maculait la droite, inutile d'avoir concouru à l'école Polytechniques pour comprendre que mon compte était bon.

J'étais mort. Cuit dur. Et ma gueule patibulaire ne témoignait pas en ma faveur.

Bien entendu, l'abjecte petite vieille porta plainte contre moi pour coups et blessures puis insista pour qu'on m'emprisonne jusqu'au 6 mai inclus pour éviter que je puisse voter...

J'ai été relâché hier en attendant mon procès.
Dans cette société de l'image et du fric, quand on est moche, pauvre et à moitié illettré , lorsqu'on nait du mauvais côté de la rue, on devient forcément au mieux un "looser", au pire un justiciable irrécupérable.

Ami(e)s, j'espère que vous comprenez mieux mon aversion pour les périodes électorales et les mamies confiturées qui écument les spots de publicités. 
Cependant, si je puis me permettre un conseil, lorsque vous apercevrez au loin une dame très âgée en train de déchirer l'affiche électorale d'un candidat, même s'il s'agit de votre candidat préféré, changez prudemment de trottoir. 
Les rues sont de moins en moins sûres à notre époque et les vioques, adeptes inconditionnels de la secte sarkozyste  deviennent carrément dangereux...


Si on n'y prend garde, ces cons là seraient capables de nous remettre le couvert pour 5 ans ! J'en frémis par avance.

À après.

* Caillera = racaille en verlan. Pour ceux qui seraient nés hier.
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vendredi 3 février 2012

Après les villages Potemkine pour le Tsar, les chantiers Sarkozy pour la propagande. Dérision sur un candidat putatif.

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Bonjour les filles, salut les glaçons.

Il semblerait d'après cet écho que la visite du candidat putatif de l'UMP, accessoirement président fantoche en campagne, dans un chantier où l'ouvrier non syndiqué acquis aux idées du Front National selon les sondages, représenterait une majorité, ait été grossièrement mis en scène par la propagandastaffel de la présidence.



Non que cela ait étonné les habitués de la propagande, de la manipulation des foules et du marketing politique comme moi, mais j'avoue m'être beaucoup amusé à observer, sur tous les médias, les dizaines, voire les centaines - en comptant les chaines d'infos en continu - de passages de l'extrait où un ouvrier trié sur le volet, entouré d'une vingtaine de gardes du corps, léchait consciencieusement le cul du guide suprême avec une langue qui ressemblait étrangement à un plumeau ...

Les "villages Potemkine", appelés ainsi, à la fin du 18ème siècle, étaient selon la légende, des villages luxueux construits pour les visites officielles, peuplés de figurants et destinés de montrer aux visiteurs et aux princes combien la paysannerie d'Ukaine était heureuse et vivait dans des conditions idylliques.

Il s'agissait d'une grossière mise en scène qui nous rappelle, pour ceux qui ont fait leur service militaire, les visites bidonnées de très hauts gradés dans une caserne crasseuse, avec des armements datant de 1936. Quand les vieux généraux bedonnants se présentaient, le matériel était rutilant et les 3 douzaines de flingues modernes conservés dans un écrin en velours, sortis avec faste dans une revue impeccable sous l'œil concupiscent de la vieille baderne.

Amis, je ne vais pas me moquer mais avant de connaître les rumeurs de trucage, j'avais remarqué - étant originaire de la France d'en bas - l'état merveilleux des combinaisons et des casques des ouvriers !
C'est à peine si on ne distinguait pas un logo "Dior"  © sur les vêtements. Pour qui connait un peu les chantiers, cela rappelait un peu les héroïnes de Westerns des années 1950, qui, après s'être fait courser par les Apaches, avoir vu brûler leur chariot, et violer par 13 Sioux en rut ivres d'eau de feu, se retrouvaient en train de pleurer auprès de l'officier de cavalerie avec un brushing impeccable et un blush de toute première qualité.

Trêve de plaisanteries.

Quand la comédie atteint de tels niveaux d'amateurisme, on ne peut s'empêcher de rire : si, pour récupérer des électeurs du Front National, le candidat putatif embauche des ouvriers mannequins ou des gravures de mode, je doute fort que la plèbe se laisse prendre au jeu. 
De même que ses familiarités à 2 balles pour montrer sa proximité avec le populo sent le rance et la performance de comédien plus que la sincérité.

N'empêche qu'il se trouvera toujours 1 électeur sur 4 pour le trouver bandant : le but du jeu, pour lui, étant de toujours les placer au premier rang pour faire la claque. 

Car l'image, si importante de nos jours, ne cesse, avec les progrès technologiques et les méthodes pour influencer l'opinion, de travestir la réalité et de mentir toujours plus habilement pour convaincre.

À notre époque, une bonne image vaut mieux qu'un programme exhaustif.


Vous me répondrez qu'il s'agit d'une pratique aussi vieille que le monde et vous aurez raison : le plus malheureux est que  beaucoup tombent encore dans le panneau.

Couvrez vous bien et à après !

lundi 5 septembre 2011

Une grossesse électorale difficile : 9 mois de souffrances pour le citoyen. Boucle diabolique.

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Mes petits poussins.

Vous rendez vous compte ? 9 mois à supporter une campagne électorale qui s'annonce tristement poussive et particulièrement chiante !


Pourquoi poussive, me direz vous ?  Simplement parce que le peu de candidats susceptibles de gagner ne soulève ni  l'enthousiasme ni l'adhésion des foules.

Sarkozy-Hollande-Aubry-Royal ?

C'est à qui prouvera aux électeurs son conformisme niais,  sa franchouillardise moyenne et sa banalité  bêlante !
On concourt au jeu du caractère le plus ordinaire, sans aspérités, désespérément plat.

On n'évoque que des mesures techniques, administrative, financières ou technocratiques.

On propose des replâtrages, des réformettes, du sparadrap.

L'unique ambition des candidats : gérer. Se glisser doucement dans le moule prédéfini d'un président ordinaire de la 5ème république aux pouvoirs exorbitants.

- Des réformes sur la gouvernance et un changement constitutionnel : rien !
- Des propositions fondamentales pour partager les richesses : que dalle !
- Une vision économique globale susceptible de mobiliser les citoyens : que nenni !
- Un échéancier pour déchiqueter l'oligarchie française : vous rêvez !
- Une initiative sur la recherche d'un mode de vie  original et plus exaltant : nous ne sommes pas à Disneyland !


9 mois pour  gémir,  pleurer,  s'énerver devant des médias complaisants où toujours les mêmes journalistes, politiques, experts, chroniqueurs, people, officient en boucle !

En boucle, les mêmes discours !
En boucle,  la propagande !
En boucle, la médiocrité !
En boucle, les spectacles creux !
En boucle, les mêmes personnages !
En boucle, les rumeurs !
En boucle, la vacuité des programmes politiques !
En boucle, les story-tellings !
En boucle, les économistes libéraux !
En boucle, les péripéties bidons !

Avez vous remarqué ? Plus l'information tourne en boucle, plus nous la bouclons. 

Les débats de journalistes sur les chaînes d'infos ressemblent au fameux pâté de cheval et d'alouette : dans cette préparation, vous mettez un cheval de droite et une alouette de gauche.
Un  dinosaure à la Thréard  contre un mollusque de la trempe de Macé-Scaron.
Un  Tyrannosaure à la Zemmour contre le gentillet villepino-bayrouiste Domenach.
Jusqu'à quand assistera t-on à ces simulacres de  tournoi du style Figaro vs Marianne ?


Depuis quand Marianne est considéré comme un magazine de gauche ?

Avez vous remarqué ? On a toujours droit à un débat contradictoire entre un journaliste de la droite dure contre une chiffe-molle centriste ou vaguement sociale démocrate.

N'existe t-il qu'une vingtaine de journalistes et chroniqueurs en France ? En consultant les réseaux importants, on pourrait le penser !

De qui se moquent ces médias de merde comme i-Télé ou BFM télé ?

De cette gestation de 9 mois, j'ignore ce qu'il en sortira mais il y a de grandes chances pour que ce soit un mort-né ou au pire un monstre.

En tout cas, rien de bon pour nous.

Ce n'est pas faute de vous avoir prévenu.


À après !
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