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mardi 4 février 2014

Le président François Hollande inaugure un nouveau parti politique : le PSC, le parti socialiste couché.

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Amies, camarades, compagnons et tout ce que vous voudrez de fraternel...

Dans mes plus sombres délires, pourtant, dieu sait si je vois tout en noir sur ce blog sans queue ni tête, je n'aurais jamais imaginé qu'un président de la république élu sous une étiquette "socialiste"  puisse capituler sous la menace compacte de la mobilisation d'une partie de la droite traditionaliste emmené par un épiscopat naturellement réactionnaire et des mouvements les plus rétrogrades de la société française !

La position inconfortable d'un électeur socialiste sincère...

Une manifestation de plus d'une centaine de milliers d'individus dont une bonne moitié d'enfants mineurs et d'un bon tiers de bigots retraités a réussi à faire plier un gouvernement aux abois, paniqué comme une volée de perdreaux au passage pétaradant d'un  vieux tracteur Volvo des années 1942 dans un champs de blé de la zone "librement gérée" par le sénile Maréchal...

Cette reddition sans condition consentie avec la plus grande veulerie, sans même engager le combat rappelle sinistrement les heures les plus obscures de l'histoire de France et tous ces politiques incapables du moindre courage, même celui de défendre leurs opinions sur le front des idées, montre que nous sommes à la veille d'une complète redistribution des cartes au sein de l'échiquier politique français.

Il devient urgent pour les vrais socialistes qui se sentent si mal à l'aise dans cet équipage du PSC (Parti Socialiste Couché), soit de se différencier, soit de prendre le pouvoir. Il n'est que de lire les blogueurs sympathisants pour comprendre l'immense malaise qu'ils ressentent tous. Le moment est au courage et à la prise de risques.

Dites, il est loin d'être illégitime de se demander si M François Hollande n'est pas le sous-marin d'un mouvement de droite traditionaliste destiné à détruire un parti socialiste qui possédait en mai 2012 tous les éléments pour réussir à appliquer une politique, sinon ambitieuse, du moins vaguement sociale démocrate.

Or là, nous en sommes carrément à l'application d'une sorte de libéralisme blairiste réactionnaire teintée de compromission, mâtinée d'un flou qui permet presque -ô horreur-  d'envisager à terme l'avènement d'un véritable libéralisme pur et dur, qu'il soit mené par les socialistes couchés ou la prochaine majorité de droite forcément obligée de promouvoir cet ultra libéralisme pour se différencier.
Ce processus crève les yeux. J'espère que ce billet, aussi peu soyez-vous à le lire, éveillera chez vous une salutaire méfiance.

Nous sommes tous embarqués dans une arche maudite dont les Hollande, Moscovici, Valls, Sapin, Medef, grandes banques, haut-fonctionnaires, élites médiatiques et économiques, unis sous l'étendard représentant la main omniprésente du libre marché, tiennent le gouvernail.
Le pire est que nous ne savons pas où ils nous emmènent.

Le savent-ils eux-mêmes ? Je le pense mais n'oublions jamais que le socialiste couché est fourbe...

Une prochaine branlée électorale du PSC est désormais notre seule arme de destruction massive pour leur foutre les jetons et rappeler que le peuple seul et en intégralité est souverain, et non un lobby de bigots réactionnaires accompagnés de leurs enfants et grand-parents pour faire nombre. 

Ne laissons surtout pas passer cette occasion avant que 2017 ne vienne nous plonger dans les pires cauchemars...


Poil au panard.
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vendredi 19 avril 2013

Les confessions intimes d'une rebelle catholique au pied mutin.

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Mes très chers,

Je m'appelle Anne-Sophie, j'ai 22 ans et j'étudie à Science Po. Mon père est cadre supérieur dans un grand groupe pétrolier et son épouse est femme au foyer comme on dit dans les milieux populaires. J'habite le 17ème arrondissement dans un modeste appartement de 140 m² où officient ma chère mère et les deux domestiques qui l'épaulent.

Mon fiancé Charles Henri qui, je le précise ne m'a jamais effleuré, réservant ses transports sexuels pour la nuit de noces consécutive à la cérémonie du mariage religieux, m'ayant invité à vivre une grande aventure populaire, un juste combat politique contre le manant socialiste, le gueux gauchiste rentrés par effraction dans les arcanes du pouvoir généralement destiné à notre classe !




 Déjà, lors de la messe dernière, dans la paroisse où je milite aux MJCF, nous avions été alertés par l'abbé Petitgros de cet odieux projet de loi du mariage pour tous, ersatz de cérémonie diabolique entre deux êtres lubriques et vicieux de même sexe, animés par les pires excentricités copulatives qui me font froid dans le dos rien qu'en y pensant !

J'ai aussitôt enfilé mes ballerines pour pouvoir défier avec souplesse et célérité le félon CRS qui habituellement est notre allié objectif. 
Charles Henri, nerveux comme une puce m'a follement excitée en m'expliquant que nous participions aux prémices d'une révolution populaire, une sorte de mai 1968 contre-révolutionnaire, un soulèvement catholique rappelant la glorieuse résistance du Chouan vendéen contre l'usurpateur (déjà !), bref, un moment historique qui marquerait à jamais l'entrée en fanfare des valeurs de la chrétienté dans notre beau Pays de France.

La république, cette gueuse irrespectueuse des valeurs de la France profonde n'avait qu'à bien se tenir, par la nécropole royale de Saint Denis !

Nous rejoignîmes un groupe constitué de mouvements tous plus pacifistes les uns que les autres, du GUD, des jeunes pops, de Civitas, du Bloc identitaire, des jeunesses nationalistes et du Renouveau français. J'y retrouvai avec joie, Joachim, Marie Chantal, Charles-Louis, Matthieu-Georges, Pierre Alexandre, Clothilde , Hugo, Alix , Camille, Constance, François-Eudes... Je ne saurais tous les énoncer ! 
La jeunesse de la vraie France populaire, celle qui prendra de toute manière, tôt ou tard, les rênes de notre pays  était réunie, enthousiaste, prête a renverser ce régime illégitime mené par un tyran progressiste.

Arrivés devant l'Assemblée nationale, nous entonnâmes avec une ardeur juvénile des cantiques religieux. Puis, copiant l'abbé en soutane qui nous fit face, à genoux, nous priâmes pour les CRS, pour que Dieu fasse entendre raison à tous ces députés de gauche qui veulent détruire la cellule familiale traditionnelle, à tous ces communistes qui souhaitent raser nos églises, tondre nos curés, enduire de goudron et de plumes les fidèles chrétiens pour laisser libre-accès aux mollahs !

Dieu ne pouvait laisser la fille aînée de l'Église aux mains de ces athées iconoclastes qui renient la Monarchie et nos valeurs séculaires ! Aucun Français ne pouvait penser que le Seigneur laisserait détruire nos symboles sacrés ! 

Un cri de joie ! Toutes les têtes se tournèrent : Christine Boutin, un énorme crucifix en pendentif suivie de Béatrice Bourges, l'instigatrice du printemps français, toutes deux l'air halluciné, semblaient habitées par Dieu. Il faisait nuit, nous avions tous allumés nos briquets comme autant de cierges. L'atmosphère était magique. Le service d'ordre, figé, semblait ressentir cette spiritualité avec frayeur. Un silence pesant se fit. Quelques députés UMP se joignirent sans faire de bruit  à nos deux dames patronnesses.

L'émotion parvint à son comble quand Christine leva la tête vers le ciel, les paumes offertes et se mit à genoux. Elle implora le Créateur et sembla entamer un dialogue, les cœurs battaient à l'unisson, la ferveur était palpable. Un cri jaillit, viril, déterminé : "Jésus est avec nous !".

C'est ce moment que choisirent les CRS, pour nous gazer  et asphyxier ainsi les forces vives du pays réel.
Si vous souhaitez connaître la suite, consultez donc la description des affres terribles que nous avons subies, auprès desquelles, les souffrances endurées en Irak, ne sont que peccadilles.

Nous continuerons inlassablement notre combat jusqu'au moment où fatalement, un accident lors d'une manifestation ou d'un échange musclé entraînera le décès d'une victime. 
Ce mort deviendra alors le martyr de tout un peuple, le symbole de la brutalité de l'idéologie socialo-communiste illégitime et abhorrée du troupeau de Dieu, c'est à dire du peuple français tout entier que nous représentons.


Alors, la purge salutaire pourra enfin commencer...
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