Affichage des articles dont le libellé est citoyens. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est citoyens. Afficher tous les articles

mercredi 3 avril 2013

La politique de bas étage étudiée par un analyste de haut-vol.

.
N'étant ni une hyène, ni un chacal, ni un vautour, ni Robin des bois, ni Arsène Lupin, ni Zorro, ni Savonarole, ni grand inquisiteur, ni le bourreau de Béthune, ni Saint-Just, ni Fouquier-Tinville, ni avocat, ni juge d'instruction, ni redresseur de torts, ni justicier, ni le docteur Schweitzer, ni Antoinette Soubiroux Bernadette Soubirous, ni sœur Sourire, je ne parlerai pas du "cas Cahuzac" (notez au passage la trouble subtilité du style particulièrement maîtrisé d'un plumitif non professionnel).
.

"La spirale du mensonge" selon Pierre Cahuzac


Non. J'ai plutôt envie de causer du retentissement de cette affaire sur les masses laborieuses que j'ai l'immense bonheur de côtoyer chaque jour que Dieu, auquel je ne crois pas, fait.

Amies et amis qui me lisez, je ne sais si vous avez conscience de l'immense privilège dont vous jouissez - non pas en me lisant, bien sûr - mais en sachant vous servir d'internet pour approfondir vos connaissances et les informations susceptibles d'étayer vos opinions ?

N'oubliez pas, qu'une grande majorité de citoyens, ne sont informés que par les médias traditionnels comme la radio, la télévision et accessoirement par la presse papier !

Médiapart se vante fort justement d'avoir de 60.000 à 65.000 abonnés ! Mazette.
   
Sur 45.000.000 d'électeurs inscrits ! Aïe !

Bon d'accord, en ce qui concerne l'affaire Cahuzac, le bruit médiatique qu'a dégagé Médiapart, équivaut à une puissance 18 fois supérieure à celui d'un exemplaire pitoyable de l'Express sur la 43ème enquête sur l'immobilier ou de la "une" agonisante du Point sur le voile islamique ou la burkha.

Chacun est bien convaincu, que les sieurs Christophe Barbier et Frantz-Olivier Giesbert sont des  journalistes has-been fort médiocres qui ne font illusions que sur les propriétaires des magazines pré-cités atteints du syndrome de la Tourette, mais bon ! Ne tirons pas sur des corbillards, les amis.

Donc, l'immense majorité de la population suit le déroulement de ce scandale par l'intermédiaire des médias traditionnels auxquels, par ailleurs, elle n'accorde strictement aucune confiance, si vous voulez bien me croire. 
J'ai sillonné des milliers de marchés où j'ai écouté des centaines de milliers d'opinions sur les médias pour vous le confesser sans détour : la plupart des vedettes médiatiques bénéficient d'autant de crédit de confiance que vous en accorderiez à Jean-François Copé en lui demandant d'organiser votre tombola de fin d'année scolaire, si vous voyez ce que je veux dire...

Et ce petit peuple, dont je fais partie, ne suit que très peu internet, encore moins les blogs politiques dont il ignore l'existence, c'est dire notre utilité...

Ces citoyens  commencent sérieusement à penser tout haut à une alternative politique qui n'est hélas pas celle de Mélenchon, qui ne passe dramatiquement pas la rampe de la popularité pour des motifs de forme et non pas de convictions, mais qui ressemble de plus en plus à celles d'un Front National, encore vierge de tout pouvoir gouvernemental.

Je sens depuis quelques années, que cette alternative nous pend au nez comme la morve aux narines d'un gamin grippé.

Parce que cette satanée 5ème république trop monarchique et centralisée ne favorise pas les contre pouvoirs.

Parce que cette vieille 5ème république, à force de consanguinité entre les milieux médiatiques et politiques, introduit une connivence inacceptable qui devient un frein à la régénérescence sociale d'un système sclérosé.

Parce que cette vieille 5ème république est incapable de renouveler ses élites. Comment, par exemple, un Guaino, piètre politicien, élu d'une circonscription sur mesure, peut-il parler autant d'heures dans tant de médias et ce jusqu'au dégoût ?

Parce que cette 5ème république vermoulue n'incite plus au respect. De Gaulle est mort, enterré et bouffé par les vers. Ceux qui se réclament de lui, ne sont pas des Gaullistes, juste de piteux succédanés.

Enfin, parce que cette désastreuse 5ème république introduit sournoisement l'idée du roi-président, chef providentiel, de telle sorte que des pitres comme Nicolas Sarkozy s'estimeront toujours nécessaires à la conduite du pays : ce cher homme est capable de penser, dans son délire paranoïaque, qu'il doit faire don de sa personne pour conduire la nation. Il est fou.

L'ambition personnelle est une folie et malheureusement, la Constitution actuelle l'encourage.

Poil au visage.
. 
.

Sur ces considérations pseudo philosophiques de bas étage mais de haut vol, je m'en vais lire Shakespeare en bandes dessinées... Ce billet est tellement nul que je n'arrive pas à me relire...
Lectrices et lecteurs fidèles, à genoux, la tête penchée devant vous, attendant les yeux clos le coup de glaive fatal, j'implore votre pardon.
.

mercredi 29 juin 2011

Voyage aux tréfonds de la pseudo démocratie. Colère.

Bonjour les filles, salut les potes.

Oui.






Voici des tas de minables dans mon genre qu'on appellera "citoyens" pour faire sérieux, qui votent une fois tous les 5 ans pour 2 élections qui ont vraiment un sens pour notre pays : les présidentielles puis les législatives (dans l'ordre jospinesque).

Jusque là, rien que de très naturel...

Un président se dégage suivi d'une majorité parlementaire. Parfois, dans certains pays, un vote législatif  suffit pour déterminer le chef de gouvernement.

Jusque là, vous me suivez ? Bon.

Ces gens là peuvent faire les pires bêtises pendant 5 ans sans le moindre risque. Ils ont tous les droits. Une Monarchie de droit divin pendant un quinquennat ! En 2011 !

Imaginez que la majorité élue vous ait raconté un baratin du diable et vous l'enfonce dans le fion jusqu'à la garde...

Jusque là, rien que de très naturel...

Cette majorité met le pays à genou avec sa gestion à la mords-moi-le nœud.

Bon. Vous simple citoyen, con comme un balai brosse, vous n'arrêtez pas de raquer en râlant sur votre blog confidentiel. De toute manière, vous n'y pouvez rien, vous avez voté pour vos représentants qui se révèlent être des manches dont le seul objectif est d'être réélu . Les dits manches étant par ailleurs de gros malins cupides avides de pouvoir qui vous méprisent grave.

Un jour, une agence de notation internationale  déclare votre pays insolvable : votre gouvernement décide de vous pressurer un maximum pour récupérer les âneries des gouvernements précédents jamais mis en accusation...

Jusque là, rien que de très naturel...

Vous, comme un imbécile, en vous regardant dans le miroir, vous vous demandez ce que vous avez bien pu faire de mal. Vous avez payé vos factures, vos dettes, vous avez du mal à joindre les deux bouts et on vous accuse de vivre au-delà de vos moyens. Vous êtes condamnés à rattraper les bévues du personnel politique précédent.


Votre chef d'accusation ? Citoyen électeur.

Votre condamnation ? 30 ans.

Votre peine ? sacrifier 2 générations en bossant comme un damné pour des nèfles .

Vous n'avez eu aucun pouvoir, ni jamais exercé aucune responsabilité politique ; on vous accuse d'être des bons à rien, des profiteurs, des assistés voire des voleurs.

Vos politiciens sont responsables de mauvaise gestion mais curieusement, vous êtes coupables : vous devez rembourser !

Alors que vous n'en pouvez mais.

Jusque là, rien que de très naturel...

Parce que c'est ça la démocratie, bande de nazebroques ?

Mutualiser les erreurs de quelques uns qui s'en sortiront comme des charmes et nous condamner à vivre, nous et nos gosses, comme des esclaves ?

Les manifestants grecs ont raison  de résister. 
La portion dérisoire et illusoire de démocratie que nous octroient les puissants en échange des énormes dettes que le citoyen doit payer pour récupérer les conneries des gestionnaires politiques n'en vaut pas la chandelle !

Marre d'être une brebis bêlante. Il nous faut davantage de pouvoir. On ne peut plus, au 21ème siècle, laisser blanc-seing, pendant 5 longues années à des politiques, qui, non seulement n'assument jamais leurs responsabilités, mais s'en déchargent avec un cynisme parfait sur leurs concitoyens.

Ce n'est pas du populisme : c'est un constat terrible dont chacun d'entre nous a parfaitement conscience.
La démocratie de papa a vécu. Je n'en peux plus !

Un nouveau système politique est à construire. Ce sera cette réforme ou un esclavage consenti.



Ami(e)s, pardonnez ma révolte, à après !