Pastiche à faire mijoter à feu doux pour éviter de brûler la casserole.
Déclaration en exclusivité de Monsieur Éric Woerth au Jivaro : "certains sont droits dans leurs bottes, moi, je suis à l'aise dans mes casseroles."
Photo choisie par Étienne Courgeotte. Reportage exclusif de Yves Tétard , journaliste-chroniqueur d'élite de la section Dassault n° 1
Le Jivaro était présent à l'occasion de l'attribution du grand prix de la Casserole d'or décerné par le président de la République aux époux Woerth pour leur contribution, je cite, "à l'émergence de la vérité et de la probité exceptionnelle dont ils ont fait preuve dans des situations particulièrement délicates". Le Chef de l'État ajoutant : " Ce couple est un exemple pour notre jeunesse, ces époux vertueux ont su montrer le chemin aux futures générations, au moment où des hordes de Roms et de citoyens d'origines étrangères tentent de déstabiliser les fondements de nos valeurs séculaires telles que l'obéissance à la hiérarchie, le travail, le mérite, la patrie, le respect du Chef et la confiance envers les élites de la Nation".
Sous les applaudissements de Madame Liliane Bettencourt, Messieurs Bernard Arnault, François Pinault, Martin Bouygues, Arnaud Lagardère, Vincent Bolloré, le Président a remis une casserole en guise de couronne et une marmite remplie d'enveloppes kraft dont le montant des liasses qu'elles contenaient ne nous a pas été communiqué.
Monsieur Éric Woerth, radieux, a remercié l'assistance et a rappelé à ce prestigieux public, qu'il maintiendrait quoiqu'il lui en coûte, sa dure mission qui consiste à faire admettre aux Français qu'ils vivent bien au-delà de leurs moyens et qu'ils doivent comprendre qu'il faut savoir se sacrifier, notamment au niveau des retraites, pour que la génération montante ne paye pas les erreurs de ses aînés.
Affirmant qu'il était personnellement prêt à montrer l'exemple, joignant le geste à la parole, le Ministre du travail a retiré au hasard une enveloppe de la marmite et l'a offerte généreusement aux apprentis jockeys et lads de l'écurie de course de sa femme, Madame Florence Woerth.
Devant un geste aussi chevaleresque et social, l'assistance émue, a applaudi à tout rompre. J'ai personnellement aperçu Madame Bettencourt et Messieurs Arnault et Bouygues sortir subrepticement un mouchoir Chanel ® en soie du Japon pour écraser une larme furtive.
Tous les journalistes présents se souviendront longtemps de la communion exceptionnelle et la splendide cohésion qui ont pu régner entre tous ceux qui comptent dans notre beau pays. Aussi soudés à cette occasion autour de notre président que lors du soir de la victoire de Monsieur Sarkozy au Fouquet's, notre élite a montré qu'à la place d'un portefeuille Lancel ® en cuir de chevreau de lait du Tibet à 5000 €, elle possédait un cœur énorme.
La France éternelle peut désormais dormir tranquille, protégée qu'elle est, par de si nobles prétoriens prêts à combattre ces meutes cruelles d'apatrides, de gauchistes et de soudards étrangers.
Donc, on sentait en Seine Saint Denis, quand on habitait les groupes de tours ou les grandes barres une évolution sensible du niveau social des locataires. Les Français moyens, quittant des locaux qui ne leur convenaient plus, remplacés dans les années 1980 par des gens beaucoup plus modestes, travailleurs africains et du Maghreb (du Mali, en ce qui concernait Montreuil).
À cette période, je n'ai jamais entendu de récriminations, la coexistence entre toutes les classes sociales et les origines se passant plutôt bien dans une atmosphère de tolérance et de respect mutuel. Les cités que j'ai connues n'avaient strictement rien à voir avec les ghettos de maintenant. La mixité sociale qui régnait garantissait, à mon sens, une cohésion que je n'ai plus jamais observée.
Et puis vinrent deux évènements qui firent basculer cette relative paix civile.
1) Le chômage : les pères de familles perdirent peu à peu leurs emplois, leurs enfants n'en trouvèrent plus entraînant une concentration de la pauvreté sur laquelle je reviendrai. On ne répètera JAMAIS assez qu'en Seine Saint Denis, le chômage, la misère sociale et les lacunes de l'enseignement scolaire sont les principaux ferments d'une situation sociale désastreuse !
Selon moi, l'origine étrangère et la religion n'ont pas grand chose à voir avec les rares troubles occasionnés. Je vous garantis, que des citoyens moyens, comme vous ; vivant dans les mêmes conditions de précarité, avec les mêmes absences de perspectives, sans cesse contrôlés par des flics, dans un cadre extérieur lugubre, confinés dans des espaces où les parties communes sont en ruines alors que les logements sont coquets ; pèteront immanquablement les plombs !
2) la ghettoïsation : de plus en plus rapidement, ces cités devinrent des sortes de réceptacles pour les plus humbles. Sans travail pour beaucoup, Parlant mal le Français pour d'autres. Certains jeunes s'essayant à divers trafic pour se payer ce que la société de consommation leur faisait miroiter. Les parents, dépassés, finissaient parfois par dépendre matériellement de leurs enfants, ce qui introduisait de leur part une certaine soumission. L'insécurité qui en découla faisant fuir les derniers habitants originels. L'entretien des immeubles fut ainsi complètement abandonné.
Ainsi, en est on arrivé, à cause de l'irresponsabilité complète des autorités et des municipalités, laissant s'établir ces lieux de concentration de la pauvreté qui conduisent fatalement à une certaine violence, à l'explosion des communautarismes, à l'impossibilité de se sortir socialement du carcan de l'échec scolaire et enfin à un repliement sur soi, facteur d'inégalités et de stagnation.
Tout ceci pour montrer que l'établissement d'une politique sécuritaire et répressive à courte vue en temps que solutions aux problèmes des banlieues est une absurdité totale. La solution se trouvant dans la résorption du chômage, un solide suivi scolaire et surtout dans la déconcentration des ghettos par une application sévère de la Loi SRU imposant à toutes les communes un quota de 20 % de logements sociaux.
Ce n'est pas en incisant le bubon qu'on guérit de la peste.
Mais ces réflexions ne sont que des ratiocinations d'un petit banlieusard de Seine Saint Denis à moitié inculte...
Lundi prochain, une joyeuse "déconnade", pour changer...
Après une petite accalmie passée à observer les ronds dans l'eau laissés par l'agitation stérile de quelques ministres désœuvrés et d'un président en mal de résultats politiques tangibles, il m'est venu une réflexion d'une logique imparable.
Il n'y a pas si longtemps, pour occuper mon chien, animal particulièrement remuant et nerveux s'il en était, je m'étais procuré une balle que je lançais le plus loin possible afin qu'il me la ramène, l'air particulièrement satisfait, fier et parfois arrogant. Même que pour montrer son mérite, il mettait une certaine mauvaise volonté à me la rendre, me narguant en tournant autour de moi, sa baballe serrée dans la gueule par des mâchoires d'acier.
Et le spectacle se reproduisait invariablement jusqu'à ce qu'un de nous deux, épuisé ou lassé, abandonne le jeu.
Vous dire que ce manège me rappelle de pseudos débats entre les dirigeants politiques actuels, les journalistes et les blogueurs n'est pas une galéjade.
Hélas.
Cent mille fois hélas.
En ce moment, on assiste à un spectacle d'une rare bêtise : un quelconque ministre ou dirigeant d'une formation de la majorité, lance lors d'une interview, en guise de baballe, une petite phrase que son état major a "savamment" concocté ; cette petite déclaration étant au choix, soit terriblement provocatrice, à l'aune du niveau intellectuel de celui qui l'a prononcée - en général, on choisit des brutes épaisses et primaires style Estrosi, Morano, Ciotti, Mariani, Hortefeux - soit choquantes, soit tellement absurdes (Lagarde) qu'elles ne peuvent que faire des remous dans la presse.
Lorsque la balle ou plutôt, la petite phrase est lancée, il n'y a plus qu'à attendre de voir les "caniches" se saisir du jouet, en l'occurrence de la déclaration glissée à la radio ou à la télévision, et de se débattre avec. C'est une situation d'autant plus risible que les grands problèmes ne sont évidemment jamais évoqués dans ces petites phrases : pouvoir d'achat en berne, augmentation des factures en cascade, retraite, chômage, pensions des retraites, Afghanistan, dette, etc.
Et là, mes amis, la situation est d'autant plus navrante que tout ce qui compte dans les médias fonce tête baissée vers les leurres qui ressemblent à ces faux lièvres tractés que cherchent à attraper les lévriers lors d'une course. Et nos ministre de bien rire. Et leurs conseillers de se vanter de tant de machiavélismes à 2 €. Et Sarkozy, d'avoir la paix. Et Fillon de continuer à dormir.
Et nous, de l'avoir bien profond.
Amis blogueurs, s'il vous arrive parfois, comme moi, de tomber dans le panneau. Si vous foncez sur la muleta sans crier gare, méfiez vous de ceux qui l'agitent, car ils ne cherchent qu'à vous leurrer et vous épuiser, gardant la dague fatale pour l'estocade finale.
Par pitié, ne tombez plus dans de si grossières mailles du filet . Emmenez les sur votre terrain : cessez donc de vous faire manipuler !
Copains de cui cui, je reprends mon cirque. Au plaisir de vous revoir.
C'était dans les années 1970. J'étais jeune et nous habitions avec mes parents un logement du 10ème arrondissement de Paris, au croisement de la rue du Faubourg Saint Martin et de la rue Lafayette, qui, s'il ne pouvait être qualifié de taudis, n'en possédait pas moins les caractéristiques. Un logement construit au 19ème siècle : pas de salle de bain, des toilettes rajoutées par construction extérieure. Nous nous lavions dans une bassine au pied de l'évier où ma mère préparait la nourriture dans une minuscule cuisine....
Et puis un jour, ma mère en eut marre et décida, sous l'œil réprobateur de mon père, conservateur impénitent, de déménager en banlieue, seul endroit accessible aux moyens d'une famille moyenne. À Montreuil précisément.
Les gouvernements de l'époque, pris par les retards monstrueux de constructions de logements et la pénurie dramatique dues au baby boom de l'après guerre construisaient des barres immondes, des tours affreuses, des bâtisses, serrées les unes contre les autres dont on était en droit de se demander si elles étaient destinées à des hommes ou à du bétail.
Les salopards d'urbanistes et d'architectes qui ont conçu de telles horreurs en béton auraient dû être condamnés à y habiter à vie !
Néanmoins, il faut bien convenir que sortant d'appartement étroits, sombres et étriqués, l'étalage de grandes salles de bains, d'immenses séjours, de larges baies vitrées, les nombreux placards ravissaient petits et grands. D'autant que ces appartements étaient quasiment neufs.
Le cadre était évidemment à chier, mais on ne pouvait pas tout avoir. Ainsi, la Seine Saint Denis, se remplit peu à peu de familles modestes issues de Paris. La vétusté des logements de la capitale et leur exigüité repoussant les familles au dehors.
Puis, petit à petit, grâce à l'explosion du pouvoir d'achat des 30 glorieuses mais aussi par l'inconfort sonore de ces grands ensembles où on entendait pisser le voisin du 5ème comme s'il était à côté de vous, alors qu'on se trouvait au 1er étage, où les hurlements de jouissance de la femme du 7ème excitaient les 500 habitants de la tour, où les bricoleurs compulsifs expérimentaient sans cesse leurs perceuses à des heures indues, sans oublier les amateurs de musique à fond, les dingos de danses en escarpins à talons qui résonnaient partout à l'aube, la plupart des locataires choisirent logiquement d'aller vivre ailleurs.
La qualité des constructions apparut rapidement largement insuffisante et chacun prit conscience de vivre davantage dans des cages à lapins très bruyantes que dans des logements décents.
Bref, en plus de mauvaises conditions de transport, beaucoup de gens partirent donc pour habiter plus loin dans des appartements d'un standing supérieur ou plus sûrement dans de petits pavillons individuels.
Je connaissais des tas de copains qui vivaient la même expérience, qui à Aulnay 3000, qui aux 4000 à la Courneuve, qui à Montreuil, au chêne-pointu à Clichy sous bois ou à Saint Denis.
De telle manière que les logements se vidèrent de leurs locataires d'origine. Ils furent peu à peu remplacés par des familles pauvres, forcément issues des ex territoires coloniaux de la France, travailleurs à bon marché, main d'œuvre corvéable et malléable à souhait, qu'utilisaient joyeusement les grandes entreprises françaises privées et nationalisées, quitte à les recruter directement dans leurs pays d'origine, jusqu'à les transporter directement en France, dans les années pompidoliennes et giscardiennes, années catastrophiques pour les répercussions qu'elles ont eu sur notre présent...
La longueur du texte me paraissant excessive, je vous raconterai lundi, la suite de ce feuilleton. Comment ces cons d'énarques, politiques et autres industriels de l'automobile et du bâtiment, ont provoqué ces ghettos infâmes qui pourrissent la vie de tous ses habitants et provoquent ces vagues de racisme et de xénophobie ignominieuses.
Gouverner c'est prévoir, nous chantaient ces nullités archi diplômées, issues de la bourgeoisie aisée, qui ne connaissaient rien de la vraie vie.. Pauvre France décatie, toi qui a généré une telle oligarchie inconséquente, ne t"étonne pas de retrouver un Sarkozy sans dessein, sans projet, sans convictions à ta tête !
Amis, auditeurs des pépiement rouges, à lundi pour la suite du feuilleton !
Je vous mets en lien, sur l'excellent et chaleureux Collectif Ruminances, un article de Christophe Certain qui analyse avec une finesse remarquable, la démarche du personnage cauchemardesque qui gouverne notre pays.
Comme disait l'excellent Pierre Dac. Ce pastiche est une totale absurdité comme la parution du sondage original. Nous arrivons à un tel pointde loufoquerie dans la réalité qu'il devient de plus en plus difficile de réaliser des satires. Quand le réel dépasse la fiction la plus folle, comment réussir à se moquer de cette réalité ?
Selon l'institut Hip-hop, 347 % des Français serait pour la réintroduction de la torture pour
les interrogatoires. 629 % pour l'amputation de la main droite pour tous les primo-délinquants.
Laurence Parigot, patronne de l'institut Hip-hop.
Photo choisie par Étienne Courgeotte. Interview exclusive de Yves Tétard , chroniqueur d'élite de la section Dassault n° 1
Nous avons fait réaliser par le célèbre Institut Hip-hopun sondage sur un échantillon très représentatif de Françaisque nous avons spécialement trié pour l'occasion. Les résultats obtenus ne sont pas surprenantsvu l'efficacité à venir de l'action du Chef de l'État pour le prochain mandat..
En général, les souhaits répressifs des Français se révèlent d'un niveau bien supérieur à ce que le Législateur peutlogiquement proposer sans contrevenir aux Lois internationales.
Ainsi, si 347 % des citoyens sont pour la réintroduction de la fameuse Question du moyen âge avec la création de nouveaux inquisiteurs, 629 % sont pour l'amputation publique de la main droite en cas de vol., 549 % pour l'amputation du pied gauche en cas de récidive. 235 % aimeraient qu'on procède à un écartèlement en place de Grève située au cœur des cités, pour les personnes condamnées pour violences à l'aide de 4x4 spécialement équipés .
467 % sont partisans de l'émasculation devant les caméras de télévision pour les individus polygames.
Enfin 946 % des sondés opteraient pour organiser une noyade collective en cas de critique de notre beau pays par un ressortissant étranger issu de la 4ème génération ou moins...
En prenant connaissance de ce sondage Hip-hop, le Président s'est déclaré agréablement surpris par l'évolution des mentalités dans notre beau pays, berceau des droits de l'Homme. Il a d'autre part déclaré à l'AFP, que le fait de pratiquer les supplices en public améliorera, selon lui, les performances de la répression et que l'exemplarité des peines dissuadera les mauvais éléments.
"Gageons a t-il enfin déclaré, que devant la fermeté du gouvernement français, les candidats à l'immigration se montreront moins empressés de rentrer dans notre beau pays de tolérance et de fraternité."
Monsieur Jean-Marie Le Pen s'est dit réconforté par la sauvagerie de la répression envisagée. Le Parti socialiste n'a pas voulu commenter les mesures prévues.
Enfin certains lecteurs du Jivaro se sont faits l'écho de l'éventualité d'une réforme constitutionnelle, abrogeant une Assemblée Nationale et un Sénat inutile, et délivrant tous les pouvoirs, exécutif, législatif et judiciaire à un seul individu élu pour 7 ans renouvelables. Ce sera l'objet de notre prochain sondage Hip-hop.
Les membres du Jivaro ne peuvent que se réjouir devant la prise en charge de son Destin par la France profonde. Que Dieu sauve ses pauvres brebis française et chrétiennes !
Yves Tétard
Quand la réalité dépasse la fiction, l'imagination perd le pouvoir.
J'adore travailler dans ma Seine Saint Denis lorsqu'au gré de la transhumance estivale, le Berger économique envoie paître ses pauvres brebis hagardes au bord de la mer.
Peu d'embouteillages, moins de stress, un rythme plus lent, beaucoup moins d'agressivité, davantage de temps disponible, des gens plus apaisés...
En vérité j'ai la conviction que le principal problème de l'Homme moderne, c'est la surpopulation. Difficulté à laquelle il n'a jamais été confronté depuis que notre espèce existe. Autrefois, les famines, les maladies, la mortalité infantile et l'espérance de vie tranchaient dans le vif.
Un HLM des Bosquets à Montfermeil.
Je suis certain que chacun de vous s'est déjà posé cette question : existe t-il une corrélation entre les lieux de tension sociale, d'agressivité, de délinquance et les endroits où la densité de population au km ² est la plus conséquente. Avez vous déjà observé les tours du Luth à Gennevilliers, les ensembles du Chêne pointu à Clichy sous bois ou les bâtisses des Bosquets à Montfermeil ? Même des lapins s'y laisseraient mourir de désespoir ! À moins qu'ils ne devinssent carnivores ?
Je défie les habitants des quartiers de l'Ouest parisien d'y survivre 1 mois !
Je parie toute ma pauvre paye, que si on transvase, pendant 1 an, toute notre petite ou grande bourgeoisie de Neuilly à Montfermeil, aux Bosquets, la police, au bout de 6 mois, aura à y subir de nombreux sévices et autres agressions de la part de bourgeois révoltés devenus des chiens enragés, racaille ivre de sang en escarpins Louboutin et en costume Dior.
Il me semble que les problèmes politiques et sociaux actuels viennent surtout du fait que les rênes du pouvoir sont confiés à des gens qui ne viventJAMAIS la réalité qu'ils doivent réformer. Certes, ils voient mais ne comprennent pas toujours, ils sont souvent de bonne foi, mais ils ne vivent pas cette situation, donc ils se plantent irrémédiablement : demandez donc à un homme de décrire ce que ressent une femme pendant sa grossesse ?
Le monde enchanteur des prochaines générations.
Il m'arrive parfois, durant les phases estivales, de souhaiter que les vacanciers ne reviennent jamais.
Revoir ce monde névrotique où chacun, court après les minutes qui lui échappent, reste coincé dans la moiteur de sa voiture durant une heure pour parcourir 30 kms, semble atteint d'une frénésie d'agitation stérile, paraît altéré par la maladie compulsive dont le syndrome est de se sentir toujours en retard de quelque chose.
Ce putain de monde où on se démène pour arriver à l'heure sur son lieu de travail, où on se déchaîne pour le quitter, où il faut se dépêcher d'aller chercher les enfants, où on se casse la tête pour préparer le dîner, où on s'active à les mettre au lit, où on s'emmerde à regarder Laurence Ferrari, où on se fait chier devant les dernières 100 blagues minables de Dechavanne sur TF1, où on se casse les pieds à faire la vaisselle, où on se résout à faire l'amour pour faire plaisir à l'autre...
Amis ? Vous emballe t-elle cette putain d'existence ?
Toujours courir. Pour quel résultat ? Dans quel but ? Qu'avez vous à perdre ?
Ce pastiche est à consommer avec 3 glaçons, à l'ombre d'un palmier, les doigts de pieds en éventail.
Dans un immense élan de solidarité patriotique, Madame Bettencourt offre l'île d'Arros au Président de la République pour y loger les délinquants apatrides.
Photo choisie par Étienne Courgeotte.
Interview exclusive de Yvon Roufiole , chroniqueur d'élite de la section Dassault n° 1
Yvon Roufiole : Mes hommages, Chère Madame Bettencourt. Je suis extrêmement honoré de vous recevoir ici-même au Jivaro, le berceau culturel de la pensée traditionnelle et de la défense de la bienséance française. Vous avez gardé pour nous, la primeur d'une annonce qui va ébranler bien des consciences ! Vous léguez donc votre île d'Arros au gouvernement français ?
Liliane Bettencourt : Pardon ? Jeune homme, auriez vous l'amabilité de parler un peu plus fort ! Je suis atteinte de surdité légère, c'est ce que m'a déclaré ce bon Patrice de Maîstre. Que disiez vous Monsieur Loupiote ?
Yvon Roufiole : JE DISAIS : VOUS DONNEZ VOTRE ÎLE D'ARROS À LA FRANCE.
Liliane Bettencourt : Je possède une île, moi ? Je croyais l'avoir donnée à François-Marie Banier pour qu'il y monte un golf mais il s'est plaint que l'île regorgeait de moustiques...
Yvon Roufiole : Heu, Madame Bettencourt, pourquoi avez vous fait cette donation si généreuse à notre Pays ?
Liliane Bettencourt : j'ai fait une donation, moi ? Écoutez, Monsieur Roubignol, je suis lasse : vous me fatiguez avec vos questions alambiquées. Voyez avec mes deux hommes d'affaires, Messieurs Maîstre et Woerth, il vous informeront. Toutes ces sordides histoires d'argent me sortent par les yeux ! Venez me voir demain et vous résumerez mes déclarations... Au revoir Monsieur Chavignol. Valets ! Venez m'aider à m'habiller ! Bien le bonsoir, Monsieur Fouriol.
Chers lecteurs du Jivaro, je me dois donc de résumer aussi honnêtement que possible, au lendemain de cet entretien, les propos que m'a dictés Madame Liliane Bettencourt.
"Alors que j'écoutais Radio Luxembourg à l'aide de mon cornet acoustique avec la même application que lors de ma vingtaine triomphante, j'attendais avec mon papa, Eugène Schueller, les nouvelles de Radio Paris, j'ai entendu le discours du maréchal [ sic ] Sarkozy qui me doit beaucoup et que je tiens en grande estime.
Son désir de déchoir de la nationalité française, des voyous d'origines étrangère, m'a rappelé le bon vieux temps du sauveur de notre Patrie, ce bon Maréchal Pétain,
Les riches, qui rappelons-le méritent leur situation, se doivent de consolider le lien social entre tous les citoyens de cette Nation. Plèbe, populace, petite bourgeoisie doivent être associées à la réussite de nos valeurs du travail, de respect de la propriété et d'obéissance.
Je vous rappelle, Monsieur Chignole, que mon père avait déjà, en son temps, créé un mouvement populaire "Le mouvement social révolutionnaire". C'est dire s'il avait la fibre sociale et ouvrière, Voyez vous ?
C'est au nom de l'atavisme révolutionnaire de ma famille que j'ai décidé d'offrir l'île d'Arros au gouvernement français pour qu'il puisse y entreposer [ sic ] les délinquants apatrides déchus de la nationalité française grâce à notre maréchal [ re-sic ] ! Ma démarche humanitaire est simplement motivée par la générosité désintéressée et le bonheur de donner le maximum à son Pays. C'est ce que Messieurs Le Maîstre et Woerth m'ont suggérer de déclarer.
Monsieur Borgnol, on parque bien les riches dans les îles Caïmans, Jersey, Guernesey, Lavezzi, aux Seychelles, à Saint Martin, aux Bermudes ? Pourquoi interdirait-on aux pauvres le même traitement ? On est en droit de se le demander !
Monsieur Rouffiotte, si j'ai décidé de faire cette déclaration à votre journal, c'est parce que les journalistes qui officient en son sein représentent à mes yeux le nec plus ultra de l'indépendance d'esprit et de l'objectivité face à l'évènement.
Je vous laisse car François-Marie [ Banier ] doit se livrer à un massage spécial pour me requinquer. Et au prix de 40.000 € auquel il le pratique, il vaut mieux éviter de le rater, mais c'est un garçon si délicieux !
Bonsoir Monsieur Pignol...
Firmin ! préparez ma robe de bain vaporeuse pour ma séance de massage, s'il vous plaît..."
Frères humains, qui après nous vivez,
N'ayez les coeurs contre nous endurcis,
Car, si pitié de nous pauvres avez,
Dieu en aura plus tôt de vous mercis.
Vous nous voyez ci attachés, cinq, six :
Quant à la chair, que trop avons nourrie,
Elle est piéça dévorée et pourrie,
Et nous, les os, devenons cendre et poudre.
De notre mal personne ne s'en rie ;
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !
Se frères vous clamons, pas n'en devez
Avoir dédain, quoique fûmes occis
Par justice. Toutefois, vous savez
Que tous hommes n'ont pas bon sens rassis.
Excusez-nous, puisque sommes transis,
Envers le fils de la Vierge Marie,
Que sa grâce ne soit pour nous tarie,
Nous préservant de l'infernale foudre.
Nous sommes morts, âme ne nous harie,
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !
La pluie nous a débués et lavés,
Et le soleil desséchés et noircis.
Pies, corbeaux nous ont les yeux cavés,
Et arraché la barbe et les sourcils.
Jamais nul temps nous ne sommes assis
Puis çà, puis là, comme le vent varie,
A son plaisir sans cesser nous charrie,
Plus becquetés d'oiseaux que dés à coudre.
Ne soyez donc de notre confrérie ;
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !
Prince Jésus, qui sur tous a maistrie,
Garde qu'Enfer n'ait de nous seigneurie :
A lui n'ayons que faire ne que soudre.
Hommes, ici n'a point de moquerie ;
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !
Cet humble texte est une défense en règle de l'Honneur perdu d'Éric Woerth.
Au nom de tous les membres altiers du Village des NRV scandalisés par l'odieuse campagne de dénigrement et de calomnies menée à l'encontre du Ministre du Travail, notre brave et valeureux Monsieur Éric Woerth.
Au nom d'une certaine idée de la France irréprochable dont le président de la République, Monsieur Nicolas Sarkozy est l'étendard sans gland .
Au nom de l'intégrité des élites de la Nation, de l'honnêteté de ses dirigeants, de l'Honneur de notre Pays aux yeux du Monde.
Parce que M. Éric Woerth porte la probité sur son visage comme Monsieur Patrice de Maîstre porte sa légion d'honneur au revers de son veston.
Parce que Madame et Monsieur Woerth sont particulièrement représentatifs des couples de Français moyens.
Parce qu'un ménage qui aime tant les bêtes et notamment les chevaux ne peut être malfaisant.
Pour toutes ces raisons, il est de notre devoir de défendre pied à pied ces époux irréprochables, en démontant tous les arguments spécieux mis au point par de mystérieuses officines probablement financées par Al Qaeda l'hydre islamiste et Médiapart, le siège trouble du trotsko-fascisme. Je m'en vais donc démanteler, une par une, toutes les accusations ignominieuses dont certains ont accablé le ministre préféré de notre petit caporal chef, Nicolas Sarkozy !
1er argument fallacieux : Madame Woerth travaillait dans l'entreprise de Monsieur de Maîstre qui gérait la fortune de Madame Bettencourt. Réponse :quelle honte y avait il pour Florence Woerth, d'arrondir les fins de mois difficiles du couple et de faire des ménages dans l'entreprise Clymène ? Je trouve son courage et son goût du travail plutôt réconfortants !
2ème argument tronqué : Monsieur de Maîstre aurait reçu la Légion d'Honneur des mains même de Monsieur Woerth. Réponse :le patron de l'épouse du Ministre s'occupait de l'argent FRANÇAIS de Mme Bettencourt pour conquérir des marchés en Suisse et augmenter le patrimoine colonial des îles de l'océan indien. Ils portait donc très haut les couleurs de notre pays. Rien de plus normal que d'en être récompensé !
3ème argument de mauvaise foi : Monsieur Woerth recevait des enveloppes contenant de l'argent liquide. Réponse :il venait simplement chercher auprès de Mme Bettencourt le salaire de "femme de ménage" de son épouse ! Quoi de plus normal ? D'autre part Mme Bettencourt adorait les animaux domestiques et versait un peu d'argent pour acheter du foin aux pauvres carnes en fin de vie dont s'occupait Florence.
4ème argument diffamatoire :Florence détiendrait une écurie de course. Réponse :À force de sacrifices, les mains usées par les lessives et les produits ménagers caustiques, Forence est parvenue à mettre un petit pécule de côté. Avec 3 ou 4 copines de peine, elles se sont offertes une petite écurie composée de quelques rossinantes en fin de carrière, promises à une euthanasie fatale. Le terme "écurie de course" est largement exagéré ! J'appellerais plutôt ce lieu "clinique pour chevaux en fin de vie"
5ème argument vicieux : Selon le Canard Enchaîné, le ministre aurait bradé le patrimoine de l'hippodrome de Compiègne à des copains. Réponse :Éric héritait d'un choix cornélien, soit il bradait le champ de course à un vrai bon Français qu'il connaissait suffisamment pour qu'il reste aux mains de notre bonne vieille bourgeoisie provinciale , soit cette perle hippique tombait entre les mains d'investisseurs étrangers sans scrupules ! Patriote fanatique, notre héros n'a pas hésité : les intérêts de la Nation devaient passer avant tout, même si cela coûtait beaucoup au Pays !
6ème argument abject:Selon l'AFP, en 2009 Florence aurait professionnellement fait acte de candidature auprès de banques suisses. Réponse : Connue internationalement pour son expertise dans la propreté et l'hygiène, de par son expérience du ménage chez Liliane Bettencourt, Florence aurait postulé un emploi auprès du Crédit Suisse, toujours très à cheval sur la netteté méticuleuse de ses locaux. Sa réputation d'agent d'entretien avait fait le tour de l'Europe. Il semble que son mari, un peu fatigué d'aller chercher si loin les enveloppes contenant son salaire lui ait demandé de renoncer.
Si Ricky, surnommé ainsi par les jeunes supporters UMP de la bourgeoisie de sa ville, la crème de Chantilly, recevait une valise de billets de Liliane B., en direct devant une douzaine de caméras de télévision, il nierait probablement ; toutefois il se trouverait, tant il est victime d'un véritable acharnement médiatique, des journalistes sans foi ni loi pour l'accuser de malversation ! La cabale insidieuse dont il est l'objet est proprement ignoble et scandaleuse. Nul doute que la Justice française, lourdement armée de son glaive en vermeil et soutenue par l'exemplaire moralité du Chef de l'État, rendra à ce brave homme discrédité de toutes parts, une virginité morale qu'il n'aurait jamais dû perdre...
Quant à votre modeste serviteur, citoyennes et citoyens, ne comptez pas sur lui pour hurler avec les loups !
Lectrices et lecteurs, je reste persuadé que vous avez été convaincus par mes argumentqui, ajoutés à ceux du Président de la République, au moins aussi percutants, montrent que vos dirigeants, loin de penser à leurs intérêts personnelsont conscience de leurs charges éprouvantes consacrées au bien être de la Collectivité nationale.
Plus personnellement, je me tiens à votre entière disposition, pour élaborer une défense efficace et rigoureuse en temps qu'avocat lors d'un éventuel procès vous concernant. Laissez un mail au Village des NRV qui transmettra... Maître Éolas n'a qu'à bien se tenir.
Amis, bonnes vacances à ceux qui partent et à après !
cui cui fit l'oiseau, défenseur de la veuve et de l'orphelin, cherche officine désespérément.
* Ce médiocre pastiche est à consommer avec modération.
Une Auvergnate nous confie : "Un Zemmour, ça va, c'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes."
Photo choisie par Étienne Courgeotte.
Interview de Messieurs Éric Zemmour de France 2, Éric Zemmour de i Télé, Éric Zemmour de RTL et Éric Zemmour écrivain, réalisée par Éric Zemmour , chroniqueur d'élite de la section Dassault n° 1
Éric Zemmour du Figaro : Bonjour Messieurs, certains mauvais esprits vous taxent de réactionnaires et de cumulards, que pensez vous de ces allégations diffusées par des gauchistes forcément jaloux ?
Éric Zemmour de France 2 : Ah ! ces bobos efféminés, ils fallaient bien qu'ils me critiquent ! Bien sûr que je revendique d'être réactionnaire : en vérité, je dis tout haut ce que les gens pensent tout bas.
Éric Zemmour de i Télé : Je vous en prie, Monsieur Zemmour, ayez au moins l'obligeance de me laisser parler, je ne déteste rien moins que le politiquement correct : pourquoi cacher que les jeunes musulmans haïssent les Français ? Tout le monde le sait ! Est ce donc une remarque aussi tabou, qu'il faille la cacher à la France profonde ? Ma réponse est NON.
Éric Zemmour de RTL : Je dirais même plus, Monsieur Zemmour, je suis tellement réactionnaire que je suis pour tout ce qui est contre et contre tout ce qui est pour. Ce "parler vrai" indispose évidemment la sphère médiatique de gauche qui tient tous les médias ! Par ailleurs, je suis certes un réac mais sûrement pas un conservateur ! Tenez mon opinion sur les femmes...
Éric Zemmour écrivain : Monsieur Zemmour, pourriez vous me laisser parler un peu, ne monopolisez pas la parole s'il vous plait ! Les femmes sont le sujet d'un de mes livres et j'aimerais disserter sur ce sujet : la véritable place des femmes en société est dans la cuisine, leurs activités principales doivent consister à procréer, à élever leurs enfants et à reposer le guerrier quand il rentre, ivre de la fatigue d'une journée de labeur... Éric Zemmour de RTL : Je dirais même plus, la décadence de la civilisation occidentale a commencé avec l'avènement du travail salarié par les femmes au début du 20ème siècle en 1914 pour suppléer le travail des hommes qui participaient à cette noble activité, la guerre... Le patronat s'est servi de ce lumpen prolétariat pour réduire les salaires et fabriquer un chômage propice à contrôler les ouvriers. D'ailleurs dans les années 1970, les femmes étaient au prolétariat ce que les Chinois ou les Polonais sont de nos jours pour les travailleurs : des casseurs de marché du travail. Rien d'autre ! Éric Zemmour du Figaro : Messieurs, s'il vous plait, ne parlez pas tous en même temps et gardez une certaine discipline, que diantre ! Vous n'avez toujours pas répondu à ma question sur le cumul des multiples vies professionnelles que vous enfilez et qui pourraient être plus justement réparties. Regardez, sur RTL : Alain Duhamel cumule, Aphatie, n'en parlons pas et vous... Que pensez vous de ces monopoles médiatiques ? Éric Zemmour de RTL : D'abord je vous fais remarquer, Cher Monsieur Zemmour, que je suis le seul libre penseur réactionnaire de ce groupe et que mes collègues Duhamel et Aphatie se trouvent vraiment à gauche de l'échiquier politique de RTL ! Oseriez vous insinuer que Laurent Gerra et Philippe Bouvard sont de droite et que les lignes éditoriales des émissions "les auditeurs ont la paroles" et "on refait le monde" sont partiales ? Éric Zemmour de i Télé : Décidément vous monopolisez la parole Monsieur Zemmour ! Je considère qu'il est naturel de cumuler les emplois quand on possède mon talent ! Je mérite de gagner de la thune, marre de ces gens de gauche qui vous accusent de gagner beaucoup d'argent ! Nous les journalistes référents de droite, on se gave et on emmerde tout le monde. On mérite nos gros salaires parce qu'on a l'oreille du peuple et qu'on fait un gros tabac chaque fois qu'on passe sur un support ! C'est bien connu ! Éric Zemmour de France 2 : Et chaque fois qu'on prend la parole, les téléspectateurs reconnaissent bien qu'on a raison ! C'est là notre succès ! Vous savez, si on enlevait sa couche d'antisémitisme et de racisme trop voyant au Front National, je suis bien certain que tous les partis de droite se retrouveraient côte à côte ! Encore une vérité qui ne risque pas de faire plaisir aux membres du politiquement correct ! Cuistres ! Éric Zemmour écrivain : C'est moi que vous traitez de cuistre, inculte ! Éric Zemmour de RTL : Mais je n'ai pas terminé ! Cette interview est grotesque ! Éric Zemmour de i Télé : Je n'ai pas fini de polémiquer, Messieurs ! C'est scandaleux, vous êtes ridicules : on dirait une assemblée de gauchistes bobos !
Éric Zemmour de France 2 : Hein ? Qui veut se battre, j'ai vécu longtemps dans les banlieues du 9-3, moi ! Faites gaffe !
Éric Zemmour du Figaro : bon, ben Messieurs, je vais être obligé de clore ce débat houleux ! J'épiloguerai en citant cette phrase qui me semble adaptée à une conclusion judicieuse : Un "Zemmour", ça va, cinq "Zemmour", bonjour les dégâts ! Amis des médias je vous souhaite bien du plaisir ! Les journalistes cumulards hantent de plus en plus nos médias : il devient de plus en plus difficile de leur échapper. On trouve toujours les mêmes noms, les mêmes opinions, partout sur tous les supports jusqu'à en vomir... Le manque d'imagination des patrons de presse fait pitié à voir et il ne faut plus s'étonner de voir la presse écrite partir en capilotade ni l'audience de certaines télévisions comme TF1 et autres radios comme RTL tomber en dégringolade : sans imagination, sans personnalité, sans impertinence, sans originalité ni grande diversité d'opinion, d'un conformisme niais connement commercial, ces médias creusent leurs tombes qu'on espère profondes. Le pire est qu'il emmènent avec eux des milliers de salariés impuissants... Trêve de considérations de comptoirs de bistrots de la part d'un minable petit blogueur raté sur une Toile désertée par les vacanciers ! Joyeux Noël et profitez des congés pour visiter d'excellents blogs ! Nota bene : En raison des Fêtes le prochain billet sera publié samedi matin prochain.
Cui cui, oiseau mouche du Père Noël, cocher vespéral d'opérette.
"Eric Woerth n'a pas bradé de terrain dans la forêt de Compiègne"
Émoustillé par ce titre annonçant une probable révélation qui me laisserait pantelant, je commençais à lire cet article qui nous promettait enfin des preuves tangibles propres à mettre à mal les allégations du Canard enchaîné du 14 juillet concernant l'affaire de la vente douteuse de l'hippodrome de Compiègne par le ministre du budget de l'époque !
Après tout, pourquoi pas ?
En réalité, cet "articulet", pour rester poli, si on peut appeler ainsi le catalogue débité en boucle sur tous les médias par la communication de Monsieur Woerth pour se défendre, rédigé par ce qu'on appelle de nos jours, un "journaliste" m'a laissé littéralement pantois, j'allais dire "sur le cul" !
Je croyais découvrir une enquête fouillée, du vrai journalisme d'investigation qui prouverait le bien-fondé de ce titre ronflant, accrocheur dont les conclusions ne souffriraient d'aucun doute ? En réalité, je suis tombé sur un argumentaire UMP soutenant la défense désespérée de son Ministre agrémenté de 2 témoignages ridicules, non sourcés, vagues ou partisans ! Je m'en vais reprendre argument par argument, les termes de la défense de Monsieur Woerth par ce journaliste du Monde.fr qui file un bien mauvais coton.
1er élément.
L'employé aux écritures du Mondel écrit, je cite : Ce domaine de 57 hectares n'a été vendu qu'à 2,5 millions d'euros, soit 44 000 euros l'hectare. Le prix a été fixé par les Domaines, un service du ministère des finances qui n'est pourtant pas réputé pour sa générosité.
Or, "aucune forêt ne se vend à ce prix-là", témoigne un expert forestier de la région, contacté par Le Monde.fr. Selon lui, "le prix de vente dans la zone du Compiégnois est plutôt situé entre 6 000 et 10 000 euros". Chez Forêt privée française,on tempère : "Cela dépend du type de forêtet de la valeur des infrastructures". De fait, le terrain comporte un hippodrome et un golf, ce qui explique le prix supérieur à celui pratiqué habituellement. Un agent immobilier de Compiègne juge pour sa part que le prix payé par la Société des courses de Compiègne n'est "pas du tout incohérent", le terrain étant déjà loué par son acquéreur, et en grande partie inconstructible.
Hey les potes ? Qui est cet expert forestier contacté par le Monde.fr ?Quant à "Forêt française", elle est très vague ! Moi qui connait la forêt de Compiègne comme ma poche, je vous en trouverai 30 qui déclareront le contraire ! Des vraies sources bordel ! Pas du vent !
Déjà on sent que le "journaliste" joue la décharge du suspect, ce qui est son droit le plus strict mais jusqu'ici aucune preuve .. Continuons la démonstration.
Après cet argument qui ne tient la route, ni par ses sources, ni par sa pertinence, vient un long paragraphe de la défense, énoncé par Éric Woerth déclarant que rien n'est illégal. "Le processus de vente est contesté mais légal" et patati et patata. Passons, l'avocat journaliste continue joyeusement sa plaidoirie...
2ème élément.
"Une transaction étonnamment rapide. Le 16 mars, un arrêté du ministère imposait à l'Office national des forêts la vente du terrain. Celle-ci aurait été effective dès le lendemain, assure Le Canard."
Auquel notre merveilleux enquêteur, sort pour contrer le Canard, l'argument massue suivant ; surtout ne riez pas :
Un argument battu en brèche par Philippe Marini, pour qui la vente "a en réalité été étudiée pendant 5 ans par les services de l'Etat.""C'est vrai que c'est un processus très rapide, tout ça a été très vite", s'étonne Pascal Leclerq, de la CGT-Forêt. La vente, conclue six jours avant le départ d'Éric Woerth du ministère, n'est certainement pas due au hasard. Elle a visiblement été accélérée par le ministre, picard et passionné de hippisme. Ce qui, pour autant, n'entache pas d'irrégularité le processus.
Comme on sait que Philippe Marini sénateur maire UMP de l'Oise est copain comme cochon avec son pote équestre, Éric Woerth, Ministre et maire de Chantilly, vu qu'ils combattent dans le même camp, dans des circonsciptions sur mesure, les roses socialistes, je ne vous dis pas la crédibilité des déclarations de Marini ! Quant au représentant de la CGT, que voulez vous qu'il dise ? Pris qu'il est entre le marteau et l'enclume ?
Autant demander à la grand-mère d'Éric Woerth son opinion sur le sens moral de son petit fils !
Le dernier paragraphe arguant enfin que le maire de Chantilly ne connaissait nullement Antoine Gilibert, l'heureux bénéficiaire de cette vente à prix discount et pourtant ami de Philippe Marini...
Au final, lectrices et lecteurs, avez vous entr'aperçu l'ombre d'une ombre d'une preuve qui puisse justifier le titre de l'article ?
NON, NON et NON !
Voilà les amis, comment "le Monde.fr" magouille son info. D'un article qu'on imagine d'investigation et qui n'est en fait qu'une reprise des arguments du Ministre du travail à laquelle on ajoute pour justifier ses émoluments, 2 ou 3 coups de fils à des agences immobilières, les rédacteurs, tels des prestidigitateurs débutants, vous sortent triomphalement un titre racoleur qui disculpe ouvertement Monsieur Woerth !
Comme chacun sait, en parcourant rapidement les infos d'un site ou d'un quotidien, les titres sont rapidement digérés puis retenus, vous comprenez alors le but de la manœuvre destiné à sauver le sergent Woerth.
Manipulation mesquine et pitoyable qui me fait penser que le quotidien "le Monde" est devenu sous la houlette maléfique de certains , un de ces chiffons conformistes au service du pouvoir. J'espère simplement que cette mentalité et ces pratiques disparaîtront avec l'arrivée des nouveaux propriétaires.
Au Village des NRV, on manque cruellement de comiques et autres fantaisistes scribouillards dans mon style, je profite de ce billet pour appeler la plupart des journalistes du Monde à nous rejoindre : ils se révèlent indubitablement plus doués que nous !
Dans des temps pas si anciens que les jeunes peuvent ne pas connaître, le "groupe téléphone" chantait : "je rêvais d'un autre Monde..."