jeudi 30 août 2012

Roger le Gaulois, le chien Manuel et le petit Romanichel.

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Ce texte de mauvais goût est à prendre au second degré,  cela va sans dire.

Mesdames et messieurs, permettez moi de me présenter : mon prénom est Roger, je suis un Français issu de 18 générations de pure race, j'ai 54 ans. Je pèse 97 kgs, mesure 1m 79 et suis apolitique.

Je suis hélas veuf, ma femme Germaine m'a quitté suite à une grave maladie de foie. La faute à ces satanés sulfites et non comme le clament certaines mauvaises langues d'un trop plein d'alcool. Le destin ne m'ayant pas épargné, mon fils a trépassé d'une indigestion alimentaire due à l'absorption malheureuse d'amanites phalloïdes et non pas d'une overdose de champignons hallucinogènes comme le prétendent méchamment les voisins.

Bref. Depuis dix ans, je vis seul avec mon bouledogue anglais, Kiki, que j'ai successivement appelé KikiHortefeux, puis KikiGuéant. Je l'ai rebaptisé récemment KikiValls parce qu'il le vaut bien.

Kiki Valls

Je ne fais pas de politique - comme la plupart des Français - et il m'arrive aussi bien de voter à gauche qu'à droite. Pas à l'extrême gauche, faut quand même pas déconner, merde !

Je ne sais s'il s'agit d'une coïncidence mais j'ai toujours désigné le bon candidat. Et ce, à un tel point que la pauvre Germaine, admirative, me surnommait "Opinion way of life". J'en suis encore rempli d'émotion.

En 2007 j'avais voté Sarkozy afin qu'il remette de l'ordre dans le pays mais aussi pour célébrer les valeurs du travail dignes de l'époque bénie de feu Pompidou. 
J'avais vite compris combien il nous avait embrumé : à la fin de son mandat, quand il rencontrait des citoyens ordinaires, il fallait qu'il se vante systématiquement de la beauté de son mannequin d'épouse et de sa proximité avec les maîtres du monde. 
Ce président se l'est toujours joué héros de sitcom comme s'il avait souffert d'un grave complexe d'infériorité.
Ce type avait 15 ans d'âge mental, une absence totale de recul sur lui-même et une maturité d'adolescent à peine pubère. Je l'ai zappé en 2012. Peut-être qu'en 2017, il aura mûri et sera devenu adulte.

J'ai voté Hollande. Un socialiste. Ce que j'aime chez les socialos, c'est qu'ils font une campagne tonitruante à gauche puis sitôt au pouvoir procèdent à des mesures de droite. Leur problème est qu'ils finissent par mécontenter les gens de droite qui ne les aimeront jamais et se mettent à dos leur propre électorat qui réclame des réformes de gauche. Du coup, ils finissent presque toujours en caleçon pour 15 ans minimum. Le pire est qu'ils s'étonnent !

La solitude et le veuvage me pesant, lors de chaque repas, j'ai pris l'habitude d'installer l'assiette de mon bouledogue à la place de celle de Germaine. Puis avec KikiValls nous regardons TF1 ou France 2. Kiki préfère Pujadas et moi Chazal...

En fait les seuls ministres que j'ai adoré sous le précédent quinquennat et celui-ci, sont ceux de l'Intérieur car ils maintiennent une  fermeté de bon aloi nécessaire à leur fonction. Valls m' a particulièrement surpris. En bien. En très bien même.

Catholique pratiquant, j'ai suivi à la lettre les oraisons du prêtre de ma paroisse. Ce dernier réclamait à ses ouailles une solidarité charitable pour les pauvres.

Sous Brice Hortefeux, j'avais adopté un petit Afghan qui s'est enfui comme un ingrat, pendant le règne de Claude Guéant, j'ai accueilli un enfant pakistanais dont je n'ai plus entendu parler du jour où je l'ai mis à la porte. 

Chers ami(e)s, si vous faites le bien ne vous attendez pas à de la reconnaissance ou à un quelconque retour ! Seules les bêtes vous rendent ce que vous leur donnez. Un chien comme KikiValls ne vous abandonnera jamais, lui !

Je viens de faire l'acquisition d'un jeune Rom : il couche et mange sur l'ancienne paillasse de Kiki. Il a l'air poli et sourit beaucoup. Ceci dit, KikiValls et moi sommes extrêmement vigilants quant à la bonne éducation et au respect des valeurs par le gamin. À la moindre incartade, nous serons intransigeants : l'expulsion plane sur sa tête à la moindre bêtise !

Il est un fait qui me choque terriblement : il faudrait d'ailleurs en glisser deux mots à messieurs Leclerc et Carrefour.
Comment se fait-il qu'on trouve dans les supermarchés des croquettes pour chats ou chiens mais aucun aliment pour les Roms et les pauvres en mini portions comme Unilever le propose ?

Avant-hier, j'ai rencontré madame Lucette. Elle m'a bien fait plaisir en avouant qu'un homme dévoué, généreux et bon comme moi faisait honneur à la gauche sociale.

Oui, je suis fier d'être socialiste.

Ami(e)s, vous ne le croirez peut-être pas mais j'ai écrasé une larme et KikiValls a jappé d'émotion ! 

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lundi 27 août 2012

Le peuple, les élites, la peur, les médias et cætera...

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Pour égayer une fin de mois d'août 2012 un peu morose, voici une devinette subtile destinée à mes rares visiteurs. Les plus sagaces apprécieront...

959890929.jpgQui a peur de se faire arnaquer, peur des inconnus, peur de se faire remarquer, peur des étrangers, peur de la police, peur de protester, peur de son patron, peur de ses collègues, peur du licenciement, peur de l’accident, peur des pédophiles, peur de ne pouvoir rembourser l’emprunt qu’il a contracté, peur de la mort, peur de la souffrance, peur des insomnies, peur de la peur ?

Qui a peur de se battre, peur des roms, peur du lundi, peur des disputes, peur des OGM, peur de contester l’ordre public, peur d’être fiché, peur de vieillir, peur des jeunes, peur des immigrés, peur d’être envahi, peur des sans papier, peur d’insulter, peur d’être insulté, peur des banlieues, peur de la drogue, peur de tout ceux qui n’ont pas les mêmes opinions qu’eux, peur d’exprimer leurs opinions politiques, peur d'être un acteur de faits divers dont il est pourtant friand ?

 Qui a peur de l’extrême droite, peur de l’extrême gauche, peur des communistes, peur des anars, peur pour leurs enfants, peur de leurs enfants, peur pour leurs vieux, peur de leurs vieux, peur pour leur santé, peur des manifs, peur des grèves, peur des embouteillages, peur des radars, peur des contrôles d'alcoolémie, peur des gendarmes, peur de l'armée, peur de ne pouvoir joindre les deux bouts, peur d’une catastrophe nucléaire, peur des banquiers, peur de la crise ?

Qui a peur de l’Iran, peur de l’Afghanistan, peur de l'Islam, peur des intégristes, peur des Américains, peur de l’Europe, peur de l'Allemagne, peur de la Russie, peur de l’Afrique, peur de la Chine, peur des Corses, peur des Basques, peur des chiens, peur de la mondialisation, peur de tout, peur du désordre et surtout peur de l’avenir ? 

Je ne doute pas un instant que vous ayez séché sur l'appartenance de ce "qui" si peu mystérieux : il s'agit tout simplement de nous autres, franchouillards moyens, bien sûr…

La Presse, et tous les médias français par sondages interposés d’évoquer à tous moments ces peurs souvent irrationnelles et de les conforter, de les cajoler, de les entretenir, d’en créer de nouvelles, de caresser nos concitoyens dans le sens du poil pour les féliciter d'avoir peur de tout et soit de s’en remettre à un surhomme quelconque, avant-hier il s'agissait de grand-papa Chirac, immense branleur devant l'Éternel, hier c’était Sarkozy l'agité éolien, aujourd'hui c'est le tonton ordinaire Hollande et demain qui sera l'heureux élu dont les dents rayeront le parquet ? Soit, pire encore, de nous pousser à  faire confiance à une élite oligarchique bienveillante et fort intéressée pour nous protéger toujours plus contre tout ce qui nous entoure, nous menace et nous  est forcément hostile ! Ce qui nous paralyse les dynamise.

"Le changement c'est maintenant" claironnait l'autre pour amadouer les électeurs. Fichtre ! Quand on parcourt les programmes des médias pour les mois à venir, on découvre toujours les mêmes commentateurs libéraux conformistes, experts laudateurs d'un système mortifère, et autres chroniqueurs réactionnaires habituels, bref une information complètement déséquilibrée comme auparavant.

Si c'est ça son changement, c'est navrant.  

Dans le monde des médias, plus ça change, plus c'est pareil. Plus les forces politiques changent, plus les organes d'informations privés et publics maintiennent leur étau idéologique serré.

On retrouvera pour la saison prochaine, les mêmes émissions redondantes, experts triés sur le volet, économistes creux,  journalistes académiques, éditorialistes sans imagination, tous défenseurs immuables et opiniâtres du système, du marché et des valeurs du libéralisme à l'exclusion de tout opposant véritable doté d'idées originales.

Gageons que les places doivent être bonnes et les rations de soupe copieuses... Difficile de partager dans ces conditions.

Et surtout qu'on cesse de nous parler, une bonne fois pour toute,  de pluralité ! À moins que le parti socialiste ait le courage d'imposer une liberté de ton salutaire et libératrice qui n'existe plus depuis belle lurette dans le paysage audiovisuel français, mais le souhaite t-il ?

Que François Hollande ne se fasse pas d'illusions : il sera probablement jugé en partie sur cet aspect fondamental.


151883413.jpgQuel est donc le but de ces médias ? Faire de nous un peuple de brebis tremblantes ? D'individus décérébrés ? D'amateurs niais de spectacles et de jeux ? Une nation de trouillards ? Une tribu de lâches pour mieux nous tenir ?

Nous transformer en une peuplade conformiste, veule prête à renier ses libertés et son indépendance pour plus de sécurité, de confort et de quiétude ?


Où est donc passé ce peuple frondeur et insolent qui a inauguré une des plus grosses révolutions politiques de tous les temps et qui n'a cessé de se rebeller à travers les siècles ?

Franchement, nous sommes en droit de nous le demander…

Ami(e)s, à très bientôt si la providence daigne épargner les rares  neurones qui me restent.

En tout cas, reconnaissez, chers tous, que je suis parvenu à vaincre ma peur de raconter des conneries, ce qui représente déjà une petite performance pour un quidam qui n'a pas pris de vacances.

Et, pour les quelques originaux décadents qui réussissent à me lire sans décrocher au bout de trois lignes, je dis : ne vous inquiétez pas, ce blog perdurera !

Pour le pire.
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mercredi 13 juin 2012

Le machisme gaucho n'est pas mort : il bande encore mollement !

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Ami(e)s gauchistes et droitiers,

Depuis la pseudo affaire du tweet de Mme Trierweiler dont l'énormité du retentissement médiatique me laisse pantois, on assiste à un festival de réflexions dignes de la mentalité des contemporains de Jules Ferry qui me font hurler de rage !



Oui.

Parfaitement.

Sous prétexte qu'une meuf, épouse ou compagne un homme public, devrait selon les canons des arriérés du 21ème siècle,  se taire  et devenir une sorte de potiche !

Les femmes de ministres doivent fermer leur gueule... Même si elles sont brillantes dans leurs spécialités.

Après l'aphorisme particulièrement  con du pauvre Chevènement : "un ministre, ça doit fermer sa gueule ou démissionner", on obtient aujourd'hui la nouvelle doxa issue du 15ème siècle : "une femme d'homme public doit se taire et continuer à faire le ménage à la maison ! ".

Ouais ! Et il se trouve des femmes pour défendre ce point de vue...

Misère de misère.

Et la majorité de ces imbéciles de journaleux de s'engouffrer dans la brèche.

Parce que Mesdames et Messieurs les journalistes, une compagne d'homme public n'est plus un être humain, vous l'avez bien compris, c'est un objet silencieux qu'on exhibe pour se valoriser quand il est beau et qu'on cache quand il est moche ; dans ce cas, il s'occupe de la maison.

Parce que la femme d'un homme politique ne doit plus exprimer aucun sentiment, aucune parole, elle doit se comporter comme un zombie muet, surtout pas comme une citoyenne lambda.

La femme de politique est devenue un caniche de luxe, un chihuahua médaillé qu'on punit s'il aboie.

Pauvre société du 21ème siècle, incapable de laisser s'exprimer des femmes intelligentes !

Qu'attend-on pour acheter des colliers et des laisses à Audrey Pulvar, Valérie Trierweiler, Béatrice Schönberg et d'autres.

Comme si une femme n'avait pas d'âme et devait épouser obligatoirement les idées de son compagnon.
Comme si une compagne devait se taire pour obéir à son époux.
 Comme si une conjointe devait liquider sa carrière au bénéfice de son concubin.
Comme si l'amante de l'homme public devait avoir la langue coupée.
Comme si la femme était ravalée au niveau de l'animal de compagnie.
Comme si la tendre amie d'un politique devait devenir la poupée gonflable tendance 21ème siècle.

Comme le proclament certains rétrogrades de droite, le comportement de la femme n'est régi que par la passion, les pulsions, elle est l'incarnation du diable.

Et, cerise sur le gâteau certains gauchos de surenchérir !

 Dans quel monde vit-on ?

La femme est un ventre. "Dieu n'aurait jamais dû donner la parole aux congénères des sorcières" aurait rajouté feu Monseigneur Lefebvre.

Horreur et désespoir. L'homme est un loup pour ses louves.
 
Et puis c'est tout !


À après.
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Après une longue période de jeûne, je salue tous ceux qui m'ont gentiment liés. 
Je n'ai rien à dire ! et alors ??  Carnet de notes de Yann Savidan  A perdre la raison  Partageons nos agapes  Alter Oueb  Le grumeau  La revue de Stress  Trublyonne voit la vie en rouge  Traqueur Stellaire  Répertoire de la Science Fiction  Le blog de Laurent Grandsimon  archeosf

jeudi 10 mai 2012

La patrie est en danger, gémissent-ils...

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Les amis, 

si je me fais si rare en ces temps de guéguerre civile pour as du clavier, nationalistes décomplexés et anti révolutionnaires allergiques à tout ce qui se trouve à gauche du MODEM, c'est que je passe mon temps à rire à gorge déployée devant nos matamores ultra droitiers qui voient en l'élection d'un petit social démocrate couleur rose bonbon, les prémisses de l'envahissement de notre beau pays par les "hordes d'étrangers" qui veulent culbuter nos merveilleuses traditions chrétiennes pour imposer une féroce charia.



Rien qu'en rédigeant la phrase précédente, mes yeux embués par des larmes de rire, m'empêchent de lire l'écran.

Bref.

La trouille de nos grands chefs de guerre de la droite nationaliste, orpheline de leur petit guide opportuniste qui se cassera  avec une innocence feinte pour faire du fric après avoir joyeusement assassiné la paix sociale et civile de notre beau pays. Malgré le soutien de leur nouvelle blonde égérie, désignée par papa et tenancière de la boutique pour 30 ans au moins, leur panique en dit long sur la confiance qu'ont nos héros patriotes en leurs valeurs !

Ces bouffons claquent des dents devant une gauche timide, à peine sortie de son cocon idéologique, toute émerveillée de se trouver majoritaire derrière un gentil monsieur, humble et peu vindicatif, terrorisés qu'ils sont par un brave toutou qu'ils prendraient pour un loup. Rions en cœur...

"Révoltons-nous pour défendre nos valeurs !" hurle ce sympathique réactionnaire. "Halte au mariage homosexuel !". Il est vrai que l'officialisation du mariage homosexuel est une mesure terrifiante pour l'univers entier, n'est-ce pas ? Grotesque. L'euthanasie ? Qui m'imposera le désir de vivre alors que je souhaite mourir ? Sûrement pas l'État ! Je veux rester seul maître de mon destin et j'emmerde toute loi qui entraverait ma volonté de disparaître.

Notre ami allant jusqu'à énoncer : "Ceci est une guerre culturelle désormais totale. Notre mission est de faire feu de tout bois, même avec la plus parfaite mauvaise foi si nécessaire car au final la vérité est absolue et elle est de notre côté."

Ainsi la vérité est de leur côté : les heureux hommes ! Il faut être bien jeune pour énoncer une telle incongruité !
"Qu'importe notre bonne foi", coupons des têtes et Dieu reconnaîtra les siens. on se croirait revenu aux temps de la Saint Barthélémy et des ligueurs, sinistre période, qui, avec l'épouvantable révocation de l'Édit de Nantes coûteront si cher à la France.

"Votons tous UMP au premier tour" vitupère cet autre réactionnaire qui  se targuait d'être un nationaliste pur et dur, loin des contingences du pouvoir et qui ne cessait de se moquer des partisans de Hollande au garde à vous derrière leur leader. 
Devenant un médiocre petit militant, groupie dévouée de J-F Copé, comme cette jolie petite jeune fille, membre de l'UMP à la Mutualité qui hurlait lors des résultats, haineuse, un "enculé" de bonne aloi à la majorité qui avait élu François Hollande. Rions joyeusement devant la dégringolade psychologique et la déliquescence doctrinale d'une droite paumée.

Pauvres réactionnaires déboussolés qui ne savent pas encore qu'ils ont perdu depuis belle lurette la bataille idéologique amenée dans les wagons d'un libertarisme économique que ces crétins nationalistes défendent pourtant becs et ongles.

Amis réacs, croyez-moi, votre combat est vain, que vous le vouliez ou non, le pays se métisse, les mariages mixtes se multiplient, les mœurs évoluent : votre seule chance de survie est de vous allier avec les courants de vos cousins réactionnaires musulmans car, dans une certaine mesure, lepénistes, membres de la droite populaire, salafistes obtus, membres bornés des Tea Party américains,  juifs intégristes, vos buts principaux sont de combattre ce maudit modernisme qui ronge lentement mais sûrement vos idéologies du repliement sur soi et des traditions obscurantistes.

Tous ennemis de la libre pensée mais dont le rêve est de soumettre les peuples à des dogmes fous nés dans leur imagination d'un monde régi par les principes moraux ou religieux stricts voire inhumains.

Le monde avance et vous restez immobiles depuis une éternité. Vous êtes même probablement déjà morts et ce n'est pas la violence que vous tentez de faire resurgir qui vous ressuscitera.

Amis, à bientôt, si je survis aux conséquences de cette diatribe humoristique.
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mercredi 2 mai 2012

Spectacle et réceptacle...

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Salut les aminches !

Parce qu'il faut bien - mu  par quelque force obscure et maléfique - me remettre à ce putain de blog et parce que j'ai abominé durant  toute cette campagne présidentielle, la conception politique d'une 5ème république qui ressemble par ses confrontations sauvages et simplistes à un grand crochet médiatique dans lequel celui qui sort vainqueur ne doit pas grand chose à son talent mais à une impression subliminale dictée par des organismes de propagande qui le soutiennent.


Evi-clown by Nebezial



Parce que dans mes petits marchés, j'ai l'habitude d'observer les techniques de camelots qui sont capables de vous vendre des objets dont vous n'avez pas le moindre besoin, à l'aide de mots et de silences bien placés, glissés au bon moment et grâce à un panurgisme utilisé à bon escient.

Parce que le baratin ne fait pas l'homme politique efficace et que les bonimenteurs, les menteurs entrainent la politique dans les abysses de la déconsidération démocratique.

Parce que de pseudos débats ne favorisent que les grands "diseux" au détriment des "faiseux".

Parce que notre univers médiatique n'est qu'un réceptacle de mots creux et d'histoires plus ou moins romancées qui n'engagent que des électeurs naïfs ou déjà convaincus.

Parce que je demeure persuadé que d'immenses écrivains, s'ils avaient dû passer sous les fourches caudines des journalistes ou autres experts en communication n'auraient probablement jamais connu un succès mérité, ce qui tendrait à prouver que la superficialité orchestrée, de nos jours, a supplanté le talent.

Parce que la parole a pris le pas sur l'action, le paraître sur l'être, le semblant sur le réel,  la boursouflure sur l'humilité, la vanité sur le doute, la forfanterie sur la modestie, le mensonge sur la vérité, le fanatisme sur la raison, le vide sur l'épaisseur.

Parce que j'en ai marre qu'un seul homme représente des millions de citoyens aux intérêts divers et variés en les montant les uns contre les autres.

Pour toutes ces raisons, je ne regarderai pas le débat de ce soir car j'ai mieux à faire que compter d'hypothétiques points qui seront, dès demain, décernés par des officines de sondages manipulées par le pouvoir actuel pour le faire gagner à tout prix.

Ami(e)s de Cui cui, j'espère que vous voudrez bien excuser ce festival de rentrée consacré à tant de poncifs et de prétention

Fasse le ciel et la providence, que nous soyons rapidement débarrassés des diviseurs, jaloux et haineux qui polluent ce pays depuis 5 ans et qu'en place d'un vain ministère de l'identité nationale, nous héritions d'un vrai ministère de réconciliation nationale.

Je vous embrasse.
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mercredi 28 mars 2012

La grand-mère caillera*. Thriller électoral.

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Les amis, samedi dernier il m'est arrivé une drôle d'histoire...

Comme vous êtes bien sages, je vais vous raconter.

Le début du récit est rigoureusement exact, puis je me perdrai dans les tourbillons de l'imagination puisque je ne suis ni un militant survolté, ni un journaliste ni même un écrivaillon tagueur sur tôle ondulée mais seulement un embobineur de foire sans prétention...



Après avoir vivement remballé ma marchandise d'un marché pouilleux du 93, j'aperçus une dame relativement âgée qui semblait se battre contre une vieille porte crasseuse et désaffectée comme on en trouve si fréquemment dans nos banlieues miséreuses.
Je m'approchai d'elle en catimini. Notre petite vieille, munie  d'un cutter dans la main droite, lacérait avec hargne une affiche du Front de Gauche. Sa haine faisait plaisir à voir tant elle imprimait dans ses gestes une vivacité exceptionnelle pour une grand-mère de cet âge.

J'éclatai de rire. Elle se retourna l'air mauvais, la bouche distordue par la rage.
- Que me voulez vous, sale gauchiste ?
- Mais que faites-vous madame ?
- Je hais la gauche et tous ces communistes qui veulent détruire notre pays ! 
- Mais nous ne sommes pas en guerre civile, ma bonne dame, Léon Blum n'est plus de ce monde depuis longtemps ! Crus-je malin d'ajouter...

Elle n'apprécia guère.

Elle me rappela instinctivement tous ces internautes sarkozystes que j'avais croisés sur divers blogs en 2007 et qui après un entracte de 5 ans, réapparaissent en générations spontanées afin de défendre leur idole sur Twitter ou dans des tas de sites et forums pour mordre, haïr, déchirer, griffer quiconque émet la moindre réserve ou  opinion de gauche.
Peu de conscience politique - tous se déclarant gaullistes alors que ce qui reste de leur idéologie frustre flirte davantage avec les thèses du FN - mais la plupart de ces partisans exaltés possèdent en commun une haine inouïe de toute la gauche. François Hollande leur apparaissant comme un révolutionnaire sans concession, c'est dire leur clairvoyance ! 
En ces périodes de campagne présidentielle, je ne m'amuse jamais autant de l'obscurantisme de certains militants : la femme ou l'homme ordinairement civil, fin et intelligent  devient en ces temps de passion politique une sorte de soudard intégriste et borné d'une intolérance incroyable. Et cette observation est particulièrement vérifiée pour beaucoup de partisans UMP qui n'ont plus l'habitude de partager l'autorité suprême et sont révulsés à l'idée d'une passation de pouvoir .
Fin de l'aparté.

Ma réflexion eut l'air de l'énerver davantage et ce qui devait arriver advint : la lame de cutter glissa le long de l'affiche et entailla la paume de sa main gauche qui se mis à saigner immédiatement. Je lui pris son cutter et m'empressai de comprimer la coupure pour arrêter la petite hémorragie.

C'est à ce moment que je sentis quelqu'un me taper sur l'épaule. Je me retournais et vis 2 flics qui me fixaient.  Je tenais le cutter dans ma main gauche et le sang maculait la droite, inutile d'avoir concouru à l'école Polytechniques pour comprendre que mon compte était bon.

J'étais mort. Cuit dur. Et ma gueule patibulaire ne témoignait pas en ma faveur.

Bien entendu, l'abjecte petite vieille porta plainte contre moi pour coups et blessures puis insista pour qu'on m'emprisonne jusqu'au 6 mai inclus pour éviter que je puisse voter...

J'ai été relâché hier en attendant mon procès.
Dans cette société de l'image et du fric, quand on est moche, pauvre et à moitié illettré , lorsqu'on nait du mauvais côté de la rue, on devient forcément au mieux un "looser", au pire un justiciable irrécupérable.

Ami(e)s, j'espère que vous comprenez mieux mon aversion pour les périodes électorales et les mamies confiturées qui écument les spots de publicités. 
Cependant, si je puis me permettre un conseil, lorsque vous apercevrez au loin une dame très âgée en train de déchirer l'affiche électorale d'un candidat, même s'il s'agit de votre candidat préféré, changez prudemment de trottoir. 
Les rues sont de moins en moins sûres à notre époque et les vioques, adeptes inconditionnels de la secte sarkozyste  deviennent carrément dangereux...


Si on n'y prend garde, ces cons là seraient capables de nous remettre le couvert pour 5 ans ! J'en frémis par avance.

À après.

* Caillera = racaille en verlan. Pour ceux qui seraient nés hier.
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samedi 24 mars 2012

Une déclaration de Madame Bernadette Chirac, experte en frais de bouche ou le retour de la momie 4.

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Ce pastiche est à consommer après avoir déposé sa moralité au vestiaire... Il a été influencé par cette déclaration sans panache d'une pauvre  grand-mère indigne, aigrie et dépassée par son époque.








Madame Bernadette Chirac nous déclare en exclusivité : Monsieur  Hollande ne possède ni l'expérience des accusations en Cours de Justice ni celle  des affaires louches inhérentes à la 5ème République pour exercer sereinement un  mandat de Président à la hauteur de ses prédécesseurs.


Bernadette Chirac, spécialiste en frais de bouche et témoin de moralité incontestable.




Photo choisie par Étienne Courgeotte, 72 ans, rédacteur en Chef.

Une interview exclusive de Yvon Roufiole, journaliste assermenté de la section Dassault n°1, avant-garde couchée du lepenisme transversal et du pouvoir établi blanc immaculé.


Yvon Roufiole : Mes hommages Madame Chirac, vous aviez une déclaration à faire ,  je crois ?


Bernadette Chirac :  Oui je voulais mettre en garde les Français devant la naïveté de Messieurs François Hollande et Jean-Luc Mélenchon qui me paraissent bien trop honnêtes pour exercer un mandat de Président !
En effet cette responsabilité réclame un minimum d'expérience judiciaire et il serait maladroit de laisser des gens intègres s'occuper de l'avenir du pays !


Yvon Roufiole : Vous pensez donc que le plus performant à ce niveau serait Nicolas Sarkozy ?


Bernadette Chirac : Aucun doute là-dessus ! Nicolas Sarkozy  a pris  une avance considérable sur les vrais sujets comme l'affaire Karachi, Takieddine… Le président est quelqu'un de très retors et de très malin. Il dit à chacun ce qu'il veut entendre tout en gardant un certain recul concernant les mesures qu'il annonce  : c'est à ce genre de signes qu'on reconnait un véritable homme d'État ! 
Il dispose d'un talent exceptionnel et de toutes les qualités nécessaires pour réussir un second mandat.


Yvon Roufiole : Est il aussi performant que votre mari qui s'est pourtant révélé un maître en la matière ?

Bernadette Chirac : Il est vrai qu'en matière de moralité et d'honnêteté, mon époux est indépassable mais il ne faudrait pas oublier que j'étais souvent derrière lui, notamment pour la gestion des frais de bouche.
Je rappelle d'autre part que grâce à mon travail, je suis parvenue à siéger au conseil d'administration de LVMH et touche de modestes jetons de présence pour ce dur labeur !

Ce n'est pas la compagne de Monsieur Hollande, Madame Trierweiller, qui pourrait   postuler à de tels postes de responsabilité ! Ces petites jeunes ne tiennent plus le coup.

Yvon Roufiole : En effet, votre parcours républicain est exemplaire : j'imagine nos jeunes de banlieues prenant votre cursus comme un échantillon prestigieux de la réussite française par le mérite !

Bernadette Chirac : Oh, je sais rester humble car l'honnêteté intellectuelle, professionnelle ou financière dans laquelle je suis plongé au sein de la famille Chirac et auprès de mon fils adoptif, Nicolas Sarkozy montre au monde entier que la France est fort bien gouvernée !
J'attends aussi beaucoup de mon petit-fils putatif Jean-François Copé, qui, si j'en juge par ses qualités intrinsèques, risque nous dépasser tous. 

Yvon Roufiole : Merci Madame, Le Jivaro est fier de présenter à nos concitoyens le 3ème âge politique. Loin d'être au bord du naufrage, nos anciens montrent à tous une vision réconfortante des élus au service du bien public. 
Chère Madame, j'ai été convaincu par vos arguments et recommande instamment à nos lecteurs de donner leur suffrage à Nicolas Sarkozy, notre roué à tous !

Bernadette Chirac :  Merci, mon cher ! Qu'il est réconfortant de côtoyer des journalistes impartiaux tels que vous ! 


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Pour paraphraser ce brave Charles Pasqua qui voulait terroriser les terroristes, il nous faudrait momifier les momies avant qu'elles ne se décomposent. 

Ami(e)s, plus on entend ces gens qui se pensent propriétaires du pouvoir et seuls capables de l'exercer, moins on peut s'empêcher de penser qu'ils s'accrochent à leur fonction pour y trouver des gratifications plus personnelles qu'on imagine.


Laisser pendant 15 ans la même équipe nous diriger, c'est l'assurance de la déliquescence d'une démocratie rongée par les petits arrangements et les connivences.

Les déloger relève d'une opération de salubrité publique nécessaire à un brassage sain et élémentaire des idées et des hommes, quelque soient nos opinions.



À après si vous avez vaguement souri à ce pastiche.
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mercredi 21 mars 2012

Les vautours de la steppe médiatique. Éloge des nécrophages.

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Ivan Rioufol et Marine Le Pen tels qu'en eux mêmes.

Que dire de plus ?





Je me contente d'un montage photo pour résumer certaines positions médiocres mais je vous conseille de lire ceci, de consulter cette vidéo ou encore de lire l'excellent Rimbus.

À plus.
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lundi 19 mars 2012

Inhumanité...



"On répond au fou par le silence."

Proverbe d'Hazrat Ali. VIIe siècle.



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samedi 17 mars 2012

Vendredi soir dernier, au menu : "Canal laquais" ou quand la fausse impertinence et la vraie connivence se rejoignent.

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Ah ! Mes ami(e)s, quel spectacle !

Que de paillettes, de fausse insolence, de petites lâchetés, de trouille chevillée au corps pour cette émission de Canal + des grands et petit journaux de 19h à 21h, ce vendredi 16 mars 2012 !



Heureusement que cette émission si bourgeoise, si politiquement correcte malgré ses déguisements de gauche caviar irrévérencieuse, poudrée d'or fin et parfumée au Dior ou  au Chanel comme l'élite politico-médiatique dont elle est l'émanation, laissait toutes les 10 minutes une respiration publicitaire pour produits de luxe destinés à des petits cadres qui s'imaginent riches.

Mis à part la petite semaine de Bruno Donnet et à moindre mesure des Guignols, sans concessions comme à leur habitude, le reste fut un festival de fausses impertinences où chacun fit semblant de se moquer des tics de langage et des comportements du candidat président.

Rien sur le fond de la politique ou si peu. Que de la fausse insolence à 2 balles, de la moquerie de collégien, de la griffure de pattes de nounours en peluche, bref, tout ceci s'est terminé dans la bonne humeur tant et si bien que Nicolas Sarkozy a beaucoup ri.

Et bon sang, qu'est ce qu'il a rigolé, souri, vanné, s'est esclaffé notre bon président ! Quelle bonne humeur, mes ami(e)s ! S'il n'a pas récupéré quelques centaines de milliers de voix, ce vendredi béni des Dieux de la droite, je réclame qu'on me coupe les ailes !

Merci Canal + ! Merci Yann : je te fiche mon billet que si Sarkozy obtient son second mandat le 6 mai, tu hériteras d'une belle émission la saison prochaine. On parie ?

C'est dire : même le sale gaucho que je suis a trouvé le candidat extrêmement sympathique, drôle, spirituel, plein d'humour, bien mis en valeur par le rebelle maison en peau de lapin angora,  l'illustrissime Yann Barthès !

Les potes, si les talibans afghans avaient en leur sein, des gens aussi mordants que le pauvre Barthès, les militaires de l'OTAN seraient tous volontaires pour partir en séjour touristique en Afghanistan !

Je ne parle pas du pauvre Aphatie toujours aussi railleur avec les petits candidats mais qui sent jusqu'où il ne faut pas dépasser les bornes avec les grands : de caustique avec les faibles, il passe rapidement à l'encaustique sur les pompes des puissants.



Parce que c'est un métier, journaliste. Demandez donc à ceux qui ont vu leur renommée fondre au soleil pour quelques mots de trop ou une maladresse dérisoire.
 La souplesse de la nuque doit être une seconde nature et j'ajoute que c'est pour cette raison que beaucoup de journalistes trop bien payés n'aiment pas les blogueurs libres  parce que nous n'avons strictement rien à foutre de plaire à quiconque ou de ne point fâcher pour poursuivre une carrière. 

La vraie liberté éditoriale, quoi ! Celle qui se paie par une notoriété nulle, une audience restreinte et une plaque commémorative sous l'arc de désespoir du blogueur inconnu ou une place de choix au cimetière des internautes mort-vivants.

Parce que la liberté se paie comptant : nos petits marquis de Canal + le savent, eux qui sont payés comme des maharadjahs !

J'ai appris aujourd'hui par un entrefilet sur Libération du samedi 17, qu'une Ariane Massenet touchait 25.000 € par mois ! La connerie rémunérée à ce tarif devient un produit de luxe et tous les espoirs sont permis pour beaucoup de stars de télé réalité. 
Cela fait bien cher le microgramme d'intelligence mais que voulez vous ? Au pays des paillettes, les billes de verre sont des joyaux.

Imaginez les salaires des autres !

En politique le "star system" est une véritable perversion qui détruit les vraies valeurs de la politique au sens noble du terme et Canal + est une des machines les plus perverse qui soit.

Ce Canal laquais (au passage, admirez le jeu de mot) risque de nous laisser des aigreurs d'estomac tant l'arrière cuisine est sale.

On comprend mieux l'aversion de cette fosse à purin médiatique pour tout ce que représentent Mélenchon et les courants de gauchistes qui possèdent plus de 8 neurones et une véritable conscience politique.

Vous me direz qu'à côté de TF1 et de FR2, réservoirs à merde télévisuelle dans le créneau 19-20h, Canal a beau jeu de flamber. Il n'en demeure pas moins que le Grand Journal qu'on pourrait comparer à une petite poupée excitante, vulgaire et vénale maquillée comme un camion volé pour accentuer son côté putassier, ressemble en réalité à une petite bourgeoise collet montée, prude, conformiste en diable et si banalement bien-pensante qu'elle ne surprend que les gogos crédules...

Bourdieu et Debord devraient être étudiés en terminale.

Les aminches, je vous embrasse. Non seulement nous devons résister intelligemment face à tous ces médias complaisants, qui peu à peu révèlent leurs vrais visages mais il est de notre devoir de montrer leur duplicité.

À après !
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vendredi 16 mars 2012

Sur le Jivaro, en exclusivité, une interview de Carla Brunehilde par Nunuche Sublette. Grincements de dents.

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Ce pastiche confidentiel doit être consommé à l'abri des regards indiscrets car il est annonciateur d'une prochaine et terrible  épuration médiatique.






Carla Brunehilde nous déclare : j'ai établi une liste noire des journalistes de gauche qui fourmillent dans les médias : si mon mari gagne les présidentielles, on verra  beaucoup de têtes de gueux joncher le sol !




Photo choisie par Étienne Courgeotte, 72 ans, rédacteur en Chef.


Une interview exclusive de Nunuche Sublette, dinde glouglouteuse, mascotte emplumée de France Télévision © et égérie médiatique de France 5 ®.



Nunuche Sublette : (en gloussant) hi hi hi ! bonjour Madame Carla Brunehilde, ha hi ha ! Puis-je me permettre de vous appeler Carla ? Hi ha hi !


Carla Brunehilde : (le sourire figé tiré au botox) Mais je vous en prie Madame Nunuche !



Nunuche Sublette : (en caquetant)  Carla, il doit être bien difficile, avec la simplicité primesautière qui vous caractérise de supporter le rôle d'épouse d'un candidat à la présidence. Quel sentiment éprouvez  à côtoyer un homme aussi éminemment intelligent que le président  ?


Carla Brunehilde : (le visage statique). Je suis  une intellectuelle, Madame Nunuche, je vous rappelle que j'ai été la muse d'un  philosophe émérite comme Raphaël Enthoven et de nombreux intellectuels de premier plan comme Julien Clerc, Louis Bertignac, Mick Jagger, Charles Berling, Vincent Perez et un des plus grands penseurs de notre époque, Arno Klarsfeld !
Je ne suis donc pas la sotte qu'aiment tant décrire les médias aux mains de l'internationale gauchiste.
Malgré ma simplicité et ma modestie, un cerveau humain sommeille dans ma boîte crânienne.


Nunuche Sublette : Hi hi hi ! Ayant vécu de telles situations, je vous comprends : il suffit d'être belle et intelligente pour susciter de terribles réactions de la part des jaloux !


Carla Brunehilde : (minaudant) Surtout de la part des gueux ! Ce peuple est détestable : jaloux, vindicatif, méchant, envieux. Mon mari est un être hors norme, il travaille plus de 20 heures par jour avec ses 6 cerveaux parfaitement irrigués, il me fait l'amour pendant 3 heures chaque nuit, il s'occupe de sa fille 4 heures par jour, il saute couramment un repas  et pour se cultiver, il lit quotidiennement un roman pendant 2 heures.
C'est un homme de devoir exceptionnel qui se consacre à son pays avec une ferveur inimaginable et certains voudraient le renvoyer ? Je suis outrée !


Nunuche Sublette : (enthousiaste)  Mon Dieu, quel chance vous avez de profiter d'un tel homme ! Glou glou glou, hi hi hi ! Ah ! On me dit dans l'oreillette que le président utiliserait 29 heures de son temps par jour ! C'est considérable, Carla. Toutes mes félicitations toutefois je suis effondrée de constater que ce peuple versatile est incapable de reconnaissance envers un saint laïque et désintéressé qui se consacre jours et nuits au bonheur de la France !


Carla Brunehilde :  Madame Nunuche, je suis consternée ! Dans ce pays qui a assassiné sans vergogne une reine de France d'origine autrichienne, l'opinion est façonnée par des médias  d'extrême gauche. J'ai très peur pour ma famille.  J'ai d'ailleurs établi une liste  noire de ces journalistes révolutionnaires ivres du sang de la classe dirigeante qui se sacrifie pourtant pour son peuple. 
Ces hommes de presse, pinocchios modernes sont sur tous les médias, on les voit partout et leur gauchisme est outrancier. Je vous livre d'ailleurs ma liste en exclusivité. 
 Existe t-il un examen pour barrer la route à de véritables journalistes de droite sarkozyste ? Ce scandale intolérable doit cesser au plus vite !
 J'en ai parlé à mon mari : un grand nettoyage est prévu dès l'annonce de notre victoire : les couperets sont aiguisés et les mécanisme huilés !


Nunuche Sublette : Vous êtes incroyable Carla ! Femme fatale, intellectuelle, chanteuse, mère, poétesse, stratège politique, 1ère dame, maîtresse femme et pourtant si simple, si fragile... Votre sensibilité m’émeut.


 Carla Brunehilde : Oh ! Cette sobriété est naturelle chez moi, je sais être proche des gens mais ce que je n'arrive pas à comprendre, c'est l'éternelle insatisfaction de ce peuple frondeur. Les 35h ont rendu les Français paresseux et assistés, il est temps que l'exemple de mon mari fasse tâche d'huile avec ses 200 heures de travail par semaine...
Ah ! Je dois remplir mes tâches de citoyenne moyenne de la France profonde, j'entends Giulia pleurer, je vais voir auprès de sa nourrice ce qu'il lui arrive et puis j'ai quelques tâches à distribuer aux domestiques. Je vous laisse, Madame Sublette, le travail m'appelle, je suis débordée. À bientôt !





Cette interview imaginaire n'a essentiellement employé que des termes et des tournures tellement exacts que j'ai cru l'espace d'un instant devenir l'incarnation de mon héroïne comme sous l'influence d'une ivresse peyotlique. Ce qui tendrait à prouver que le délire psychédélique conduit parfois à la découverte émerveillée de la futilité et de l'insignifiance, issues de celles ou ceux qui se prennent parfois pour des poètes, des philosophes, des écrivains ou des artistes.


Ami(e)s,  j'espère  que ce petit pastiche vous aura distrait : il n'avait pas d'autre but. Même celui de vous faire partager des convictions auxquelles vous n'êtes pas obligé(e)s de souscrire.

Car il est écrit dans mon tempérament et mon expérience que je serai toujours incapable de militer. Rien que le terme me rend raide dingue mais je comprends aussi ceux qui s'engagent dans un combat pour un programme de parti, les respecte et quelquefois les admire.
Il faut de tout pour faire un monde.


Portez-vous bien et à après ! 
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