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mercredi 25 janvier 2012

Dimanche, au programme : propagande, bourrage de crâne et endoctrinement !

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Salut les gens !

Nous sommes  à plus de 100 jours du second tour des présidentielles et je ne puis m'empêcher d'éprouver une lassitude de mauvais augure !

Sacrebleu ! Comment vais-je tenir sans me disperser ? D'autant que je sais déjà pour qui voter !

C'est donc les joues rouges de honte que je continue à nourrir ce blog que j'ai eu la folie de définir comme politique.

Mais en y regardant de plus près, je m'aperçois que les sujets variés de ce site, alternant déconne, sérieux, témoignages, réflexions vaseuses sont infiniment plus politiques que n'importe quel programme théorique : la vraie politique ne se résumant pas à une campagne électorale. C'est même plutôt l'effet inverse...

J'ai compris depuis longtemps, en tant que vieux blogueur blanchi sous les billets les plus racoleurs et les plus médiocres, qu'un blog ne convainquait personne si ce n'est les convaincus d'avance. Ainsi, le plus souvent, les blogs militants n'attirent que les militants, les blogs de sexe, tous les hommes, les blogs nationalistes que des électeurs de droite, les blogs de féministes, les féministes, les geeks, des geeks et cætera et cætera...

La segmentation des centres d'intérêt sur Internet n'arrange rien et ce n'est pas la multiplication des "pure players" qui améliorera la situation. D'autant qu'ils font tous preuve d'une banalité décourageante.

Rien ne me fait plus marrer quand à longueur de sites récemment créés, on entend vanter "les belles plumes" ou "la qualité de la plume" de tel auteur plus ou moins connu. Autant vous dire, chers amis, que pour la plupart de ces plumes et vu leur talent, l'endroit privilégié où ces plumes devraient se planter est bien celui, fort dodu, que vous imaginez !

Bref ! Cessons d'être mauvaise langue.

Voici un communiqué de style "régime autoritaire" qui correspond assez  bien à ce qui se met sur pied pour dimanche soir... J'ai essayé d'être drôle et crédible.

Dimanche soir prochain, 29 janvier de l'an 2012, une réquisition de salut public a été lancée par le Guide Suprême de la République : "il a été décidé en accord avec les propriétaires des médias suivant : TF1, France 2, i-télé, BFM télé, LCI, RTL, Europe 1, de réserver  leurs plages horaires à l'interview exclusive du Guide par des porte-voix officiels agréés. 
Une communication exceptionnellement importante concernant l'avenir du Pays sera diffusée pour éclairer le peuple sur le sacrifice qui lui sera imposé pour restaurer la compétitivité économique de la Patrie.
Le petit père de la Nation, fera passer l'intérêt du Pays avant sa propre ambition, signe éminent de la stature d'un grand Homme d'État. 
Faisant fi de l'impopularité des mesures mises en œuvre pour sauver la France, le Président a pris sa décision en toute sérénité.
Il en assumera toutes les conséquences avec le courage qui détermine les hommes d'exception."



Les larmes Coréennes du Nord nous paraitront bien superficielles, eu égard à la peine que nos compatriotes risquent de ressentir.

Attendez vous à ce que le lendemain, Le Figaro titre : "L'appel du 29 janvier 2012, un grand Homme d'État est né !"

Il y a, hélas pour lui et tant mieux pour nous, de fortes chances pour qu'il soit mort-né...

Mais n'anticipons pas ! On aura bien l'occasion d'observer d'autres réactions apoplectiques susceptibles de  nous faire bien rigoler.

En tout bien, tout mauvais esprit.

À après !
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mercredi 27 octobre 2010

Le mythe du Chef ou l'inoculation du poison dans la politique.

Souvent, lors de conversations, il m'arrive d'entendre de la part de nombreux citoyens, des réflexions qui me font bondir.

Ainsi, cette antienne, fréquemment rappelée par les électeurs de droite et par beaucoup de partisans de gauche : pour les présidentielles, la plupart fait essentiellement dépendre le  résultat  des qualités supposées des hommes ou des femmes en présence dans chaque camp ; on sait pourtant, pour s'être trompés à de nombreuses reprises, combien cette évaluation est incertaine et sujette à de nombreuses manipulations médiatiques.

On sent à travers cette vision politique, que l'image diffusées par les communicants effacera nettement l'implication des idées.



Alors que dans notre société démocratique, l'intelligence, la sagacité, la lucidité des citoyens n'ont jamais été  aussi aiguisées, on nous parle encore de chef charismatique, de sauveur suprême, de surhomme, capable avec son cerveau extrêmement développé et ses petites mains de nous sauver de la mauvaise passe dans laquelle nous nous trouvons.

Méfiance

Cette appréciation  du "chef" tout puissant,  appuyé par une hiérarchisation semi militaire rappelle beaucoup trop les pays totalitaires. En cela, les conceptions staliniennes ou des dictatures militaires de droite se rejoignent parfaitement.

Cette vision de droite et d'extrême droite de l'autorité politique a même gagné une bonne partie des éléments de gauche. Ainsi une énorme partie de l'électorat estime que le salut viendra de la volonté d'un seul homme. Les Français oubliant le mauvais exemple du Général de Gaulle, auréolé d'une légende enchanteresse, qui, lors de la libération a dû composer avec le Conseil National de la Résistance pour asseoir sa représentativité, obscurcissant toute analyse objective.

La conception de cette 5ème république, ersatz de monarchie élective  plus ou moins constitutionnelle, accentue  l'impression désagréable d'être ballotés pendant 5 ans par la volontés capricieuse d'un seul individu. Qu'importe qu'il ait raison ou tort, qu'il devienne fou ou apathique, incohérent ou agressif : le président élu nous dirige comme ses sujets soumis,  quelque soit nos avis et son état cérébral.

Chef des armées, chef de la police, bénéficiant de multiples pouvoirs de propagande et de moyens technologiques de coercition et de surveillance sans aucun contre-pouvoir effectif, le chef de l'état est tout puissant : gare à ceux qui s'écartent du chemin !

C'est là que le bât blesse. Cette vision moyenâgeuse de l'autorité publique et de la gouvernance est insupportable et pourtant  sentez vous de la part du PS, une réelle volonté de bousculer ces institutions surannées pour faire davantage participer les citoyens aux affaires de la Nation ?

Si la gauche souhaite garder ces institutions désastreuses qui clivent le pays entre d'une part, une soumission obligatoire du citoyen ordinaire et d'autre part, la toute puissance de l'élite dirigeante, à quoi bon voter pour un mouvement qui utiliserait  une constitution aussi injuste et aussi peu participative ?

Apparemment des tas d'arrêts de travail, de blocages, de pompes fermés que j'observe ça et là sont complètement ignorés des médias. Sans commentaire.

À après.


PS : J'aurais pu émailler mon texte de citations et de noms de philosophes pour épater la galerie à la manière de ces universitaires pompeux qui vous émettent un cocorico sonore à chaque saillie littéraire. Trop peu pour moi.