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mercredi 7 septembre 2011

Le club des 5. Bibliothèque violette avec plein de Légions d'Honneur dedans. Humour du 4ème âge.

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Ce pastiche est à consulter avec deux accessoires : une loupe et un cornet acoustique (matériel non fourni).





Messieurs Chirac, Rocard, Servier,
Dassault, Giscard, 420 ans à eux 5,
créent le club des cinq intouchables.
Une interview exclusive du Jivaro.





Photo choisie par Étienne Courgeotte,71 ans, rédacteur en Chef.

Une interview exclusive de Yves Tétard, journaliste assermenté de la section Dassault n°1, testé et approuvé par i-télé et plus de 40 marques de supports d'information. 




Y-T : Bonjour Messieurs. Je suis fier d'accueillir dans nos salons les fleurons de la pensée et du Génie français, l'exemplarité au service de ses administrés et la réussite sans compromission d'individus exceptionnels uniquement poussés par le sacrifice pour servir leur pays. 
Aussi ma première question sera t-elle la suivante : qui vous a donné l'idée de créer cette structure qu'on appellera trivialement le club des 5 ?

Michel Rocard : Moi, je, gnin gnin gnin gnin, n'est ce pas ? Gnin gnin Je Gnin , moi, Gnin gnin,gnin, je je je je moi, moi, moi moi gnin gnin gnin, tous des cons ! Je moi moi je Gnin gnin gnin N'est ce pas ?

Jacques Chirac :  Si j'aime les Saints ?  Bernadette ne cesse de me tancer parce que je ne vais pas assez à la messe !  Mes avocats m'ont dit : Jacques, ne parlez pas devant les journalistes car tout ce que vous déclarez peut être retenu contre vous.

Jacques Servier : Un club, moi je veux bien à condition que ça rapporte ! Au fait, je vous trouve bien gros, Monsieur Tétard, vous ne voudriez pas essayer un coupe faim ?

Serge Dassault : Les clubs, je connais ! Mouammar Kadhafi n'a pas voulu faire partie du club des Rafales. Voyez où il en est !

Giscard d'Estaing :  Ah ah ! Elle est bien bonne ! "Le club des 5" me rappelle mon enfance ! Il me semble qu'il y avait aussi un chien avec cette joyeuse bande de la bibliothèque verte. On pourrait éventuellement le remplacer par Raffarin, qu'en pensez vous ? Ah, ah !

Y-T : Monsieur Chirac, votre procès. Monsieur Servier l'affaire du Médiator. Monsieur Dassault, la collusion entre votre groupe de presse et l'État. Monsieur Rocard, vos déclarations Sur DSK et Ségolène Royal. Monsieur Giscard d'Estaing, votre longévité politique. Une censure douce semble se mettre en place.  Chacun pourrait il commenter ces différents sujets ?

 Jacques Chirac :  Un succès, Monsieur Tétard ?  De quel succès parlez vous ?


Y-T : Pas un succès, un procès

Jacques Chirac : Ah ! J'avais mal compris, un cachet ? Oui, Monsieur Servier m'en a vendu un tout à l'heure. Il s'appelle Médiator et améliore la mémoire, parait-il !


Y-T : Mais non Monsieur Chirac ! Le procès concernant l"époque où vous étiez maire de Paris !
Jacques Chirac : Mais vous confondez, je n'ai jamais été mère, c'est Bernadette qui l'a été ! Moi j'étais le père de famille. Évidemment !


Y-T : Merci Monsieur Chirac. Monsieur Servier, parlez nous donc du Médiator !


Jacques Servier : Le merda quoi ? Pardonnez moi,  mais mon ouïe a perdu de sa finesse.


Y-T : Le Médiator, ce médicament coupe faim utilisé en tant que remède contre le diabète qui a causé des milliers de morts !

Jacques Servier : Non vraiment je ne vois pas à quoi vous faites allusion. Je suis prêt à en discuter avec la Justice mais je crains que mon état de santé ne le permette pas. Croyez bien que j'en suis navré !


Y-T : Merci Monsieur Servier . Et vous Monsieur Rocard, le moins qu'on puisse dire est que vous n'avez pas été très délicat avec Monsieur Strauss-Kahn et Madame Royale...

Michel Rocard : Tous des nullités. Gnin gnin gningnin, sauf moi, bien sûr. J'ai gnin gnin gnin, je suis gnin gnin gnin. Moi je je moi, moi, je gnin gnin. Tous des malades... On m'excuse tout parce que je suis vieux, gnin gnin rien que des nuls gnin gnin gnin. Tous des incapables sauf moi gnin gnin gnin, gnin gnin, je je je je moi moi gnin gnin gnin !


Y-T : Et vous Monsieur Dassault, le superbe quotidien que vous possédez, éveille beaucoup de jalousies. Que répondez vous à vos détracteurs 

Serge Dassault : Ce problème de jalousie est inhérent à la France. La populace  ne comprend pas que des riches et des  patrons sont nécessaires pour organiser une société compétitive ! Quant aux marchands d'armes, je suis résolument favorable à leur disparition... Le jour où les guerres et les dictateurs auront disparu de la surface du globe ! Ah ah ah ! Je vous ai bien eu là, non ? C'est un plaisir d'être interrogé par vous, Monsieur Tétard !


Valéry Giscard d'Estaing : C'est drôle, j'apparais le plus propre d'entre nous tous ! Je n'en reviens pas ! Finalement j'ai joué petit bras pendant mon septennat, moi. Je commence à avoir quelques regrets...


Jacques Chirac :  Hey c'est pas le tout, les vieux potes ! Jouer les gâteux, ça creuse et ça donne sacrément soif ! Si on allait s'en jeter un petit derrière la cravate ? Vieillir n'a pas que des désavantages !
Et surtout souvenez vous de la fidèle devise du club des cinq : "Tous gâteux et chacun devient intouchable !"
Ce n'est pas aux vieux singes qu'on apprend à faire des grimaces !


À toutes et à tous, affectueusement.

mercredi 8 septembre 2010

Quand papy Rocard fait dans la sénescence.

 Une déclaration de ce pauvre Michel Rocard devant les membres du MEDEF m'a littéralement anéanti.

 Charles de Gaulle confiait sa peur de prendre de l'âge à cause de tous les aléas qui en découlaient. "La vieillesse est un naufrage" écrivait-il dans ses mémoire à propos de l'attitude d'un Pétain affaibli, en 1940...

Le général était d'autant plus visionnaire et lucide qu'il n'avait pas encore eu le loisir d'observer le degré de sénescence de Michel Rocard, renégat et imposteur de gauche, passé avec armes et bagages dans le camp adverse le plus réactionnaire.


Décidément, mes amis, les socialistes ou sociaux démocrates européens vieillissent bien mal ! Après un Blair qui palpe 185.000 € par conférence auprès de grossiums du golfe ou de chefs d'entreprise désœuvrés. Un Schröder employé de luxe chez Gazprom, un Strauss-Kahn à la tête du FMI, un Lamy qui campe à l'OMC, on se demande bien ce que ces braves dirigeants de gauche vont trouver comme futurs emplois s'ils avaient la malchance de perdre les élections de 2012.

Je verrai bien Moscovici, comme maître d'hôtel chez Rothschild, Cambadélis, secrétaire particulier d'Arnault, Hollande conseiller fiscal à la Barclay's bank et Fabius, antiquaire ou expert dans l'évaluation des œuvres d'art - Ah, merde ! Il l'est déjà ? Tant pis.

Ces socialistes là ne me font pas bander...

Quant à Rocard... Je ne sais plus où le placer. Descente de lit de Carla Sarkozy ? Serpillère ? Sans être trop cruel, vu la manière dont il sucre des fraises et la difficulté qu'il éprouve à essayer d'endiguer les tremblements incoercibles de ses membres, je le mettrai bien dans un champ comme épouvantail.

Lectrices et lecteurs, si je me montre si méchant envers cet homme qui renie, jour après jour, toutes ses convictions, c'est parce que la fin de sa vie frise l'incohérence intellectuelle.

Pourtant créateur éclairé du RMI, sauveur d'une situation explosive en Nouvelle Calédonie, notre homme ; ancien théoricien du PSU, groupuscule très à gauche d'une époque révolue, partisan déterminé des luttes pour l'auto-gestion à l'intérieur des entreprises ; ose collaborer avec le MEDEF. Le patronat français étant le plus sectaire et le plus idéologiquement éloigné des combats d'un homme qui se revendique de gauche.


 Prétendre que :
"seuls les patrons auraient la connaissance suffisante du monde extérieur pour inspirer de leur expérience les autorités politiques"
est une galéjade de mauvais goût, une connerie de plus, édictée sentencieusement devant un auditoire aux anges qui n'en demandait pas tant !

Michel Rocard, vous nous faites honte !

Votre exemple montre combien, la notoriété, les ors et les honneurs du pouvoir ont pervertis tous les idéaux dont beaucoup d'entre nous étaient pétris. Vous êtes devenus le pauvre fanfaron, héraut tremblotant et s'exprimant par borborygmes, d'une ploutocratie rétrograde triomphante. Peut-on exclusivement mettre ces revirements sur le compte de la sénilité ? Sûrement pas. L'idéologie libérale vous a contaminé, comme elle a fini par corrompre les 2/3 des cadres du parti socialiste, incapables de raisonner un peu hors des clous.



Vous pensez détenir la vérité en vous montrant réaliste. Vous n'avez plus d'idéal, plus de vision, vous êtes devenu un petit gestionnaire étriqué qui cherche à exister malgré le poids des ans alors que l'imagination qui faisait  votre originalité et votre créativité a disparu depuis longtemps.


Pourquoi la vieillesse incline t-elle tant aux reniements ?

Le président Nicolas Sarkozy, vous avait confié une mission pour devenir ambassadeur de France chargé des négociations internationales relatives aux pôles Arctique et Antarctique. Je crois que pour une fois, le chef de l'État a vu juste :  seuls les pingouins, les phoques et les ours blancs seraient susceptibles de vous prendre au sérieux...

À après !