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mardi 7 mai 2013

Vous avez aimé Jospin 2002 ? Vous adorerez Ayrault 2013-2014 ! Privatisations : mode d'emploi avec vaseline.

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Amies et amis de gauche, vous me voyez consterné.

En 2002, les Français avaient tellement apprécié le programme économique de Lionel Jospin, qu'ils avaient porté leur choix, le 21 avril, sur Jean-Marie le Pen et Jacques Chirac.

En effet, ce brave Lionel Jospin, socialiste, ancien trotskiste - oui, oui, vous êtes priés de ne pas rire - possède un bilan, exceptionnel pour un homme prétendument de gauche : celui d'avoir battu le record de privatisations sous la 5ème république !

Son palmarès puisé sur wikipédia :

L'ensemble des privatisations sur la période 1997-2002 aurait rapporté 210 milliards de francs en cinq ans soit environ 32 milliards d'euros.
  • Air France, 1999, ouverture du capital.
  • Autoroutes du sud de la France (privatisation partielle)
    • Mars 2002 : mise en bourse de 49 % du capital, recette : 1,8 milliard d'euros.
  • Crédit lyonnais, 12 mars 1999 (décret)
  • France Télécom, 1997, ouverture du capital, 42 milliards de francs.
    • Octobre 1997 : mise en bourse de 21 % du capital
    • Novembre 1998 : mise en bourse de 13 % du capital
  • Eramet, 1999.
  • GAN, 1998.
  • Thomson Multimédia
    • 1998, ouverture du capital.
    • 2000, suite.
  • CIC, 1998.
  • CNP, 1998.
  • Aérospatiale (EADS), 2000, ouverture du capital.
Il s'agit d'un résultat  formidable pour un homme de gauche : mêmes ses "alter ego" de droite n'ont pas réussi à lui arriver à la cheville.

Jospin, l'homme de la gauche tendance social-démocrate-libéral qui a prétendu lors de sa campagne présidentielle ne pas avoir un projet socialiste !

Mais là, n'est pas mon propos. Laissons végéter les esprits malins et politiciens dans leurs cimetières idéologiques...

Non.

Le problème c'est le présent, et le présent c'est Jean-Marc Ayrault, social-démocrate-libéral...
Et voilà que l'Histoire et cette gauche d'opérette nous resservent les mêmes plats indigestes !

Que déclare donc l'illustre maire de Nantes, actuel premier ministre, interrogé sur TF1 ? "Que l'Etat allait se retirer du capital d'un certain nombre d'entreprises publiques."

Autrement dit dans un langage clair : l'État souhaite céder aux entreprises privées des parts de capital  qu'elle détient. Conclusion : elle brade les actifs du peuple français à des sociétés privées.

Seraient visées EADS, Safran et surtout EDF et GDF-Suez !

Car c'est là où le bât blesse, les amis,  vendre des participations de sociétés stratégiques de l'énergie, à des entreprises déjà bien implantées dans ce secteur risque de coûter, à moyen terme, très cher au consommateur et à l'usager !

On se dirige tout droit vers une privatisation rampante avec abandon de secteurs stratégiques aux entreprises privées. Dans la bonne logique ultralibérale !

L'État consentant se fait dépouiller par des charognards, avec l'aimable complicité de Bruxelles, qui y trouveront, soyez-en certain, un avantage conséquent.

Sont prévues également des cessions de  Air France et France Telecom !

Quel socialiste digne de cette appellation dénoncera ce scandale ?

Je vous annonce d'avance : jamais, les Ayrault, Moscovici, Sapin, Pellerin et autre Montebourg, faux derche d'entre les faux derches, ne prononceront le mot "privatisations". Rappelons au passage que le programme de François Hollande ne comportait à priori aucune ligne sur des cessions de capital au privé...

Les communicants vous concocteront des termes en novlangue issus d'un sabir technocratique fumeux dont ils ont le secret et qui signifieront que de toutes manières, vous autres, citoyens de gauche comme de droite, vous n'aurez, comme habituellement sous la 5ème république, que le droit de la fermer !

Le consommateur sera fatalement celui qui morflera comme lors de chaque privatisation. Il suffit de consulter ses factures de gaz, d'électricité, les factures excessives de France Telecom sans omettre ses tickets de péages autoroutiers pour s'en convaincre.

Au fait, vous savez comment vont s'appeler les commissions de privatisations, chers amis ?

Je vous le donne en mille ?


"La commission d'évaluation des participations et des transferts"...

Oui, ne pleurez pas ! Ou comment se foutre, en beauté, de la gueule du monde !

Bande de faux culs !

 Et Pierre Moscovici de prétendre hypocritement avec sa voix de chattemite  : "Il ne s'agit ni de brader ni de vendre, mais d'investir et de gérer."

Ben voyons, Pierrot ! Pourquoi ne pas nous avouer sincèrement que tu continues à privatiser ce qui reste de patrimoine de l'État pour faire plaisir à Bruxelles et aux financiers, en contrepartie de l'octroi d'un délai supplémentaire de 2 ans pour affiner nos comptes ?

Pourquoi te comporter avec la franchise d'un âne qui recule ?
Pourquoi tant de circonvolutions sémantiques ? Tu as si peur du sens des mots simples ?
Est-il si inconfortable de se renier, Mosco ? 
Est-il si ardu d'appeler un chat, un chat ?

Tu as raison : continue à nous prendre pour des cons !

Pourquoi tu tousses, Pierrot ?

Tu sais, mon Pierrot, tu aurais fait un excellent Ministre des Finances sous  Nicolas Sarkozy ! 

Oui, oui. Ne joue pas au modeste : c'est un vieux briscard de la politique qui te l'affirme !


Nonobstant, si ce charabia technocratique, ce jargon administratif n'est pas une tentative grossière de la part de ces tartuffes pour nous faire avaler une mesure honteuse en la maquillant en un gloubi-boulga appétissant mais fourré à la merde, alors je me fais ordonner prêtre musulman, tiens ! 

Sur le sens des mots et les éléments de langage du gouvernement actuel, , allez donc consulter cet excellent billet !

En tout cas, je n'ose imaginer comment va se dérouler la réforme des retraites à l'automne prochain, chères lectrices et lecteurs adorés !

Ce programme et son éventuelle exécution sera enfin l'occasion  de vérifier la sincérité de ceux qui se prétendent socialistes... Pour beaucoup d'autres sympathisants de gauche, ce sera la ligne à ne pas franchir sous peine d'entrée officielle dans une opposition ouverte et féroce.


Enfin, permettez-moi, pour conclure, de vous faire une prédiction : je suis prêt à manger la casquette de mon chien si le Parti socialiste termine sa législature avec plus de 15 % des voix !

À foi d'hirondelle, cœur d'oiselle ! À bientôt.
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vendredi 22 octobre 2010

Marchands de soupe "populaire", ne nous faites pas prendre des vraies scies pour des citernes !

Amis lecteurs, vous savez quoi ?

J'en ai ras la casquette d'entendre toujours le mêmes mots à chaque déclaration ou discours des autorités politiques.  Christine Lagarde, qui n'a jamais brillé, ni par ses compétences, ni par son talent oratoire nous sort toujours les mêmes incessantes scies. Si par extraordinaire il lui arrive de prendre quelques libertés, elle se ridiculise irrémédiablement
Nadine Morano,  dont les raisonnements intellectuels sont à Einstein ce que la logique mathématiques du  lézard est à l'homme, ânonne infatigablement sur de nombreux médias le même vocabulaire, usé jusqu'à la trame, créé par des communicants qui se prennent pour des génies ;   Dominique Paillé ou Frédéric Lefebvre, porte-paroles auraient pu, à force de débiter machinalement leurs textes, nous réciter la Bible à l'envers.


Bref, ces psalmodies me deviennent insupportables !

Nos Ministres possèdent-ils un bagage intellectuel aussi restreint, pour répéter inlassablement les mêmes slogans creux ? Ont-ils tant besoin d'un masque pour se faire comprendre ?

Ne seraient-ils devenus que des zombies sans âmes ni cerveaux ; de pauvres êtres incultes incapable d'arguments personnels ?

Avez vous remarqué ? En ces temps difficiles, chaque communication d'un membre du gouvernement est émaillée de quelques "mots liges" répétés à l'infini.

Ces scies, autrement appelées familièrement rengaines ou répétitions sont fournies par des staffs de communication et apprises par cœur par les porte-paroles ou les Ministres.

Bref, j'enfonce probablement les portes ouvertes, mais on appelle les mots utilisés, des "éléments de langage". Ce vocabulaire n'est évidemment pas innocent car chaque terme sous-entend une signification bien précise qui éveille souvent des sentiments passionnels : ainsi, le mot "casseur", tel qu'il est employé en boucle appelle le sentiment de peur et de violence et en contrepartie, un besoin d'ordre et de protection.

Le mot "déblocage" évoque une remise en marche sans violence, donc une action pacifique. Un peu comme si la machine s'était grippée à la suite d'un malencontreux grain de sable coincé dans un rouage...

L'expression "le droit de grève ne doit pas entraîner le blocage" est une antienne répétée au rythme du staccato d'une mitrailleuse. Il montre  le caractère de grande tolérance de l'exécutif tout en affirmant sa fermeté.

On évitera de parler des imbéciles, et pas des  moindres, qui prononcent à tout bout de champ, le mot "otages" en évoquant des usagers privés de carburant ou de transport. Les véritables  otages en Afghanistan et au Mali vivent des situations autrement plus dramatiques. L'utilisation d'un tel terme disqualifie à jamais les cons qui le prononcent avec une telle impudeur et une légèreté inadmissible.

Autre "élément de langage" qui peut légitimement exaspérer : l'utilisation du mot "réforme" pour justifier des régressions sociales ou politiques. Si nous poursuivions sur ce chemin mouvant on pourrait logiquement en conclure que quelques "réformes" bien senties, nous conduiraient joyeusement à un régime politique dictatorial !


Ceci est évidemment un non-sens absolu car dans nos sociétés démocratiques, le terme "réforme" sous-entend une idée de progrès. Le terme de "contre-réforme" s'adapte donc bien mieux aux restrictions sociales mais bien entendu, il passe mal.. À nos communicants de trouver le mot idoine qui toutefois sera aussitôt connoté négativement, d'où l'intérêt de trouver un terme à signification positive pour lui faire endosser un sens régressif.

Le plus drôle dans cette stratégie, c'est qu'à l'instar de l'accoutumance aux médicaments, les astuces des communicants professionnels se périment très rapidement, le subterfuge étant rapidement éventé. Que voulez vous ? Il semble que le peuple français, soit devenu de plus en plus malin et subtil, au contraire de nos pauvres amis d'outre-Manche ou d'outre-Atlantique,manipulés comme de pauvres marionnettes par des médias ultra puissants.

Preuve, s'il en était que l'éducation, l'enseignement et l'éveil du sens critique dans ce pays, ne sont pas si médiocres que ça...

Amis marchands de soupe, un nouveau challenge vous attend pour 2012 : il est temps de creuser vos méninges, voire d'inventer de nouvelles ruses pour tromper le chaland !

Mais en écoutant votre chef, on a bien l'impression, que votre catalogue de banalités, grossier bréviaire de lieux communs n'est pas prêt de se refermer.
De ce côté là, n'en doutons pas, gageons que le niveau des arguments "politiques" de cette campagne électorale sera bas. Très bas...

Ils n'en seront que plus faciles à démonter.

Merci d'être passé. Pardon d'avoir été si emmerdant et sérieux. À après.