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jeudi 16 janvier 2014

"Quand c'est flou, c'est qu'il y a un loup !". Le loup y était et nous a croqué. Oui, Martine qui connaissait le loup depuis longtemps nous avait prévenus !

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Amies et amis.

J'ai beaucoup consulté de blogs de tous horizons pendant mon absence et sachez que je reste admiratif devant les talents de beaucoup de leurs auteurs. Ceci dit sans démagogie aucune puisque je n'ai strictement rien à y gagner...


Ce n'est pas sans une certaine émotion que je vous recroise dans cette antre malodorante et disons le tout net, aussi mal entretenue.

Dire que vous m'avez manqué est un doux euphémisme puisque vos lectures ne provoquent hélas aucune sensation particulière, aucun émoi sensuel, aucun orgasme libérateur, sinon la brève et trompeuse sensation d'exister grâce à vos commentaires.

C'est peu et déjà beaucoup pour un pauvre hère de la France d'en dessous qui se sent si mal aimé et si méprisé par ses pairs d'en haut.

Assez de gargarisme intellectuel (si on peut appeler ainsi cet onanisme textuel).



Aussi vais-je vous narrer mes expériences concernant mes trois sodomies par celui que je n'ai plus honte de nommer à la vindicte populaire : le socialisme français.

Le socialisme français, que je nommerai par économie par ses initiales maudites et désormais abhorrées, PS, a abusé de moi par traîtrise, trois fois.

La première fois fut évidemment la plus douloureuse pour deux raisons, ma virginité anale et la soudaineté et la violence de l'attaque. En 1983, un aventurier qu'on ose encore faire passer pour un grand homme politique -excusez du peu- après m'avoir séduit par de grossiers mensonges que seuls les puceaux avalent, avait littéralement abusé de moi en se montrant sous son véritable jour : un opportuniste jouisseur et pervers avide de pouvoir comme tous ces névrosés pathétiques qu'on retrouve systématiquement aux sommets. 

Parce que le jeu politique démocratique et républicain veut que les plus malins, vicieux, retors, carriéristes, hâbleurs et menteurs arrivent immanquablement à dominer nos destins...
Ainsi vont les sociétés humaines, qu'elles fussent d'ailleurs démocratiques ou dictatoriales, capitalistes ou marxistes. 
Le loup dominant gagne toujours.

Revenons à nos moutons, c'est à dire à nous citoyens.

La seconde fois fut plus douce, Lionel Jospin se montra plus malin, il profita d'une embellie et d'une belle image de pacificateur pour nous concocter, telle l'araignée tissant paisiblement sa toile, un programme très ambigu, préparant un avenir libéral (dénationalisations). D'ailleurs il finit par avouer, lui l'ancien trotskyste, qu'il n'avait même pas un programme socialiste !
C'est dire la profondeur de ses convictions ! Autant dire que celui-ci m'encula avec un tact tout protestant, c'est à dire avec sérieux tact et pudeur...

Ma troisième expérience fut sans contexte la plus douloureuse. Dans des accents et des tirades qui frisaient le drame shakespearien, François me promit le bonheur, la félicité, un socialisme délicieux dans un monde débarrassé des scories financières, un monde fraternel où je cite seize fois : "lui, président, blabla blabla bla bla etc..."

Je fus conquis comme une majorité d'électeurs dégoûtés de son prédécesseur, tartarin narcissique et inconséquent. Non pas que mon cerveau reptilien n'adhérât point au discours mais ce qui faisait office de raison me mettait en garde contre ce genre de bateleur que je rencontrais quotidiennement au marché, qui, vendant une potion magique faisant repousser les cheveux, qui vantant le produit naturel vous faisant bander pendant 48h...

Je me souviendrai longtemps de ce funeste jour du 14 janvier 2014. 

Pris d'un accès de démence, François, ce sinistre personnage, génial menteur devant l'Éternel, comédien au talent exceptionnel, opportuniste sans équivalent, profitant de mon sommeil réparateur, abusa de moi avec une hargne, une agressivité voire une sauvagerie inouïe qui me laissa pantelant et sans ressort.

Sous la douleur, je gémis : "Martine, tu avais raison, pardonne moi de ne t'avoir point écoutée ! Que vais-je devenir ?"

Madame Aubry, vous aviez raison, sous les airs chattemites et flous de monsieur Hollande, un loup se cache.

Ce loup dominant veut nous dresser pour nous livrer pieds et poings liés à ses congénères européens et occidentaux pour nous faire avaler toutes les saloperies néo libérales comme le triste Traité Transatlantique et les organismes d'assurances sociales privatisées, entre autres.

Il faut le combattre ouvertement et le mettre en cage sans délai. 

Question de vie ou de mort pour nous la gauche, d'où qu'elle vienne et même pour les vrais gaullistes...

Je vous embrasse.

À très bientôt.
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mardi 7 mai 2013

Vous avez aimé Jospin 2002 ? Vous adorerez Ayrault 2013-2014 ! Privatisations : mode d'emploi avec vaseline.

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Amies et amis de gauche, vous me voyez consterné.

En 2002, les Français avaient tellement apprécié le programme économique de Lionel Jospin, qu'ils avaient porté leur choix, le 21 avril, sur Jean-Marie le Pen et Jacques Chirac.

En effet, ce brave Lionel Jospin, socialiste, ancien trotskiste - oui, oui, vous êtes priés de ne pas rire - possède un bilan, exceptionnel pour un homme prétendument de gauche : celui d'avoir battu le record de privatisations sous la 5ème république !

Son palmarès puisé sur wikipédia :

L'ensemble des privatisations sur la période 1997-2002 aurait rapporté 210 milliards de francs en cinq ans soit environ 32 milliards d'euros.
  • Air France, 1999, ouverture du capital.
  • Autoroutes du sud de la France (privatisation partielle)
    • Mars 2002 : mise en bourse de 49 % du capital, recette : 1,8 milliard d'euros.
  • Crédit lyonnais, 12 mars 1999 (décret)
  • France Télécom, 1997, ouverture du capital, 42 milliards de francs.
    • Octobre 1997 : mise en bourse de 21 % du capital
    • Novembre 1998 : mise en bourse de 13 % du capital
  • Eramet, 1999.
  • GAN, 1998.
  • Thomson Multimédia
    • 1998, ouverture du capital.
    • 2000, suite.
  • CIC, 1998.
  • CNP, 1998.
  • Aérospatiale (EADS), 2000, ouverture du capital.
Il s'agit d'un résultat  formidable pour un homme de gauche : mêmes ses "alter ego" de droite n'ont pas réussi à lui arriver à la cheville.

Jospin, l'homme de la gauche tendance social-démocrate-libéral qui a prétendu lors de sa campagne présidentielle ne pas avoir un projet socialiste !

Mais là, n'est pas mon propos. Laissons végéter les esprits malins et politiciens dans leurs cimetières idéologiques...

Non.

Le problème c'est le présent, et le présent c'est Jean-Marc Ayrault, social-démocrate-libéral...
Et voilà que l'Histoire et cette gauche d'opérette nous resservent les mêmes plats indigestes !

Que déclare donc l'illustre maire de Nantes, actuel premier ministre, interrogé sur TF1 ? "Que l'Etat allait se retirer du capital d'un certain nombre d'entreprises publiques."

Autrement dit dans un langage clair : l'État souhaite céder aux entreprises privées des parts de capital  qu'elle détient. Conclusion : elle brade les actifs du peuple français à des sociétés privées.

Seraient visées EADS, Safran et surtout EDF et GDF-Suez !

Car c'est là où le bât blesse, les amis,  vendre des participations de sociétés stratégiques de l'énergie, à des entreprises déjà bien implantées dans ce secteur risque de coûter, à moyen terme, très cher au consommateur et à l'usager !

On se dirige tout droit vers une privatisation rampante avec abandon de secteurs stratégiques aux entreprises privées. Dans la bonne logique ultralibérale !

L'État consentant se fait dépouiller par des charognards, avec l'aimable complicité de Bruxelles, qui y trouveront, soyez-en certain, un avantage conséquent.

Sont prévues également des cessions de  Air France et France Telecom !

Quel socialiste digne de cette appellation dénoncera ce scandale ?

Je vous annonce d'avance : jamais, les Ayrault, Moscovici, Sapin, Pellerin et autre Montebourg, faux derche d'entre les faux derches, ne prononceront le mot "privatisations". Rappelons au passage que le programme de François Hollande ne comportait à priori aucune ligne sur des cessions de capital au privé...

Les communicants vous concocteront des termes en novlangue issus d'un sabir technocratique fumeux dont ils ont le secret et qui signifieront que de toutes manières, vous autres, citoyens de gauche comme de droite, vous n'aurez, comme habituellement sous la 5ème république, que le droit de la fermer !

Le consommateur sera fatalement celui qui morflera comme lors de chaque privatisation. Il suffit de consulter ses factures de gaz, d'électricité, les factures excessives de France Telecom sans omettre ses tickets de péages autoroutiers pour s'en convaincre.

Au fait, vous savez comment vont s'appeler les commissions de privatisations, chers amis ?

Je vous le donne en mille ?


"La commission d'évaluation des participations et des transferts"...

Oui, ne pleurez pas ! Ou comment se foutre, en beauté, de la gueule du monde !

Bande de faux culs !

 Et Pierre Moscovici de prétendre hypocritement avec sa voix de chattemite  : "Il ne s'agit ni de brader ni de vendre, mais d'investir et de gérer."

Ben voyons, Pierrot ! Pourquoi ne pas nous avouer sincèrement que tu continues à privatiser ce qui reste de patrimoine de l'État pour faire plaisir à Bruxelles et aux financiers, en contrepartie de l'octroi d'un délai supplémentaire de 2 ans pour affiner nos comptes ?

Pourquoi te comporter avec la franchise d'un âne qui recule ?
Pourquoi tant de circonvolutions sémantiques ? Tu as si peur du sens des mots simples ?
Est-il si inconfortable de se renier, Mosco ? 
Est-il si ardu d'appeler un chat, un chat ?

Tu as raison : continue à nous prendre pour des cons !

Pourquoi tu tousses, Pierrot ?

Tu sais, mon Pierrot, tu aurais fait un excellent Ministre des Finances sous  Nicolas Sarkozy ! 

Oui, oui. Ne joue pas au modeste : c'est un vieux briscard de la politique qui te l'affirme !


Nonobstant, si ce charabia technocratique, ce jargon administratif n'est pas une tentative grossière de la part de ces tartuffes pour nous faire avaler une mesure honteuse en la maquillant en un gloubi-boulga appétissant mais fourré à la merde, alors je me fais ordonner prêtre musulman, tiens ! 

Sur le sens des mots et les éléments de langage du gouvernement actuel, , allez donc consulter cet excellent billet !

En tout cas, je n'ose imaginer comment va se dérouler la réforme des retraites à l'automne prochain, chères lectrices et lecteurs adorés !

Ce programme et son éventuelle exécution sera enfin l'occasion  de vérifier la sincérité de ceux qui se prétendent socialistes... Pour beaucoup d'autres sympathisants de gauche, ce sera la ligne à ne pas franchir sous peine d'entrée officielle dans une opposition ouverte et féroce.


Enfin, permettez-moi, pour conclure, de vous faire une prédiction : je suis prêt à manger la casquette de mon chien si le Parti socialiste termine sa législature avec plus de 15 % des voix !

À foi d'hirondelle, cœur d'oiselle ! À bientôt.
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