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lundi 29 novembre 2010

Mais arrêtez donc de nous raconter des conneries sur les banlieues, bordel !

Chers amis,

Las de supporter des doses actives de publications débiles sur la vie dans les banlieues, permettez moi de vous donner le sentiment d'un pauvre type en immersion depuis 30 ans dans ces doit-disant coupe-gorges que décrivent de pauvres médias en mal de sensations.




Figurez vous chers lecteurs, si vous ne le savez pas encore, que je suis un de ces demi-clochards qui vend des objets hétéroclites sur les marchés populaires des 9-3, 9-4 et 9-5 de la banlieue pourrie de la région parisienne.

Selon beaucoup de médias, toujours aussi bien informés - ne riez pas -  à la solde de la bande du Fouquet,  les lieux diaboliques que je fréquente sont d'autant plus terrifiants que nos braves petits vieux,  particulièrement courtisés et influençables, assommés par une propagande habile n'en finissent plus de demander qu'on restreigne toujours davantage les libertés de leurs cadets, dont ils n'ont que faire, afin de rétablir un ordre illusoire qui ne viendra évidemment jamais.

En effet, j'évolue dans le fief des barbus musulmans intégristes, les couteaux affutés prêts à  égorger les "roumis" infidèles. Je navigue également au milieu de la "caillera" (racaille) des cités, prompte à détrousser l'honnête citoyen apeuré afin d'assouvir ses vices, ses mauvais penchants et refourguer sa drogue. Enfin, je côtoie ces gitans asociaux, voleurs de poules depuis l'éternité, qui faute de volailles caquetantes dans les cités s'en prennent à tous les biens de consommation courante.

Il s'agissait évidemment de ma séquence "humour", néanmoins je vous interdis de rire... Parce que certains vont prendre la déclaration précédente en italique, au premier degré et je risque fort de m'en attrister.


Bref, mes chers amis, je vous rassure : le paragraphe alarmiste décrivant une situation volontairement dramatisée, une caricature outrancière diffusée quotidiennement dans la presse, un tableau apocalyptique que pourtant, des tas de journalistes et de blogueurs ignorants et craintifs reprennent sans véritablement connaître la véritable situation vu qu'ils demeurent bien loin des quartiers incriminés est infiniment outré... Comme si le problème principal de la France était la préservation d'une supposée pureté culturelle, religieuse et ethnique, voire même la crainte d'une guerre civile ourdie par des religieux fanatiques ivres de sang !

Billevesées !

Selon moi, le problème est essentiellement social.

Comme les "blousons noirs" d'une certaine époque, devinrent les épouvantails des anciennes générations tremblotantes ; tels les hippies qui symbolisèrent brièvement le cauchemar d'une France en pleine décadence ; les quelques intégristes religieux musulmans qui hantent, maladroitement et sans grand succès le macadam de quelques cités, et obsèdent surtout l'esprit tortueux de citoyens bien loin du théâtre des évènements mais téléguidés par un pouvoir  aux abois qui a besoin du spectre de la peur pour se maintenir.

Parce qu'autant vous dire, que depuis 30 ans que j'écume les pires endroits des banlieues dites à problèmes, j'affirme avec force que dans la lutte idéologique entre un Islam irréductible et les valeurs marchandes de la société occidentale, le combat est largement inégal : dans toutes les couches de la population des quartiers, les valeurs païennes de la société de consommation, de l'individualisme à outrance, du fric roi, de la jouissance rapide, de la notoriété, de la télé comme référence messianique, bref toutes ces valeurs que personnellement, en temps qu'incroyant modéré j'exècre, ont laminé, écrabouillé, haché menu, concassé, pulvérisé les dogmes d'un Islam rigoureux dépassé par la modernité.

Et il semblerait que dans les pays du Maghreb, la situation aille de pair.

Bien entendu, il reste quelques minorités fanatiquement vissées sur leurs traditions mais le matérialisme occidental, dans son infinie faiblesse supposée et étalée à longueur de coupures de presse a largement gagné son combat contre l'intégrisme musulman.

Contrairement à ce qu'on vous raconte.



Loin de moi l'occultation des nombreux problèmes inhérents à la getthoïsation , à la pauvreté et à l'exclusion de certaines populations mais j'ai tenu à rectifier certaines allégations fallacieuses que je ne retrouve pas sur le terrain.

Messieurs Zemmour et Finkielkraut  discourant sur la situation dans les cités, sur l'Islam et les bandes de loubards est un spectacle aussi grotesque, ridicule et absurde que celui qui montrerait votre serviteur devisant sur l'aspect théologique du Concile de Vatican 2.

Ce qui n'est pas peu dire... Leur légitimité est quasiment nulle, néanmoins plus c'est gros et simpliste, plus ça passe !

Diantre ! Si ces gens sont les "intellectuels phares" de la pensée française, je comprends mieux l'état actuel de délabrement de la société et l'état de déréliction de notre beau pays ! 

Amis, résistez aux propos de ces nombreux hommes de médias plus ou moins cultivés, même s'ils vous paraissent plausibles, rappelez vous que ces gens qui ont un avis sur tout, sont loin de posséder une culture et une expérience universelle. Fiez vous à vos observations, à vos réflexions et à ceux, pas forcément connus - et je ne plaide pas pour ma paroisse - qui semblent, dans leur domaine, vous apporter une vision différente.


Lectrices, lecteurs, j'espère vous avoir un peu intéressé mais rappelez vous que je ne suis pas un de ces solides experts digne de figurer dans les émissions des ineffables Yves Calvi et Jean-Michel Aphatie, journalistes officiels de la bien-pensance qui n'ont jamais mis un pied dans quelque banlieue que ce soit, si ce n'est celle de Neuilly-sur-Seine.

Mais après tout, ces olibrius ne sont ils pas payés grassement pour nous enfumer, nous distraire et nous raconter des fariboles et des conneries politiciennes sans grand intérêt ?

À après.

vendredi 6 août 2010

Foultitude et multitude... Platitudes et décrépitude.

Vous savez quoi les potes ?

J'adore travailler dans ma  Seine Saint Denis  lorsqu'au gré de la transhumance estivale, le Berger économique envoie paître ses pauvres brebis hagardes au bord de la mer.

Peu d'embouteillages, moins de stress, un rythme plus lent, beaucoup moins d'agressivité, davantage de temps disponible, des gens plus apaisés...

En vérité j'ai la conviction que le principal problème de l'Homme moderne, c'est la surpopulation. Difficulté à laquelle il n'a jamais été confronté depuis que notre espèce existe. Autrefois, les famines, les maladies, la mortalité infantile et l'espérance de vie tranchaient dans le vif.
Un HLM des Bosquets à Montfermeil.

Je suis certain que chacun de vous s'est déjà posé cette question : existe t-il une corrélation entre les lieux de tension sociale, d'agressivité, de délinquance et les endroits où la densité de population au km ² est la plus conséquente. Avez vous déjà observé les tours du Luth à Gennevilliers, les ensembles du Chêne pointu à Clichy sous bois ou les bâtisses des Bosquets à Montfermeil ? Même des lapins s'y laisseraient mourir de désespoir ! À moins qu'ils ne devinssent carnivores ?

Je défie les  habitants des quartiers  de l'Ouest parisien d'y survivre 1 mois !

Je parie toute ma pauvre paye, que si on transvase, pendant 1 an, toute notre petite ou grande bourgeoisie de Neuilly à Montfermeil, aux Bosquets, la police, au bout de 6 mois,  aura à y subir de nombreux sévices et autres agressions de la part de bourgeois révoltés devenus des chiens enragés, racaille ivre de sang en escarpins Louboutin et en costume Dior.

Il me semble que les problèmes politiques et sociaux actuels viennent surtout du fait que les rênes du pouvoir sont confiés à des gens qui ne vivent JAMAIS la réalité qu'ils doivent réformer. Certes, ils voient mais ne comprennent pas toujours, ils sont souvent de bonne foi, mais ils ne vivent pas cette situation, donc ils se plantent irrémédiablement : demandez donc à un homme de décrire ce que ressent une femme pendant sa grossesse ?

Le monde enchanteur des prochaines générations.

Il m'arrive parfois, durant les phases estivales, de souhaiter que les vacanciers ne reviennent jamais.

Revoir ce monde névrotique où chacun, court après les minutes qui lui échappent, reste coincé dans la moiteur de sa voiture  durant une heure pour parcourir 30 kms, semble atteint d'une frénésie d'agitation stérile, paraît altéré par la maladie compulsive dont le syndrome est de se sentir toujours en retard de quelque chose.

Ce putain de monde où on se démène pour arriver à l'heure sur son lieu de travail, où on se déchaîne pour le quitter, où il faut se dépêcher d'aller chercher les enfants, où on se casse la tête pour préparer le dîner, où on s'active à les mettre au lit, où on s'emmerde à regarder Laurence Ferrari, où on se fait chier devant les dernières 100 blagues minables de  Dechavanne sur TF1, où on se casse les pieds à faire la vaisselle, où on se résout à faire l'amour pour faire plaisir à l'autre...

Amis ? Vous emballe t-elle cette putain d'existence ?

Toujours courir. Pour quel résultat ? Dans quel but ? Qu'avez vous à perdre ?

La routine, quoi !

Au milieu de la multitude.

Dans la foultitude

Quelle platitude !

Bon retour de vacances.


À après.