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mercredi 27 mai 2015

Notre nouveau journaliste d'investigation en immersion, Jean-Michel Aphatie, a testé spécialement pour les lecteurs de ce blog : le chômage.

Avertissement préalable : toutes ressemblances avec un personnage réel ou des évènements actuels ne seraient que pures spéculations. La dérision de ce témoignage imaginaire n'engage que l'auteur anonyme de ce blog ignominieusement pervers.



Chers amis loyaux et fidèles supporters,

Avant tout récit, je tiens tout particulièrement à remercier monsieur Cuicui, patron du célèbre et cultissime blog "les divagations énervées d'un oiseau de mauvais augure" de m'avoir embauché après l'odieuse suppression de mon poste d'interviewer lors de la matinale de RTL, conjointement à ma probable et non moins scandaleuse éviction du "Grand journal' de Canal + qui me rapportait suffisamment d'argent pour rembourser les crédits de mes trois villas au pays basque, à Saint Tropez et aux Caraïbes ainsi que mon loft du  7ème arrondissement de Paris et les deux appartements de mes enfants, avenue de Friedland.


En immersion dans l'armée prussienne (1867)


Ce saint homme (Cuicui) injustement méconnu, écoutant une bonté surnaturelle qu'il a chevillée au corps, m'a confié pour mission de réaliser des reportages en immersion totale dans des milieux hostiles et dangereux. Pour information, ma prochaine mission consistera à effectuer une enquête périlleuse dans des quartiers pauvres du neuf-trois, comme dit la plèbe.

Mon employeur a insisté pour que je suive une école de journalisme d'investigation car d'après lui et selon les canons sacrés de l'économie de marché, la formation continue constitue une des deux qualités d'un bon journaliste. L'autre étant une complète adéquation entre l'enquêteur et un système politique bienveillant qui considère l'équilibre budgétaire comme un but en soi (mais il s'agit déjà de mon crédo).
Mon patron a donc profité de l'aubaine d'un contrat aidé pour m'embaucher : je ne lui serai jamais assez reconnaissant, d'autant que  son blog, selon ses dires, est lu par plus de 362 visiteurs uniques par mois ! Ce qui n'est pas une peccadille pour un journaliste de mon envergure.

Maintenant je vais vous narrer le volet social de ma première enquête de terrain et les horribles tourments psychologiques endurés par votre serviteur et tous les chômeurs suite à nos licenciements.

Je me suis donc rendu, sitôt ma situation confirmée, au pôle emploi le plus proche de mon domicile, rue de Saint-Pétersbourg dans le 8ème arrondissement de Paris. J'ai dû subir une longue attente entrecoupée de sympathiques séances de dédicaces sur des convocations mais aussi parsemée de quelques quolibets pointant de soit-disant chiens de garde de l'ultra-libéralisme. J'attendais mieux de la tenue de chômeurs fréquentant le pôle emploi du plus prestigieux arrondissement parisien !

L'employé qui me reçut semblait au courant de ma situation et me tint un discours que je ne pus contester sans sombrer dans un gauchisme échevelé. Il me déclara que le patronat, acteur essentiel du  système économique, fondé sur la rentabilité et la performance, licenciait à juste raison ceux qui ne rapportaient plus suffisamment de profits à leur employeur et qu'il se trouvait, malheureusement, que mon créneau horaire sur RTL, battu en brèche par la concurrence justifiait un remplacement salutaire pour l'actionnaire...

Veuillez rectifier le verbe "rapporter" par "rapportait"


Je ne pus que m'incliner devant des principes et des arguments que j'ai toujours défendus avec âpreté et conviction. Non sans un certain pincement au cœur. Un vague ressentiment gauchiste vint frôler mes pensées : je le chassai avec vigueur. Chacun sait bien que l'économie de marché, la compétitivité et l'austérité sont les règles de la survie de notre société, par le sourire de Tony Blair et la perruque rousse de Margaret Thatcher !

Les jours suivants je dus subir un long calvaire. Passer d'un revenu de 27.000 € par mois au SMIG que m'octroya le généreux Cuicui fut une épreuve que ma famille vécut avec douleur. Je souligne ici la  détresse épouvantable que doivent essuyer les chômeurs passant d'un salaire de 10.000 à 30.000 € à un salaire minimum ! Cette immersion m'a fait comprendre une certaine réalité sociale qui m'avait échappée jusqu'ici... Des larmes dans la voix, je demande pardon à mes fidèles auditeurs.

Le pire s'annonça quand les organismes de crédit me réclamèrent les 17.438 € mensuels dus au titre du remboursement de mes acquisitions immobilières. Je vous passe le nombre de nuits passées devant la table de cuisine à boire du gros rouge qui tâche jusqu'au coma éthylique.
Je vous écris ces lignes avec une émotion particulière. À cette heure, je n'ai plus de domestiques, je ne me suis plus lavé depuis des jours, mon lévrier afghan est couvert de puces, mes vêtements sentent la sueur, on ne me reconnait pas dans la rue, plus personne ne veut de mon avis. 

Je suis devenu un zombie social, sacrifié au champ d'honneur sur l'autel de l'ultra libéralisme comme un brave petit soldat mort courageusement pour que le capitalisme financier sauve la France et le monde occidental menacés de toutes parts.

Oui. Le chômage est une véritable tragédie mais néanmoins un passage obligé pour rétablir l'équilibre de nos comptes et d'étayer le bonheur des futures générations qui vous seront reconnaissantes à jamais en glissant sur vos tombes un magnifique bouquet de chrysanthèmes multicolores en hommage à votre sacrifice économique ! 


c/c Jean-Michel Aphatie



PS : Le taulier de ce blog m'a demandé de laisser pousser ma barbe et de m'entraîner au tir à la kalachnikov afin d’effectuer un prochain reportage en immersion totale en Syrie... Par déontologie, j'ai accepté : mon billet, un aller simple pour la Turquie fourni par mon employeur est déjà dans ma poche. J'ai hâte de vous faire partager mes impressions, de vous fournir enfin des preuves visibles de ma compétence et de montrer à tous que j'ai bien la tête sur mes épaules.


lundi 19 août 2013

Notre dossier psychiatrique du jour : le syndrome d'Aphatie ou la haine envers ses concitoyens.

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Pastiche rédigé sans e-cigarette ni alcool ni drogues. 


Introduction

Le Docteur Thibault Hétrècockay
Le syndrome d'Aphatie est un syndrome décrit par votre serviteur,  le Docteur Thibault Hétrècockay, Professeur émérite de la Chaire de psychiatrie appliquée aux cas difficiles et désespérés à l'Université de Sceaux 6. Il s'agit d'un trouble du comportement conduisant à des incohérences intellectuelles, l'impression fallacieuse de détenir LA vérité révélée et une profonde haine envers ses compatriotes.

Ce syndrome associe entre autres :

  • La certitude  de ne jamais se tromper, y compris si les preuves de l'incurie des facultés de raisonnement du patient sont démontrées ;
  • La haine absolue de tout ce qui rappelle son pays ;
  • un déni de son état, associé en conséquence à une absence de tout doute intellectuel ;
  • un isolement social selon les critères habituellement admis dans sa culture ;
  • un refus d'aide concernant cet état, celle-ci étant vécue comme intrusive ;
  • une personnalité arrogante qui surestime ses compétences : soupçonneuse, maline, tendant à déformer la réalité (là encore selon les critères culturels et politiquement corrects en cours). En général, elle réclame pour son travail des émoluments exorbitants qu'elle juge à la mesure de ses qualités ;
  • L'admiration excessive de tout ce qui est étranger à son pays;
  • La certitude de la décadence économique, morale et politique dans l'environnement du patient ;
  • L'obsession des idées fixes comme cause exclusive de tous les maux de notre société. Dans notre exemple : les déficits budgétaires et l'absence de libéralisme économique ;
  • L'exigence péremptoire d'austérité pour tous les pauvres. De toutes façons, ils vivent depuis trop longtemps au dessus de leurs moyens. Les riches n'ayant pas à supporter les frais supplémentaires occasionnés par ces Français trop assistés ;
  • Le malade rêve de devenir Chinois, Anglais, Allemand, Japonais, Russe, Américain, Belge, Suisse, Hollandais, Canadien mais redoute, tout de même, de changer de nationalité pour se retrouver avec un salaire dix fois moindre, eu égard à ses véritables compétences. De plus, il est particulièrement mauvais dans l'apprentissage des langues étrangères...

Un cas clinique très préoccupant et parfois trop agité...

Travaux pratiques

Voici un exemple typique de pathologie : un tweet écrit dans la précipitation mais ô combien révélateur d'une affection aiguë.



Le sujet émet donc une généralité sur le cas  d'une sportive qui décide de mettre fin à sa carrière pour des motifs personnels. Aussitôt, son obsession sur la décadence sociale et sa haine de la France reprend violemment le dessus.

Notre cas clinique se forge  une conclusion qui tend à corroborer et  souligner sa vision globale du pays et son antipathie à l'égard de toutes celles et ceux qui défendent ses couleurs.

Selon notre patient, nos sportifs, à l'instar des citoyens, sont veules, paresseux, peu ambitieux, pas assez libéraux au niveau économique,  jenfoutistes, trop assistés, incapables de se dépasser, laxistes, sans amour propre. 

Dans ce cas typique, le malade en généralisant abusivement un cas particulier en fait le reflet d'une société qu'il rejette de tout son être ! (voir plus haut)


Thérapie 

Dans son délire, l'homme a tendance à se jeter à corps perdu dans le Canal +, espérant y trouver un remède aux souffrances morales consécutives au fait d'être incompris de tous.

Le psychiatre devra, pas à pas, l'extirper de ce milieu factice, avec une délicatesse et une patience inouïes afin que le sujet prenne conscience par lui-même que sa pulsion morbide concrétisée par une noyade éperdue dans le Canal +, au lieu de faire naître un doute salutaire dans son esprit, le conforte dans cette phase exacerbée et dramatique de maladie mentale faite de certitudes intangibles.

Une camisole chimique est par ailleurs la bienvenue lors de cette phase délicate. La submersion dans l'autosatisfaction étant fatale à une possible guérison.


Voici, chers collègues, mes conclusions afférentes à cette nouvelle pathologie due essentiellement à la pression mentale subie par nos journalistes, hommes de médias et public exaspéré.


J'ose espérer que le Jury du prix Nobel de médecine appréciera à sa juste valeur ce travail destiné à soulager des cas délicats de démence mais aussi à libérer un entourage et un public las d'un harcèlement médiatique excessif et injustifié par un cas médical complexe.




Professeur Thibault Hétrècockay       



PS : je me suis beaucoup inspiré du texte concernant le syndrome de Diogène sur wikipédia. Dont acte.
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mercredi 27 mars 2013

Le loup et l'antisémite. Ésope revisité.

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Les aminches,

Ce pastiche est dédié à tous ces vains éditocrates qui hurlent sans cesse, à tort et à travers, souvent pour rien, au délit d'antisémitisme.
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Et notamment à monsieur Jean Quatremer, connaisseur hors pair de l'union Européenne mais propagandiste insupportable d'un système libéral moribond, monsieur Jean-Michel Aphatie, spécialiste en rien et donneur de leçons tous azimuts, monsieur Bruno Roger-Petit, excellent chroniqueur de football et tous les petits hobereaux du paysage audiovisuel français qui nous distillent savamment ce que nous devons penser.

On pourrait rappeler à tous ces braves journalistes que s'ils veulent passer au concret, les portes de l'action politique leurs sont ouvertes.

Qu'on rigole un bon coup.

On ne leur demande qu'une chose : informer les citoyens en faisant fi de leurs opinions dont tout un chacun se fiche éperdument. 



Voici la fable d’Ésope, "le garçon qui criait au loup" (un fabuliste grec de l'antiquité dont Jean de La Fontaine a pompé les idées s'est largement inspiré),  modifiée par mes soins.
J'ai changé le terme "loup" par antisémite et le mot "garçon" par  journalistes.
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 J'implore toutefois votre mansuétude pour les maladresses dues à une adaptation ultra rapide.




Les Journalistes qui criaient à l'antisémitisme 

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Il y avait dans notre belle France, des journalistes dont le rôle était d'informer les citoyens. Un jour, on chargea les journalistes de rendre compte de la vie politique du pays car il y avait des risques de dérapages dans la société française .
« S'il y a un antisémite, nous vous alerterons dirent les informateurs.

— Oui, chers citoyens, vous pouvez compter sur nous ! » leur assurèrent les journalistes.
Les citoyens leur firent confiance et les journalistes partirent au rapport. Tout semblait bien aller, lorsque soudain, les citoyens entendirent une clameur provenant des médias. C'était un journaliste qui criait qu'un antisémite, Jean Luc Mélenchon, en l'occurence était sorti du bois pour distiller une idéologie nauséabonde ! 
Saisissant tout ce qui leur était à portée des mains, les citoyens se hâtèrent au secours du journaliste et de ses acolytes. Cependant, lorsqu'ils arrivèrent, ils furent surpris de voir qu'il n'y avait aucun antisémite en vue. Il se mirent donc à la recherche du renégat. Alors qu'ils parcouraient les médias, tout à coup le journaliste éclata de rire et s'excusa, prétextant un erreur de dépêche AFP.
« Vous n'y trouverez aucun antisémite, dit-il encore en ricanant, car il n'y a jamais eu d'antisémite !
 
— Comment ça ! Pas d'antisémite ? s'exclamèrent les citoyens, n'en croyant pas leurs oreilles.

— Mais non ! Ce n'était qu'une bonne ruse, à laquelle, je souligne, vous vous êtes faites complètement avoir ! Mais je me suis excusé, cela doit suffire, non ? »
Naturellement, les spectateurs, furieux, grommelèrent contre les journalistes, les avertissant qu'à l'avenir il faudrait qu'ils agissent de façon plus responsable. Sur ce, les citoyens vaquèrent à leurs propres occupations, de fort mauvaise humeur.
Le lendemain, les journalistes commentaient de nouveau dans leurs médias. Vers midi, les tweetos entendirent des cris d'orfraie. C'était encore des chroniqueurs hurlant que cette fois-là, il y avait réellement un antisémite  s'apprêtant à diffuser ses horreurs. Malgré leur méfiance, les Internautes allèrent voir. Comme avant,  ils ne trouvèrent que le reporter se tortillant de rire tout en s'excusant.
Les journalistes avaient tellement pris goût à cet acte d'espièglerie qu'il leur vint à l'idée de le refaire quotidiennement. Bien qu'ils ne changèrent rien à leur manœuvre, les pauvres citoyens se faisaient prendre à chaque fois. Ils eurent beau les avertir maintes fois, les rédacteurs n'écoutaient toujours pas et n'en finissaient plus de s'excuser et d'alerter l'opinion sur quelque manifestation suspecte.
Un jour,alors qu'un journaliste enquêtait sur un parti de gauche qu'il haïssait. Tandis qu'il songeait au plaisir qu'il avait eu aux dépens des citoyens par ses appels sans fin, passés à stigmatiser et de traiter tous les gens qui leur déplaisaient de judéophobes , une bande de vrais antisémites, sortes de nazis déguisés en démocrates surgirent du bois. Ils étaient de toute évidence animés des pires arrières pensées car ils fixaient d'un regard avide le pouvoir.
Voyant les antisémites arriver, les journalistes, pris d'une panique sèche, se mirent à crier si fort qu'il firent fuir les oiseaux des arbres. Cependant, personne ne les crut. Ils eurent beau alerter de toutes leurs  forces l'opinion, les citoyens méfiants, lassés et fatigués de s'être faits avoir par les éditorialistes, avaient fermement décidé de faire la sourde oreille. « Ce ne sera qu'une fausse alarme, comme d'habitude. Il n'y a pas d'antisémites ! »
Ce jour-là, les activistes du fascisme antisémite  firent bombance. Sous couvert d'élections démocratiques et sous le regard impuissant des journalistes, ils réalisèrent un score diabolique leur permettant d'arriver au pouvoir par les voies légales.
Qui une fois ment, personne ne croit,
Bien qu'il dise vrai parfois.
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Alors mesdames et messieurs les  hiérarques, tâchez de méditer cette fable antique et espérons qu'elle vous inspire un peu de mesure...
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Mon dernier avertissement était une blague, bien entendu, vu la faiblesse, et la micro-influence de ce blog !
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mardi 8 novembre 2011

La grenouille journaliste qui veut se faire aussi grosse que le bœuf politique. Fable contemporaine.

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 Nota bene : la fable originale est ici.

Parce que je supporte de moins en moins, ces journalistes de grands supports médiatiques supposés être neutres politiquement, qui , tels J-M Aphatie et Jean Quatremer, ne cessent de se prendre pour des décideurs politiques, des conseillers des princes, des directeurs de campagne et des experts économiques alors qu'ils n'ont jamais été élus ni mandatés pour faire ce boulot,

Parce que chacun devrait rester à sa place : les élus  faire de la vraie politique et non de la communication, les journalistes  concevoir de l'information et non convaincre de la justesse de leur militantisme et de leur point de vue,

Parce que j'en ai marre de devoir discerner l'opinion politique d'un journaliste militant engagé dans un grand média généraliste avant d'interpréter son analyse,

Parce que Jean- Michel Aphatie, corseté par son parti-pris néo-libéral n'est jamais objectif ni dans ses chroniques, ni dans ses conclusions vis à vis de la crise et de gémir inlassablement sur la nécessité de davantage d'austérité qui ne le briderait guère, tant il est payé grassement. Son but ultime étant  d'inculquer au plus grand nombre ses convictions en faveur d'un marché dérégulé,

Parce que Jean Quatremer par ses a-aprioris et son fanatisme libéral pour l'élaboration d'un fédéralisme pro-européen donne trop souvent une vision tronquée et caricaturale de l'opinion des opposants sur la construction européenne,

Je dédie ce pastiche aux bouffissures du journalisme qui sauront fort évidemment, à défaut d'émettre la moindre autocritique, se reconnaître s'il leur reste un minimum de lucidité ou de recul intellectuel...




Fable

Un journaliste vit un politique               
Qui lui sembla de belle taille.
 Lui,qui n'était pas gros en tout comme une tique ,
Envieux conseille, se goberge, et se travaille
Pour égaler l'élu en importance,
Disant : Regardez bien, ma prestance ;

Est-ce assez ? dites-moi ; n'y suis-je point encore ?
Nenni. M'y voici donc ? Point du tout. M'y voilà presque ?
Vous n'en approchez point. Le chétif Pécore
S'enfla si bien qu'il en devint grotesque.
Le monde est plein de gens qui ne sont pas plus sages :
Tout journaliste veut célébrité comme les représentants de la société,
Tout petit chroniqueur rêve d'une belle image,
Tout  médiocre éditorialiste veut avoir sa notoriété.


D'après la fable "La grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf."  de Jean de la Fontaine, fabuliste merveilleux et visionnaire éclairé de la société française de communication de ce début de 21ème siècle... 



Ami(e)s, J'espère vous avoir un tantinet distrait. À après ! 
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mardi 21 juin 2011

Jean-Michel Aphatie, baudruche médiatique ou journaliste à paillettes ? Canal toujours plus politiquement correct.

Salut les aminches.

Bon.

L'autre soir, alors que je glandais à la maison, cloué par ma cécité provisoire, j'ai éprouvé un besoin inextinguible de me faire du mal : j'ai regardé le Grand journal sur Canal +.


Nos Zéros recevaient Benoît Hamon, qui entre nous, n'a pas cassé 3 pattes à un canard. Je ne souhaite pas être mauvaise langue mais les dirigeants socialistes sont de si médiocres débatteurs par rapport a certains dirigeants de la droite que j'ai bien peur qu'ils perdent de nombreux points lors d'échanges verbaux durant les présidentielles !

Peu en verve, manquant singulièrement du sens de la répartie, dénués de la moindre  hargne, les dirigeants du PS sont si nuls en expression orale qu'on trouve l'agressivité de Morano géniale, la mauvaise foi de Copé subtile, la niaiserie de Xavier Bertrand convaincante.

C'est dire.

Mais tel n'était pas mon propos initial.

Je voulais, une bonne fois pour toute, montrer combien le chroniqueur vedette de Canal +, Jean-Michel Aphatie pour ne point le nommer, outrepassait chaque jour davantage son rôle de journaliste pour franchir ouvertement le seuil de la partialité idéologique, voire le rang incontesté de défenseur acharné du dogme ultralibéral, par ailleurs en pleine déliquescence !

Non que notre homme soutienne Nicolas Sarkozy qu'il juge trop étatique, mais ses convictions sommaires qui frisent la foi religieuse en matière d'économie libérale à la Blair en font un propagandiste plus qu'un éditorialiste.

Et ça, c'est inadmissible pour un gugusse à qui les larmes montent aux yeux quand il parle de la pureté et de l'objectivité du  journalisme ! Fais ce que je dis mais ne fais pas ce que je fais... 

Quel tartuffe !  Quel faux cul !

Ce n'est évidemment pas ce qu'on demande à un journaliste généraliste, réputé impartial, dont on ne devrait jamais deviner l'orientation politique. 

La déesse de ce croyant est Margaret Thatcher, sa Bible un budget équilibré, ses saints sont Ronald Reagan et Tony Blair, son mentor est l'archange Trichet, son village préféré est Bilderberg et sa sauce favorite est une réduction des déficits !

En fait, depuis que je surveille notre homme, je m'aperçois, jour après jour, qu'il n'entrave que dalle à l'économie. Il me fait penser à Toinette dans le  Médecin Imaginaire qui quelque soit le symptôme décrit, incrimine le poumon.

Ainsi décline t-il doctement devant un auditoire subjugué qui ne comprend rien, les conneries suivantes :

Le chômage ? Les déficits !
La pauvreté ? Les déficits !
Le nucléaire ? Les déficits !
L'escheria Coli ? Les déficits !
Les révolutions arabes ? Les déficits !
Le tsunami ? Les déficits !
Le malaise des banlieues ? Les déficits !
L'assistanat ? Les déficits !
la France ? Les déficits !


Parce que notre ami Aphatie possède une qualité essentielle dans un monde économique si complexe : Jean-Michel est simple. Mieux : il est simpliste, jusqu'à en être simplet...


Et sur le plateau de Canal + , toutes les buses qui l'accompagnent d'écouter religieusement et d'applaudir ! Que dis-je ? De boire les paroles du maître !

Pauvres couillons ! Contentez vous de faire de la politique-paillettes avec vos salaires de super ministres et de vous marrer niaisement en sortant votre panoplie de vannes à 5 centimes d'euros !

Avec la Mireille Mathieu blonde, Ariane Massenet qui aurait loupé son certificat d'étude pour la 23ème fois plaçant ses questions débiles que même la poupée Barbie n'oserait pas poser par peur de proférer des âneries.

Avec ce brave Ali Baddou qui va remplacer, le midi lors de la prochaine saison, Bruce Toussaint ;  Ali, sorte de Ken (le copain de Barbie), bellâtre de bonne famille, mou et  intellectualisant de la vague politiquement correcte tendance béchamelle (BHL) et enfin Denisot, éternel fayot envers ceux qui présentent un quelconque pouvoir. Personnage passe-partout malin, rusé mais assez falot.

Tout ce petit monde sans aspérités, Sarko-BHL-Hollando-Lagerfeldo compatible, politiquement correct, chiant à en mourir d'ennui, pétri d'arrogance,  désespérément à la mode. Du Lady Gaga intellectuel, c'est à dire le néant absolu. C'est aussi cela l'Élite médiatico-culturelle de la France...

Heureusement, surnage le Petit Journal de Yann Barthès, souvent drôle qui pimente un peu un menu assez insipide Sans oublier, le vendredi soir, la petite semaine de Bruno Donnet, revue d'actualité que je trouve tout simplement excellente.

Quant aux pathétiques rendez-vous du vendredi avec le bavard Frantz Olivier Giesbert, le médiocre et fat Alain Duhamel, l'insignifiant Thomas Legrand,  et même la future star  réactionnaire Natacha Polony, le mesuré mais pâle Joseph Macé-Scaron et quelques autres dont Edwy Plenel, la seule caution de gauche ; ils n'apportent jamais rien de nouveau. 
De fait, les analyses de ces leaders d'opinion me font penser à un concert de banalités et de poncifs, à une symphonie d'autosatisfaction partagée, à une sérénade montrant le bonheur d'être à la télévision.

Sur Canal +, le vendredi, au Grand Journal, parfois on s'engueule ou on se griffe mais le plus souvent on se lâche, on se lèche , on s'embrasse, on se paluche, on se caresse, on se mélange, on se tète les orteils, on se chatouille les arpions, on s'aime, on se baise, on se suce, on se pénètre, on éjacule, on se sodomise,  on se réconforte,  on se félicite, on jouit, on se réjouit après cette fantastique partouze médiatique de représenter l'Élite culturelle de la télévision, d'incarner les reines et les rois du journalisme "hype" et de s'imaginer les gourous de l'opinion.

Et nous, public béat forcément muet, comme de sacrés cons, le sourire aux lèvres, on est content pour eux et on en redemande...

Ami(e)s du blog, pardonnez le style, les effets, la méchanceté, le sectarisme, la rancœur, les critiques, les enluminures, la grandiloquence et la pédanterie de ce texte.


Petit blogueur sans flamme, j'ai plus de cœur qu'il n'y parait.


mercredi 8 décembre 2010

"Le grand journal". Canal toujours + de conformisme bêlant... Affliction.

Salut les martiens !

Hé oui ! Il me faut bien avouer un masochisme de mauvais aloi !


Vous savez quoi ? Parfois, le vice me pousse à allumer la télévision le soir vers 19h. Et faute de supporter France 2 et son karaoké bêtifiant, TF1 et  sa meute de candidats débiles qui se trémoussent  et hurlent  leur joie en se dandinant lascivement sur la scène devant une cafetière électrique à dix huit euros et quatre vingt sept centimes, je me résous à regarder  Canal +.

Parce que mon inclination pour le masochisme ne va pas encore jusqu'à la mutilation...

Un joyeuse bande de copains se réunit donc en accueillant leurs invités politiques ou culturels (souvent les mêmes tout au long de l'année)


Font donc partie de la joviale équipe, Michel Denisot, Jean-Michel Aphatie, Ariane Massenet, Ali Baddou, l'intellectuel du cru et Yann Barthès qui présente son petit journal.


Michel Denisot est l'animateur en chef. Journaliste officiel de la bien-pensance et du politiquement correct, il ne faut guère compter sur lui pour railler les puissants ou pour se montrer impertinent vis à vis des pouvoirs politiques ou économiques. 


Il n'est pas payé pour se révéler insolent . Excellent dirigeant de football et célèbre vigneron, propriétaire récoltant cet homme de réseau, consensuel en diable parvient, grâce à sa couleur caméléon, à se fondre dans les milieux les plus dangereux et hétéroclites. De gauche avec la gauche, de droite avec la droite, le Denisot ne se fait jamais surprendre. Son agilité est proverbiale et malin sera celui qui parviendra à le prendre en défaut.


Jean-Michel Aphatie.
Ah Jean-Michel ! 

Sa conception du journalisme se résume  à élucubrer à partir de confidences ou de lectures de coupures de presse.  Aphatie, c'est  l'homme qui a écouté l'homme qui a vu l'homme qui a parlé à l'homme qui a entendu grogner l'ours. Et bien entendu,  ses ratiocinations fumeuses débouchent invariablement sur des conclusions d'une extrême banalité : on les oublie dans la minute qui suit.
On appelle ce genre de journaliste, un analyste politique.
Terrifiant !
Ne demandez pas à Jean-Mi son sentiment sur  la situation dans les banlieues : il vous lira le dernier article du Figaro.  
Les deux  référents économiques d'Aphatie sont Saint Blair et Saint Trichet. Son obsession : la dette. Son intérêt : la dette. Son programme : éradiquer la dette.
Vous me direz que ce n'est pas pour autant, qu'il réduira son train de vie : notre cher Basque veut l'austérité pour le peuple. Pas pour son compte en banque, faut pas déconner quand même !

Ariane Massenet est un cas. Sa marotte du moment est de taper sur Mélenchon en le taxant de populiste, elle ose même la comparaison avec Marine Le Pen ! 
Bigre !
Cette Mireille Mathieu blonde possède, semble t-il, sa carte de presse. On comprend mieux la lente érosion de ce métier, d'autant qu'elle ne rate jamais une occasion de démolir Internet. Pour résumer son niveau, nous dirions que notre passionnaria  est à peu près au journalisme, ce que Groucho Marx est au marxisme.


Ali Baddou est le gendre idéal. Beau mec, doté d'une classe naturelle,  un peu timide, cultivé, Ali a tout pour plaire. Peut-être lui manque t-il un peu de charisme, de culot, de rentre dedans. Quand il regarde Jean-Michel Aphatie, ses grands yeux écarquillés semblent contempler une œuvre d'art. C'est un peu gênant... Tout chez lui respire la retenue et l'équilibre : raisonnablement de gauche molle,  normalement bien élevé, modérément critique, ne comptez pas sur lui pour appeler à la révolution ! Canal +, avec un intellectuel de cet acabit peut dormir tranquille, le grand soir n'est pas pour demain.

Enfin le seul morceau de bravoure de cette émission un peu clinquante reste le petit journal de Yann Barthès. Savoureux, cruel, subtil, des extraits de discours politiques sont notamment juxtaposés, soit pour montrer le recours aux éléments de langages, et de répétition soit pour démontrer les promesses non tenues... Je doute que dans un peu plus d'un an, lors de la campagne électorale, Yann et son équipe puissent encore se permettre de telles insolences.


Vous me direz qu'à côté de TF1 et de FR2, réservoirs à merde télévisuelle dans le créneau 19-20h, Canal a beau jeu de flamber. Il n'en demeure pas moins que le Grand Journal qu'on pourrait comparer à une petite poupée excitante maquillée comme un camion volé, porte encore des crinolines, épluche "Nous Deux" et est encore pucelle...


Au delà des clivages politiques, cette émission, sous des dehors provocateurs artificiels, pue le consensus mou, le politiquement correct, le "Béchamelisme" (Bernard-Henri Lévysme) triomphant, la désastreuse conception de l'Europe de marché, la propagande active de la pensée unique commune aux 2 partis politiques dominants, l'UMP et le PS.


Ne comptez pas sur les participants à cette comédie  Bollywoodienne pour  contester le système : ils gagnent bien trop de thunes en jouant aux rebelles de pacotille !

Ils ne sont pourtant que des baudruches parées de paillettes... 

Une prochaine fois, je vous raconterai les rendez vous du vendredi avec quelques journalistes triés sur le volet, grands observateurs devant l'Éternel de la politique française. 
Autant au niveau des invités, que des sujets évoqués, il s'agit d'un spectacle à la fois atterrant et burlesque.




Ami(e)s, à plus tard si vous le voulez bien, après un petit voyage en Égypte ?

rédigé le 6/12/10