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mardi 11 mars 2014

La croisière s'amuse avec Carla et Nicolas en guest stars. Déconnade vibrionnante.

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Chers fidèles.

Tandis que je regardai avec mon air bovin une chaîne d'information, mon regard fut attiré par une séquence particulièrement stressante. 




On y voyait Nicolas Sarkozy, bien mis en scène par un scénariste qui devait avoir eu son heure de gloire dans les années 1980, accompagné de l'accorte Bernadette Chirac. Notre Nicolas était littéralement assailli par une cohorte de petites vieilles hurlantes et gémissantes, certaines en transes, d'autres en extase, le suppliant de bien vouloir sauver la France avant qu'il ne soit trop tard ! 

Fort heureusement, aucune n'enleva son corset ni son soutien gorge à baleines ni ses bas de contention pour offrir son corps à l'impétrant. Madame Chirac qui ressemble de plus en plus à la regrettée madame Ceaucescu, autant par son visage avenant et sympathique que par la chaleur humaine qu'elle dégage semblait ravie d'accompagner son futur président. Il est vrai qu'elle dépense en cierges aux frais de l'UMP, des sommes considérables pour que son petit protégé soit élu en 2017. Elle vivrait alors sa revanche contre son goujat et infidèle mari, soutien indéfectible du président Hollande. 
Parce qu'on n'efface pas cinquante années d'aigreur et de haines cumulées en un simple geste de dédain.

Amies et amis, vous n'allez pas me croire mais j'ai soudain eu l'idée de ma vie ! Que dis-je ? L'illumination de l'année !

Trop timide pour joindre monsieur Nicolas Sarkozy ou trop emprunté pour prendre contact avec son imprésario, je vais, au su et à la vue de tous, lui faire une proposition révolutionnaire qui, non seulement lui rapportera un maximum d'oseille (oui, je sais, je parle peuple), mais de surcroît en fera le politique le plus célèbre d'Europe et peut-être du monde !

Voyant le succès considérable et l'enthousiasme que Nicolas suscite auprès de la cible des 50-99 ans, j'ai vite compris qu'un marché substantiel se trouvait à portée de main.

La devise de Nicolas Sarkozy : qu'importe qu'on parle de moi en bien ou en mal pourvu qu'on en parle.

Voici donc la proposition que je formule à notre cher futur petit caporal, Nicolas Sarkozy, mon futur associé.

Dans un premier temps, nous allons créer une fondation Sarkozy-Bruni dont la profession de foi serait : "Des fonds pour 2017 afin de sauver la France de la dictature socialiste.". Rappelons au passage les 11 millions collectés en un tournemain pour le Sarkothon. Les legs et les successions seront acceptés. Le siège social se situera à Jersey.

Puis je me chargerais d’affréter des navires de croisière, destinés aux fans et aux groupies de Nicolas Sarkozy et de la belle Carla Bruni. À chaque escale, un concert de Carla Bruni sera proposé suivi d'un bref discours de Nicolas. Des séances de signatures payantes auront lieu à la fin de chaque tour de chant. Nicolas et Carla pourront se faire prendre à vos côtés moyennant la modique somme de 100 € la photo.

L'avantage de la croisière étant le nombre de pays desservis et donc le rayonnement international obtenu pour un impact marketing optimal ! À chaque escale, une déclaration politique et une visite au Chef d'État du pays visité.

Vous imaginez les répercussions ? 

Que du bonheur ! Quel génie, je fais...

Deux studios de télévisions pour BFMTV et iTélé. seront réservés pour les compte-rendus quotidiens à destination de la métropole. Une tenue vestimentaire adaptée à la cible de la clientèle sera de rigueur. Je propose une facture rétro et glamour "Marilyn" pour Carla Bruni et un style Capone pour Nicolas : chaussure compensée cuir et guêtres blanches, pantalon rayé gris et noir, veste courte, cheveux brillantinés plaqués au gel et chapeau Bogart.

Voilà donc monsieur le Président, une proposition qui ne manque pas de sel. Éventuellement, nous pourrons adjoindre des chanteurs ou des fantaisistes de votre bord comme monsieur Henri Guaino, qui fera, j'en suis persuadé, beaucoup rire vos fans avec son numéro de clown coléreux...

Ma contribution financière ne représentant que quelques misérables 5 % du CA total. Ce qui représente, somme toute, une goutte d'eau dans un océan de profit...

J'attends donc votre réponse avec une certaine impatience.

Mes respects les plus plats à votre Dame et à votre Altesse.
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vendredi 3 février 2012

Après les villages Potemkine pour le Tsar, les chantiers Sarkozy pour la propagande. Dérision sur un candidat putatif.

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Bonjour les filles, salut les glaçons.

Il semblerait d'après cet écho que la visite du candidat putatif de l'UMP, accessoirement président fantoche en campagne, dans un chantier où l'ouvrier non syndiqué acquis aux idées du Front National selon les sondages, représenterait une majorité, ait été grossièrement mis en scène par la propagandastaffel de la présidence.



Non que cela ait étonné les habitués de la propagande, de la manipulation des foules et du marketing politique comme moi, mais j'avoue m'être beaucoup amusé à observer, sur tous les médias, les dizaines, voire les centaines - en comptant les chaines d'infos en continu - de passages de l'extrait où un ouvrier trié sur le volet, entouré d'une vingtaine de gardes du corps, léchait consciencieusement le cul du guide suprême avec une langue qui ressemblait étrangement à un plumeau ...

Les "villages Potemkine", appelés ainsi, à la fin du 18ème siècle, étaient selon la légende, des villages luxueux construits pour les visites officielles, peuplés de figurants et destinés de montrer aux visiteurs et aux princes combien la paysannerie d'Ukaine était heureuse et vivait dans des conditions idylliques.

Il s'agissait d'une grossière mise en scène qui nous rappelle, pour ceux qui ont fait leur service militaire, les visites bidonnées de très hauts gradés dans une caserne crasseuse, avec des armements datant de 1936. Quand les vieux généraux bedonnants se présentaient, le matériel était rutilant et les 3 douzaines de flingues modernes conservés dans un écrin en velours, sortis avec faste dans une revue impeccable sous l'œil concupiscent de la vieille baderne.

Amis, je ne vais pas me moquer mais avant de connaître les rumeurs de trucage, j'avais remarqué - étant originaire de la France d'en bas - l'état merveilleux des combinaisons et des casques des ouvriers !
C'est à peine si on ne distinguait pas un logo "Dior"  © sur les vêtements. Pour qui connait un peu les chantiers, cela rappelait un peu les héroïnes de Westerns des années 1950, qui, après s'être fait courser par les Apaches, avoir vu brûler leur chariot, et violer par 13 Sioux en rut ivres d'eau de feu, se retrouvaient en train de pleurer auprès de l'officier de cavalerie avec un brushing impeccable et un blush de toute première qualité.

Trêve de plaisanteries.

Quand la comédie atteint de tels niveaux d'amateurisme, on ne peut s'empêcher de rire : si, pour récupérer des électeurs du Front National, le candidat putatif embauche des ouvriers mannequins ou des gravures de mode, je doute fort que la plèbe se laisse prendre au jeu. 
De même que ses familiarités à 2 balles pour montrer sa proximité avec le populo sent le rance et la performance de comédien plus que la sincérité.

N'empêche qu'il se trouvera toujours 1 électeur sur 4 pour le trouver bandant : le but du jeu, pour lui, étant de toujours les placer au premier rang pour faire la claque. 

Car l'image, si importante de nos jours, ne cesse, avec les progrès technologiques et les méthodes pour influencer l'opinion, de travestir la réalité et de mentir toujours plus habilement pour convaincre.

À notre époque, une bonne image vaut mieux qu'un programme exhaustif.


Vous me répondrez qu'il s'agit d'une pratique aussi vieille que le monde et vous aurez raison : le plus malheureux est que  beaucoup tombent encore dans le panneau.

Couvrez vous bien et à après !