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mercredi 27 avril 2016

La querelle des bovins. Partie 2

Pour les modalités préliminaires, prière de lire le billet précédent.

Lorsque Prouston, le bœuf blanc dominant aperçut dans le pré mitoyen les bœufs roux, son sang ne fit qu'un tour ! Son long meuglement mêlant colère et souffrance remua tous les tripoux du troupeau.

Si Prouston avait été un humain, on aurait pu comparer son influence à un académicien, un moraliste ou un journaliste du sérail. Devant ses ouailles hébétées, il lança un violent réquisitoire contre ces bovins roux qui venaient brouter l'herbe verte de nos belles prairies morvandelles destinée aux Charolais depuis la création de l'univers. 

- "Rentrez chez vous ! Ne comptez pas sur nous pour assister les pattes croisées à notre grand remplacement !" Éructa t-il en s'adressant au troupeau adverse un peu effrayé par l'accueil.

- "Mais, monsieur Rouston -sa langue ayant fourché malencontreusement- osa un bœuf malingre, il y a bien assez d'herbe pour tout le monde d'autant qu'elle pousse vite." Un bon coup de corne du vétéran  remit vite cet importun malpoli dans le rang.

un fier taureau roux

Et c'est ainsi que naquit la querelle des bovins qui jour après jour s'envenima au point que la situation devint vite invivable. Les deux troupeaux se scindèrent en de multiples clans et sous groupes d'une manière étrangement symétrique. Les partisans de la pureté charolaise se montraient si vindicatifs et si hargneux qu'il firent naître chez les rouquins, un mouvement semblable opposé à tout métissage et mélange avec tout bovin blanc.

Des groupes de vaches se déclarèrent opprimées par la masculinité des bœufs (ce qui fit rire tout le monde) , revendication qui parut fort cocasse aux taureaux parqués dans leur enclos forcés de pratiquer l'acte sexuel sur des leurres en plastique pour récolter leur semence

Des rouquines parlèrent du suprémacisme et des privilèges des bovins blancs qui gardaient pour eux les meilleurs carrés d'herbes. Ces mêmes ruminants blancs se plaignant d'un racialisme roux à leur égard. Les vachettes exigeant même une non mixité entre roux et blancs, entre vachettes et bœufs et même entre vachettes rousses et vachettes blanches.

Une logorrhée insupportable envahit certains esprits : on y parla de spécisme, de luttes des races, d'oppression, d'aliénation, d'appropriation culturelle, d'identité charolaise, de particularisme roux, d'intersectionnalité, de luttes civilisationnelles voire de guerre civile ! 

Pratiquement personne, dans l'anonymat du troupeau ne comprenait le sens de ce jargon mais chacun retenait ce côté clivant et destructeur vis à vis de la communauté voisine.

La situation devenait d'autant plus inextricable que les bipèdes avaient ôté la clôture ! 

Une majorité de bovidés de toutes couleurs vivait toutefois en paix avec une certaine cohésion, sans animosité mais subissait les séquelles de ces luttes de pouvoir de clans auxquelles les bovins n'étaient pas rompus ; ainsi la chienlit s'installa entre les deux troupeaux.

Une mère allaitante rousse et son nourrisson.

La fraternité, de mise au début, s'estompa graduellement et la méfiance s'installa progressivement chez tous les membres de la communauté...

Je remarquai toutefois des situations qui m'intriguèrent particulièrement : je ne doutai pas que nous étions le but ultime de l'univers mais l'attitude de ces petits bipèdes malingres et vicieux -les hommes- me sembla suspecte. 
N'étions nous pas manipulés à des fins inavouables par ces sortes de monstres simiesques ?
Quels étaient leur but ? Ne se servaient-ils pas de ces situations troubles pour assouvir leurs ambitions ? Les gens qui s'occupaient des Limousines et ceux qui se chargeaient des Charolais semblaient rivaux...
N'étions nous pas devenus, au travers de nos vaines querelles, les instruments de leur lutte de pouvoir ?

Le lendemain de ma révélation, on me conduisit dans un camion avec une vingtaine de mes collègues roux et blancs vers un lieu que les petits hommes appelaient "abattoir". Quand je rentrai dans ce bâtiment où flottait une odeur âcre de sang et où des meuglement déchirants assourdissaient mes oreilles, je compris, trop tard, que notre vanité avait conduit notre espèce à se prendre pour la reine du monde alors que nous n'étions simplement que les jouets des ces bipèdes manipulateurs sans foi ni loi.

Vu le bide retentissant du premier épisode, j'ai dû prendre mon courage à deux mains pour publier cette suite particulièrement niaise...
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lundi 4 avril 2016

Les mémoires d'un bœuf. Partie 1.

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Avertissement : toute ressemblance avec un bovidé, un animal à cornes encore vivant ou un quelconque steak frais voire congelé existant ne saurait être attribuée qu'à de hasardeuses circonstances.


Chers bovins,

J'ignore par quel hasard malicieux ce texte vous parvient mais j'ai tenu, au cours de ma brève existence, à témoigner de la vie délicieuse d'un bœuf, roi du monde et ultime but de l'univers.

Je m'appelle Hannibal, je suis un beau et plantureux bœuf de race charolaise, natif du Morvan où se situent mes pâturages ensemencés d'herbe grasse et goûteuse.

Ma mère Clarabelle, une belle et solide compétitrice médaillée dans une grande ferme située à Paris, Porte de Versailles, me mit au monde à partir d'une goutte de semence du terrible Attila, 1457 kg, qui se révèle être mon géniteur.

Le plus costaud des papas.
 J'eus une enfance heureuse et ludique, je ne fus jamais à court de nourriture, à base de bon lait et de foin savoureux, servie par de drôles de petits bipèdes agités et bruyants. Ma mère m'ayant expliqué que la nature, dans son incroyable génie avait créé autour de notre espèce, un monde entièrement dévolu à notre race illustre. Le soleil se levait afin que nous ayons chaud, la pluie faisait pousser l'herbe qui croissait et se multipliait pour nous nourrir et ces bipèdes ridicules qu'on appelait "hommes" se mettaient à notre service pour la prospérité et la gloire de notre race.

Notre société vivait dans un ordre parfait avec ses classes hiérarchiques basées sur la puissance physique ; le veau représentait le bas de l'échelle avec des sous catégories dépendant du résultat  d'incessants combats singuliers. Rappelons à toute fins utiles qu'un troupeau de bovins est en constante évolution hiérarchique selon la force et l'agressivité développées par chacune et chacun d'entre nous ; l'accès aux endroits préférentiels où l'herbe est plus verte en dépend.  Les taureaux représentant l'aristocratie de l'espèce reine du cosmos.

Vers 13 mois, on m’emmena dans une sorte de lieu cultuel pour me castrer. C'était un rite initiatique qui marquait solennellement au sein de notre espèce le passage du statut d'enfant à celui d'adulte. Malgré une brûlure assez vive je revins au pré, fier comme un veau d'or. Quelques taurillons moqueurs et mauvais esprits transformèrent mon nom Hannibal en Annie en ricanant comme de vulgaires vachettes d'arènes. Le détachement hautain que j'observai les dégoûta rapidement d'autant que je commençai à glaner ça et là des médailles avec des panoplies de rubans multicolores !

À tel point que nos domestiques bipèdes ne cessaient de frapper stupidement la paume de leurs pattes maladroites, affreusement dépourvues de sabots. Ces êtres malhabiles faisaient vraiment partie d'une espèce inférieure juste bonne à nous obéir servilement. Je me demande encore comment la Nature pouvait fabriquer des créatures aussi niaises et laides... Sinon comme instrument adapté à la perpétuation de notre civilisation solaire incontestable.


Maman, je t'aime !

Paître, se repaître, mastiquer et ruminer, péter, pisser et déféquer, se mesurer à son alter égo ; tout le reste n'étant que futilités. L'hiver, les créatures bipèdes nous emmenaient dans des hangars chauffés et ne cessaient de nous servir du bon foin bien sec et quelques gourmandises bienvenues.

Dans ce monde merveilleux certains tenaient toutefois à se singulariser comme ce taureau de réforme Prouston (qu'on appelait Roustons en cachette) qui passait des heures à se mirer dans la mare de notre pré. Cette vieille carne considérait chacune de ses bouses comme une grandiose œuvre d'art et comble du ridicule, il se trouvait dans le troupeau des amateurs pervers pour les admirer !

Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes : les esclaves humains à notre dévotion, une vie nonchalante  à se régaler, le soleil, les oiseaux espiègles, la pluie bienfaisante, des herbes luxuriantes, une existence sans soubresauts, de la nourriture à foison... Que demander de plus ? 

Ce paradis sur terre prouvait incontestablement que nous étions les maîtres de la création puisque tous nos besoins étaient assouvis !

Quand un évènement inopiné survint un fameux jour du mois de mai. 

Alors que nos domestiques simiesques nous accompagnaient, nous nous aperçûmes avec surprise au détour du chemin, que le pré voisin était occupé par des bovins -aucun doute là dessus- roux. Ayant fréquenté la grande ferme du salon de Versailles, je reconnus immédiatement des Limousines.

C'est à se moment que tout bascula...


La suite de cette parabole sur l'ethnocentrisme dans trois ou quatre jours. 
Uniquement si vous avez aimé le premier chapitre. Autrement, à la prochaine !
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samedi 2 février 2013

L'univers fantastique de la délicieuse fée Clochette. Thriller pour manchot.

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je vais vous narrer une aventure qui m'est arrivée dans un monde parallèle où l'air était naturellement embaumé par une subtile odeur de muguet, où les fleuves étaient remplis d'un délicieux nectar parfumé de miel et où les chants mélodieux des oiseaux multicolores emplissaient l'éther.



Alors que je récitai un poème de Verlaine devant un parterre de jolis et voluptueux petits écureuils roux en larmes, je vis arriver un angelot joufflu aux fesses rebondies et au bedon proéminent, il s'appelait François, autrement surnommé  Hollande, il était vêtu d'une longue tunique d'un blanc immaculé et ses ailes parées d'un soyeux duvet rappelaient, s'il en était besoin, son innocence virginale.

- "Cuicui", me dit-il alors que je venais d'achever la voix brisée par l'émotion la récitation de mon poème, "je viens d'avoir une idée géniale : je veux effacer le terme "race" du préambule de la Constitution de la 5ème république. J'ai demandé à la fée Clochette qu'elle accède à mes vœux en acceptant d'éliminer tous les vices se rattachant au mot que j'aurais choisi. Ainsi, en supprimant le mot "race", tous les maux et fléaux comme le racisme disparaitront à jamais du monde des humains !"

- "Quelle merveille !" fis-je en éclatant d'un rire cristallin ... "Un monde sans racisme, simplement parce qu'on a banni le terme, je n'osai en rêver !" François ne put s'empêcher de montrer sa fierté et se redressa comme un coq de basse-cour.

Soudain une lumière aveuglante nous éblouit et la fée Clochette apparut dans un nuage de poussière d'or. Sur ses frêles épaules nues, se tenaient de charmants et minuscules oursons de couleurs crème, noire et brune, ils exécutaient  grâce à leurs divers instrument tels des lyres, des flûtes de pan, des clarinettes, des cymbales, une symphonie divine.

Elle s'adressa à moi : "Cuicui, toi dont la vie est exemplaire, je te laisse choisir les 3 maux que tu souhaiterais éradiquer sur cette terre."

Ému par tant de confiance et de bonté, je perdis la moitié de mes moyens...

J'eus quand même le réflexe, après un intense moment de concentration, de penser au mot "cupidité", source, selon moi, de tous les tracas, des guerres, des injustices et des inégalités qui détruisent la population de la planète à petit feu.

- "Cupidité" lançai-je à voix haute.

À peine avais-je prononcé ce mot que je vis arriver,  tous vêtus de haillons en toile de jute et portant un nœud coulant de chanvre autour du cou, une foule innombrable avec les visages connus du Gotha de la ploutocratie mondiale et du gratin financier international.

Je crus déceler la présence de Bernard Arnault qui déclara léguer toute sa fortune à l'ensemble des Français les plus démunis, Serge Dassault, qui fit vœux de pauvreté au service des Roms tout en reconvertissant son industrie d'armements en fabrique de jouets sophistiqués pour les enfants du tiers-monde.

Le prince du Qatar jura sur le Coran, de donner tous ses revenus pour combattre la misère dans les pays musulmans, un milliardaire russe qui, non seulement, légua sa fortune aux alcooliques anonymes mais décida d'ouvrir un blog Front de Gauche en France pour lutter contre les inégalités ! 

 David Beckham décida, dans un élan de solidarité exceptionnel,  de laisser tout son salaire versé par le PSG aux associations caritatives consacrées aux enfants ( vous connaissez maintenant la raison de cette décision d'une rare générosité). 

Les princes d'Arabie Saoudite renchérissant pour  consacrer leurs richesses à la tolérance, au féminisme et aux humbles, le représentant de la banque Goldman Sachs promit de transformer son organisme tentaculaire en banque alimentaire pour supprimer la famine, ce terrible fléau...

Et je ne suis pas exhaustif ! 
 
Tant de bonté nous fit chaud au cœur, à François et à moi : est-il besoin de préciser qu'émus, nous versâmes notre petite larme ?

- "Ton 2ème mot ?" demanda avec une pointe d'impatience, la belle fée Clochette...

Pris de court, je balançai au débotté le mot "connerie".

On entendit comme un coup de tonnerre et 35 % de la population disparut de la surface du globe. Je me sentis bizarre et voulus éponger mon front quand je m'aperçus que j'avais perdu mes 2 bras.

J'espère que vousvoudrez excuser mes faufautes de frapppe car désormais je tape sur mon claclavier avec un crayon que je tiens maladroitement entre les dentsdents.

- "Que se papasse t-il ?" demandai-je à la fée avec une pointe d'inquiétudetude.

- "Tu tatapes tellement de bêtises sur ton clavier que tu es pupuni par là où tu as péché. Tu as de la chanchance, tu aurais pu peperdre la tête." fit-elle en ricanant. 

Ajoutant, perfide : "Bernard-Henri Lévy, Luc Ferry ou la quasi totalité des éditorialistes politiques et économiques de la presse française se déjà sont évanouis dans le néant ! Entre autres..."

- "Palsambleu ! jurai-je

Finalement, je la trouvai assez vuvulgaire, cette fée... François était un peuplié de rire en contemplant mon tronc.

- "Quel est ton 3ème mot ?"

- "Naïveté !" hurlai-je, mamachiavélilique.

Un éclair zébra l'atmosphère de ce lieu paradidisiaque et François Hollande disparurut comme par enchantement.

Tous les naïfs  de la TeTerre, notamment ceux qui croyaient qu'en effaçant un mot, ils en dissipaient les maux,  s'évanouirent de la susurface du globe.

Ne restèrent sur cette bonne vieille planète que les réalilistes cyniques et quelques doubles manchots empotés, obligés d'écrire avec leurs boubouches.


Comme à l'habitude, permettez-moi de vous guider vers l'ami Guy, sans lequel vous n'auriez pas le bonheur de lire des contes aussi fumeux et le fameux Bibi dont le blog est une mine de connaissances.

jeudi 10 mai 2012

La patrie est en danger, gémissent-ils...

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Les amis, 

si je me fais si rare en ces temps de guéguerre civile pour as du clavier, nationalistes décomplexés et anti révolutionnaires allergiques à tout ce qui se trouve à gauche du MODEM, c'est que je passe mon temps à rire à gorge déployée devant nos matamores ultra droitiers qui voient en l'élection d'un petit social démocrate couleur rose bonbon, les prémisses de l'envahissement de notre beau pays par les "hordes d'étrangers" qui veulent culbuter nos merveilleuses traditions chrétiennes pour imposer une féroce charia.



Rien qu'en rédigeant la phrase précédente, mes yeux embués par des larmes de rire, m'empêchent de lire l'écran.

Bref.

La trouille de nos grands chefs de guerre de la droite nationaliste, orpheline de leur petit guide opportuniste qui se cassera  avec une innocence feinte pour faire du fric après avoir joyeusement assassiné la paix sociale et civile de notre beau pays. Malgré le soutien de leur nouvelle blonde égérie, désignée par papa et tenancière de la boutique pour 30 ans au moins, leur panique en dit long sur la confiance qu'ont nos héros patriotes en leurs valeurs !

Ces bouffons claquent des dents devant une gauche timide, à peine sortie de son cocon idéologique, toute émerveillée de se trouver majoritaire derrière un gentil monsieur, humble et peu vindicatif, terrorisés qu'ils sont par un brave toutou qu'ils prendraient pour un loup. Rions en cœur...

"Révoltons-nous pour défendre nos valeurs !" hurle ce sympathique réactionnaire. "Halte au mariage homosexuel !". Il est vrai que l'officialisation du mariage homosexuel est une mesure terrifiante pour l'univers entier, n'est-ce pas ? Grotesque. L'euthanasie ? Qui m'imposera le désir de vivre alors que je souhaite mourir ? Sûrement pas l'État ! Je veux rester seul maître de mon destin et j'emmerde toute loi qui entraverait ma volonté de disparaître.

Notre ami allant jusqu'à énoncer : "Ceci est une guerre culturelle désormais totale. Notre mission est de faire feu de tout bois, même avec la plus parfaite mauvaise foi si nécessaire car au final la vérité est absolue et elle est de notre côté."

Ainsi la vérité est de leur côté : les heureux hommes ! Il faut être bien jeune pour énoncer une telle incongruité !
"Qu'importe notre bonne foi", coupons des têtes et Dieu reconnaîtra les siens. on se croirait revenu aux temps de la Saint Barthélémy et des ligueurs, sinistre période, qui, avec l'épouvantable révocation de l'Édit de Nantes coûteront si cher à la France.

"Votons tous UMP au premier tour" vitupère cet autre réactionnaire qui  se targuait d'être un nationaliste pur et dur, loin des contingences du pouvoir et qui ne cessait de se moquer des partisans de Hollande au garde à vous derrière leur leader. 
Devenant un médiocre petit militant, groupie dévouée de J-F Copé, comme cette jolie petite jeune fille, membre de l'UMP à la Mutualité qui hurlait lors des résultats, haineuse, un "enculé" de bonne aloi à la majorité qui avait élu François Hollande. Rions joyeusement devant la dégringolade psychologique et la déliquescence doctrinale d'une droite paumée.

Pauvres réactionnaires déboussolés qui ne savent pas encore qu'ils ont perdu depuis belle lurette la bataille idéologique amenée dans les wagons d'un libertarisme économique que ces crétins nationalistes défendent pourtant becs et ongles.

Amis réacs, croyez-moi, votre combat est vain, que vous le vouliez ou non, le pays se métisse, les mariages mixtes se multiplient, les mœurs évoluent : votre seule chance de survie est de vous allier avec les courants de vos cousins réactionnaires musulmans car, dans une certaine mesure, lepénistes, membres de la droite populaire, salafistes obtus, membres bornés des Tea Party américains,  juifs intégristes, vos buts principaux sont de combattre ce maudit modernisme qui ronge lentement mais sûrement vos idéologies du repliement sur soi et des traditions obscurantistes.

Tous ennemis de la libre pensée mais dont le rêve est de soumettre les peuples à des dogmes fous nés dans leur imagination d'un monde régi par les principes moraux ou religieux stricts voire inhumains.

Le monde avance et vous restez immobiles depuis une éternité. Vous êtes même probablement déjà morts et ce n'est pas la violence que vous tentez de faire resurgir qui vous ressuscitera.

Amis, à bientôt, si je survis aux conséquences de cette diatribe humoristique.
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mercredi 22 février 2012

Après le point Godwin, je propose la ligne de "Devilimit". Ou quand la marine sombre dans le halal.

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Ami(e)s du matin à l'esprit chagrin.

Selon  Wikipédia,  "Plus une discussion en ligne dure longtemps, plus la probabilité d'y trouver une comparaison impliquant les nazis ou Adolf Hitler s'approche de 1." Loi édictée par un certain Mike Godwin dont le nom parait presque prédestiné. 
On appelle communément le franchissement de cette ligne symbolique, "le point Godwin", dont j'ai longtemps cru, dans mes délires d’inculte qu'il avait un rapport avec Dieu...


Je vous laisse rire et  vous moquer pendant quelques secondes. 

Ça y est ? Vous avez repris votre respiration ? Je continue.

Or, de mon cerveau malade et torturé naquit ce concept du point "gagnant de Dieu". À force de circonvolutions complexes et conceptuelles et en opposition à ce "point Godwin", j'inventai en parallèle  dans le secret le plus absolu et dans un génial accès de folie, le point "Devilimit" qui devient dans sa définition, je me cite :

"Plus une discussion en ligne avec des gens de droite s'éternise, et plus ils sont réactionnaires, plus la probabilité d'y trouver une comparaison ou une stigmatisation impliquant l'Islam s'approche de 1."

Modestement je donnerai à cette découverte fondamentale, non pas le nom de "l'effet Cui cui"  mais celui de "ligne Devilimit"  (sous entendu "limite du diable")

Z'avez vu le niveau intellectuel, les ami(e)s ?  Désormais, vous comprenez pourquoi je suis classé 178ème au classement e-buzzing, bande de jaloux et d'envieux !
C'est que je ne suis pas le quart de la moitié d'un con, tout de même : mes 10 lecteurs quotidiens peuvent en témoigner, merde alors !

La dernière à franchir la ligne "Devil" fut Marine Le Pen

La dame dont on sait qu'elle est favorable à la peine de mort pour les humains s'offusque, des sanglots dans la voix, du spectacle de la souffrance intolérable vécue par de pauvres bêtes abattues par des musulmans impies.  Que ne ferait-elle pas pour éviter un naufrage électoral ?

Quand on observe le déroulement de cette campagne électorale, qui, il faut bien l'avouer, ne soulève guère d’enthousiasme, il apparait que les partis de droite n'ayant plus grand chose à proposer, sinon un racisme diffus, ordinaire et banal sous l'impulsion de penseurs aussi rudimentaires que les Guéant, Hortefeux, Buisson, Sarkozy de l'UMP et autres Le Pen, Aliot et Philippot du FN, utilisent l'effet "Devilimit" pour faire peur aux braves français de souche terrorisés par l'idée inimaginable qu'une bouchée de steak ne souille leurs estomacs chrétiens remplis de pain azyme vu leur intense fréquentation dans les églises et chapelles ; suis-je sarcastique, tout de même...

La connerie n'est ni musulmane, ni chrétienne, ni juive mais universelle  si vous voulez m'en croire !

Cette histoire de halal, sert simplement à faire croire aux âmes simples, je dirais même simplettes voire simplistes, que la société française serait gangrenée par l'Islam et que nos belles valeurs chrétiennes sont en train de se dissoudre dans les sucs acides d'une soit-disant "sous-civilisation", fantasmée par quelques manipulateurs peu cultivés  mais prêts à tout pour atteindre le Nirvana ou se maintenir à la tête de ce pouvoir qui leur rapporte tant d'avantages visibles ou non...

En matière de viande, croyez bien que ce qui inquiète le plus nos concitoyens sur les marchés que je fréquente quotidiennement, c'est évidemment davantage son prix exorbitant que le fait qu'elle soit "halal" ou pas !

Des groupuscules et partis d'extrême droite jusqu'aux barbus fanatiques, en passant par les intégristes chrétiens et juifs, on sent bien sur le terrain, que ce pauvre monde étroit et vindicatif qui rêvait de mettre le pays à feu et à sang voire de le terroriser, en est pour ses frais. Je ne connais rien de plus réjouissant : leurs thèses provoquant davantage la moquerie que l'inquiétude.

À défaut d'avoir été drôle, j'espère avoir été clair malgré des phrases volontairement interminables. Il existe pourtant des sujets autrement plus importants qui nous engageront tragiquement sur le long terme, le MES (Mécanisme Européen de Stabilité)  dont la presse parle très peu et sur lequel je reviendrai.

Lectrices et lecteurs, je vous remercie de me faire l'honneur de lire mes conneries.


À après !
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mardi 29 novembre 2011

Toi aussi, fais comme big brother : filme les comportements déviants pour dénoncer ton prochain !

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Les gouvernements ont inventé la vidéo-surveillance. Les citoyens ordinaires avec leurs portables et leurs smartphones ont crée la smart-surveillance grâce à leurs caméra.

Je viens de voir ceci... Je vous invite à le regarder avant de poursuivre.

I-ami(e), ami blogueur, ami témoin d'un fait dérangeant, ami(e), témoin d'une scène qui pourrait induire une mise en cause de nos Lois ou nos règles, n'hésite pas à envoyer, mettre tes enregistrements en ligne sur un serveur dédié et à diffuser la vidéo sur twitter, Facebook ou ton blog : la Police et la Justice feront le reste

Autrefois, nous avions la délation, la main courante, la lettre anonyme désormais, nous avons la i-citoyenneté et la i-réprobation, le i-pilori et la i-condamnation au rejet.

La i-justice  est à la Justice ce que la main invisible du marché est au capitalisme : un phénomène auto-régulateur qui génère un ordre salutaire. Quelle déchéance !

Gaffe, citoyen, n'oublie jamais qu'en cas de déviance l'œil qui regardait Caïn sera peut-être à quelques mètres de toi et jettera l'opprobre sur toi pour le restant de tes jours en filmant tes déboires.

Malgré toute la réprobation qu'on peut avoir envers les paroles de cette jeune femme, je ne sais pas si le malaise que vous ressentez en voyant cette scène est aussi grand que celui que j'éprouve à l'instant.

Aucun doute, la détresse matérielle et morale des êtres qui émerge dans cette société individualiste et aliénante montre que nos modèles occidentaux sont à l'agonie, moribonds, terrassés par un système économique qui fait ressortir les vieilles haines enfouies et les égoïsmes de survie. Ils transforment chacun en garde-chiourme, en témoin de moralité et en gardien du politiquement correct vis à vis de son voisin.

J'ai peur de ce monde technologique et de son intrusion partout. 

Friends ! You are Big Brothers and you are everywhere !


À après.
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jeudi 31 mars 2011

Détournement ironique de la dérisoire "lettre à un ami musulman" de Monsieur Jean-François Copé.... Psycho-réalité.


Avertissement préalable : Cette lettre légèrement remaniée par mes soins (pour l'originale, cliquez ici) est un pastiche. Selon moi, elle est probablement plus sincère que la lettre publiée dans l'Express.fr. Fort heureusement, je suis bien trop inconnu pour susciter des réactions violentes. Je vous souhaite donc bonne lecture et vous demande d'adopter une distanciation raisonnable pour éviter des prises de position trop passionnelles et peut-être excuser une certaine absence d'humour de ma part.





Mon cher Moussa,

Voilà des années que nous évoquons ensemble la difficulté des musulmans en France à faire comprendre leur foi, défigurée dans l'opinion par des comportements radicaux tel l'égorgement des moutons dans leur baignoire comme le dit si ouvertement notre président;  telle l'odeur que les Africains dégagent comme le rappelait si bien Jacques Chirac, telles les les quelques réflexions bien senties de Messieurs Hortefeux et Guéant remarquant qu'on n'avait plus l'impression d'être chez nous . Voilà des années que nous nous employons avec le renfort du Front National à faire passer dans le public ce mélange d'incompréhensions, de peurs, de caricatures qui domine au sujet de l'islam, à tel point que beaucoup de nos électeurs considèrent à présent que "les musulmans ne sont pas bien intégrés" ou, pire, que "la communauté musulmane est une menace".   

Je devine la surprise immense que vous devez éprouver en constatant cela. Vous dont le grand-père est tombé en héros à Verdun, avec 70 000 frères d'armes de confession musulmane venus défendre la France.  Je sais bien qu'il n'avait d'autres choix, vu qu'en cas de désobéissance, il aurait été fusillé sur place comme des milliers de déserteurs ou d'objecteurs de conscience métropolitains. À vous, qui êtes pleinement français et si fier de l'être, conjuguant, comme tant d'autres, foi religieuse et attachement à la République, nous vous demandons d'adopter un profil bas et une humilité exemplaire étant donné l'exceptionnel privilège que vous avez de bénéficier de la nationalité française . 

Hier, vous m'avez dit votre perplexité à l'égard de ce "fichu débat" - ce sont vos mots - que l'UMP a lancé sur la laïcité. Loin de vous rassurer, cette initiative vous inquiète. Il est vrai que, depuis des semaines, tout ce que Paris compte d'imprécateurs et de polémistes comme l'infâme Monsieur Fillon aura fait de son mieux pour souligner nos  peu louables intentions. 
 
Pour me faire renoncer, on aura tout tenté : mise en garde du Premier Ministre, avertissements conjugués de religieux des 6 cultes, manipulations, insultes, intimidations de  la part de Monsieur Estrosi.. Quoi de plus essentiel, pourtant, que de rappeler mon attachement à ce précieux principe de laïcité ?  Que d'inviter à s'exprimer les différentes sensibilités sur ce bien qui fonde un projet de société avantageux destiné à récupérer les électeurs du Front National lors des la future élection présidentielle de 2012 ? Car ma conception de la laïcité, c'est surtout le rejet de l'islam; c'est la liberté pour chacune des 5 autres religions, catholique, juive, protestante, bouddhiste et orthodoxe, si elles  le souhaitent, de pratiquer leur culte, dans le respect de celui des autres et dans le respect des lois de la République. Elle a une longue histoire, parfois houleuse.  

Alourdir le fardeau

La laïcité de 1905 poursuivait un objectif premier: séparer à tout prix les Églises et l'État pour en finir, disait-on alors, avec ces confusions censées tromper le peuple. La laïcité de 2011 n'a pour essence ni la réconciliation ni le respect mais simplement la réélection de Nicolas Sarkozy. Elle  a pour principal objectif de rassembler la droite et l'extrême droite. Pour mieux gagner ensemble. 

Son premier  but, c'est aujourd'hui l'électoralisme à moyen et court terme. La stigmatisation  de l'islam, de sa confession ou de sa philosophie, de ses espérances ou de ses doutes... Je voudrais tant que ce débat soit l'occasion magnifique de me mettre  en position pour 2017 au côté du Front National, pour mieux apprendre à nous connaître, nous respecter et construire l'avenir ensemble.  

Nous n'éluderons pas les enjeux de l'islam de France, les progrès accomplis comme ceux qu'il reste à faire. Vous me disiez votre crainte à cet égard. C'est tout l'inverse. Notre objectif est d'alourdir le fardeau qui pèse sur les épaules des musulmans de France. Ils n'en peuvent plus d'une stigmatisation causée par des comportements qu'ils condamnent et pourtant, ils n'en sont qu'au tout début. Vous êtes toujours le premier à me le dire : la pratique de l'islam dans une République laïque, ce n'est pas la burqa, ni les prières de rue, ni le rejet de la mixité. Certes, mais mon rôle est d'appuyer là où ça vous fait du mal et  à l'endroit où ça nous fait du bien pour gagner des électeurs !

Le FN et l'UMP  génèrent des divisions. Nous les suscitons parce que nous en vivons. Par cette lettre, je veux vous dire que nous devons les continuer. Là où la gauche dénonce, nous proposons des lois iniques. Là où ils prêchent la tolérance, nous jouons sur les fantasmes. Imaginons ensemble que les fidèles disposent de lieux de culte à taille humaine, en nombre suffisant et financés dans le respect de la loi de 1905. Imaginons des ministres du culte formés par l'UMP  et attachés aux valeurs de la droite nationale Imaginons un Code de la laïcité et de l'islamophobie, connu et respecté de chacun, car rappelant à tous les règles indispensables dans nos rues, nos écoles, nos entreprises, nos baignoires... 

Vous le voyez, les mots que j'emploie, l'objectif que je poursuis sont empreints de manœuvres et de rouerie, à mille lieues des déclarations d'intention que je communique. La source de mon engagement n'a jamais été la réconciliation ; c'est la volonté de rassembler autour de ma candidature en 2017, les électeurs de Marine Le Pen. Mon combat, ma vie, c'est l'ambition personnelle sans frein où chaque Français est considéré comme une marche à franchir pour parvenir à la Magistrature suprême. Où chaque voix est importante. Mon cher Moussa, partageons ensemble cette mission. Elle a pour nom Division : elle est notre mot d'ordre depuis 2007, elle le sera en 2012. Elle deviendra mon crédo pour 2017 !

Pcc Jean-François Copé, secrétaire général de l'UMP.



Par CuicuiNRV


Amies lectrices, amis lecteurs, à après et fasse la destinée qu'un pareil individu ne parvienne jamais aux plus hautes responsabilités !