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mardi 13 mai 2014

Wesh wesh, fit le miséreux sequano dyonisien !

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Wesh wesh !

Si vous, y en avoir écouté bwana Éric Zemmour, prestigieux journaliste moralisateur-conseilleur-prescripteur, parangon de la sauvegarde de la "société blanche chrétienne" ou dandy Renaud Camus, reclus dans sa forteresse de Plieux, à l'abri dans une de ses deux tours carrées, protégé de son cauchemar ethnique du "grand remplacement" ou patron Alain Finkielkraut, académicien fraîchement émoulu et  philosophe du "Moi Je" ; vous, penser, juste raison que nous, habitants Seine Saint Denis, pourtant Français de toutes origines, être des sauvages, voleurs, violeurs, assistés, feignants, profiteurs, violents, sans foi ni loi, cruels, racailles,  méchants, illettrés, crasseux.

Comme dans anciennes colonies.

Parce que, eux, considérer Seine Saint Denis comme sorte de pays étranger habité par peuplade hostile, primitive et inculte.

Deux civilisateurs martiaux en mission de pacification dans le 9-3, en territoire ennemi.

Wesh wesh !

Aussi, nous, sequano dyonisiens, mosaïque du monde, prototype de société de demain, adopter langage approprié à ce que bwanas d'en haut, penser des banlieues pauvres, très pauvres, trop pauvres : nous pratiquer sabir d'illettrés  conformément à idée  et estime que vous, avoir de nous. Nous, pas vouloir heurter élite qui sait tout parce que elle, être cultivée et détenir le pouvoir.

Nous, quasiment tous français de toutes origines, couleurs, religions et pas en guerre civile. Bizarre, non ?


Nous, vivre quotidiennement monde trop dur, précaire et sans sécurité. Pas étonnés que révoltes naissent spontanément.
Attendez vous à bien pire.


Ah ! La défense désespérée de la culture chrétienne européenne, concept  qui a donné deux guerres mondiales parsemées de monstruosités et d'une sauvagerie féroce entre nations présupposées  les plus cultivées  du monde.  Sans oublier colonisations, exploitations économiques, répressions militaires, soumissions par la force.
   
Et puis, société occidentale actuelle, pour assoir son emprise , devenir tyrannie douce, surveillance discrète, répression sournoise, manipulation ciblée, communauté sans choix, idéologie tenace irréversible, étroitement contrôlée, inégalitaire, dirigée par une poignée de dirigeants cooptés.

Wesh wesh !

Partisans de France éternelle vouloir sans cesse donner leçons et se gargariser sans cesse de leur supériorité culturelle... 

C'est ce monde sordide oú la misère est enfermée dans ghettos loin des regards que vous voulez imposer à nous ? Allez donc vous faire foutre, vous et votre conception de Histoire ! Nous aussi vouloir notre part de gâteau.

Vous, pas comprendre que votre salut dépend d'entente entre vous et nous les pauvres. Vous pas comprendre que monde vivable, être partage de richesse.

Vous, regroupés dans beaux quartiers bourgeois.
Nous, parqués dans cages à lapins.
Vous, travail valorisant bien payé.
Nous, chômage.
Vous, adorateurs du passé.
Nous, espoir en l'avenir.
Vous, pouvoir intellectuel, politique et médiatique.
Nous, rien.

Si vous pas comprendre, vous foutus. Nous, pauvres toujours plus nombreux, submerger vous. Dans 30 ans, 40 ans, un siècle, 3 siècles, historiens être très sévères sur vos combats d'arrière-garde. 

Vous, journalistes réactionnaires, penseurs d'opérette l'œil fixé sur passé, nationalistes en carton, écrivains futiles, avez peur avenir en regardant  vos dérisoires 2000 ans d'histoire passée alors qu'il reste des dizaines voire des centaines de milliers d'années à l'humanité pour écrire de nouvelles pages qu'on souhaite, peut-être naïvement, moins sanguinaires et plus exaltantes !
 

Wesh wesh !

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Post scriptum : si vous décidez de vous purger les boyaux de la tête avec un blog qui représente l'antithèse du mien, grossier, populiste, vulgaire, violent, haineux, douteux, allez donc rendre visite à la délicatesse et à la subtilité. Agnès G, bourgeoise bohème et fière de l'être vous accueillera avec plaisir et raffinement.

mercredi 30 avril 2014

Quand l'académicien de chasse sonne l'hallali du halal...

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À l'occasion de l'élection au sein de l'Académie française du sombre et tourmenté Alain Finkielkraut , philosophe réactionnaire ayant un avis définitif sur tout et notamment sur ce qu'il ne connait pas - internet et les cités de banlieues entr'autres domaines -   j'ai ressorti ce petit bijou en toc, de derrière quelques vieux fagots bien secs,  remisés depuis trois longues années dans un hangar désaffecté.


Monsieur Finkielkraut représente l'archétype de ces universitaires brillants et cultivés dont la France est hélas prodigue. Ils restent figés dans leur 19ème siècle, incapables de s'attacher à la transformation d'un monde en perpétuelle mutation.

Les évolutions de notre société révulsent tellement ces intellectuels. réactionnaires que tels des gamins capricieux, ils considèrent, contre toute logique, qu'ils ont raison de se cramponner à un passé historique fantasmé, glorieux, mais bien irréel. 

Alain Finkielkraut et Renaud Camus, parmi tant d'autres penseurs, sont  devenus l'incarnation de ces maux français récurrents que sont l'immobilisme, le repliement sur soi et la folle conviction de la supériorité culturelle et ethnique  véhiculées par nos chimériques valeurs occidentales et chrétiennes.


Ce pastiche n'a rien perdu de son actualité. Ne m'accusez pas de souffler sur des braises encore brûlantes.


Je remercie chaleureusement mon pote Molière pour sa participation involontaire : il ne se doutait pas qu'un génie méconnu venu d'un autre siècle ferait de cet extrait du Malade imaginaire, un réquisitoire implacable contre cette xénophobie viscérale, obtuse, étroite,  et ô combien envahissante.





Le fleuron du populisme anti-musulman et de l'extrême droite new look est réunie là en costume d'apothicaire. Avec dans les rôles principaux :
Alain Finkielkraut, Élisabeth Lévy, Éric Zemmour,  Robert Ménard.  Marine Le Pen et Ivan Rioufol sont également très présents sur la scène. 
Le Français pleurnichard est joué par l'un d'entre nous.




ALAIN FINKIELKRAUT : Je suis philosophe, qui vais de  radio en radio, de télévision en télévisions, d'interview en interviews, pour chercher d'illustres matières à ma capacité, afin de trouver des émules dignes de m'occuper, capables d'exercer les grands et beaux secrets que j'ai trouvés dans ma philosophie. Je dédaigne de m'amuser à ce menu fatras de  pensées gauchistes ordinaires, à ces bagatelles de droits de l'homme, à ces fiévrottes de SDF, à ces vapeurs de sans-papiers, et  ces pauvres bien trop assistés. 
Je veux des problèmes d'importance : du bon gros racisme avec des expulsions immédiates, de bonnes révolutions islamistes, de bonnes  émeutes au Moyen  Orient, de bons massacres sanguinolents, de bons soulèvements violents dans les banlieues, de bons attentats d'Al Qaeda avec  beaucoup de victimes : c'est là que je me plais, c'est là que je triomphe; et je voudrais, Monsieur, que vous  succombiez à tous les maux que je viens de dire, que vous fussiez abandonné de tous les politiques, désespéré, à l'agonie, pour vous montrer l'excellence de mes remèdes, et l'envie que j'aurais de vous rendre service.
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LE CITOYEN : Je vous suis obligé, Monsieur, des bontés que vous avez pour moi.
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ÉLISABETH LÉVY : Donnez-moi votre pouls. Allons donc, que l'on batte comme il faut. Ahy, je vous ferai bien aller comme vous devez. Hoy, ce pouls-là fait l'impertinent: je vois bien que vous ne me connaissez pas encore. Qui est votre   référent ?


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LE CITOYEN :   La République...
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ALAIN FINKIELKRAUT : Ce principe-là n'est point écrit sur mes tablettes entre les grands philosophes. De quoi dit-elle que vous êtes atteint?
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LE CITOYEN : Elle dit que c'est la crise économique, et d'autres disent que ce sont les déficits.
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MARINE LE PEN : Ce sont tous des ignorants: c'est de l'islam que vous êtes malade.
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LE CITOYEN : De l'islam?
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ÉRIC ZEMMOUR : Oui. Que sentez-vous?

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LE CITOYEN : Je sens une nette baisse de mon pouvoir d'achat.
 .

ROBERT MÉNARD : Justement, l'islam.
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LE CITOYEN: Il me semble qu'il y a de plus en plus de chômage.
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IVAN RIOUFOL : L'islam.

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LE CITOYEN : Je trouve que mes libertés se restreignent..
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NATACHA POLONY : L'islam. 

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LE CITOYEN : Je sens un terrible manque de solidarité entre les citoyens.
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ELISABETH LÉVY : L'islam.
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LE CITOYEN : Je trouve que les banques sont scandaleusement favorisées.
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MARINE LE PEN : L'islam.
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LE CITOYEN : le système ultra libéral me parait terriblement injuste.
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ALAIN FINKIELKRAUT : L'islam
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LE CITOYEN :  J'ai peur de l'avenir.
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MARINE LE PEN : L'islam
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LE CITOYEN : Et j'ai l'impression que nous sommes gouvernés par des gens qui profitent outrageusement de leurs privilèges.
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ÉLISABETH LÉVY : L'islam. Vous allez voter ?
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UN FRANÇAIS : Oui, Madame.
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IVAN RIOUFOL : L'islam. Vous avez peur dans la rue ?
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LE CITOYEN : Oui, Monsieur
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ÉRIC ZEMMOUR : L'islam. Vous avez peur de ne pas toucher une pension de retraite suffisante ?
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LE CITOYEN : Oui, Monsieur.
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ALAIN FINKIELKRAUT : L'islam, l'islam, vous dis-je. Que vous ordonne la République comme principes ?
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LE CITOYEN : Elle m'ordonne la tolérance.
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ÉRIC ZEMMOUR : Ignorante.
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LE CITOYEN : La générosité.
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ROBERT MÉNARD : Ignorante.
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LE CITOYEN : L'indignation.
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ÉRIC ZEMMOUR : Ignorante.
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LE CITOYEN : L'impertinence.
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IVAN RIOUFOL : Ignorante.
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LE CITOYEN : Et de temps à autre le droit de manifester pour rappeler leurs devoirs aux dirigeants et défendre nos droits.
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ÉLISABETH LÉVY : Ignorante.
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LE  CITOYEN : Et surtout davantage de fraternité.
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ALAIN FINKIELKRAUT et MARINE LE PEN en chœur : Ignorantus, ignoranta, ignorantum. Il faut combattre les musulmans : ils sont la cause de toutes les calamités ! Pour guérir de ce mal sournois, lisez Le Figaro avec ses multiples talents, Ivan Rioufol et Zemmour et la digne équipe de Valeurs actuelles, écoutez RTL, regardez sur France 2 et France 5, Yves Calvi, Éric Zemmour, Pujadas, Ménard, consultez les sites Causeur et Fdesouche. De toute manière nous sommes omniprésents car nous sommes devenus grâce aux médias les nouveaux chantres du politiquement correct et les hérauts sans partage de la pensée dominante !
 
Effectivement, ils sont vraiment partout.



pcc Molière [Le malade imaginaire acte 3 scène 10 - 1673]


Bises fraternelles à toutes et à tous.
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jeudi 12 mai 2011

La revanche du modernœud Molière face aux réacs-cons apeurés. Pastiche halal.


Ce texte est le pastiche halal d'un célèbre extrait du malade imaginaire de Molière. Il met en présence Argan, le bourgeois  hypocondriaque et Toinette, sa servante déguisée en médecin  accompagnée de divers acolytes, charlatans d'entre les charlatans. J'ai simplement remplacé le mot "poumon" par celui, plus contemporain, de "islam"..

Les médecins de l'époque de Louis XIV, les penseurs contemporains  et autres journalistes de notre époque, jouissant en commun, outre un culot manifeste et un sectarisme effrayant, d'une propension indiscutable à débiter certains lieux communs et contre-vérités  avec un aplomb déconcertant.



Le fleuron du populisme anti-musulman et de l'extrême droite new look est réunie là en costume d'apothicaire. Avec dans les rôles principaux :
Alain Finkielkraut, Élisabeth Lévy, André Glucksmann, Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux, Marine Le Pen, Éric Zemmour, Ivan Rioufol, Robert Ménard.



ALAIN FINKIELKRAUT : Je suis philosophe, qui vais de  radio en radio, de télévision en télévision, d'interview en interview, pour chercher d'illustres matières à ma capacité, pour trouver des émules dignes de m'occuper, capables d'exercer les grands et beaux secrets que j'ai trouvés dans ma philosophie. Je dédaigne de m'amuser à ce menu fatras de  pensées gauchistes ordinaires, à ces bagatelles de droits de l'homme, à ces fiévrottes de SDF, à ces vapeurs de sans-papiers, et  ces pauvres trop assistés. Je veux des problèmes d'importance : du bon gros racisme avec des expulsions immédiates, de bonnes révolutions islamistes, de bonnes  émeutes au Moyen  Orient, de bons massacres sanguinolents, de bons soulèvements violents dans les banlieues, de bons attentats d'Al Qaeda avec  beaucoup de victimes : c'est là que je me plais, c'est là que je triomphe; et je voudrais, Monsieur, que vous  succombiez à tous les maux que je viens de dire, que vous fussiez abandonné de tous les politiques, désespéré, à l'agonie, pour vous montrer l'excellence de mes remèdes, et l'envie que j'aurais de vous rendre service.

UN FRANÇAIS : Je vous suis obligé, Monsieur, des bontés que vous avez pour moi.


ÉLISABETH LÉVY : Donnez-moi votre pouls. Allons donc, que l'on batte comme il faut. Ahy, je vous ferai bien aller comme vous devez. Hoy, ce pouls-là fait l'impertinent: je vois bien que vous ne me connaissez pas encore. Qui est votre
  référent ?

UN FRANÇAIS :
  La République...

ALAIN FINKIELKRAUT : Ce principe-là n'est point écrit sur mes tablettes entre les grands philosophes. De quoi dit-elle que vous êtes atteint?


UN FRANÇAIS : Elle dit que c'est la crise, et d'autres disent que ce sont les déficits.


NICOLAS SARKOZY : Ce sont tous des ignorants: c'est de l'islam que vous êtes malade.


UN FRANÇAIS : De l'islam?


ÉRIC ZEMMOUR : Oui. Que sentez-vous?


UN FRANÇAIS : Je sens une nette baisse de mon pouvoir d'achat.

 

 ROBERT MÉNARD : Justement, l'islam.

UN FRANÇAIS : Il me semble qu'il y a de plus en plus de chômage.


IVAN RIOUFOL : L'islam.


UN FRANÇAIS : Je trouve que mes libertés se restreignent..


BRICE HORTEFEUX : L'islam.


UN FRANÇAIS : Je sens un terrible manque de solidarité entre les citoyens.


ANDRÉ GLUCKSMANN : L'islam.
 
UN FRANÇAIS : Je trouve que les banques sont scandaleusement favorisées.

NICOLAS SARKOZY : L'islam.

UN FRANÇAIS : le système ultra libéral me parait terriblement injuste.

NICOLAS SARKOZY : L'islam

UN FRANÇAIS :  J'ai peur de l'avenir.

MARINE LE PEN : L'islam

UN FRANÇAIS : Et j'ai l'impression que nous sommes gouvernés par des gens qui profitent outrageusement de privilèges.

ÉLISABETH LÉVY : L'islam. Vous allez voter ?

UN FRANÇAIS : Oui, Madame.

 IVAN RIOUFOL : L'islam. Vous avez peur dans la rue ?

UN FRANÇAIS : Oui, Madame.

ÉRIC ZEMMOUR : L'islam. Vous avez peur de ne pas toucher une pension de retraite suffisante ?

UN FRANÇAIS : Oui, Monsieur.

ALAIN FINKIELKRAUT : L'islam, l'islam, vous dis-je. Que vous ordonne la République comme principes ?

UN FRANÇAIS : Elle m'ordonne la tolérance.

BRICE HORTEFEUX : Ignorante.

UN FRANÇAIS : L'ouverture sur le monde.

IVAN RIOUFOL : Ignorante.

UN FRANÇAIS : La générosité.

 ROBERT MÉNARD : Ignorante.

UN FRANÇAIS : L'indignation.

ÉRIC ZEMMOUR : Ignorante.

UN FRANÇAIS : L'impertinence.

IVAN RIOUFOL : Ignorante.

UN FRANÇAIS : Et de temps à autre des manifestations pour rappeler leur devoir aux dirigeants et défendre nos droits.

ÉLISABETH LÉVY : Ignorante.

UN FRANÇAIS : Et surtout davantage de fraternité.

NICOLAS SARKOZY et MARINE LE PEN en chœur : Ignorantus, ignoranta, ignorantum. Il faut combattre les musulmans : ils sont la cause de toutes nos calamités ! Pour guérir de ce mal sournois, lisez Le Figaro avec ses multiples talents, Ivan Rioufol et Zemmour et la digne équipe d'Étienne Mougeotte, écoutez RTL, regardez sur France 2 et France 5, Yves Calvi, Éric Zemmour, Pujadas, Ménard, consultez les sites Causeur et Fdesouche. De toute manière nous sommes omniprésents ! Même à gauche.
 
Effectivement, ils sont partout.



pcc Molière [Le malade imaginaire acte 3 scène 10 - 1673]



Amis lecteurs, à très bientôt ! 

Demain sera un autre jour.

jeudi 10 février 2011

Molière au pays des réacs. Pastiche.

Ce texte est le pastiche d'un célèbre extrait du malade imaginaire de Molière. Il met en présence Argan, le bourgeois  hypocondriaque et Toinette, sa servante déguisée en médecin de l"époque, charlatan d'entre les charlatans. J'ai simplement remplacé le mot "poumon" par celui, plus contemporain, de "islam"..
Les médecins de l'époque de Louis XIV et les penseurs ou autres journalistes de notre temps, possédant en commun, outre un culot certain et un sectarisme effrayant, une propension indiscutable à débiter certaines stupidités et contre-vérités  avec un aplomb déconcertant.

Les apothicaires bornés, obsédés par l'islam.


Le fleuron du populisme anti-musulman et de l'extrême droite new look est réunie là en costume d'apothicaire. Avec dans les rôles principaux :
Alain Finkielkraut, Élisabeth Lévy, BHL, André Glucksmann, Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux, Marine Le Pen, Éric Zemmour, Ivan Rioufol, Pierre Lellouche,  Caroline Fourest.



ALAIN FINKIELKRAUT : Je suis philosophe, qui vais de  radio en radio, de télévision en télévision, d'interview en interview, pour chercher d'illustres matières à ma capacité, pour trouver des émules dignes de m'occuper, capables d'exercer les grands et beaux secrets que j'ai trouvés dans ma philosophie. Je dédaigne de m'amuser à ce menu fatras de  pensées gauchistes ordinaires, à ces bagatelles de droits de l'homme, à ces fiévrottes de SDF, à ces vapeurs de sans-papiers, et  ces pauvres trop assistés. Je veux des problèmes d'importance : du bon gros racisme avec des expulsions immédiates, de bonnes révolutions islamistes, de bonnes  émeutes au Moyen  Orient, de bons massacres sanguinolents, de bons soulèvements violents dans les banlieues, de bons attentats d'Al Qaeda avec  beaucoup de victimes : c'est là que je me plais, c'est là que je triomphe; et je voudrais, Monsieur, que vous  succombiez à tous les maux que je viens de dire, que vous fussiez abandonné de tous les politiques, désespéré, à l'agonie, pour vous montrer l'excellence de mes remèdes, et l'envie que j'aurais de vous rendre service.

UN FRANÇAIS : Je vous suis obligé, Monsieur, des bontés que vous avez pour moi.


ÉLISABETH LÉVY : Donnez-moi votre pouls. Allons donc, que l'on batte comme il faut. Ahy, je vous ferai bien aller comme vous devez. Hoy, ce pouls-là fait l'impertinent: je vois bien que vous ne me connaissez pas encore. Qui est votre
  référent ?

UN FRANÇAIS :
  La République...

ALAIN FINKIELKRAUT : Ce principe-là n'est point écrit sur mes tablettes entre les grands philosophes. De quoi dit-elle que vous êtes atteint?


UN FRANÇAIS : Elle dit que c'est la crise, et d'autres disent que ce sont les déficits.


NICOLAS SARKOZY : Ce sont tous des ignorants: c'est de l'islam que vous êtes malade.


UN FRANÇAIS : De l'islam?


ÉRIC ZEMMOUR : Oui. Que sentez-vous?


UN FRANÇAIS : Je sens une nette baisse de mon pouvoir d'achat.


BHL : Justement, l'islam.


UN FRANÇAIS : Il me semble qu'il y a de plus en plus de chômage.


IVAN RIOUFOL : L'islam.


UN FRANÇAIS : Je trouve que mes libertés rétrécissent..


BRICE HORTEFEUX : L'islam.


UN FRANÇAIS : Je sens un terrible manque de solidarité entre les citoyens.


ANDRÉ GLUCKSMANN : L'islam.
 
UN FRANÇAIS : Je trouve que les banques sont scandaleusement favorisées.

NICOLAS SARKOZY : L'islam.

UN FRANÇAIS : le système ultra libéral me parait terriblement injuste.

NICOLAS SARKOZY : L'islam

UN FRANÇAIS :  J'ai peur de l'avenir.

MARINE LE PEN : L'islam

UN FRANÇAIS : Et j'ai l'impression que nous sommes gouvernés par des gens qui profitent outrageusement de privilèges.

ÉLISABETH LÉVY : L'islam. Vous allez voter ?

UN FRANÇAIS : Oui, Madame.

CAROLINE FOUREST : L'islam. Vous aimez faire la fête ?

UN FRANÇAIS : Oui, Madame.

ÉRIC ZEMMOUR : L'islam. Vous avez peur de ne pas toucher une pension de retraite suffisante ?

UN FRANÇAIS : Oui, Monsieur.

ALAIN FINKIELKRAUT : L'islam, l'islam, vous dis-je. Que vous ordonne la République comme principes ?

UN FRANÇAIS : Elle m'ordonne la tolérance.

BRICE HORTEFEUX : Ignorante.

UN FRANÇAIS : L'ouverture sur le monde.

IVAN RIOUFOL : Ignorante.

UN FRANÇAIS : La générosité.

PIERRE LELLOUCHE : Ignorante.

UN FRANÇAIS : L'indignation.

BHL : Ignorante.

UN FRANÇAIS : L'impertinence.

IVAN RIOUFOL : Ignorante.

UN FRANÇAIS : Et de temps à autre des manifestations pour rappeler leur devoir aux dirigeants et défendre nos droits.

ÉLISABETH LÉVY : Ignorante.

UN FRANÇAIS : Et surtout davantage de liberté.

NICOLAS SARKOZY et MARINE LE PEN en chœur : Ignorantus, ignoranta, ignorantum. Il faut combattre les musulmans : ils sont la cause de toutes nos calamités ! Pour guérir de ce mal sournois, lisez Le Figaro avec ses multiples talents, Ivan Rioufol et Zemmour et la digne équipe d'Étienne Mougeotte, écoutez RTL, regardez sur France 2 et France 5, Yves Calvi, Éric Zemmour, Pujadas, consultez les sites Causeur et Fdesouche. De toute manière nous sommes partout ! Même à gauche.
 Puis, lorsque vous vous serez fait votre opinion,  en 2012, glissez voluptueusement votre bulletin de vote  dans l'urne et nous nous occuperons du reste...
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pcc Molière [Le malade imaginaire acte 3 scène 10 - 1673]



Amis lecteurs, à après !