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mardi 18 janvier 2011

Hiérarques, de grâce, cachez cette médiocrité que nous ne saurions voir. Élucubrations sur Internet...

Salut les Schtroumpfs !

L'autre jour, figurez vous que lors d'une de mes nombreuses périodes de masochisme transcendantal, j'ai éprouvé la tentation de relire ce que j'avais écrit depuis quelques années sur les blogs auxquels j'avais participé.

Dire que j'ai été horrifié serait un doux euphémisme.

Non. Pire : j'ai eu honte !

Plus sérieusement : je suis écrasé par le poids de mes remords...


image Wikio labs

Comment un misérable  trou du cul, tel que mon pauvre personnage couvert non pas d'un passe-montagne crapuleux mais par un pseudonyme aussi larmoyant de niaiserie a t-il pu se permettre d'incendier violemment tant de ministres, intellectuels, érudits et  journalistes éminents ?

Comment une malodorante crotte de rat de la France d'en dessous peut-elle se permettre de critiquer avec tant d'insolence des gens estimables, compétents, instruits qui se consacrent avec tant d'abnégation au service de la Nation ?

Comment se fait-il qu'un aigri, minus habens social et culturel, vendeur itinérant sur les marchés, donne son avis sur la marche de la société alors que de brillants technocrates  et experts farcis de diplômes , nés  et éduqués pour ça, se démènent pour conduire notre glorieux pays vers la félicité ?

J'avoue et admets l'obscénité de cette situation : c'est avec contrition, genoux à terre, que je supplie mes 3 ou 4 lecteurs quotidiens de m'absoudre...

La faute en incombe indiscutablement à ce fléau des temps modernes : INTERNET !

Seul endroit sur terre où un infâme ver de terre irrévérencieux peut se permettre d'infliger des blâmes à l'éléphant ! Quelle impudence !

Unique lieu où un inculte désinvolte ose familièrement apostropher le savant ! Quel scandale !


Amis, c'en est trop !


En d'autres temps, mon utilité sociale aurait consisté à consommer, payer mes impôts, regarder la télé,  baiser, faire des enfants, voter une fois tous les 5 ou 7 ans et surtout laisser diriger nos chefs cooptés...

Ah ! Le temps béni du Gaullisme inquisitorial que tant  regrettent sans l'avoir vécu ou en l'ayant oublié ! Nostalgie. Une seule chaîne de télévision, un ministre de l'information, une censure omniprésente, des journalistes choisis pour leur soumission, des flics faisant le pied de grue au quartier latin.
France pompidolienne, France victorienne. Triste pays replié sur lui-même...

Dieu merci, toute cette chienlit politique induite par Internet ne génère que peu d'audience, sinon celle d'une petite caste vaniteuse persuadée de détenir les clefs de l'information du  pouvoir futur. Les pauvres, s'ils savaient...

L'Histoire se fabrique dans la rue mais les fondations d'un régime sont fréquemment  ébranlées  par les idées diffusées par la littérature et depuis peu par les moyens de communications modernes comme Internet, la téléphonie mobile, la télévision par satellites,   qui véhiculent à travers le monde les idées pernicieuses qui font si peur aux oligarchies.

Pourquoi nier que ces insurrections et ces aspirations à la liberté suscités dernièrement,  deviennent pour beaucoup,  la résultante de l'influence subtile de l'émigration et de l'immigration :  les français de la  1ère ou 2ème génération ne peuvent s'empêcher de comparer leurs droits et leurs libertés d'opinion avec ceux des gens restés au pays et cela crée forcément des frustrations et de la colère dans ces nations gouvernées par des tyrans. 

Qui vous dit que le mouvement des populations , sitôt la démocratie et le plein emploi revenus dans les pays du Maghreb ou d'Afrique, ne suscitera pas une inversion des flux migratoires ?

Selon beaucoup de penseurs et de politiques émérites, à peine dépassés par les nouvelles technologies mais fort illustres, Internet est le creuset de la médiocrité, du populisme, de la vulgarité et de la bassesse : comment ignorer de telles accusations alors que j'en suis une des lamentables incarnations, fort heureusement très peu consultée !

Que Dieu couronne ces  intellectuels éclairés qui font le renom de la mère patrie !

Toute technologie médiatique possède ses revers de  médailles et ses zones d'ombre : ainsi la télévision diffuse t-elle "secret story",  le cinéma ses films pornos, la radio "les auditeurs ont la parole", la téléphonie mobile ses spams, et Internet ses blogs !

Aussi, j'estime qu'il est temps que ce  monstrueux instrument de désinformation massive ou IDM que représente Internet soit au plus vite régulé afin qu'une information objective, dénuée de pornographie, d'outrages, d'insultes, de fausses nouvelles, de propos infamants, d'informations non contrôlées, de théories politiques séditieuses, soit filtrée en toute sérénité par un comité de sages issus de la revue "La règle du jeu" et de la rédaction du Figaro,  par exemple.


La réforme est en marche à pas feutrés. Les ennemis de la libre parole comme ce sinistre Michel Boyon, marionnette  administrative du CSA, sont mobilisés comme jamais...

Ainsi, nous autres, petits blogueurs médiocres, n'aurions d'autres choix que " d'aller cultiver notre jardin " comme l'avait si finement conclu Voltaire dans Candide en ces temps sombres qui préfiguraient un terrible maelström ...

Lectrices et lecteurs, je vous aime. 

À après ! 



vendredi 13 août 2010

Droits de cités ou la naissance de ghettos indignes. [ partie 1/2 ]

Amis, je me souviens...

C'était dans les années 1970. J'étais jeune et nous habitions avec mes parents un logement du 10ème arrondissement de Paris, au croisement de la rue du Faubourg Saint Martin et de la rue Lafayette, qui, s'il ne pouvait être qualifié de taudis, n'en possédait pas moins les caractéristiques. Un logement construit au 19ème siècle : pas de salle de bain, des toilettes rajoutées par construction extérieure. Nous nous lavions dans une bassine au pied de l'évier où ma mère préparait la nourriture dans une minuscule cuisine....

Ma famille n'était ni pauvre, ni aisée.

Et puis un jour, ma mère en eut marre et décida, sous l'œil réprobateur de mon père, conservateur impénitent, de déménager en banlieue, seul endroit accessible aux moyens d'une famille moyenne. À Montreuil précisément.

Les gouvernements de l'époque, pris par les retards monstrueux de constructions de logements et la pénurie dramatique dues au baby boom de l'après guerre construisaient des barres immondes, des tours affreuses, des bâtisses, serrées les unes contre les autres dont on était en droit de se demander si elles étaient destinées à des hommes ou à du bétail.

Les salopards d'urbanistes et d'architectes qui ont conçu de telles horreurs en béton auraient dû être condamnés à y habiter à vie !

Néanmoins, il faut bien convenir que sortant d'appartement étroits, sombres et étriqués, l'étalage de grandes salles de bains, d'immenses séjours, de larges baies vitrées, les nombreux placards ravissaient petits et grands. D'autant que ces appartements étaient quasiment neufs.

Le cadre était évidemment à chier, mais on ne pouvait pas tout avoir. Ainsi, la Seine Saint Denis, se remplit peu à peu de familles modestes issues de Paris. La vétusté des logements de la capitale et leur exigüité repoussant les familles au dehors.

Puis, petit à petit,  grâce à l'explosion du pouvoir d'achat des 30 glorieuses mais aussi par l'inconfort sonore de ces grands ensembles où on entendait pisser  le voisin du 5ème comme s'il était à côté de vous, alors qu'on se trouvait au 1er étage, où les hurlements de jouissance de la femme du 7ème excitaient les 500 habitants de la tour, où les bricoleurs compulsifs expérimentaient sans cesse leurs perceuses à des heures indues, sans oublier les amateurs de musique à fond, les dingos de danses en escarpins à talons qui résonnaient partout à l'aube, la plupart des locataires choisirent logiquement d'aller vivre ailleurs.

La qualité des constructions apparut rapidement largement insuffisante et chacun prit conscience de vivre davantage dans des cages à lapins très bruyantes que dans des logements décents.

Bref, en plus de mauvaises conditions de transport, beaucoup de gens partirent donc pour habiter plus loin dans des appartements d'un standing supérieur ou plus sûrement dans de petits pavillons individuels.

Je connaissais des tas de copains qui vivaient la même expérience, qui à Aulnay 3000, qui aux 4000 à la Courneuve, qui à Montreuil,  au chêne-pointu à Clichy sous bois ou à  Saint Denis.

De telle manière que les logements se vidèrent de leurs locataires d'origine. Ils furent peu à peu remplacés par des familles pauvres, forcément issues des ex territoires coloniaux de la France, travailleurs à bon marché, main d'œuvre corvéable et malléable à souhait, qu'utilisaient joyeusement les grandes entreprises françaises privées et nationalisées, quitte à les recruter directement dans leurs pays d'origine, jusqu'à les transporter directement en France, dans les années pompidoliennes et giscardiennes, années catastrophiques pour les répercussions qu'elles ont eu sur notre présent...

La longueur du texte me paraissant excessive, je vous raconterai lundi, la suite de ce feuilleton. Comment  ces cons d'énarques,  politiques et autres industriels de l'automobile et du bâtiment,  ont provoqué ces ghettos infâmes qui pourrissent la vie de tous ses habitants et provoquent ces vagues de racisme et de xénophobie ignominieuses. 


Gouverner c'est prévoir, nous chantaient ces nullités archi diplômées, issues de la bourgeoisie aisée, qui ne connaissaient rien de la vraie vie.. 
Pauvre France décatie, toi qui a généré une telle oligarchie inconséquente, ne t"étonne pas de retrouver un Sarkozy sans dessein, sans projet, sans convictions à ta tête !


Amis, auditeurs des pépiement rouges, à lundi pour la suite du feuilleton !

Je vous mets en  lien, sur l'excellent et chaleureux Collectif  Ruminancesun article de Christophe Certain qui analyse avec une finesse remarquable, la démarche du personnage cauchemardesque qui gouverne notre pays.

Merci de me suivre.

À après.