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vendredi 18 avril 2014

Internet, ton univers pitoyable...

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Au fond de ma cave, derrière une vieille porte aux gonds et à la serrure rouillés, j'ai retrouvé ce texte qui date de 3 ans et me parait toujours autant d'actualité.
Sa lecture pascale ne vous fera pas mal à la tête.

Amies 2.0, potes ver2.1, passants 1.0 qui vous retrouvez ici par hasard, curieux avides de sang et de spectacles morbides, savez-vous pourquoi j'aime Internet ?




Parce qu'il réhabilite l'écriture et la lecture... Parce qu'enfin un média privilégie  le verbe sur l'image, l'actif sur le passif. Parce que cette forme de communication permet à tous les oiseaux de s'exprimer : les aigles comme les buses, les vautours et les colombes, y compris les merles, qui, en l'absence de grives ont le droit de se manifester.

Même si parfois le style employé ressemble à un borborygme glaireux.

J'apprécie ce lieu où les "élites" médiatiques, politiques, s'expriment fréquemment comme des pieds, avec force fautes d'orthographe, erreurs grammaticales et contresens, où la notoriété s'étale dans une mare de boue  et où, sous le vernis médiatique qui craquelle, apparaissent de banales et médiocres personnalités sans relief.
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J'aime ce lieu où, comme dans la Corse du début du siècle dernier, des clans se forment naturellement avec leurs parrains, leurs tueurs à gages, leurs passionarias soumises aux caprices du chef, leurs délateurs et leurs zélateurs.

J'affectionne intensément cette agora, où le humble peut s'exprimer à l'égal du grand, où le minus de la France d'en bas s'en va interpeller  le puissant, où le petit citoyen qui courbe quotidiennement l'échine peut se transformer en justicier féroce, où la puce peut agacer l'éléphant, où l'identité sociale  s'effondre sous les coups de boutoir de la sincérité, où les chiures d'oiseau malingres peuvent noyer le phénix sous un tas de merde, où l'anonyme fait la pige à l'académicien, où le talent dénonce les injustices quotidiennes, où les convictions chevillées au corps nous emportent avec enthousiasme...

J'estime ce monde sans hiérarchie, où la vacuité côtoie une certaine profondeur, où la simplicité se mesure à la sophistication, où la culture méprisante se fait balayer par la sincérité naïve, où, à l'inverse, la suffisance humilie la sobriété, où le cuistre autoproclamé se retrouve entouré d'une masse de courtisans béats.

J'ai aussi beaucoup d'affection pour l'anonyme, qui, par timidité ou humilité, ou peur du monde, crucifie la célébrité qui revendique fortement sa place de privilégié. J'aime ces impertinents qui contestent la notoriété de supposés philosophes médiatiques dont on peut se demander d'où vient leur proximité et leur dénomination commune avec Aristote, Platon, Socrate, Pascal, Descartes, Nietzsche, Kant, Hegel ; eux qui n'ont jamais rien inventé et dont les paroles, lancées d'un air pénétré sont un tissu de banalités conformistes allié à des monceaux de platitudes.

Je déteste le recours fréquent aux citations pour exécuter d'un revers l'adversaire qu'on veut éliminer. J’exècre ces belles périphrases qui se veulent assassines. Je me méfie de ces beaux esprits dont le seul génie est de regrouper des petits bouts de pensées pour faire croire que non seulement, ils possèdent un esprit aigu mais encore qu'ils jouissent d'une personnalité hors norme. J'abhorre ces pseudo penseurs, tellement nourris par leurs lectures qu'ils se montrent incapables d'émettre la moindre opinion personnelle qui sorte un peu des sentiers battus.

J'aime les intellectuels pas trop médiatiques. Je hais l'intellectualisation ostentatoire.

Cependant, pour flamber et faire comme mes doctes confrères, j'ajouterai deux citations ringardes attribuées à Confucius qui collent parfaitement à mes niveaux intellectuels et culturels.

"Se peut-il qu'un homme soit moins sage qu'un oiseau ?"


"Quand l'oiseau est près de mourir, son chant devient triste ; quand l'homme est près de mourir, ses paroles portent l'empreinte de la vertu."

Surtout, ne riez pas : on risque de me soupçonner de rechercher l'humiliation pour me singulariser !


Amies 2.0, potes ver2.1, visiteurs 1.0 qui vous retrouvez ici par hasard, curieux avides de sang et de spectacles morbides, à plus tard ! Si la honte ne m'a pas submergé d'ici là.
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mardi 18 mars 2014

Le vent et le blogueur.




CE BLOG





MOI






Les longs discours sont superflus.

L'air et le vent sont les meilleurs amis du blogueur.

Pour mon 273ème billet sur ce blog (je ne suis pas très prolifique), je me permets de remercier infiniment ces deux éléments naturels pour leurs contributions involontaires mais efficaces au rayonnement de mon "inspiration".

C'était mon instant d'aigreur lucide et de désespoir cynique.

Un petit coucou et un grand merci éperdu de reconnaissance à toutes celles et ceux qui ne dédaignent pas prendre leur bol d'oxygène appauvri et leur dose de banalités enrichies sans risque de brûler leurs neurones en fréquentant ce vil lieu de perdition morale.

 Poils aux dorsales.

Vouloir changer le monde grâce à un blog est vain.

Poils aux reins.

Il ne sert à rien de relater notre vécu.

Poils au cul.

Néanmoins nous vaincrons parce que nous sommes les plus drôles.

Poils aux épaules.

C'est la morale de l'histoire.

Poils aux nageoires.
 
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mercredi 3 avril 2013

La politique de bas étage étudiée par un analyste de haut-vol.

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N'étant ni une hyène, ni un chacal, ni un vautour, ni Robin des bois, ni Arsène Lupin, ni Zorro, ni Savonarole, ni grand inquisiteur, ni le bourreau de Béthune, ni Saint-Just, ni Fouquier-Tinville, ni avocat, ni juge d'instruction, ni redresseur de torts, ni justicier, ni le docteur Schweitzer, ni Antoinette Soubiroux Bernadette Soubirous, ni sœur Sourire, je ne parlerai pas du "cas Cahuzac" (notez au passage la trouble subtilité du style particulièrement maîtrisé d'un plumitif non professionnel).
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"La spirale du mensonge" selon Pierre Cahuzac


Non. J'ai plutôt envie de causer du retentissement de cette affaire sur les masses laborieuses que j'ai l'immense bonheur de côtoyer chaque jour que Dieu, auquel je ne crois pas, fait.

Amies et amis qui me lisez, je ne sais si vous avez conscience de l'immense privilège dont vous jouissez - non pas en me lisant, bien sûr - mais en sachant vous servir d'internet pour approfondir vos connaissances et les informations susceptibles d'étayer vos opinions ?

N'oubliez pas, qu'une grande majorité de citoyens, ne sont informés que par les médias traditionnels comme la radio, la télévision et accessoirement par la presse papier !

Médiapart se vante fort justement d'avoir de 60.000 à 65.000 abonnés ! Mazette.
   
Sur 45.000.000 d'électeurs inscrits ! Aïe !

Bon d'accord, en ce qui concerne l'affaire Cahuzac, le bruit médiatique qu'a dégagé Médiapart, équivaut à une puissance 18 fois supérieure à celui d'un exemplaire pitoyable de l'Express sur la 43ème enquête sur l'immobilier ou de la "une" agonisante du Point sur le voile islamique ou la burkha.

Chacun est bien convaincu, que les sieurs Christophe Barbier et Frantz-Olivier Giesbert sont des  journalistes has-been fort médiocres qui ne font illusions que sur les propriétaires des magazines pré-cités atteints du syndrome de la Tourette, mais bon ! Ne tirons pas sur des corbillards, les amis.

Donc, l'immense majorité de la population suit le déroulement de ce scandale par l'intermédiaire des médias traditionnels auxquels, par ailleurs, elle n'accorde strictement aucune confiance, si vous voulez bien me croire. 
J'ai sillonné des milliers de marchés où j'ai écouté des centaines de milliers d'opinions sur les médias pour vous le confesser sans détour : la plupart des vedettes médiatiques bénéficient d'autant de crédit de confiance que vous en accorderiez à Jean-François Copé en lui demandant d'organiser votre tombola de fin d'année scolaire, si vous voyez ce que je veux dire...

Et ce petit peuple, dont je fais partie, ne suit que très peu internet, encore moins les blogs politiques dont il ignore l'existence, c'est dire notre utilité...

Ces citoyens  commencent sérieusement à penser tout haut à une alternative politique qui n'est hélas pas celle de Mélenchon, qui ne passe dramatiquement pas la rampe de la popularité pour des motifs de forme et non pas de convictions, mais qui ressemble de plus en plus à celles d'un Front National, encore vierge de tout pouvoir gouvernemental.

Je sens depuis quelques années, que cette alternative nous pend au nez comme la morve aux narines d'un gamin grippé.

Parce que cette satanée 5ème république trop monarchique et centralisée ne favorise pas les contre pouvoirs.

Parce que cette vieille 5ème république, à force de consanguinité entre les milieux médiatiques et politiques, introduit une connivence inacceptable qui devient un frein à la régénérescence sociale d'un système sclérosé.

Parce que cette vieille 5ème république est incapable de renouveler ses élites. Comment, par exemple, un Guaino, piètre politicien, élu d'une circonscription sur mesure, peut-il parler autant d'heures dans tant de médias et ce jusqu'au dégoût ?

Parce que cette 5ème république vermoulue n'incite plus au respect. De Gaulle est mort, enterré et bouffé par les vers. Ceux qui se réclament de lui, ne sont pas des Gaullistes, juste de piteux succédanés.

Enfin, parce que cette désastreuse 5ème république introduit sournoisement l'idée du roi-président, chef providentiel, de telle sorte que des pitres comme Nicolas Sarkozy s'estimeront toujours nécessaires à la conduite du pays : ce cher homme est capable de penser, dans son délire paranoïaque, qu'il doit faire don de sa personne pour conduire la nation. Il est fou.

L'ambition personnelle est une folie et malheureusement, la Constitution actuelle l'encourage.

Poil au visage.
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Sur ces considérations pseudo philosophiques de bas étage mais de haut vol, je m'en vais lire Shakespeare en bandes dessinées... Ce billet est tellement nul que je n'arrive pas à me relire...
Lectrices et lecteurs fidèles, à genoux, la tête penchée devant vous, attendant les yeux clos le coup de glaive fatal, j'implore votre pardon.
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samedi 23 février 2013

Quand Manuel Valls préconise que le journal de Mickey devienne l'organe de presse modèle. Interdit de rire.

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Salut les gens.

Sachant que le dernier billet auquel je tenais a encaissé une terrible gifle alors que mon avant-dernier billet a fait un carton (tout relatif) dont j'ignore absolument le pourquoi du comment, j'ai pris deux ou trois Xanax® pour retrouver un peu d'inspiration et me remettre de ce KO moral...

Aussi vais-je poursuivre mon destin chaotique dans l'univers bloguesque en vous parlant de la déclaration d'un des ministres de Jean-Marc Ayrault qui, comme les Moscovici et autres Cahuzac, n'aurait pas dépareillé dans un gouvernement de Nicolas Sarkozy : j'ai nommé le flamboyant Catalan Manuel Valls...



Oh, je ne vais pas critiquer la manière  dont il gère son ministère de l'intérieur, en le noyautant et le bétonnant au passage à la manière sarkozienne afin de conserver un bastion fort utile pour une prochaine candidature élyséenne. Non, après tout il fait son boulot de ministre de l'intérieur et de futur présidentiable.
Toujours présent pour pleurer les morts de la police en mission et tenter de combattre tout azimut le banditisme, les groupuscules gauchistes qui pullulent, l'internet source de désordres et d'idées révolutionnaires, le terrorisme qui profitant du terreau fertile de la pauvreté, représente une alternative pour foutre le système en l'air, bref, il est là pour maintenir, de plus en plus difficilement, les valeurs de l'élite énarchique qui nous gouverne et se distribue gaiment  les postes de la république.

Jusque là, rien de spécial. Cet homme a une vision de droite de la société. Comme le président de la république et son premier ministre. Quoi de plus naturel en somme ? Les chats ne désignent pas des chiens pour garder leurs progénitures, n'est-ce pas ?

Où en étais-je déjà ? Ah oui, cette fameuse déclaration
Je cite :

"Le ministre de l'intérieur Manuel Valls a fait savoir qu'il souhaitait lutter, en particulier sur Internet, contre les paroles de rap "agressives" ou "insultantes" contre l'Etat ou ses fonctionnaires, ou qui donnent une "image dégradée de la place de la femme au sein de notre société"

 

Bon. 


Peut-être pourra t-on écouter des groupes de rap débiter les fadaises de Mireille Mathieu ou les bluettes de Stone et Charden ! J'attends ce moment avec une impatience mal dissimulée. Voir ces rappeurs au look de brute chanter l'amour éternel et la virginité jusqu'au mariage. Entendre les rappeurs versifier sur leur départ à l'usine tous les matins à 6h ! Observer en concert nos rappeurs célébrer l'humanité et la gentillesse de la police française ! Un vrai régal vous dis-je !

 

Blague à part, si vous coupez aux groupes de rap, la faculté de critique de la société, les paroles de révolte et la violence des propos, c'est un peu comme si vous en faisiez des castrats : ils auraient l'air de quoi pour pécho avec les maigres liasses de billets représentants leur salaire d'ouvrier de chez GoodYear, hein ? Vous y avez pensé, bande d'ingrats ?


En allant légèrement plus loin, on pourrait demander aux blogueurs politiques d'éviter toute critique envers le système ou sanctionner durement toute opinion contraire aux dogmes de la pensée dite correcte.


Petit à petit, l'État, l'Europe, cherchent à rogner le peu de libertés qu'il nous reste. Internet est dans leur viseur car les gouvernants savent bien que ce média un peu sournois est peu à peu en train de ravir la vedette aux médias traditionnels qui perdent pied à pied leur prestige.

 

La population fait davantage confiance à Internet pour s'informer en confrontant les opinions des divers sites et blogs. Comparaison impossible sur les télévisions, par exemple, du fait de l'uniformisation des informations et des avis des mêmes éditorialistes qui ne délivrent qu'un son de cloche.

 

Ce privilège qui nous est donné agace prodigieusement les élites qui sentent bien les citoyens leur échapper. Les médias classiques ont certes, comme je le disais précédemment l'avantage de l'audience mais par contre, je suis intimement convaincu qu'ils ont complètement perdu la guerre de la persuasion et surtout de la crédibilité.

 

Internet est le média de la recherche et de la profondeur pour peu qu'on sache distinguer entre le bon grain et l'ivraie. TF1, France2, les chaînes d'infos en continu sont les fosses septiques du sensationnalisme, du superficiel et de la parole tronquée ou orientée. 

 

Manu aimerait tellement que le journal de Mickey avec ses aventures naïves qui finissent toujours bien devienne l'organe d'information officiel du quinquennat Hollande ! À condition de censurer le peu reluisant Pat Hibulaire, bien entendu !

 

Internet, refuge des rebelles, du foisonnement d'idées et de la complexité des opinions ne cessera jamais d'être inquiété. Valls, profitant de sa notoriété fugitive tentera de saper la forteresse, puis patiemment d'autres continueront le travail entrepris jusqu'à contrôler ou livrer le Net aux médias traditionnels et ainsi bâillonner ou étouffer les indépendants en les privant de visibilité.

 

C'est une lutte cruelle et de longue haleine entre ceux qui détiennent les pouvoirs et les citoyens qui se dessine.

 

Sur ces vaines rodomontades, je vous salue, bande de séditieux en chaussons !

 

Entre temps partez donc visiter ce blog aussi mystérieux qu'étrange qui vous emmènera au bout du chemin. Dépaysement garanti.

 

À après si je ne me suis pas pendu entre temps.

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mercredi 2 janvier 2013

Blogueurs, twitter et magie noire. Une trilogie tonitruante teintée de sexe...

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Ce texte largement réaménagé et actualisé a été rédigé et publié en 2010 dans une indifférence générale.


Allez hop ! Pour commencer l'année en fanfare, voici une parodie, supposée humoristique sur l'univers des blogueurs et des twittdos. 

Il est peu courant que la blogosphère se moque d'elle-même mais comme il est encore plus rare que le milieu journalistique le fasse à ses propres dépens, montrons que le recul, la dérision et l'autocritique ne se retrouvent pas forcément chez les professionnels médiatiques à la recherche d'une crédibilité de plus en plus contestée . Chacun, moi compris, pourra y retrouver une miette de ses fausses certitudes et de son ego plus ou moins dimensionné...

Toutefois je ne suis pas certain qu'elle fasse rire tout le monde, mon humour tombant trop souvent à plat.
 

 Voici le début d'une publicité imaginaire...


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Blogueurs influents, grâce au e gri-gri en poils
d'éléphants synthétiques hypoallergéniques
du Grand Marabout Doudou Kouyabadiou,
perdez votre addiction aux classements des blogs, à la quantité de visiteurs ou à votre nombre d'abonnés twitter et profitez-en pour soulager votre souffrance morale !

Après de longues études dans la terrible jungle du Congo, le célèbre Mage Doudou Kouyabadiou, crypto-philosophe  sophrologue africain de réputation internationale,  a mis au point un e gri-gri adapté aux techniques modernes d'Internet. Cet illustre Docteur Honoris Causa de la Sort Bonne, rivière située à deux pas des mares aux crocodiles, diplomé d'Os Fort, le cimetière d'éléphants, initié aux pratiques de magie noire par la terrible sorcière Nadimorano, est de surcroît professeur émérite de la clairière aux gorilles d'Art Ward.
Il est le seul enchanteur diplômé à avoir dévoré cru le lobe frontal d'un ingénieur de Google, une gonade d'un pigeon libéral, le cervelet d'un trader de la City et un demi cerveau de vendeur de l'Applestore.
Toutes ces références intellectuelles pour souligner combien ses compétences dans les techniques d'Internet sont indiscutables !

Devant les insondables douleurs psychologiques suscitées par les bouleversements du classement Ebuzzing, notre agrégé en magie noire, a conçu dans l'urgence un discret e gri-gri tressé en forme de couronne que vous pourrez obtenir pour la modique somme de 14,95 €. 

 L'effet de ce porte bonheur est MAGIQUE ! En quelques jours, votre addiction  et vos tourments disparaîtront comme par miracle !
Lisez donc ces quelques témoignages édifiants !

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Voici au hasard, quelques réactions de clients forcément satisfaits sélectionnés par Maître Col Vert, huissier de justice.

De M. xxxxx à L

Ô Grand Gourou, je tiens à vous remercier d'avoir sauvé ma santé mentale. Fut un temps, Ebuzzing était devenu pour moi, un Dieu insatiable et exigeant : dès potron-minet, je vérifiais mon classement et contrôlais les liens entrants de mon blog. Chez moi, tout tournait en rond : mes liens, mes amis du Web, ma blogroll. Malgré tout je ressentais une félicité sans pareille car je figurais dans l'élite des classements du Web.
Ma famille était très fière de moi et dans mon entourage, on me prenait pour un grand influenceur politique : de fait, en regardant les journal de J.P Pernaud, sur TF1 et celui de David Pujadas sur France 2, je retrouvais pratiquement  les mêmes commentaires que mes  billets inspirés des dépêches AFP à peine modifiées et recopiées sur mon blog. 

J'ai d'ailleurs écrit aux deux rédactions pour leur faire connaître ma colère et ma désapprobation : indubitablement, Messieurs Pernaud et Pujadas se servaient de mon blog pour élaborer leurs journaux respectifs !
Léon, mon voisin, m'appelait "Monsieur" et les gens du quartier me surnommaient "le journaliste". Néanmoins, je restais toujours modeste, un petit sourire entendu au coin des lèvres, un peu à la manière de mes confrères Edwy Plenel et  Jean-Michel Aphatie...
Et puis, catastrophe ! Les visites se sont faites de plus en plus rares et les classement n'existaient plus.
J'ai sangloté toute la nuit. Sur les conseils de tous mes potes du Web, j'ai tweeté, Retweeté, rédigé 3 billets insignifiants par jour pour appeler toujours plus de tweets et de Re-tweets. 

Pour vous dire, Ô Mage, à la fin mes billets étaient constitués de 7 points d'interrogation, chacun dirigé vers le lien d'un influent. Les boutons "twitter" constellaient ma page d'accueil, et mes abonnés se comptaient par milliers

Avec le recul ma gorge se serre,  je sens sourdre le pathétique  de la situation, quel naufrage, mes amis !
Fatalement, j'ai craqué. Victime des quolibets de mes voisins, j'ai frôlé le suicide jusqu'à la découverte miraculeuse d'une de vos annonces.
Professeur Doudou Kouyabadiou : vous avez sauvé ma vie ! En commandant un  e gri-gri en poils d'éléphants synthétiques hypo-allergéniques pour le prix dérisoire de 14,95 €, non seulement j'ai commencé à rédiger des billets qui voulaient dire quelque chose, mais surtout, je me suis guéri à jamais d'une névrose obsessionnelle qui me conduisait à la folie. 

MERCI. MERCI. MERCI.

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De Mme R de L :  

Récemment créatrice d'un blog politique, mon but se résumait à atteindre, quel qu'en fut le prix, LA notoriété voire une certaine célébrité.  
Je liais, je RE-liais, je RE-RE-liais, puis j'ai touitté, RE-touitté, RE-RE-touitté. Puis j'ai commenté, RE-commenté, RE-RE-commenté les blogs des influents. Enfin j'ai léché, RE-lécher, RE-RE-léché ce que la blogosphère comptait de célébrités.  Après le départ de mon mari j'ai flippé, RE-flippé,  RE-RE-flippé.
Depuis... LA RÉVÉLATION : Une nouvelle vie pour seulement 14,95 € grâce au puissant et vigoureux  Lutin KOUYABADIOU, vous trouvez ça cher, vous ?
Les classements et le nombre de visiteurs ? Désormais, je m'en tamponne complètement !
Je viens de créer un nouveau blog appelé "Violette, sexe et sociologie", il est spécialisé dans les techniques sexuelles. On y jouit, on s'y éclate comme les bêtes de la jungle et les jets de sperme maculent nos écrans. Des dizaines de milliers de visiteurs, ivres de plaisir,  viennent s'y vautrer. Comme quoi, audience et qualité peuvent coexister pour le plus grand bonheur de  Dame Culture. 

MERCI Ô GRAND MARABOUT !!!

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De Monsieur V de P :
  
J'étais prêt à tout pour réussir dans le journalisme, ce cousin germain du bloguage... J'acceptais alors de rédiger quelques petits articles payés une misère dans quelques pure-players comme on dit dans le jargon
Les rédacteurs de la presse internet promettaient peu d'argent mais beaucoup de notoriété monnayable par la suite, disaient-ils. En fait il s'agissait d'un marché de dupes : quelqu'ait été votre talent, on n'a jusqu'ici,  jamais observé de blogueurs devenir professionnel de la presse. Ou si peu.
Sur Internet les chapelles foisonnent : les Rézo des copains, les blogs des leftblogs, du front de gauche, les identitaires, les lepénistes softs, les ultras gauchos de parade, les kiwis, les Vigilants, les bayrouistes, les sarkozistes copéiens, les fillonistes sarko-chiraquiens, les people, les journalistes, les blogueurs vedettes.

 Tous les débats restent horizontaux ,  people à people ou journalistes à people,  ou  blogueurs de droite entre eux, personne ne se mélange. Avez vous déjà vu des gens connus intervenir dans des blogs d'anonymes, vous ? Un, deux, Pas plus !
Il est presque impossible de faire cavalier seul dans cet espace sous peine de ne figurer dans aucune blogroll ou abonné twitter ! 

Le même texte signé par une célébrité ou un inconnu verra sa diffusion varier de 1 à 100 !

Qu'importe l'originalité, le talent, la découverte : la Toile est la préfiguration de la France communautariste de demain mais je me sentais infiniment en confiance dans cet enfermement car j’espérais parvenirr au sein de l'élite...
Le web est un réseau social, récitions-nous autrefois avec la plupart de mes collègues. 
Fichtre, social ? Grégaire plutôt. Internet est  un média prétendument social comme la fourmi est un insecte social : dans une fourmilière la hiérarchisation est la règle. Au fait, dites moi ? Qu'y a t-il de moins social que la hiérarchie et les flux à sens unique ?

Sur twitter, il est courant de trouver des comptes comptabilisant plus de 7000 abonnés pour n'en suivre qu'une centaine, considérés comme leurs égaux. Sont-il pour autant 70 fois plus intéressants que ceux qu'ils ne suivent pas ? Billevesées ! Quelle est leur valeur ajoutée ? Aucune ; juste un effet de mode.
  
En réalité les blogosphères et twittosphères sont à l'image de la France : une oligarchie librement consentie avec ses dominants et ses stars qui tirent avantage de leur supposée influence grâce à leurs réseaux ou leur notoriété et les autres qui suivent.
J'ai vécu une course à l’échalote insensée  : au tout début, je ne saurais décrire ma peur de perdre la confiance de mes amis journalistes et l'effroi de ruiner ma crédibilité de blogueur flirtant avec la presse pour une bouchée de pain. Sans mes pairs qu'allais-je devenir ? Par un heureux concours de circonstances, je suis tombé sur votre offre sensationnelle à 14,95 €, même pas le prix d'un repas ! Depuis cet achat, judicieux me voilà  devenu un blogueur lucide, émancipé  et sans entraves, détaché de l'obsession de cette réussite qui forçait à me prostituer pour quelques euros glanés ça et là et une notoriété bien illusoire et éphémère ! 

Je ne vous remercierai jamais assez, Ô Grandiloquent Druide de la savane.
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De Monsieur vvvv de S
Je figurais parmi les blogueurs les plus influents de  droite à l'époque des Versac, Embruns, Diners'room et consorts. Après le tragique abandon de certains, j'avais construit une petite chapelle ardente dans laquelle trônaient, sur un autel spécialement conçu, les œuvres   extraites des blogs de mes maîtres.
Censeurs, hautains, inaccessibles , souvent méprisants avec les petits, aimables avec leurs alter ego, toujours à genoux devant les célébrités, ces influents finissaient par croire en leur importance. Naïvement, je pensais que je ne retrouverais jamais autant de qualités littéraires et de puissance intellectuelle. Aujourd'hui, lorsque je les relis, j'éclate de rire devant l'insipidité, le conformisme et la banalité de leurs propos.
Après un chagrin terrible et des années de dépression arrosées d'alcool et parfumées d'héroïne j'ai été tenté par ce joli et économique (14,95 €) e gri-gri . Figurez vous qu'aussitôt la couronne posée sur mon crâne, j'ai été pris par une fringale de liberté, je me suis converti à l'anarchie et ai créé un blog militant qui reçoit 30 visiteurs motivés par jour !  

Merci camarade KOUYABADIOU ! L'anarchie vaincra !

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Ami(e)s blogueuses et blogueurs, avez-vous  été convaincus ?

Notre e gri-gri est vendu dans toutes les bonnes pharmacies, c'est même à cela qu'on les reconnaîtra.

Ami(e)s, ennemi(e)s, indifférent(e)s, merci d'avoir parcouru avec indulgence ce trop long billet si ridicule qu'il m'est difficile de le relire. 

Je souhaite à chacune et chacun d'entre vous une année 2013 impériale, si par extraordinaire, un anarcho-gauchiste peut permettre de s'exprimer ainsi.

Enfin un dernier point : ne comptez pas sur moi, pour vous avouer quels personnages m'ont inspiré...
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mercredi 28 mars 2012

La grand-mère caillera*. Thriller électoral.

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Les amis, samedi dernier il m'est arrivé une drôle d'histoire...

Comme vous êtes bien sages, je vais vous raconter.

Le début du récit est rigoureusement exact, puis je me perdrai dans les tourbillons de l'imagination puisque je ne suis ni un militant survolté, ni un journaliste ni même un écrivaillon tagueur sur tôle ondulée mais seulement un embobineur de foire sans prétention...



Après avoir vivement remballé ma marchandise d'un marché pouilleux du 93, j'aperçus une dame relativement âgée qui semblait se battre contre une vieille porte crasseuse et désaffectée comme on en trouve si fréquemment dans nos banlieues miséreuses.
Je m'approchai d'elle en catimini. Notre petite vieille, munie  d'un cutter dans la main droite, lacérait avec hargne une affiche du Front de Gauche. Sa haine faisait plaisir à voir tant elle imprimait dans ses gestes une vivacité exceptionnelle pour une grand-mère de cet âge.

J'éclatai de rire. Elle se retourna l'air mauvais, la bouche distordue par la rage.
- Que me voulez vous, sale gauchiste ?
- Mais que faites-vous madame ?
- Je hais la gauche et tous ces communistes qui veulent détruire notre pays ! 
- Mais nous ne sommes pas en guerre civile, ma bonne dame, Léon Blum n'est plus de ce monde depuis longtemps ! Crus-je malin d'ajouter...

Elle n'apprécia guère.

Elle me rappela instinctivement tous ces internautes sarkozystes que j'avais croisés sur divers blogs en 2007 et qui après un entracte de 5 ans, réapparaissent en générations spontanées afin de défendre leur idole sur Twitter ou dans des tas de sites et forums pour mordre, haïr, déchirer, griffer quiconque émet la moindre réserve ou  opinion de gauche.
Peu de conscience politique - tous se déclarant gaullistes alors que ce qui reste de leur idéologie frustre flirte davantage avec les thèses du FN - mais la plupart de ces partisans exaltés possèdent en commun une haine inouïe de toute la gauche. François Hollande leur apparaissant comme un révolutionnaire sans concession, c'est dire leur clairvoyance ! 
En ces périodes de campagne présidentielle, je ne m'amuse jamais autant de l'obscurantisme de certains militants : la femme ou l'homme ordinairement civil, fin et intelligent  devient en ces temps de passion politique une sorte de soudard intégriste et borné d'une intolérance incroyable. Et cette observation est particulièrement vérifiée pour beaucoup de partisans UMP qui n'ont plus l'habitude de partager l'autorité suprême et sont révulsés à l'idée d'une passation de pouvoir .
Fin de l'aparté.

Ma réflexion eut l'air de l'énerver davantage et ce qui devait arriver advint : la lame de cutter glissa le long de l'affiche et entailla la paume de sa main gauche qui se mis à saigner immédiatement. Je lui pris son cutter et m'empressai de comprimer la coupure pour arrêter la petite hémorragie.

C'est à ce moment que je sentis quelqu'un me taper sur l'épaule. Je me retournais et vis 2 flics qui me fixaient.  Je tenais le cutter dans ma main gauche et le sang maculait la droite, inutile d'avoir concouru à l'école Polytechniques pour comprendre que mon compte était bon.

J'étais mort. Cuit dur. Et ma gueule patibulaire ne témoignait pas en ma faveur.

Bien entendu, l'abjecte petite vieille porta plainte contre moi pour coups et blessures puis insista pour qu'on m'emprisonne jusqu'au 6 mai inclus pour éviter que je puisse voter...

J'ai été relâché hier en attendant mon procès.
Dans cette société de l'image et du fric, quand on est moche, pauvre et à moitié illettré , lorsqu'on nait du mauvais côté de la rue, on devient forcément au mieux un "looser", au pire un justiciable irrécupérable.

Ami(e)s, j'espère que vous comprenez mieux mon aversion pour les périodes électorales et les mamies confiturées qui écument les spots de publicités. 
Cependant, si je puis me permettre un conseil, lorsque vous apercevrez au loin une dame très âgée en train de déchirer l'affiche électorale d'un candidat, même s'il s'agit de votre candidat préféré, changez prudemment de trottoir. 
Les rues sont de moins en moins sûres à notre époque et les vioques, adeptes inconditionnels de la secte sarkozyste  deviennent carrément dangereux...


Si on n'y prend garde, ces cons là seraient capables de nous remettre le couvert pour 5 ans ! J'en frémis par avance.

À après.

* Caillera = racaille en verlan. Pour ceux qui seraient nés hier.
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