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vendredi 18 avril 2014

Internet, ton univers pitoyable...

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Au fond de ma cave, derrière une vieille porte aux gonds et à la serrure rouillés, j'ai retrouvé ce texte qui date de 3 ans et me parait toujours autant d'actualité.
Sa lecture pascale ne vous fera pas mal à la tête.

Amies 2.0, potes ver2.1, passants 1.0 qui vous retrouvez ici par hasard, curieux avides de sang et de spectacles morbides, savez-vous pourquoi j'aime Internet ?




Parce qu'il réhabilite l'écriture et la lecture... Parce qu'enfin un média privilégie  le verbe sur l'image, l'actif sur le passif. Parce que cette forme de communication permet à tous les oiseaux de s'exprimer : les aigles comme les buses, les vautours et les colombes, y compris les merles, qui, en l'absence de grives ont le droit de se manifester.

Même si parfois le style employé ressemble à un borborygme glaireux.

J'apprécie ce lieu où les "élites" médiatiques, politiques, s'expriment fréquemment comme des pieds, avec force fautes d'orthographe, erreurs grammaticales et contresens, où la notoriété s'étale dans une mare de boue  et où, sous le vernis médiatique qui craquelle, apparaissent de banales et médiocres personnalités sans relief.
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J'aime ce lieu où, comme dans la Corse du début du siècle dernier, des clans se forment naturellement avec leurs parrains, leurs tueurs à gages, leurs passionarias soumises aux caprices du chef, leurs délateurs et leurs zélateurs.

J'affectionne intensément cette agora, où le humble peut s'exprimer à l'égal du grand, où le minus de la France d'en bas s'en va interpeller  le puissant, où le petit citoyen qui courbe quotidiennement l'échine peut se transformer en justicier féroce, où la puce peut agacer l'éléphant, où l'identité sociale  s'effondre sous les coups de boutoir de la sincérité, où les chiures d'oiseau malingres peuvent noyer le phénix sous un tas de merde, où l'anonyme fait la pige à l'académicien, où le talent dénonce les injustices quotidiennes, où les convictions chevillées au corps nous emportent avec enthousiasme...

J'estime ce monde sans hiérarchie, où la vacuité côtoie une certaine profondeur, où la simplicité se mesure à la sophistication, où la culture méprisante se fait balayer par la sincérité naïve, où, à l'inverse, la suffisance humilie la sobriété, où le cuistre autoproclamé se retrouve entouré d'une masse de courtisans béats.

J'ai aussi beaucoup d'affection pour l'anonyme, qui, par timidité ou humilité, ou peur du monde, crucifie la célébrité qui revendique fortement sa place de privilégié. J'aime ces impertinents qui contestent la notoriété de supposés philosophes médiatiques dont on peut se demander d'où vient leur proximité et leur dénomination commune avec Aristote, Platon, Socrate, Pascal, Descartes, Nietzsche, Kant, Hegel ; eux qui n'ont jamais rien inventé et dont les paroles, lancées d'un air pénétré sont un tissu de banalités conformistes allié à des monceaux de platitudes.

Je déteste le recours fréquent aux citations pour exécuter d'un revers l'adversaire qu'on veut éliminer. J’exècre ces belles périphrases qui se veulent assassines. Je me méfie de ces beaux esprits dont le seul génie est de regrouper des petits bouts de pensées pour faire croire que non seulement, ils possèdent un esprit aigu mais encore qu'ils jouissent d'une personnalité hors norme. J'abhorre ces pseudo penseurs, tellement nourris par leurs lectures qu'ils se montrent incapables d'émettre la moindre opinion personnelle qui sorte un peu des sentiers battus.

J'aime les intellectuels pas trop médiatiques. Je hais l'intellectualisation ostentatoire.

Cependant, pour flamber et faire comme mes doctes confrères, j'ajouterai deux citations ringardes attribuées à Confucius qui collent parfaitement à mes niveaux intellectuels et culturels.

"Se peut-il qu'un homme soit moins sage qu'un oiseau ?"


"Quand l'oiseau est près de mourir, son chant devient triste ; quand l'homme est près de mourir, ses paroles portent l'empreinte de la vertu."

Surtout, ne riez pas : on risque de me soupçonner de rechercher l'humiliation pour me singulariser !


Amies 2.0, potes ver2.1, visiteurs 1.0 qui vous retrouvez ici par hasard, curieux avides de sang et de spectacles morbides, à plus tard ! Si la honte ne m'a pas submergé d'ici là.
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mercredi 2 janvier 2013

Blogueurs, twitter et magie noire. Une trilogie tonitruante teintée de sexe...

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Ce texte largement réaménagé et actualisé a été rédigé et publié en 2010 dans une indifférence générale.


Allez hop ! Pour commencer l'année en fanfare, voici une parodie, supposée humoristique sur l'univers des blogueurs et des twittdos. 

Il est peu courant que la blogosphère se moque d'elle-même mais comme il est encore plus rare que le milieu journalistique le fasse à ses propres dépens, montrons que le recul, la dérision et l'autocritique ne se retrouvent pas forcément chez les professionnels médiatiques à la recherche d'une crédibilité de plus en plus contestée . Chacun, moi compris, pourra y retrouver une miette de ses fausses certitudes et de son ego plus ou moins dimensionné...

Toutefois je ne suis pas certain qu'elle fasse rire tout le monde, mon humour tombant trop souvent à plat.
 

 Voici le début d'une publicité imaginaire...


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Blogueurs influents, grâce au e gri-gri en poils
d'éléphants synthétiques hypoallergéniques
du Grand Marabout Doudou Kouyabadiou,
perdez votre addiction aux classements des blogs, à la quantité de visiteurs ou à votre nombre d'abonnés twitter et profitez-en pour soulager votre souffrance morale !

Après de longues études dans la terrible jungle du Congo, le célèbre Mage Doudou Kouyabadiou, crypto-philosophe  sophrologue africain de réputation internationale,  a mis au point un e gri-gri adapté aux techniques modernes d'Internet. Cet illustre Docteur Honoris Causa de la Sort Bonne, rivière située à deux pas des mares aux crocodiles, diplomé d'Os Fort, le cimetière d'éléphants, initié aux pratiques de magie noire par la terrible sorcière Nadimorano, est de surcroît professeur émérite de la clairière aux gorilles d'Art Ward.
Il est le seul enchanteur diplômé à avoir dévoré cru le lobe frontal d'un ingénieur de Google, une gonade d'un pigeon libéral, le cervelet d'un trader de la City et un demi cerveau de vendeur de l'Applestore.
Toutes ces références intellectuelles pour souligner combien ses compétences dans les techniques d'Internet sont indiscutables !

Devant les insondables douleurs psychologiques suscitées par les bouleversements du classement Ebuzzing, notre agrégé en magie noire, a conçu dans l'urgence un discret e gri-gri tressé en forme de couronne que vous pourrez obtenir pour la modique somme de 14,95 €. 

 L'effet de ce porte bonheur est MAGIQUE ! En quelques jours, votre addiction  et vos tourments disparaîtront comme par miracle !
Lisez donc ces quelques témoignages édifiants !

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Voici au hasard, quelques réactions de clients forcément satisfaits sélectionnés par Maître Col Vert, huissier de justice.

De M. xxxxx à L : 

Ô Grand Gourou, je tiens à vous remercier d'avoir sauvé ma santé mentale. Fut un temps, Ebuzzing était devenu pour moi, un Dieu insatiable et exigeant : dès potron-minet, je vérifiais mon classement et contrôlais les liens entrants de mon blog. Chez moi, tout tournait en rond : mes liens, mes amis du Web, ma blogroll. Malgré tout je ressentais une félicité sans pareille car je figurais dans l'élite des classements du Web.
Ma famille était très fière de moi et dans mon entourage, on me prenait pour un grand influenceur politique : de fait, en regardant les journal de J.P Pernaud, sur TF1 et celui de David Pujadas sur France 2, je retrouvais pratiquement  les mêmes commentaires que mes  billets inspirés des dépêches AFP à peine modifiées et recopiées sur mon blog. 

J'ai d'ailleurs écrit aux deux rédactions pour leur faire connaître ma colère et ma désapprobation : indubitablement, Messieurs Pernaud et Pujadas se servaient de mon blog pour élaborer leurs journaux respectifs !
Léon, mon voisin, m'appelait "Monsieur" et les gens du quartier me surnommaient "le journaliste". Néanmoins, je restais toujours modeste, un petit sourire entendu au coin des lèvres, un peu à la manière de mes confrères Edwy Plenel et  Jean-Michel Aphatie...
Et puis, catastrophe ! Les visites se sont faites de plus en plus rares et les classement n'existaient plus.
J'ai sangloté toute la nuit. Sur les conseils de tous mes potes du Web, j'ai tweeté, Retweeté, rédigé 3 billets insignifiants par jour pour appeler toujours plus de tweets et de Re-tweets. 

Pour vous dire, Ô Mage, à la fin mes billets étaient constitués de 7 points d'interrogation, chacun dirigé vers le lien d'un influent. Les boutons "twitter" constellaient ma page d'accueil, et mes abonnés se comptaient par milliers

Avec le recul ma gorge se serre,  je sens sourdre le pathétique  de la situation, quel naufrage, mes amis !
Fatalement, j'ai craqué. Victime des quolibets de mes voisins, j'ai frôlé le suicide jusqu'à la découverte miraculeuse d'une de vos annonces.
Professeur Doudou Kouyabadiou : vous avez sauvé ma vie ! En commandant un  e gri-gri en poils d'éléphants synthétiques hypo-allergéniques pour le prix dérisoire de 14,95 €, non seulement j'ai commencé à rédiger des billets qui voulaient dire quelque chose, mais surtout, je me suis guéri à jamais d'une névrose obsessionnelle qui me conduisait à la folie. 

MERCI. MERCI. MERCI.

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De Mme R de L :  

Récemment créatrice d'un blog politique, mon but se résumait à atteindre, quel qu'en fut le prix, LA notoriété voire une certaine célébrité.  
Je liais, je RE-liais, je RE-RE-liais, puis j'ai touitté, RE-touitté, RE-RE-touitté. Puis j'ai commenté, RE-commenté, RE-RE-commenté les blogs des influents. Enfin j'ai léché, RE-lécher, RE-RE-léché ce que la blogosphère comptait de célébrités.  Après le départ de mon mari j'ai flippé, RE-flippé,  RE-RE-flippé.
Depuis... LA RÉVÉLATION : Une nouvelle vie pour seulement 14,95 € grâce au puissant et vigoureux  Lutin KOUYABADIOU, vous trouvez ça cher, vous ?
Les classements et le nombre de visiteurs ? Désormais, je m'en tamponne complètement !
Je viens de créer un nouveau blog appelé "Violette, sexe et sociologie", il est spécialisé dans les techniques sexuelles. On y jouit, on s'y éclate comme les bêtes de la jungle et les jets de sperme maculent nos écrans. Des dizaines de milliers de visiteurs, ivres de plaisir,  viennent s'y vautrer. Comme quoi, audience et qualité peuvent coexister pour le plus grand bonheur de  Dame Culture. 

MERCI Ô GRAND MARABOUT !!!

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De Monsieur V de P :
  
J'étais prêt à tout pour réussir dans le journalisme, ce cousin germain du bloguage... J'acceptais alors de rédiger quelques petits articles payés une misère dans quelques pure-players comme on dit dans le jargon. 
Les rédacteurs de la presse internet promettaient peu d'argent mais beaucoup de notoriété monnayable par la suite, disaient-ils. En fait il s'agissait d'un marché de dupes : quelqu'ait été votre talent, on n'a jusqu'ici,  jamais observé de blogueurs devenir professionnel de la presse. Ou si peu.
Sur Internet les chapelles foisonnent : les Rézo des copains, les blogs des leftblogs, du front de gauche, les identitaires, les lepénistes softs, les ultras gauchos de parade, les kiwis, les Vigilants, les bayrouistes, les sarkozistes copéiens, les fillonistes sarko-chiraquiens, les people, les journalistes, les blogueurs vedettes.

 Tous les débats restent horizontaux ,  people à people ou journalistes à people,  ou  blogueurs de droite entre eux, personne ne se mélange. Avez vous déjà vu des gens connus intervenir dans des blogs d'anonymes, vous ? Un, deux, Pas plus !
Il est presque impossible de faire cavalier seul dans cet espace sous peine de ne figurer dans aucune blogroll ou abonné twitter ! 

Le même texte signé par une célébrité ou un inconnu verra sa diffusion varier de 1 à 100 !

Qu'importe l'originalité, le talent, la découverte : la Toile est la préfiguration de la France communautariste de demain mais je me sentais infiniment en confiance dans cet enfermement car j’espérais parvenirr au sein de l'élite...
Le web est un réseau social, récitions-nous autrefois avec la plupart de mes collègues. 
Fichtre, social ? Grégaire plutôt. Internet est  un média prétendument social comme la fourmi est un insecte social : dans une fourmilière la hiérarchisation est la règle. Au fait, dites moi ? Qu'y a t-il de moins social que la hiérarchie et les flux à sens unique ?

Sur twitter, il est courant de trouver des comptes comptabilisant plus de 7000 abonnés pour n'en suivre qu'une centaine, considérés comme leurs égaux. Sont-il pour autant 70 fois plus intéressants que ceux qu'ils ne suivent pas ? Billevesées ! Quelle est leur valeur ajoutée ? Aucune ; juste un effet de mode.
  
En réalité les blogosphères et twittosphères sont à l'image de la France : une oligarchie librement consentie avec ses dominants et ses stars qui tirent avantage de leur supposée influence grâce à leurs réseaux ou leur notoriété et les autres qui suivent.
J'ai vécu une course à l’échalote insensée  : au tout début, je ne saurais décrire ma peur de perdre la confiance de mes amis journalistes et l'effroi de ruiner ma crédibilité de blogueur flirtant avec la presse pour une bouchée de pain. Sans mes pairs qu'allais-je devenir ? Par un heureux concours de circonstances, je suis tombé sur votre offre sensationnelle à 14,95 €, même pas le prix d'un repas ! Depuis cet achat, judicieux me voilà  devenu un blogueur lucide, émancipé  et sans entraves, détaché de l'obsession de cette réussite qui forçait à me prostituer pour quelques euros glanés ça et là et une notoriété bien illusoire et éphémère ! 

Je ne vous remercierai jamais assez, Ô Grandiloquent Druide de la savane.
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De Monsieur vvvv de S : 
Je figurais parmi les blogueurs les plus influents de  droite à l'époque des Versac, Embruns, Diners'room et consorts. Après le tragique abandon de certains, j'avais construit une petite chapelle ardente dans laquelle trônaient, sur un autel spécialement conçu, les œuvres   extraites des blogs de mes maîtres.
Censeurs, hautains, inaccessibles , souvent méprisants avec les petits, aimables avec leurs alter ego, toujours à genoux devant les célébrités, ces influents finissaient par croire en leur importance. Naïvement, je pensais que je ne retrouverais jamais autant de qualités littéraires et de puissance intellectuelle. Aujourd'hui, lorsque je les relis, j'éclate de rire devant l'insipidité, le conformisme et la banalité de leurs propos.
Après un chagrin terrible et des années de dépression arrosées d'alcool et parfumées d'héroïne j'ai été tenté par ce joli et économique (14,95 €) e gri-gri . Figurez vous qu'aussitôt la couronne posée sur mon crâne, j'ai été pris par une fringale de liberté, je me suis converti à l'anarchie et ai créé un blog militant qui reçoit 30 visiteurs motivés par jour !  

Merci camarade KOUYABADIOU ! L'anarchie vaincra !

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Ami(e)s blogueuses et blogueurs, avez-vous  été convaincus ?

Notre e gri-gri est vendu dans toutes les bonnes pharmacies, c'est même à cela qu'on les reconnaîtra.

Ami(e)s, ennemi(e)s, indifférent(e)s, merci d'avoir parcouru avec indulgence ce trop long billet si ridicule qu'il m'est difficile de le relire. 

Je souhaite à chacune et chacun d'entre vous une année 2013 impériale, si par extraordinaire, un anarcho-gauchiste peut permettre de s'exprimer ainsi.

Enfin un dernier point : ne comptez pas sur moi, pour vous avouer quels personnages m'ont inspiré...
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mardi 23 août 2011

Le blog du fou. Overdose de DSKadhafi. Comic trip.

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Vous savez quoi, les petits nains ?

Mon entourage prétend que j'ai perdu la raison : je suis tellement "addict" à Twitter, aux chaînes d'informations, BFM et iTélé, qu'ils m'accusent de penser de travers et de ne rien comprendre à ce qui m'entoure !

Les salopards !





L'autre jour, je leur ai expliqué que DSK, perdu dans le désert de Libye, avait forcé une antilope à pratiquer une fellation. Du coup, Ben Laden, furieux, sortit de son repaire pour venger la créature d'Allah et se fit abattre par le shérif procureur, Cyrus Vance muni de sa mitraillette à schrapnels  !

M Vance, du haut de son porte-avion jeta le corps meurtri de Ben Laden dans le sable où lesté de 2 bidons de pétrole "Total ®" il fut englouti jusqu'à une profondeur d'environ 617 m.
Mouammar Kadhafi, propriétaire des lieux, suivi de sa femme Nafitassou Diallo, s'offusqua des manières peu cavalières de Cyrus, qui entre temps s'était allié au seigneur des Français, Nicolas Sarkozy. Des rebelles, opposants à Mouammar, se joignirent aux occidentaux pour bouter le tyran hors de ces champs pétroliers !

Mais le sieur Kadhafi, rusé comme un renard des sables appela les banquiers à sa rescousse. Lesquels financèrent sa campagne pour les présidentielles en pure perte ! Du coup, une monstrueuse crise économique mit les minables prolétaires de tous les pays du monde  sur la paille et indigna quelques révolutionnaires miséreux qui campèrent sur les principales places des grandes villes en signe de protestation.

 Des milliers de riches s'employèrent, avec une incroyable générosité, à proposer aux gouvernements de verser gratuitement de grosses sommes d'argent destinées à améliorer les conditions économiques des pauvres et ainsi de  participer à la relance de l'activité. Un challenge gagnant-gagnant en quelque sorte !

Pendant ce temps, en terre de France, Martine Aubry fomentait un complot pour éliminer François Hollande, redoutable concurrent et prétendant au Duché Socialiste. Pour cela, elle invita DSK, lequel envoya sa femme, une gazelle consentante et intéressée qu'il venait d'épouser. L'antilope violentée, aussitôt, s'allia à François Hollande.

Je sais qu'un duel à mort devrait avoir lieu à la Rochelle entre la gazelle et l'antilope sous l'œil goguenard de blogueurs politiques prêts à s’étriper.

Amis, ne vous retournez pas ! Faites semblant de les ignorer... Des individus suspects viennent d'entrer, je sens leur présence insidieuse et malsaine.
Quand j'entends ces hyènes ricaner derrière moi en lisant ce billet dans mon dos, je comprends aisément la  jalousie qui les étreint et tout particulièrement leur rancœur vis à vis du  succès mondial de ce blog !
Mon Dieu, qu'il est malaisé d'être talentueux.

Voilà les potes, je pense que cette revue de presse, si elle n'est pas exhaustive, a toutefois le mérite  de la clarté et la précision. J'estime désormais être suffisamment mûr pour postuler auprès d'une école de journalisme.
Des amis sûrs, mettant à mal ma légendaire humilité, m'ont assuré que les rédactions de TF1 ou de France 2 n'attendaient que moi pour booster l'audience de leur journal de 20h. 


Personnellement, je préfèrerais me retrouver chroniqueur sur Canal+ juste avant les guignols, avec mon secrétaire Jean-Michel Aphatie, couvert d'un petit chapeau pointu et orné, en guise de col,  d'une fraise qui soulignerait son visage impérial.  Mon assesseur tenant respectueusement les dossiers pendant ma démonstration...

Pour l'heure, je suis encore bien loin d'atteindre le niveau exceptionnel de tous les blogueurs politiques influents qui constellent ma blogroll.

Je tiens surtout à remercier chaleureusement tous les services d'informations en boucle, France info, BFM, iTélé,  qui, par la délicatesse de leur travail, la finesse de leurs analyses et la sublime expertise de leurs spécialistes triés sur le volet, insufflent à tous leurs auditeurs ou téléspectateurs, une lecture pénétrante, subtile, intelligente et impartiale de la situation politique française et internationale.

Ne vous étonnez pas qu'après une consultation aussi pointue de ces supports d'informations, le niveau de performance de mes analyses atteigne de tels sommets !

À après. Si ces chacals qui m'entourent ne me font pas interner...


mercredi 2 février 2011

Nous, les Che Guevara du Web, les Lénine de l'Internet ! Dérision.


Vous savez quoi ?

Depuis que le régime tyrannique de Ben Ali en Tunisie a été balayé par une révolution initiée par Internet et que le dictateur Moubarak, monstre paranoïaque, probablement sanguinaire et jusqu'au boutiste,  est en passe de rejoindre, la queue entre les jambes sa famille à Londres,  je ne me sens plus de joie et de fierté !


Désormais, lorsque je condescends à boire un verre dans les bars pour draguer les minettes, nul besoin d'inventer un métier prestigieux pour obtenir, ne serait-ce qu'un sourire compatissant de circonstance !

NON ! Je déclare à qui veut l'entendre, avec ma voix de stentor que je suis blogueur politique et là, je ne vous raconte pas les grappes d'égéries, toutes plus ravissantes les unes que les autres qui s'agglutinent autour de moi !

C'est à qui me demande quel sera notre prochaine victime, quel dictateur tombera prochainement et par qui le remplacer, je réponds qu'avec les Anonymous et mes  collègues de WikiLeaks, nous n'en sommes qu'aux phases de réflexions.

L'autre jour, à moitié ivre-mort, j'ai exposé devant une assistance d'ivrognes  médusés ma conception de la révolution 3.0. Les meufs se montraient fascinées et buvaient littéralement mes paroles.

Les potes, si je peux vous avouer un truc, un seul : le pouvoir,  c'est vachement grisant ! Je comprends mieux pourquoi nos dirigeants s'y agrippent tant ! Les femmes et leurs regards énamourés, les verres gratuits, l'impression d'exister, le bonheur de n'être plus considéré comme une sous-merde, le vouvoiement, la considération, le respect, le garde à vous de mon copain gardien de la paix, Gillou saoul comme un cochon...

C'est que depuis tous ces chamboulements politiques, je ne suis plus n'importe qui, n'est ce pas ?

Je suis blogueur politique ! 
Je fais et défais les hommes d'État, je provoque les révolutions et avec mes potes tunisiens et égyptiens qui m'ont forcément lu, nous sommes, mine de rien, en train de bouleverser le monde entier de fond en comble !

Bon. Revenons à nos moutons. J'exposais donc la théorie suivante devant mon assistance subjuguée :

"Tous les avantages dus à l'information en temps réel, des mouvements de capitaux à la vitesse de la lumière, à la financiarisation des économies et des entreprises en quelques secondes et cela à n'importe quel endroit de la planète, les prises de décisions politiques, économiques et militaires en un temps record, tous ces privilèges du progrès destinés à une petite élite mondialisée peuvent être désormais contre-balancés par une organisation spontanée de la contestation, de la révolte, et du ras le bol par de simples citoyens autrefois bâillonnés ou muets.

De même qu'on observe une concentration des oligarchies mondiales,  nous assistons à la formation d'une contestation mondiale transversale grâce à Internet initiée par des mouvements spontanés de révolte, WikiLeaks, les Anonymous et des tas de groupes désireux de faire sauter certains tyrans avides de pouvoir.

L'internationale des contestataires démocrates issue du Web 3.0, aura t-elle un jour, les moyens de se frotter à l'internationale des financiers, des décideurs économiques et politiques et des tyrans dont l'ultime but est de maintenir leurs gigantesques privilèges à tout prix ? "

Et je terminai par cette énorme saillie qui fera date dans les annales du Web :
"Avons nous enfin adapté le marxisme désuet de papy en une doctrine révolutionnaire 5.0 ? "


À peine mon discours terminé, un silence pesant se fit ; le temps de comprendre l'énorme complexité de mon discours. De réaliser qu'on vivait là un moment historique à graver sur une clef USB, pour la postérité. Un tonnerre d'applaudissements retentit et le patron offrit une tournée générale à la satisfaction du peuple ému de se retrouver là en si bonne compagnie. 

Certains me supplièrent de renverser Sarkozy mais je leur rétorquai qu'il y avait plus urgent et qu'il fallait en décider avec tous mes collègues internationaux !

Qui n'a pas connu l'ivresse exaltante de tenir le sort chancelant d'un despote au bout de ses doigts experts pianotant sur son clavier n'a rien connu de l'existence !

Voilà donc, amis blogueurs politiques, relaté du fin fond de la France profonde du 9-3, le déroulement de l'Histoire en marche. Inutile de vous vous cacher  qu'il nous reste du chemin à faire. La route est droite, pierreuse, glissante mais la pente est raide. Nous les Che et les Vladimir  Illitch Oulianov du Web, avons encore beaucoup d'étapes à franchir, de souffrances à endurer devant notre écran pour entamer la phase 7.0 d'une Révolution pacifique d'une dignité  émouvante !


À après si la Providence nous épargne et Viva la Revolución !



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