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vendredi 22 janvier 2016

Ça suffit ! Il faut mater cette populace indisciplinée, merde à la fin !


Avertissement : l'index malhabile qui a tapé ce texte, est piloté par un esprit malade, dérangé, soupçonneux et rebelle. Aussi, n'accordez pas trop d'importance à un texte dicté par tant de vices plus ou moins cachés.

 

Ami(e)s révolutionnaires, compagnons apolitiques, adversaires réacs, bonsoir ! (oui, je m’enorgueillis de rassembler en nombre, ici bas, tout un éventail d'opinions)

Le brave monsieur Manuel Valls, Premier ministre de par sa fonction, main armée du faux derche monsieur François Hollande par destination a déclaré avec un aplomb de toréador agitant sa muleta devant le taureau moribond, que l'état d'urgence durerait aussi longtemps que l'épouvantail Daech survivrait. On peut donc raisonnablement évaluer cette durée, selon son évolution sur le terrain, à un bon siècle.

Avouez qu'il y a lieu à bien rigoler quand on est Anglais, Allemand ou Sud Africain ou même Zarboukien de la planète Zarbouk !


Atlantico Busisness


Ainsi, toutes les mesures de l'état d'urgence seront maintenues jusqu'à une hypothétique disparition du petit Satan, Daech ! Vous vous demandez alors pourquoi laisser autant de pouvoir à la Justice administrative et continuer à dissoudre toutes associations jugées dangereuses, perquisitionner au pif, contrôler la presse au besoin et réduire les manifestations ? Le danger est là mais comment les autres pays européens font-ils pour se défendre sans état d'urgence ?

Ouais. Je sens que vous êtes en train de virer mauvais esprit !

Vous commencez à vous interroger s'il n'y a pas anguille sous roche et quelles sont les véritables raisons du glissement de notre société vers une sorte de totalitarisme mou, dirigé à priori contre un péril extérieur, accessoirement contre une partie de nos concitoyens et amis musulmans qu'un pouvoir méfiant  juge perméable à certaines idées intégristes...

Je ne comprend pas que la majorité des observateurs, soit par hypocrisie soit par cécité volontaire ne voient la lente progression de nos institutions vers un verrouillage par la gauche socialiste et la droite dite républicaine qui sont pratiquement d'accord sur les questions diplomatiques, sécuritaires et économiques, autrement dit sur tout. Le Front National servant de repoussoir utile aux uns ou aux autres comme je l'ai dit dans un billet récent.

La société est bloquée devant un consensus politique de fait. Plus aucune alternative politique n'existe dans ce pays. 

La France est en état de léthargie, ses citoyens ne pensent plus, effrayés par les dangers que les médias se plaisent à lui soumettre.

Et puis intervient le diaphane et falot, monsieur Emmanuel Macron, la main invisible du marché, être humain dont le charisme atteint la transparence d'une méduse ou d'une amibe qui ne cesse de nous rappeler, comme un mauvais élève lance sans cesse une boulette dans le dos de ses professeurs, que les mesures structurelles les plus rétrogrades sortiront la France du marasme économique.

Un peu comme si on décidait dans un pays disposant de quelques centaines de véhicules de doubler la largeur des autoroutes ! Ces technocrates n'ont JAMAIS rien compris à la base de l'économie : sans activité et pouvoir d'achat, les réformes structurelles ne servent à rien, bien au contraire !

Mon billet étant trop long, je vous dirai très prochainement comment ce gouvernement ou ceux d'après 2017, poussé par les oligarques va s'y prendre pour imposer des mesures structurelles drastiques en profitant opportunément de la peur grand méchant loup Daech.

Si toutefois, cet articulet merdeux vous a un tant soit peu intéressé ou a développé votre curiosité. Je vous causerais du fameux article 16 de la Constitution.

Nonobstant, je pars me réfugier dans mon nid sordide et déclare vous aimer quand même !
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mardi 8 décembre 2015

Ami socialiste, avant de devenir Sarko-compatible en 2017, prends ta posture d'Estrosi-compatible modèle 2015 !

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Amis socialistes,


Dieu seul sait combien j'apprécie votre rigueur politique, combien j'admire  vos grands hommes politiques tels Guy Mollet, Alexandre Millerand, Michel Rocard, François Mitterrand et le dernier, mais non le moindre, François Hollande.

Tous, hommes sans concessions, le regard rivé sur le bien-être du peuple, soucieux du partage des richesses et de la perpétuation du socialisme de Jaurès.

Pardonnez la larme qui vient de couler sur mon clavier. Je prends le temps de l'essuyer... Je suis trop émotif : ma sensibilité me perdra.


Donc disais-je, en ce sinistre soir du 21 avril 2002, Lionel Jospin le candidat socialiste mais n'osant jamais l'avouer pendant la campagne électorale - probablement par pudeur - battu de peu,  la voix cassée par l'émotion, demanda à ses électeurs de reporter leurs voix sur Jacques Chirac face à l'ogre nain Jean-Marie Le Pen.

Après que les électeurs de gauche devinssent des Chiraco-fans et lui apportent la présidence sur un plateau d'argent, le président du RPR les remercia élégamment par un joli doigt d'honneur. Nos socialistes sont les maîtres de la désertion et des longues négociations foireuses : il s'agit là d'une pratique atavique.

La gauche prit 10 longues années de purgatoire. François Hollande pantouflant à la tête de son parti, résigné devant la marche inexorable du rouleau compresseur  DSK..

Bref !

Après une campagne brillante de notre revigoré et madré héraut du socialisme révolutionnaire, François Hollande ; prêt à en découdre avec la finance - il aurait mérité un César pour cette interprétation magistrale - "Retenez-moi ou je fais un malheur !" ; fit une politique tellement à droite que ma grand-mère gaullo-pétainiste, collabo-résistante, bigote de longue date en avala son dentier pendant une transe extatique provoquée par une conférence de presse de François !

Maintenant amis socialistes, trêve de plaisanteries, on va vous poser le problème clairement.

Monsieur Manuel Valls, qui a pesé pendant la primaire socialiste de 2011,  5 % ( il est bon de le rappeler), débordé par une défaite cuisante dans 3 régions stratégique a choisi, la tactique de déserter. Comme l'armée de Charles-Denis Bourbaki en 1870. Le ministre abandonnant sans aucune concession le Nord Pas de Calais Picardie, la région PACA et le Grand Est aux droites dont on se demande encore lesquels sont véritablement républicaines !

En plus de cette fuite en rase campagne, ce cher Manuel, demanda à ses ouailles de voter pour ceux qu'elles combattaient au 1er tour !

Nonobstant ne vous leurrez pas, le cas se reproduira à coup sûr en 2017 car les socialistes n'ont rien compris, tapant stupidement, sans cesse, sur leurs anciens alliés de gauche sans lesquels il est quasiment IMPOSSIBLE de gagner une présidentielle !

La bêtise au mufle étroit, tellement sûre d'avoir raison, envoie donc ses électeurs, instrumentalisés comme de petits soldats anesthésiés, combattre aux ordres d'un douteux Christian Estrosi, flirtant avec l'extrême droite ou se mettre à la solde d'un Xavier Bertrand, politicard professionnel et chattemite ambitieux  !

Oserez-vous vous regarder dans un miroir après avoir combattu aux côtés de ces gens et leur avoir donné vos suffrages. Eux qui vous méprisent à un point que vous n'imaginez pas ?

Êtes vous prêts à tout accepter du petit caudillo pour éponger ses erreurs non assumées et satisfaire à ses ambitions démesurées ?

Parce que vous le savez bien, on vous demande pour dimanche de devenir Estrosi-compatible ou Bertrand-compatible. 

Je suis presque certain qu'on vous demandera en mai 2017 de vous muer en Sarko-compatible ou de vous déguiser en Juppé-compatible !

Et vous en prendrez encore pour 10 ou 15 ans ! Si vous restez bornés, tant pis pour vous - ce ne sera pas faute de vous avoir prévenu -

Voter en 2002 pour Chirac en se pinçant le nez, passe. Mais voter Estrosi en 2015, jamais, y compris avec une pince à linge sur le nez. Quant à voter Sarkozy en 2017, n'y pensez pas, même en rêve !

Surprenez-nous, socialistes du grand Nord et du petit Sud. Soyez dignes. Pensez à toutes celles et tous ceux qui sont responsables de cette impasse et faites votre choix avec courage.

Poil au visage.

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vendredi 29 août 2014

Un crime trop parfait... Seconde partie poignante.

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Rappel salutaire : tout rapprochement ou ressemblance avec des évènements d'actualité ou d'un passé récent ne serait que pure coïncidence.
. Seconde partie du rapport de police officieux rédigé le 26 août 2014 par le capitaine  Aristide Lefutay sur les lieux du crime situés rue de Solférino, 75007 Paris.


Certains témoins ont aperçu d'assez loin l'intrusion des deux complices, le meneur, selon les observateurs, serait un homme au visage lisse, rond portant des lunettes rectangulaires, plutôt petit et replet, les rares cheveux colorés au cirage noir, soigneusement brossés pour les faire briller et cacher une calvitie avancée Il semble qu'il transportait une hache à la main. Son acolyte portait beau et semblait particulièrement attirer les regards féminins concupiscents. Il tenait une batte de baseball en acier couverte de clous. Il faudra cependant approfondir ces déclarations pour affiner les signalements.


En face du lieu du crime nous interpellâmes alors qu'ils tentaient de se  cacher derrière les rideaux de leur fenêtre un gnome grimaçant, ricanant et agités de tics, accompagné d'une gamine blonde décolorée assez enveloppée et à la voix rauque abimée par le tabac, son rire nerveux était caverneux. Ils semblaient tous deux se repaître et même se réjouir du spectacle abominable. Je notai leur nom : Nicolas S. et Marine LP pou un interrogatoire plus poussé. Certains habitants du quartier m'ont fait part de leur crainte d'être maltraités par les auteurs supposés du crimes ou par ces deux garnements diaboliques et m'ont demandé une protection policière. Je leur ai avoué, que hélas, ils n'avaient pas le choix...
Après quelques minutes passées sur le théâtre d'investigation, mon attention fut attirée par quelques vagissements. Derrière un fauteuil, je découvris un nourrisson assez bizarre voire monstrueux : un livret de famille placé entre la peau et sa couche.

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Un bébé prénommé Manolo 2, doté de trois petits yeux proéminents, particulièrement  sournois, chacun de différente couleur s'étalant du blanc cassé au rose très pâle et tous louchant à droite, portait un petit bracelet sur lequel étaient gravés les prénoms François et Manuel. Ce nouveau-né devait avoir vu le jour en ce mardi 26 août 2014. Il ressemblait curieusement, à s'y méprendre, presque trait pour trait au témoin cité plus haut, Nicolas S.

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Sans augurer de son avenir et n'étant pas médecin il me semble que la viabilité du nouveau-né soit sujette à caution. je pense que sa disparition rapide, éviterait bien des souffrances inutiles et serait un bien pour lui(elle) et pour la collectivité.
En ôtant sa couche je m'aperçus avec surprise qu'il était à la fois garçon et fille. Il possédait une tête gigantesque dont le volume crânien pouvait contenir une dizaine de cerveaux énormes. Ses membres difformes se composaient de trois énormes bras droits et d'une sorte de minuscule tentacule servant de bras gauche...
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Ce qui accentuait sa monstruosité était cette folle asymétrie qui plaçait tous ses organes et membres sur sa droite Son état de santé posait problème. Son visage était tuméfié. Des petits seins avaient été greffés n'importe comment, comme pour accentuer son hermaphrodisme.

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J'avise ma hiérarchie par le biais, que de ma vie de vieil inspecteur bourlinguant dans les milieux les plus abjects, il ne m'est jamais arrivé d'assister à des spectacles aussi hideux.
J'ai pris quelques clichés de la scène du massacre que je joins à mon présent rapport, notamment un texte qui ressemblait étrangement à une ancienne affaire criminelle : la victime, dans son agonie ayant eu le temps d'écrire sur le bas d'une porte, avec son sang quelques mots désignant peut-être son ou ses assassins. Je laisse le soin à ma hiérarchie d'en tirer les conclusions adéquates...

Une enquête particulièrement fouillée faisant appel à la police scientifique me parait toutefois nécessaire vu le manque d'indices...
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Voici la photographie d'une des scènes du crime et du dernier texte de madame Marianne Péhesse, morte dans des circonstances tragiques, sauvagement assassinée par des forcenés déments et  paranoïaques dont nous possédons le signalement...
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Aristide Lefutay, officier de police. Le mardi 26 août 2014.
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Un grand merci à madame Buitoni et à monsieur Cif Ammoniacal pour leurs précieuses contributions.Sans eux, je n'aurais jamais réalisé ce texte qui restera dans les annales.
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mercredi 27 août 2014

Un crime presque parfait... Première partie haletante.

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Avertissement préliminaire : tout rapprochement ou ressemblance avec des évènements d'actualité ou d'un passé récent ne serait que pure coïncidence.

Première partie du rapport de police officieux rédigé le 26 août 2014 par le capitaine  Aristide Lefutay sur les lieux du crime situés rue de Solférino, 75007 Paris.



Lorsque j'ai pénétré sur les lieux du crime, j'ai été frappé par un spectacle insoutenable : des taches  écarlates maculaient le théâtre des évènements, des morceaux de chair humaine jonchaient le sol et l'odeur douceâtre du sang flottait dans un air lourd à peine zébré par quelques mouches vertes...
J'ai pu identifier la victime, une femme d'âge mûr encore très belle, grâce à une carte d'identité posée à côté de son corps violenté. Elle se nommerait Marianne Péhesse née en 1971 à Épinay sur Seine. Elle gisait sur le sol, défigurée, un œil sortant de l'orbite gauche, la langue coupée en pointe et le nez tranché de telle sorte qu'il ressemblait à un groin...

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Vieil habitué des scènes de crimes, j'ai rarement observé tel déchainement se sauvagerie après un assassinat.
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Une fourchette et un couteau de cuisine traînaient à côté du cadavre. En fouillant les poches de la dépouille dont on avait tailladé les mains, j'ai trouvé un livret de famille et une lettre manuscrite. Elle avait épousé en première noce un certain Mitterrand François, pervers narcissique bien connu de nos services puis s'était retrouvée veuve en 1995 et s'était remariée en mai 2012 à un certain François Hollande, homme apparemment honorable sans casier judiciaire.
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Sur la lettre manuscrite, elle relatait le long cheminement qui l'avait conduite à se prostituer sous l'influence de son premier mari, pour une clientèle d'éminents banquiers et d'industriels cossus. Croyant tomber sur un brave homme lors de son remariage, elle s'aperçut avec horreur que son second mari, sous des abords de bon garçon était encore pire que son époux précédent : pour la séduire, il avait menti comme un arracheur de dents et à la perversité du premier s'ajouta le sadisme morbide d'un individu qui se prétendait un homme tout à fait normal. 
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Elle prit un amant en la personne d'un certain Manuel, un hidalgo ténébreux aux dents longues qui se montra encore plus inhumain que les deux autres. Elle s'aperçut avec consternation que non seulement les deux compères se connaissaient mais de surcroît, s'entendaient pour vendre ses charmes aux hommes les plus influents du pays. Je ne saurais en dire plus, laissant aux enquêteurs le soin de fouiller plus avant la vie dissolue de ces individus malsains.

Il semble au vu les multiples contusions et ecchymoses constatées sur son corps qu'elle ait affreusement souffert. On peut même en conclure qu'elle fut torturée pendant un certain laps de temps lorsqu'on observe l'état de ses multiples cicatrices infectées.

D'après mes premières observations, la sauvagerie de cet assassinat tendrait à prouver qu'il pourrait s'agir d'un meurtre rituel pratiqué en groupe et réalisé dans un état second de démence par des sadiques particulièrement pervers. L'hypothèse d'un crime sectaire n'étant pas à éliminer...

Le rapport complet étant trop long, le capitaine Lefutay m'a demandé de le scinder en deux. Je préviens les lecteurs que la seconde partie est encore plus sanguinaire et surprenante que ce récit. Réservez vos places sans plus attendre !
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mercredi 9 avril 2014

Questions pour un champignon hallucinogène. Je suis, je suis... Humour toujours.

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Top.

Homme politique né le 12 août 1954 à Rouen, je suis parvenu en 2012 à la plus haute marche du pouvoir grâce un concours de circonstances extraordinaires. Le principal concurrent, archi favori pour l'investiture présidentielle s'est écroulé à quelques mètres de l'arrivée, foudroyé par une indigestion due à une fricassée de champignons appelés satyres puants ou phallus impudiques.
Lors du duel final, le candidat de l'opposition fut tellement carbonisé par un bilan plus que calamiteux et une forfanterie exaspérante vis à vis du corps électoral que la victoire prévue ne fit pas de doute.

 
La position socialiste préférée : croupion offert et tête dans le sable...

Grâce à un stage mémorable à "l'Actor Studio", j'ai répété inlassablement mon rôle de socialiste. L'apothéose et l'accomplissement de mon travail de comédien fut atteint à l'occasion du fameux discours du Bourget où devant une salle chavirée par l'émotion, j'ai réussi à imposer mon personnage de gauche semi révolutionnaire, un canif entre les dents combattant l'hydre de la finance internationale.

Je fut surnommé "capitaine de pédalo" par un insolent transfuge de mon parti. Qualification fort injuste, d'autant que je suis en réalité, l'héroïque commandant d'un U-Boat, sous-marin allemand, le "Kayserin Merkel", navire prestigieux de la 1ère guerre mondiale. Ma mission consiste à préparer la France à la dure compétition d'un marché ouvert et mondialisé. J'ai été choisi par l'oligarchie européenne pour la couleur rose  de mes opinions politiques que j'avais tirée au sort lors de mon séjour à l'ENA. 

J'ai toujours bénéficié d'une chance incroyable, mais peut-être est-elle due à cette absence totale de convictions qui paralysent tant l'action et l'opportunisme nécessaire à la réussite en politique. En effet, les milieux dirigeants de l'Union Européenne ont enfin compris, que les mesures de restrictions et d'austérité ne peuvent être mises en place que par un parti de gauche dont l'électorat est le plus opposé à la politique économique libérale en cours d'installation. Un peu comme si, le bélier, chef d'un troupeau de brebis faisait s'engraisser les moutons pour les livrer bien dodus au loup qui aurait conclu un accord secret avec le fieffé bélier.

Mon parti a subi une déroute lors des élections municipales, aussitôt, j'ai suivi un nouveau stage prodigué par un coach de "l'Actor Studio" pour convaincre mes compatriotes que je les avais compris. La nomination d'un premier ministre de la droite de mon parti et des éléments les plus farouchement proches idéologiquement de ma conception politique fut saluée par des parlementaires béats. 

Enfin, j'ai décidé de changer l'actuel premier secrétaire du parti socialiste, Harlem Désir, en le nommant secrétaire d'état pour consacrer monsieur Jean-Christophe Cambadélis. Les militants socialistes ayant l'habitude d'avaler des couleuvres depuis bien longtemps, conformément à la tradition de la plupart des partis politiques français.

Le discours de monsieur Manuel Valls, premier ministre de transition, qui préfigure la future ouverture à une union nationale entre certains UDI, UMP et PS, prévue un an avant les présidentielles et conduite par François Bayrou, parachèvera ma laborieuse réélection en 2017.

Je suis, je suis....


Merci à Julien Lepers et son jeu, "Questions pour un champion" sur France 3. Et merci à Charnego (@6idoneo sur twitter) pour l'inspiration de l'illustration.
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vendredi 28 mars 2014

Récit d'un joyeux mercredi de remaniement ministériel. Politique à la tronçonneuse...

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J'ai rêvé...

Nous sommes mercredi 3 avril 2014 et je regarde nonchalamment une chaîne d'infos parce que la nouvelle composition du gouvernement va tomber incessamment. Il est 19h 15.

J'aiguise tranquillement ma hache et nettoie ma tronçonneuse pour préparer mon nettoyage de printemps au jardin...

Après des heures de "blabla" d'experts à la con commentant l'annonce de la démission de M. Jean-Marc Ayrault, on sent un frémissement devant l'Élysée. Une porte s'ouvre et le secrétaire général du Président s'approche du micro, une liste dans la main droite.




Il commence à égrener lentement les nominations...

Premier ministre : monsieur Manuel Valls...

KO debout, ivre de fureur je saisis le manche de ma hache et casse brutalement en deux le buffet en chêne de Tata Angèle. La vaisselle se brise en un tintamarre assourdissant. Je me transforme en une bête féroce fumant par les naseaux...

Ministre d'état, ministre de l'économie et des finances, du travail, de l'exportation, des PME, du CAC 40, monsieur Pascal Lamy.

Un voile gris couvre mes yeux exorbités. Ce n'est plus de la colère mais de la rage ! Mes yeux s'attardent sur la table de tonton Toussaint en noyer. En deux minutes la table est débitée en petites planchettes de vingt centimètres de long sur sept de large. Je ne suis plus un homme. Même pas un monstre : juste un zombie possédé !

Ministre de l'Intérieur, des collectivités, de la religion, des communes et des administrations rurales et citadines, monsieur François Rebsamen.

Je me précipite sur la tronçonneuse, je mets le starter, tire sur le câble de démarrage, elle démarre en hoquetant après trois tentatives. Ma bouche est écumante, la bave glisse sur mon menton mal rasé. Je hurle. Je passe devant l'ordinateur et le cisaille en deux, provoquant des étincelles hallucinantes. Je suis possédé, je veux, que dis-je ? J'exige que le diable soit nommé ministre de la défense. Satan m'habite...

Ministre de l'éducation, de l'écologie, des jeunes, des banlieues, et de la rédemption sociale par le travail et l'armée, madame Ségolène Royal.

Je tombe inanimé sur le sol. Heureusement, la sécurité de la tronçonneuse fait son office, m'évitant de justesse l'amputation des deux jambes. Je pleure convulsivement. Je veux ma maman, Je deviens un nourrisson exigeant. Satan ne m'habite plus, non. Je suis devenu un bébé obèse gémissant réclamant le sein de sa maman !

Ministre de la défense nationale et des conquêtes, monsieur Christophe Cambadélis. 

Je reprends ma tronçonneuse, vais dans la pièce d'à coté, détruis jusqu'à le réduire en miettes la superbe armoire en palissandre de mamy Antoinette. Le linge est lacéré, Je troue le mur avec la chaîne de la tronçonneuse : je fabrique une sorte de fenêtre entre la chambre et le salon. Je suis fou. Non pas fou : je suis devenu UNE tronçonneuse humaine...

Ministre de l'ouverture et des conseils économiques, de l'internationalisation des entreprises, de l'exportation et de l'amitié entre les citoyens, les banques et le MEDEF, monsieur Dominique Strauss-Kahn.

Nicolas Sarkozy aurait pu sans mal composer une telle équipe de libéraux !

C'en est trop ! Un cri bestial sort de mon gosier. Tellement puissant qu'il me fait peur ! Je récupère le vieux tromblon chargé de clous rouillés et de boulons de grand papy Hyacinthe et tire au jugé sur le portrait à l'huile d'oncle Ours (oui, oui, un vieux prénom corse), surnommé "u grizzly" (le grizzly)  le terrible et cruel député maire de son village corse en 1895 et réélu 10 fois de suite jusqu'à ses 102 ans lorsqu'il succomba à un mystérieux attentat.

Je n'ai pu saisir toutes les nominations mais j'ai entendu le discours de clôture contenant les termes et expressions suivantes : "les Français ont besoin d'explications", "notre politique va donner des résultats", "la lutte contre le chômage est prioritaire", "le président a compris la colère des Français", "travail, famille", "pacte de solidarité," "les entreprises sont la base de nos emplois", "politique de l'offre", "pacte de compétitivité", "bout du tunnel", "patience", "les premiers signes d'une reprise".

À genoux, d'une voix sépulcrale j'ai hurlé m'adressant au ciel : "pitié, nous ne méritions pas un tel châtiment ! Qu'ont fait les Français au monde pour hériter d'une telle équipe ?"

Assommé par une douleur morale insoutenable, je me jetai sur le sol.

Pendant que je pleurai convulsivement, allongé sur le ventre, en martelant le sol de mes petits poings rageurs, j'entendis le hurlement strident d'une sirène.

Il s'agissait de l'ambulance des infirmiers de l'hôpital psychiatrique qui venaient me chercher.

Heureusement, je me suis réveillé. J'étais en sueur, pâle et tremblant.
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Monsieur le président François Hollande, je vous en conjure, faîtes que mon horrible cauchemar ne se transforme pas en réalité sinon, vous n'aurez hélas plus la joie et le bonheur de me lire sur ce blog divin. 
Les bras entravés par une camisole de force et accompagné de deux gigantesques infirmiers, il sera alors difficile de m'exprimer pour vous prévenir des limites libérales à ne pas franchir pour assurer votre future réélection...

Merci d'avance.


Histoire de faire dans le populisme culturel, ce texte se veut un hommage bien dérisoire  au théâtre du Grand-Guignol qui manque cruellement à cette époque si pusillanime et si mièvre.
Poil aux lèvres. 
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samedi 23 février 2013

Quand Manuel Valls préconise que le journal de Mickey devienne l'organe de presse modèle. Interdit de rire.

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Salut les gens.

Sachant que le dernier billet auquel je tenais a encaissé une terrible gifle alors que mon avant-dernier billet a fait un carton (tout relatif) dont j'ignore absolument le pourquoi du comment, j'ai pris deux ou trois Xanax® pour retrouver un peu d'inspiration et me remettre de ce KO moral...

Aussi vais-je poursuivre mon destin chaotique dans l'univers bloguesque en vous parlant de la déclaration d'un des ministres de Jean-Marc Ayrault qui, comme les Moscovici et autres Cahuzac, n'aurait pas dépareillé dans un gouvernement de Nicolas Sarkozy : j'ai nommé le flamboyant Catalan Manuel Valls...



Oh, je ne vais pas critiquer la manière  dont il gère son ministère de l'intérieur, en le noyautant et le bétonnant au passage à la manière sarkozienne afin de conserver un bastion fort utile pour une prochaine candidature élyséenne. Non, après tout il fait son boulot de ministre de l'intérieur et de futur présidentiable.
Toujours présent pour pleurer les morts de la police en mission et tenter de combattre tout azimut le banditisme, les groupuscules gauchistes qui pullulent, l'internet source de désordres et d'idées révolutionnaires, le terrorisme qui profitant du terreau fertile de la pauvreté, représente une alternative pour foutre le système en l'air, bref, il est là pour maintenir, de plus en plus difficilement, les valeurs de l'élite énarchique qui nous gouverne et se distribue gaiment  les postes de la république.

Jusque là, rien de spécial. Cet homme a une vision de droite de la société. Comme le président de la république et son premier ministre. Quoi de plus naturel en somme ? Les chats ne désignent pas des chiens pour garder leurs progénitures, n'est-ce pas ?

Où en étais-je déjà ? Ah oui, cette fameuse déclaration
Je cite :

"Le ministre de l'intérieur Manuel Valls a fait savoir qu'il souhaitait lutter, en particulier sur Internet, contre les paroles de rap "agressives" ou "insultantes" contre l'Etat ou ses fonctionnaires, ou qui donnent une "image dégradée de la place de la femme au sein de notre société"

 

Bon. 


Peut-être pourra t-on écouter des groupes de rap débiter les fadaises de Mireille Mathieu ou les bluettes de Stone et Charden ! J'attends ce moment avec une impatience mal dissimulée. Voir ces rappeurs au look de brute chanter l'amour éternel et la virginité jusqu'au mariage. Entendre les rappeurs versifier sur leur départ à l'usine tous les matins à 6h ! Observer en concert nos rappeurs célébrer l'humanité et la gentillesse de la police française ! Un vrai régal vous dis-je !

 

Blague à part, si vous coupez aux groupes de rap, la faculté de critique de la société, les paroles de révolte et la violence des propos, c'est un peu comme si vous en faisiez des castrats : ils auraient l'air de quoi pour pécho avec les maigres liasses de billets représentants leur salaire d'ouvrier de chez GoodYear, hein ? Vous y avez pensé, bande d'ingrats ?


En allant légèrement plus loin, on pourrait demander aux blogueurs politiques d'éviter toute critique envers le système ou sanctionner durement toute opinion contraire aux dogmes de la pensée dite correcte.


Petit à petit, l'État, l'Europe, cherchent à rogner le peu de libertés qu'il nous reste. Internet est dans leur viseur car les gouvernants savent bien que ce média un peu sournois est peu à peu en train de ravir la vedette aux médias traditionnels qui perdent pied à pied leur prestige.

 

La population fait davantage confiance à Internet pour s'informer en confrontant les opinions des divers sites et blogs. Comparaison impossible sur les télévisions, par exemple, du fait de l'uniformisation des informations et des avis des mêmes éditorialistes qui ne délivrent qu'un son de cloche.

 

Ce privilège qui nous est donné agace prodigieusement les élites qui sentent bien les citoyens leur échapper. Les médias classiques ont certes, comme je le disais précédemment l'avantage de l'audience mais par contre, je suis intimement convaincu qu'ils ont complètement perdu la guerre de la persuasion et surtout de la crédibilité.

 

Internet est le média de la recherche et de la profondeur pour peu qu'on sache distinguer entre le bon grain et l'ivraie. TF1, France2, les chaînes d'infos en continu sont les fosses septiques du sensationnalisme, du superficiel et de la parole tronquée ou orientée. 

 

Manu aimerait tellement que le journal de Mickey avec ses aventures naïves qui finissent toujours bien devienne l'organe d'information officiel du quinquennat Hollande ! À condition de censurer le peu reluisant Pat Hibulaire, bien entendu !

 

Internet, refuge des rebelles, du foisonnement d'idées et de la complexité des opinions ne cessera jamais d'être inquiété. Valls, profitant de sa notoriété fugitive tentera de saper la forteresse, puis patiemment d'autres continueront le travail entrepris jusqu'à contrôler ou livrer le Net aux médias traditionnels et ainsi bâillonner ou étouffer les indépendants en les privant de visibilité.

 

C'est une lutte cruelle et de longue haleine entre ceux qui détiennent les pouvoirs et les citoyens qui se dessine.

 

Sur ces vaines rodomontades, je vous salue, bande de séditieux en chaussons !

 

Entre temps partez donc visiter ce blog aussi mystérieux qu'étrange qui vous emmènera au bout du chemin. Dépaysement garanti.

 

À après si je ne me suis pas pendu entre temps.

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