Affichage des articles dont le libellé est Hollande. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Hollande. Afficher tous les articles

jeudi 10 mars 2016

Le chant du cygne d'un populiste archaïque. Oraison.


Chère toi, chers vous qui venez de moins en moins lire ce blog anachronique,

Déjà populiste jusqu'au bout de mes gencives lisses, puisque je suis un sans-dents, voici que je me vois défini par l'élite intellectuelle et politique de ce bon pays comme un conservateur gauchiste archaïque qui a le malheur de donner aux mots le sens que les gueux apprennent à l'école publique primaire.

Je sais : c'est mal !

Car avec nos technocrates et éditorialistes savants qui écument les médias, j'avais omis de découvrir qu'un nouveau langage et une rhétorique moderne avait vu le jour : le verlan dogmatique libéral !

 

Ainsi une contre-réforme n'est plus un retour en arrière mais un progrès, donc une réforme.

Le conservateur gauchiste est un révolutionnaire qui refuse de revenir aux conditions de travail fort modernes du début du 20ème siècle.

La précarité n'existe plus : elle s'est transformée en flexi-sécurité (vous noterez que le terme "sécurité" est en entier)

Le socialisme (dont Valls veut changer l'intitulé)  n'est plus de gauche puisqu'on l'appelle le social libéralisme. Comme dans un jeu de chaises musicales, le socialisme se range à droite, la droite se pousse à l'extrême droite, l'extrême droite triche en se glissant à gauche et la gauche ordinaire est le dindon de la farce en se retrouvant repoussé aux extrêmes.
Ainsi va cette joyeuse dialectique, dont personne n'est dupe hormis celles et ceux qui l'emploient, pratiquée au sein de la presse nationale ou internationale.

Dans cet univers médiatique dégénéré où on vous raconte, en vous prenant pour des cons, que le licenciement préfigure en théorie de multiples embauches, que le plafonnement remplace le plancher du sous-sol, que la modération des salaires et la précarité sont censées combattre le chômage qui pourtant s'accentue.

L'avenir est le passé, le salarié devient son propre patron,  le rose se mue en jaune, le bleu en fleurdelisé, le brun en rouge, le progressiste de gauche est devenu l'archaïque, le populiste un crétin obtus, le journaliste médiatique la référence intellectuelle indiscutable, le patron un missionnaire philanthrope.

Je vous défends de rire !

On vous assène qu'en travaillant davantage pour moins de revenus, vous participerez à l'essor de l'économie alors qu'il n'existe quasiment aucun débouché commercial du fait de la crise qui touche absolument tous les pays occidentaux qui, soit trafiquent honteusement leurs chiffres d'emplois soit augmentent considérablement leurs travailleurs pauvres pour assécher des statistiques catastrophiques !

Bref  ! Tous ces arguments que les pseudo économistes payés à prix d'or vous balancent sans pudeur ni la moindre décence, ne sont que faux-semblants, mensonges, camouflages, trucages, tartufferies.

Nos communicants font de cette société qui nous dégoûte tant, un monde abject où la notoriété avec ou sans mérite est la valeur suprême, où l'argent est un passeport pour franchir les lois et les frontières en toute impunité et où l'immoralité et la corruption rôdent à tous les échelons.

Enfin permettez-moi de vous conseiller un site superbe (http://www.bilan-ps.fr/liste) qui vous énumère de manière très détaillée et exhaustive le fabuleux bilan du PS depuis 2012. 

Ce monde marche à l'envers mais patientons, le retour de bâton ne saurait se faire attendre.

Nous vaincrons parce que le mauvais maquillage ne tient jamais bien longtemps dans la durée.
.



vendredi 22 janvier 2016

Ça suffit ! Il faut mater cette populace indisciplinée, merde à la fin !


Avertissement : l'index malhabile qui a tapé ce texte, est piloté par un esprit malade, dérangé, soupçonneux et rebelle. Aussi, n'accordez pas trop d'importance à un texte dicté par tant de vices plus ou moins cachés.

 

Ami(e)s révolutionnaires, compagnons apolitiques, adversaires réacs, bonsoir ! (oui, je m’enorgueillis de rassembler en nombre, ici bas, tout un éventail d'opinions)

Le brave monsieur Manuel Valls, Premier ministre de par sa fonction, main armée du faux derche monsieur François Hollande par destination a déclaré avec un aplomb de toréador agitant sa muleta devant le taureau moribond, que l'état d'urgence durerait aussi longtemps que l'épouvantail Daech survivrait. On peut donc raisonnablement évaluer cette durée, selon son évolution sur le terrain, à un bon siècle.

Avouez qu'il y a lieu à bien rigoler quand on est Anglais, Allemand ou Sud Africain ou même Zarboukien de la planète Zarbouk !


Atlantico Busisness


Ainsi, toutes les mesures de l'état d'urgence seront maintenues jusqu'à une hypothétique disparition du petit Satan, Daech ! Vous vous demandez alors pourquoi laisser autant de pouvoir à la Justice administrative et continuer à dissoudre toutes associations jugées dangereuses, perquisitionner au pif, contrôler la presse au besoin et réduire les manifestations ? Le danger est là mais comment les autres pays européens font-ils pour se défendre sans état d'urgence ?

Ouais. Je sens que vous êtes en train de virer mauvais esprit !

Vous commencez à vous interroger s'il n'y a pas anguille sous roche et quelles sont les véritables raisons du glissement de notre société vers une sorte de totalitarisme mou, dirigé à priori contre un péril extérieur, accessoirement contre une partie de nos concitoyens et amis musulmans qu'un pouvoir méfiant  juge perméable à certaines idées intégristes...

Je ne comprend pas que la majorité des observateurs, soit par hypocrisie soit par cécité volontaire ne voient la lente progression de nos institutions vers un verrouillage par la gauche socialiste et la droite dite républicaine qui sont pratiquement d'accord sur les questions diplomatiques, sécuritaires et économiques, autrement dit sur tout. Le Front National servant de repoussoir utile aux uns ou aux autres comme je l'ai dit dans un billet récent.

La société est bloquée devant un consensus politique de fait. Plus aucune alternative politique n'existe dans ce pays. 

La France est en état de léthargie, ses citoyens ne pensent plus, effrayés par les dangers que les médias se plaisent à lui soumettre.

Et puis intervient le diaphane et falot, monsieur Emmanuel Macron, la main invisible du marché, être humain dont le charisme atteint la transparence d'une méduse ou d'une amibe qui ne cesse de nous rappeler, comme un mauvais élève lance sans cesse une boulette dans le dos de ses professeurs, que les mesures structurelles les plus rétrogrades sortiront la France du marasme économique.

Un peu comme si on décidait dans un pays disposant de quelques centaines de véhicules de doubler la largeur des autoroutes ! Ces technocrates n'ont JAMAIS rien compris à la base de l'économie : sans activité et pouvoir d'achat, les réformes structurelles ne servent à rien, bien au contraire !

Mon billet étant trop long, je vous dirai très prochainement comment ce gouvernement ou ceux d'après 2017, poussé par les oligarques va s'y prendre pour imposer des mesures structurelles drastiques en profitant opportunément de la peur grand méchant loup Daech.

Si toutefois, cet articulet merdeux vous a un tant soit peu intéressé ou a développé votre curiosité. Je vous causerais du fameux article 16 de la Constitution.

Nonobstant, je pars me réfugier dans mon nid sordide et déclare vous aimer quand même !
.

samedi 26 octobre 2013

La ligne Maginot ou la ligne jaune à ne pas franchir.

.
Oui, les aminches, la ligne Maginot des défenseurs du nouveau socialisme à la française me fait hurler de rire...




Camarades possesseurs d'un PEL, n'oubliez pas qu'en tant qu'épargnant, un méchant capitaliste sommeille en vous, ainsi sont nés les éléments de langage sorti du cerveau mal dégrossi d'un de ces énarques de merde qui détruit à petit feu ce pays depuis 50 ans... 

"Il faut taxer au même niveau les revenus du travail et l'épargne !" hurlent-ils en trépignant comme des gamins  capricieux

Sauf que cette épargne est le fruit du travail. Elle sera donc taxée deux fois !

 CQFD.  

Imaginez le tollé et la fureur des blogueurs socialistes si Nicolas Sarkozy avait gagné les élections et qu'il ait  pris les mêmes initiatives que François Hollande sur la retraite, l'ANI, les taxations ? Hypothèse fort probable, par ailleurs.

Cibler les petites gens qui veulent acquérir un logement ou mettre de côté un petit pécule pour une retraite qui se révèlera ridicule sans établir de plafonds entre de petites économies et des montants conséquents.

- Parce que chacun sait que nos retraites futures seront dérisoires, notamment à cause de leurs réformes iniques.
- Parce que chacun sait que les périodes de chômage sont de plus en plus longues et de moins en moins indemnisées.
- Parce que chacun sait que nos enfants auront besoin d'être aidés.
- Parce que chacun sait que la vie professionnelle nous réserve chaque jour passé de mauvaises surprises.

Alors que pendant ce temps, les taxes sur le trading haute fréquence et sur les œuvres d'art sont exonérées

Les politiques cherchent toujours à associer dans l'esprit du peuple, l'épargne des riches à celle des pauvres. Quelle magnat industriel possède un PEL, je vous le demande ?

Ces gens sont devenus insensés. En ce qui me concerne, le vote utile est caduc. Désormais, au second tour de chaque élection, je voterai blanc. Qu'importe le parti favorisé. 

Il faut montrer à ces caciques technocrates du parti socialiste, que sans les 11 % du Front de gauche, ils ne sont rien ! 
Ils perdront 60 % de leurs mairies.

Sans les voix de la gauche, le parti socialiste sera réduit à un long séjour dans l'opposition. Nul doute qu'ils l'aient oublié. On leur rappellera cruellement.

On les veut à poil ! 

Qu'ils se préparent à une traversée du désert douloureuse. Nous souffrirons aussi mais avec la pleine satisfaction de les voir tomber de l'éden à l'enfer.

Les traîtres, les apostats, les renégats  ne méritent que mépris. Ce quinquennat finira mal.

Amies et collègues. Ne pleurez pas sur moi, je n'ai ni PEL, ni assurance vie.

Je ne suis même pas militant.

Je vous embrasse.

Colère.
.

mercredi 21 août 2013

Du Hollande mécanique au citron maléfique. Délire aoûtien.

.
J'ai retrouvé dans mes archives un petit billet dérisoire qui date du 25 août 2011. Excusez du peu, mais il met tellement en relief ma clairvoyance politique que j'ai presque honte d'avoir eu raison il y a si longtemps...

À noter que ce billet possède tous les défauts possibles et imaginables mais qu'il n'est ni sexiste, ni antiféministe selon les canons et préceptes  twittesques actuels ! Ouf !

Mesdames et messieurs les blogueurs socialistes "hollandais", je ne vous remercie pas !

Vous fûtes à la base d'une  malencontreuse décision de divorce me concernant, à cause de cette foutue chaîne lancée par Antenne relais.

Je vais vous narrer ma navrante aventure et les sinistres péripéties dues à votre maudite chaîne  !



Ma douce est une fervente militante de gauche : elle participe à toutes les réunions syndicales, toutes les manifestations pour les sdf, les prisonniers, les Roms, les sans papiers, etc, etc. De plus elle possède un caractère aussi épouvantable que ses  idées politiques sont généreuses.

Parfois il m'arrive de souhaiter me retrouver sans domicile fixe, Rom et sans papier pour bénéficier de sa bienveillance et de sa bonté sélective...
Mais là, je bifurque dangereusement...

L'autre soir, j'étais couché nu, à plat ventre sur le lit, en train de lire  un bouquin, quand elle rentra avec une sorte de petit fagot vert à la main. En examinant ce petit bouquet, je m'aperçus qu'il s'agissait d'orties fraîches mélangées à des branches de ronces.

- "Tu veux balayer ?" lançai-je goguenard.

- "Non, il faut que je te parle.", me répondit-elle agacée, ajoutant aussitôt : "j'ai lu beaucoup de blogs sérieux de gauche, ils ont créé une chaîne et préconisent tous de voter utile, c'est à dire pour le parti socialiste dès le 1er tour, et de préférence pour François Hollande". Un silence pesant et menaçant plana au dessus de ma tête.

Elle enchaîna.

- "Je lis ton blog et j'ai vraiment honte de la manière dont tu défends notre belle conscience de gauche ! Toujours à te moquer, à recourir à une ironie malvenue : il est temps pour toi de militer sérieusement ! Regarde certains blogueurs militants, ces Danton, ces Robespierre, ces Saint-Just 2.0 ! 

Prends exemple sur ces mâles héros d'un gauchisme torride : on comprend pourquoi ils ne daignent pas placer dans leur blogroll une chiffe-molle dans ton genre !"

- "Mais Mamour..."fis-je décontenancé. "Ces blogueurs sont d'authentiques révolutionnaires, des combattants implacables, des tribuns d'une éloquence rare, de véritables hommes d'action" ajoutant la phrase qui tue : "et puis ils ont très mal fini, ces révolutionnaires au 18ème siècle..."

Je reçus mon premier coup de fouet improvisé sur les fesses. Les orties et les ronces me firent atrocement souffrir.

- "J'en ai assez de vivre avec un homme aux convictions si tièdes, je veux, que dis-je, j'exige que tu prennes l'engagement de participer aux primaires socialistes et de voter pour François Hollande ! Comme l'a décidé la gauchosphère !"

- "Moi, voter pour Hollande ? Mais cet homme n'est pas vraiment de gauche, il a hérité du charisme de Guy Mollet, possède les idées d'un radical de l'époque d'Édouard Herriot et est au socialisme ce qu'Antoine Pinay fut au Gaullisme ? " m'écriai-je en étalant au maximum mon minimum de culture. "Jamais, plutôt périr martyrisé !" conclus-je théâtralement.

Je reçus un nouveau coup de branchages. Je hurlai. "Jamais !" La même manœuvre se renouvela 4 ou 5 fois !

J'imaginai la couleur de mon postérieur...

- "Pitié !" beuglai-je !

Des personnes étrangères eussent pu prendre ce petit spectacle pour un jeu érotique sado-masochiste mais il n'en était rien, je puis vous  garantir qu'aucune érection n'eut lieu, si ce n'est celle de l'émergence d'un terrible ressentiment !

Le grossier mensonge qui se profilait dans ma tête devint pour moi la seule issue pour mettre un terme à ce calvaire.

- "Tu m'as convaincu" fis-je avec la sincérité d'un renard qui aurait avalé 3 poules et ferait mine de draguer nonchalamment la chienne de la ferme pour donner le change.

- "J'arrête ce blog sans queue ni tête et je lance un site politique sérieux  comme celui-ci ou celui là ou encore ici

- "Tu vois qu'on peut se comprendre." lança t-elle en s'allongeant langoureusement auprès de moi.

Quant à moi, j'étais bien incapable de me mettre sur le dos. Je fis rapidement semblant de ronfler bruyamment.

Je ne peux plus m'asseoir depuis ce jour, mais il ne l'emportera pas au paradis, son Hollande. Je ne suis pas prêt de voter pour lui. Pour les primaires, ils repasseront.


J'en profite pour lancer un appel afin de trouver une femme de droite, douce et obéissante, qui sache trouver sa place dans un couple où l'homme est la pièce maîtresse... (Aïe, on avait dit : pas d'antiféminisme zemmourien ! Tu donnes les verges pour te faire battre, imbécile !)

Et puis, si elle le désire, je monterais un site de droite,  qui comme tous les blogs réactionnaires et populistes, engendrera une audience d'enfer avec des tas de photos de femmes en burka et des barbus en prières et ce style littéraire proustien qui semble devenir le "nec plus ultra camusien" chez nos fervents partisans du retour à un passé fantasmagorique !

De surcroît, ce nouveau blog aura le mérite d'être un peu drôle et primesautier sans étalement de culture (vu que j'en suis dépourvu) ; caractéristiques inconnues pour des blogs de droite qui manquent complètement d'humour, sont nombrilistes à un point inimaginable et au final, se révèlent chiants comme le spectacle d'un clair de lune à Neuilly sur Seine, un soir d'hiver à 19h.

Collègues de droite, prenez garde, un ouragan dévastateur s'approche... 

.
PS : 2 ans plus tard...

1) les liens n'ont pas été changés. Ce qui fait le piment de cette rediffusion...
2) Je n'ai pas trouvé de compagne de droite qui réponde à mes critères rétrogrades de sélection, fort évidemment ! 
3) Il a été impossible pour moi de virer ma cuti et de me projeter dans un nationalisme trop étroit.
4) La lecture de Proust m'assomme.


Je vous embrasse toutes et tous, aussi imparfaits soyez-vous...


mardi 9 avril 2013

Éloge du thatchérisme dur face au hollandisme mou. Blague de mauvais goût.

.
Oui, j'ai choisi volontairement un titre provocateur.

Parce que cette femme représentait une idéologie que j'abhorre et contre laquelle nous avons combattu comme des damnés depuis des années et des années.

Cette femme était violente, avait le cœur sec, son fanatisme frisait l'inhumanité.Sa volonté face à ses partenaires européens bousculaient toutes leurs velléités.

Je crois même avoir parlé sur Twitter, d'enfer bien avant Mélenchon. Souhaitant que le diable la contraigne aux 4x8 sans pauses, ni vacances.
Bref, inutile d'en rajouter sur l'abominable mère de Tina...




Vous qui lisez ces lignes, l'air interloqué, désapprobateurs, critiques, lisez donc les lignes suivantes pour mieux comprendre mon raisonnement.

Fermez les yeux. Rêvez.

François Hollande est président de la République. Rien n'a changé. Nous somme le 9 avril 2013, il est minuit. 

Comme dans un film d'horreur, le fantôme de Mrs Thatcher, se glisse dans la chambre de l'Élysée et vient habiter l'enveloppe charnelle de notre président endormi.

J'entends d'ici vos hurlements : horreur, désespoir, vos larmes jaillissent des orbites, vous êtes désespérés, vos doigts se crispent sur votre souris ou sur votre smartphone. Vos phalanges sont blanches, tétanisées. Vous avez peur. Je vous comprends.

Mais.

Loin d'infuser sa doctrine moisie de financiarisation et d'ultralibéralisme à son hôte, l'enveloppe éthérée de la revenante a transmis son caractère, son charisme, sa hargne et son autoritarisme au chef de l'état.

Vous rêvez toujours ? Réveillez vous : M. François Hollande est devenu un Thatcher de gauche ! Avec les outrances de la mégère.

Il va désormais se comporter comme la sinistre dame de fer : on l'appellera dorénavant Iron man !

Il va convoquer dans l'ordre, le MEDEF pour lui signifier que désormais, il a été élu pour faire une politique de gauche et que les patrons se devront de plier. Peu importe qu'ils entament une grève de la faim, il ira jusqu'au bout ! 

"J'ai été élu pour faire une politique de gauche !" est son leitmotiv. Il devient borné, rigide, autoritaire, intransigeant. 

Le MEDEF se soumettra comme ont plié les pauvres mineurs anglais.

Devant la recrudescence de la corruption, il décide de prendre des mesures d'une violence inouïe. Tous ceux pris les doigts dans la confiture seront bannis de la politique à vie.

Il rencontre Angela Merkel et menace de quitter l'Europe si on ne révise pas tous ces traités qui nous ont emmené dans le mur. Il menace d'intervenir militairement au Luxembourg, paradis fiscal européen, pour obtenir des banques qu'elles adoptent des mesures de salubrité fiscale. Il exige que la BCE change sa politique monétaire.

Il revendique que tous les haut-fonctionnaires ayant travaillé pour les banques américaine comme Goldman Sachs démissionnent de toutes les instances européennes.

"Je ne veux plus de cette Europe des lobbies et des technocrates !" hurle t-il devant un conseil de l'Union européenne subjugué ! 
Certains ont même entendu un "I want my money back !" de sinistre mémoire. Devant tant d'aplomb, une volonté sans failles et la peur de briser une Europe bien malade, les membres de l'Union accèdent à ses désirs mais à contre-cœur.

Sa brutalité entraine des cris d'orfraie mais sa cote de popularité chez les citoyens européens exténués par les mesures d'austérité iniques, commence à embarrasser sérieusement ses collègues.
On ne reconnait plus le brave Hollande incapable de prendre la moindre décision, maître dans l'art du compromis qui ne satisfait personne.

Un homme d'État est enfin né !


On murmure qu'un vampire a bu son sang, on soupçonne même madame Valérie Trierweiller de lui avoir concocté des philtres maléfiques.

La France est stupéfaite, que pour une fois, une véritable politique de gauche volontaire et sans arrière-pensées soir mise en route.

Amies et amis, ce texte n'est qu'un billet de blog, je dois m'efforcer d'en réduire la longueur. On pourrait en faire un roman à l'eau de rose, évidemment.
Parce que malheureusement, les fantômes n'existent pas, du moins je le crois, et transformer une carpe en lapin ne se vit hélas qu'en imagination. C'est le seul luxe qu'il nous reste...

Copines et copains de gauche, et même de droite je pense, j'espère vous avoir fait rêver pendant quelques secondes. En ce moment, en raison de leur rareté, les secondes de bonheur ont une valeur triple.

Je vous embrasse.
.

dimanche 31 mars 2013

European wargame over. Let's try again !

.
À l'occasion du 1er avril et pour éviter les incontournables billets constellés de blagues loufoques ou de mauvais goût, j'ai couché sur l'écran un scénario complètement déjanté mais farci de bon gros morceaux de réalité...

Ne me faites pas remarquer que je suis débile : non seulement je le sais, mais je me permets de vous signaler  qu'il s'agit d'une tare héréditaire.




Nous étions le 9 mai 2014.

Depuis la réélection triomphale d'Angela Merkel, Chancelière d'Allemagne depuis le 22septembre dernier, le torchon brûlait entre l'Allemagne , de plus en plus impériale, et la France en pleine déliquescence économique.

Lors de chaque rencontre, la Chancelière se faisait une joie d'humilier le président français, François Hollande, qu'elle détestait. Pas un jour sans qu'un ministre de son gouvernement ne se moquât de la France, en des termes ironiques, ou pire, peu amènes. Il arriva même, que lors de dérapages fort peu diplomatiques, des parlementaires exaspérés qualifient scandaleusement nos compatriotes "d'untermenschen" [sous-hommes]

Et l'opinion française de commencer à éprouver du ressentiment vis à vis d'un peuple trop dominateur dont l'arrogance frisait parfois le mépris envers ces médiocres Français, prétendument bons à rien...

Les seuls motifs de satisfaction de notre nation fut de penser que dans 30 ans, grâce à une démographie galopante, nous deviendrions le pays le plus peuplé d'Europe face à une Allemagne en plein déficit de naissance et que l'armée française obtenait sur les nombreux théâtre d'opération extérieurs où elle était engagée, succès sur succès....

 L'Allemagne devenait chaque jour passé une terre de vieux retraités plus ou moins abandonnés et largement exploités. Sous des dehors d'opulence, plus de 18 % des habitants vivaient sous le seuil de pauvreté. Malgré la discipline et la retenue de ce grand peuple, des tensions sociales souterraines apparaissaient en dépit de la main de fer de madame Merkel qui devenait une adepte convaincue des positions économiques ultralibérales depuis sa réélection, Il lui était reproché de trop ressembler, au fur et à mesure qu'elle vieillissait à madame Margaret Thatcher.

Le samedi 26 avril 2014, lors d'un sommet européen, la Chancelière, après avoir tourné en ridicule le président français devant les 25 représentants de l'Union européenne, prétexta, avec condescendance, lui donner des leçons d'économie devant un parterre soumis de chefs d'État hilares. Les rires moqueurs de tout cet aréopage devant un Hollande décomposé émurent fortement l'opinion hexagonale.


Jamais délégation française ne fut autant humiliée. Ce funeste jour fut surnommé "le jour de la honte" par les presses du monde entier. Le visage blafard d'un président au bord des larmes orna les unes des quotidiens et magazines de la planète.

Les jours passèrent dans une ambiance médiatiquement détestable. L'opposition réclama la démission du Chef de l'État et monsieur Nicolas Sarkozy était appelé sur tous les plateaux de télévisions pour commenter à son avantage les évènements. On vit même l'ancien président se précipiter à Berlin pour participer à un entretien avec Angela. Des centaines de clichés furent pris lors des embrassades bien mises en scène.

Et toujours ce silence étrange de l'Élysée. À peine remarqua t-on, que le chef d'État qui devait assister à d'importantes manœuvres militaires, prévues depuis fort longtemps, au camp de Mourmelon, annula ce rendez-vous.

Le 9 mai 2014 au matin, un contingent de 100.000 hommes, 350 chars Leclerc, 1300 véhicules blindés et 70 hélicoptères de combat, couverts par 200 supersoniques  envahirent la Wallonie sans la moindre réplique  à la stupéfaction générale. Un commandement militaire décréta la Wallonie, région française. La ville de Bruxelles fut annexée.

La soudaineté de l'attaque et la surprise incrédule que suscita cette invasion figèrent les réactions de toutes les chancelleries des grandes puissances complètement désemparées.

Mais le plus étonnant fut que l'armée française ne s'arrêta pas aux frontières belges, elle s'engagea en Allemagne et commença à déferler sur le territoire germanique sous l'œil médusé de sa population du nord  qui pensait assister au tournage d'un film hollywoodien. Il n'y eu aucune résistance ni de la part du pacifique peuple allemand ni d'une armée complètement dépassée par les évènements. Tous étaient subjugués par cet évènement inimaginable.

C'était la première fois depuis Bismarck, hormis l'épisode de la Sarre et l'anéantissement des nazis, que l'Allemagne était assaillie par la France. Une ligne allant de Hambourg à Karlsruhe fut consolidée et Brême, Francfort, Cologne, Bonn et Hanovre  n'opposèrent pas de résistance. Seuls quelques écologistes se couchèrent devant les chars français mais furent vite délogés. Cette invasion éclair fit très peu de victimes.

La Chancelière Merkel, devant l'avancée rapide des troupes françaises demanda à signer  un armistice le plus rapidement possible.

Le 13 mai, le secrétaire général de l'Élysée lut le communiqué suivant :"La République Française victime du double diktat de l'Allemagne et de la BCE, estimant que sa souveraineté était en cause, a décidé d'occuper momentanément une partie du territoire Allemand et la Wallonie. Tous les succursales bancaires dépendront désormais d'un triumvirat composé pour un tiers de clients, pour un autre tiers des propriétaires et pour le dernier tiers d'un représentant de l'autorité élu.
Les Wallons décideront par référendum de leur rattachement à la France et le président de la République réclamera comme tribut à l'Allemagne, pour la restitution des territoires occupés, la somme astronomique de 2000 milliards d'€, qui représente en réalité le montant de la dette française."


Devant une telle exigence et par sécurité, la Chancelière se réfugia à Londres où fut créé un centre de propagande médiatique surnommé "Deutschland spricht mit den Deutschen."

L'Europe éclata de fait et revint à la situation géopolitique de 1919.

Comme l'avait prédit Emmanuel Todd, le président Hollande avait commencé son quinquennat comme un social-démocrate mou pour le finir comme un révolutionnaire...


Joyeuses Pâques et excellent 1er avril !
.

mercredi 2 mai 2012

Spectacle et réceptacle...

.
Salut les aminches !

Parce qu'il faut bien - mu  par quelque force obscure et maléfique - me remettre à ce putain de blog et parce que j'ai abominé durant  toute cette campagne présidentielle, la conception politique d'une 5ème république qui ressemble par ses confrontations sauvages et simplistes à un grand crochet médiatique dans lequel celui qui sort vainqueur ne doit pas grand chose à son talent mais à une impression subliminale dictée par des organismes de propagande qui le soutiennent.


Evi-clown by Nebezial



Parce que dans mes petits marchés, j'ai l'habitude d'observer les techniques de camelots qui sont capables de vous vendre des objets dont vous n'avez pas le moindre besoin, à l'aide de mots et de silences bien placés, glissés au bon moment et grâce à un panurgisme utilisé à bon escient.

Parce que le baratin ne fait pas l'homme politique efficace et que les bonimenteurs, les menteurs entrainent la politique dans les abysses de la déconsidération démocratique.

Parce que de pseudos débats ne favorisent que les grands "diseux" au détriment des "faiseux".

Parce que notre univers médiatique n'est qu'un réceptacle de mots creux et d'histoires plus ou moins romancées qui n'engagent que des électeurs naïfs ou déjà convaincus.

Parce que je demeure persuadé que d'immenses écrivains, s'ils avaient dû passer sous les fourches caudines des journalistes ou autres experts en communication n'auraient probablement jamais connu un succès mérité, ce qui tendrait à prouver que la superficialité orchestrée, de nos jours, a supplanté le talent.

Parce que la parole a pris le pas sur l'action, le paraître sur l'être, le semblant sur le réel,  la boursouflure sur l'humilité, la vanité sur le doute, la forfanterie sur la modestie, le mensonge sur la vérité, le fanatisme sur la raison, le vide sur l'épaisseur.

Parce que j'en ai marre qu'un seul homme représente des millions de citoyens aux intérêts divers et variés en les montant les uns contre les autres.

Pour toutes ces raisons, je ne regarderai pas le débat de ce soir car j'ai mieux à faire que compter d'hypothétiques points qui seront, dès demain, décernés par des officines de sondages manipulées par le pouvoir actuel pour le faire gagner à tout prix.

Ami(e)s de Cui cui, j'espère que vous voudrez bien excuser ce festival de rentrée consacré à tant de poncifs et de prétention

Fasse le ciel et la providence, que nous soyons rapidement débarrassés des diviseurs, jaloux et haineux qui polluent ce pays depuis 5 ans et qu'en place d'un vain ministère de l'identité nationale, nous héritions d'un vrai ministère de réconciliation nationale.

Je vous embrasse.
.