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mardi 5 juillet 2011

Marchons avec allégresse vers une société toujours plus névrotique ! Obsessions et dictatures...

 Ce texte est garanti sans morceaux de DSK dedans.

Obsessions du 21ème siècle...


"Douleur distordante" dans la Frise de Beethoven de Gustav Klimt 1862-1902

Obsession de la notoriété, obsession du pouvoir, obsession du paraître, obsession de la victoire, obsession de la pureté, obsession de la richesse, obsession de la domination, obsession, obsession de la vitesse, obsession de l'imagination en temps réel, obsession de la performance, obsession de l'information, obsession de l'argent, obsession de la ruine, obsession du néant, obsession d'exister, obsession de la gloire.

Obsession du travail, obsession de l'économie, obsession de la possession, obsession de la mode, obsession du gadget, obsession de la fuite du temps, obsession de la peur de l'ennui, obsession du chômage, obsession de la rentabilité, obsession des équilibres, obsession de la technologie, obsession de la puissance, obsession d'exister, obsession de la survie, obsession de plaire, obsession de respectabilité, obsession de marquer l'Histoire, obsession de laisser des traces, obsession de sortir de l'anonymat,



Dictatures du 21ème siècle...

Dictature du marché, dictature du pouvoir, dictature des médias, dictature de l'information, dictature du temps passé, dictature du temps perdu, dictature du temps de transport, dictature de l'inégalité, dictature de la possession, dictature du jeunisme, dictature de la pensée à travers le prisme de l'économie, dictature des chiffres, dictature de la finance.

Dictature des armes, dictature du geek, dictature du "toujours plus vite", dictature du scoop, dictature de l'argent vite gagné, dictature de la misère, dictature de l'efficacité, dictature de la beauté, dictature de l'élégance, dictature du sexe, dictature des hommes, dictature du capitalisme, dictature de la mauvaise foi, dictature du mépris de l'autre, dictature du luxe, dictature des idéologies, dictature des religions, dictature de l’exhibitionnisme, dictature de l'impudeur.

Dictature des technocrates sans âme, dictature de la hiérarchie, dictature du clinquant, dictature de l'ambition personnelle, dictature de la politique à des fins personnelles, dictature de la performance individuelle, dictature de la carrière professionnelle, dictature de la sécurité, dictature de la peur, dictature du repli sur la famille, dictature de l'égoïsme, dictature de la réussite, dictature des élites de la bourgeoisie, dictature des grandes écoles.

Dictature de TINA,  dictature de la spéculation, dictature du rendement, dictature des statistiques, dictature de l'image, dictature des manipulations, dictature de la cupidité, dictature de la superficialité,  dictature du résultat, dictature des experts, dictature des économistes, sans imagination dictature du fric,  dictature du travail comme finalité existentielle...


C'est le monde que nous avons choisi : en êtes vous si  fiers ?



Dictature de la névrose. Tyrannie et obsession de la rentabilité et du profit à tout prix. 
 

Putain de 21ème siècle de merde !




Sur ces divagations sans intérêt, je vais me coucher à l'ombre d'un cerisier en attendant d'être condamné aux travaux forcés à perpétuité.

vendredi 13 août 2010

Droits de cités ou la naissance de ghettos indignes. [ partie 1/2 ]

Amis, je me souviens...

C'était dans les années 1970. J'étais jeune et nous habitions avec mes parents un logement du 10ème arrondissement de Paris, au croisement de la rue du Faubourg Saint Martin et de la rue Lafayette, qui, s'il ne pouvait être qualifié de taudis, n'en possédait pas moins les caractéristiques. Un logement construit au 19ème siècle : pas de salle de bain, des toilettes rajoutées par construction extérieure. Nous nous lavions dans une bassine au pied de l'évier où ma mère préparait la nourriture dans une minuscule cuisine....

Ma famille n'était ni pauvre, ni aisée.

Et puis un jour, ma mère en eut marre et décida, sous l'œil réprobateur de mon père, conservateur impénitent, de déménager en banlieue, seul endroit accessible aux moyens d'une famille moyenne. À Montreuil précisément.

Les gouvernements de l'époque, pris par les retards monstrueux de constructions de logements et la pénurie dramatique dues au baby boom de l'après guerre construisaient des barres immondes, des tours affreuses, des bâtisses, serrées les unes contre les autres dont on était en droit de se demander si elles étaient destinées à des hommes ou à du bétail.

Les salopards d'urbanistes et d'architectes qui ont conçu de telles horreurs en béton auraient dû être condamnés à y habiter à vie !

Néanmoins, il faut bien convenir que sortant d'appartement étroits, sombres et étriqués, l'étalage de grandes salles de bains, d'immenses séjours, de larges baies vitrées, les nombreux placards ravissaient petits et grands. D'autant que ces appartements étaient quasiment neufs.

Le cadre était évidemment à chier, mais on ne pouvait pas tout avoir. Ainsi, la Seine Saint Denis, se remplit peu à peu de familles modestes issues de Paris. La vétusté des logements de la capitale et leur exigüité repoussant les familles au dehors.

Puis, petit à petit,  grâce à l'explosion du pouvoir d'achat des 30 glorieuses mais aussi par l'inconfort sonore de ces grands ensembles où on entendait pisser  le voisin du 5ème comme s'il était à côté de vous, alors qu'on se trouvait au 1er étage, où les hurlements de jouissance de la femme du 7ème excitaient les 500 habitants de la tour, où les bricoleurs compulsifs expérimentaient sans cesse leurs perceuses à des heures indues, sans oublier les amateurs de musique à fond, les dingos de danses en escarpins à talons qui résonnaient partout à l'aube, la plupart des locataires choisirent logiquement d'aller vivre ailleurs.

La qualité des constructions apparut rapidement largement insuffisante et chacun prit conscience de vivre davantage dans des cages à lapins très bruyantes que dans des logements décents.

Bref, en plus de mauvaises conditions de transport, beaucoup de gens partirent donc pour habiter plus loin dans des appartements d'un standing supérieur ou plus sûrement dans de petits pavillons individuels.

Je connaissais des tas de copains qui vivaient la même expérience, qui à Aulnay 3000, qui aux 4000 à la Courneuve, qui à Montreuil,  au chêne-pointu à Clichy sous bois ou à  Saint Denis.

De telle manière que les logements se vidèrent de leurs locataires d'origine. Ils furent peu à peu remplacés par des familles pauvres, forcément issues des ex territoires coloniaux de la France, travailleurs à bon marché, main d'œuvre corvéable et malléable à souhait, qu'utilisaient joyeusement les grandes entreprises françaises privées et nationalisées, quitte à les recruter directement dans leurs pays d'origine, jusqu'à les transporter directement en France, dans les années pompidoliennes et giscardiennes, années catastrophiques pour les répercussions qu'elles ont eu sur notre présent...

La longueur du texte me paraissant excessive, je vous raconterai lundi, la suite de ce feuilleton. Comment  ces cons d'énarques,  politiques et autres industriels de l'automobile et du bâtiment,  ont provoqué ces ghettos infâmes qui pourrissent la vie de tous ses habitants et provoquent ces vagues de racisme et de xénophobie ignominieuses. 


Gouverner c'est prévoir, nous chantaient ces nullités archi diplômées, issues de la bourgeoisie aisée, qui ne connaissaient rien de la vraie vie.. 
Pauvre France décatie, toi qui a généré une telle oligarchie inconséquente, ne t"étonne pas de retrouver un Sarkozy sans dessein, sans projet, sans convictions à ta tête !


Amis, auditeurs des pépiement rouges, à lundi pour la suite du feuilleton !

Je vous mets en  lien, sur l'excellent et chaleureux Collectif  Ruminancesun article de Christophe Certain qui analyse avec une finesse remarquable, la démarche du personnage cauchemardesque qui gouverne notre pays.

Merci de me suivre.

À après.