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vendredi 20 juin 2014

Le vol du marteau.

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Un marteau se prélassait au coin d'une table de jardin, attendant d'accomplir la tâche un peu répétitive pour laquelle il avait été conçu....

Un bourdon qui passait par là ne put s'empêcher de railler ce grossier outil : 

- "pauvre objet", ricana le bourdon, 
- "admire donc la grâce lourde de mon vol et écoute ce merveilleux bourdonnement émis par mes divines ailes !"

Piqué au vif, le martel manqua de s'étrangler de fureur comme seuls les marteaux énervés savent le faire !



- "Cuistre !" répliqua t-il, gardant toutefois sa retenue élémentaire de marteau, 

- "je vais te montrer que je sais aussi bien voler que toi, bourdon scrofuleux !"
- "J'aimerais bien voir ça !" fit l'insolent bourdon en se mettant en vol stationnaire et en changeant de direction toutes les trois secondes au dessus de l'outil pour montrer son arrogante dextérité aérienne et se moquer ainsi de la ridicule inertie de la massette.

Le bourdon partit déguster quelques sucs florifères pour se rafraîchir la panse montrant la supériorité éclatante de la vie et de l'agitation sur la matière inanimée.

Le propriétaire du marteau, revenant avec quelques longs clous se saisit du marteau et commença par clouer quelques planches.

Ce fut le moment que choisit le rusé outil pour se contorsionner si subtilement que l'ouvrier frappa violemment un de ses doigts.

Sous la douleur, l'homme hurla et de colère, balança le marteau contre un tronc d'arbre où malencontreusement le bourdon jouisseur contait fleurette à une guêpe dont la taille excitait toutes les convoitises des mâles concupiscents.
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Le marteau, lancé  violemment écrasa le  prétentieux bourdon et la guêpe trop coquette qui, odieuse pécheresse commençait à se faire coupablement lutiner.  Il ne put s'empêcher d'éclater d'un rire cristallin lorsqu'il retomba avec lourdeur sur le bourdon fracassé, enlacé à la guêpe lascive mais morte.




- "Tu vois, lança l'outil à sa victime, moi aussi je vole !

Le bourdon emporta ces dernières paroles au paradis ou en enfer des bourdons. Cependant, comme les insectes ont quelque avance métaphysique sur l'homme, il y a fort à parier qu'ils ne croient plus à ces sornettes de divinités, d'enfer ou de paradis depuis longtemps

Voilà. Ma fable est terminée : elle n'a ni sens, ni conclusion ni morale. Elle me ressemble. On pourrait presque dire qu'elle a des points communs avec la vie politique actuelle.

Essayez avec une faucille et un libéral mais dans ce cas de figure, cet apologue tronqué risque d'être moins poétique mais plus sanguinaire.

OUI, vous êtes bien sur un blog politique ! Inutile donc de vous  mettre martel en tête.
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Je vous souhaite un excellent été.
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mardi 1 mars 2011

Un poème aviaire pour récompenser mes courageux lecteurs... Chef d'œuvre en détresse.

Ce modeste poème est rédigé en alexandrins et je vous laisse admirer les rimes riches. Il ne comporte ni faute d'orthographe, ni erreur grammaticale...
Je devrai m'exprimer tous les jours ainsi.




Le pinson :

Cui cui ? Cuicui cui, cuicuicui, cuicui, cui, cui
cuicui. Cuicuicui cui cui cui ! cuicui cuicui,
cuicuicuicui Cui, cuicuicui ?  Cui ! Cui cuicui.
Cui cui cui... Cuicui cui ; cui cuicuicui cuicui ?



Le dindon :

"Glouglouglou glou glou glouglou glou" :  "glou glouglouglou
glou glou". Glouglou. Glouglouglouglou, glou glouglou glou
glouglouglouglouglou glou ? glou glou glouglou glouglou
glou glou glou glou "glou glouglou glouglouglou" : glou glou !



La poule :

Cot cot cot cotcotcotcot - cot cotcotcot - cot,
cot cotcotcotcotcot ? cot cot cotcot. Cotcot ;
cot cot cot : cotcotcotcot cotcot cotcotcot !
Cot cot cotcot : "cot cot cotcotcotcot cot". Cot ?



Le canard :

Coin ? Coincoin coincoincoin coin. Coin ! Coin coin... Coincoin
coincoincoin coin coin coin ? Coin.Coincoincoin ; coin coin
coin coincoin coin coin coincoin, coin,coincoincoin. Coin !
 Coin ! Coin ! Coin ! Coincoin ? Coincoincoin... Coin, Coin ? Coincoin.

 Cui cui.


Je dédie ces merveilleuses strophes à toutes celles et tous ceux qui ont bien voulu diriger un ou plusieurs liens vers ce blog futile et vain.
Merci d'avoir encouragé un artiste méconnu, roulé dans la fange par des intellectuels français dévorés par une jalousie morbide.

Et après, des mauvaises langues prétendront que ce blog n'est ni culturel ni sérieux !


Toute ma gratitude aux lectrices et lecteurs, à Dazibaoueb et  aux 30 blogueuses et blogueurs qui m'ont fait l'honneur de  lier  quelques textes sans prétention  :

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