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lundi 30 janvier 2012

Le Roy de France adoubé par l'impératrice d'Allemagne devient Chevalier teutonique.

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En cet an de grâce 2012, le Roy de France, devenu le vassal de l'impératrice d'Allemagne, Angela 1ère a obtenu de cette dernière le titre envié de Chevalier teutonique.

Angela die Große, appelée ainsi en référence à Charlemagne - Karl der Große en allemand -  s'est portée garante de l'orthodoxie économique, bancaire et bancale de son vassal, Nicolas Sarkozy.

Je tiens à m'excuser pour cet immonde montage...


En s'engageant ainsi vis à vis des sujets de son féal , l'impératrice a montré qu'elle ne tolérera jamais la moindre rébellion de la part d'une population ingrate qui ne comprend évidemment pas la profondeur des problèmes européens auxquels leur seigneur est confronté.

Les Français sont un peuple volage et superficiel : il est bon que de temps à autre  les dirigeants européens ou même mondiaux leur montrent la voie à suivre pour se conformer à un ordre mondial immuable, dont la finance est un des piliers.

En 1815 après l'épopée napoléonienne  et en 1872 après la défaite de Napoléon III et les épisodes de la Commune, rappelons que les Uhlans campaient aux portes de Paris pour remettre ce peuple rebelle dans le droit chemin.

Le Roy des Français, devenu après sa soumission, Seigneur de l'Empire germanique, haut dignitaire de la Toison d'or, prince de l'ordre de Wall Street, duc de la City, grand poussah des iles Caïman, et chevalier du Luxembourg  s'est déclaré soulagé par ce soutien qui pourrait se révéler plus brutal si la population française persistait dans le choix iconoclaste de renverser sa souveraineté.

On apprend selon de très bonnes sources que le tsar Vladimir Poutine, la Reine d'Angleterre, le Roi d'Espagne, le technocrate en chef d'Italie et l'émir du Qatar opteraient également pour la réélection de sa Majesté Nicolas Sarkozy, envers et contre tout.

Fasse que le Dieu chrétien, les adorateurs du veau d'or, les réactionnaires qui préfèrent toujours choisir les forces étrangères à celles de leur pays quand la France prend des teintes rouges, parviennent à maintenir un Roy impopulaire mais d'une lucidité implacable, et de surcroit, soutenu par l'unanimité des forces dirigeantes du monde.

Vive notre impératrice, vive son vassal roi des Français, vive l'ordre mondial, vive les valeurs chrétiennes, vive le travail, la famille, la Patrie, vive l'Argent, source de joie et de prospérité, vive la BCE telle qu'elle est conçue, vecteur de la mainmise financière des banques sur les nations.

Vive l' Occident, vive l'âme franque ! Vive la reconstruction de l'empire de Charlemagne, vive le grand Saint Empire Germanique de l'Atlantique à l'Oural !

Longue vie à notre impératrice !  Gott mit uns !

Dieu est grand, Dieu est allemand. Ach !

Amen.


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NB : Ce billet n'est surtout pas germanophobe, je ne stigmatise jamais les peuples mais leurs dirigeants médiocres, poussés et aidés par les forces médiatico-politiques qui régissent le pays : Mme Angela Merkel et M. Nicolas Sarkozy  en sont les exemples types. 

Ce texte écrit sur le ton de la plaisanterie cherche à suggérer que seule une Europe équilibrée peut satisfaire ses populations et que l'intrusion dans la politique du voisin est un acte  idéologique déplacé à la limite de l'arrogance.

Ce ralliement coutera très cher au président français.
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jeudi 11 août 2011

Pourquoi voter en 2012, puisque le divin marché a déjà décidé de notre avenir économique ?

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Bien chères sœurs, bien chers frères,

Obama, l'homme prétendument providentiel, Merkel, la chancelière molle, apathique et malléable, le médiocre Lord  Cameron, "Thatcher" de bazar,  Sarkozy, le brasseur de vent qui parle à l'oreille du patronat ; tous ces gens sont abusés par un système qui les dépasse.

Il me font penser à ces propriétaires de chiens qui invitent naïvement leur molosse à monter sur leur lit, puis à s'allonger à côtés d'eux pendant la nuit et se retrouvent en fin de compte à coucher dans la niche car l'animal, passant petit à petit du dominé au dominant, a pris pour de la faiblesse toutes les concessions octroyées.

"Divin Marché", le nouveau système dominant...

Sauf que cette fois, le molosse s'appelle "Divin Marché" et ses dents sont très très longues.

Depuis la funeste époque Reagan-Thatcher dont nous n'avons pas fini de payer les conneries, à partir de la libéralisation économique à tout crin, lentement le système s'est mis à partir à vau-l'au, les marchés devenant, chaque jour qui passe, plus envahissants et certaines entreprises, comme Standard  & Poors n'hésitant plus à dicter leur politique aux États les plus puissants !
Imaginez-vous la tête des Roosevelt, Churchill et autres de Gaulle s'ils revenaient à notre époque ? Voir ces médiocres branquignoles, chefs d'État plus médiatiques que compétents,  se prosterner lâchement devant un pouvoir économique, sorte d'hydre mondiale aux milliers de têtes anonymes qu'on surnomme "Le Marché", rendraient assurément fous nos revenants...

La Grande Bretagne, en noyautant les commissions de Bruxelles a imposé ses vues libérales et son optique du grand marché à des chefs d'états sans aucune envergure.
Qui avait intérêt à faire entrer le loup dans la bergerie européenne ? Sinon le loup, lui-même, habilement déguisé en Britannique.

Parce qu'ils sont forts, nos amis anglais, ils placent un pied en dehors de l'Europe  et un dedans, destiné à botter le cul de l'Europe sociale !

C'est pour ces différentes raisons que je me demande s'il est bien utile d'aller déposer nos suffrages en 2012 en cas de duel PS-UMP : d'une part, les 2 partis principaux , dans leur grande majorité sont inféodés au "Marché" : sans l'ombre d'un doute, ils obéiront aux injonctions des agences de notation parce que leurs visions de l'économie sont extrêmement proches, d'autre part, leurs intérêts résident dans le maintien des privilèges carriéristes  de leurs élus...

On sent, ça et là, poindre le désespoir parmi nos concitoyens,  parce que chacun sait bien au fond de lui que ma description  n'est pas très éloignée de la réalité.
Entre une sucette bleue et une sucette rose dont le goût, la forme, la texture  sont identiques, en choisir une, relève de la futilité, ne croyez vous pas ?


Si le "divin marché" le permet et l'autorise puisque nous sommes désormais passés sous sa coupe !

À quoi bon voter, dans ces conditions ?

mercredi 15 juin 2011

Un appel opportun avant un désastre programmé. Qui veut la peau et la graisse de la Grèce ?

Avant d'être dévorés tout crus par des technocrates cupides sans conscience.

 

Avant de se retrouver sous des conditions sociales proches des années 1930.

 

Avant que la société européenne ne se dilue dans cette inhumanité abjecte et totalitaire que préfigurent les pires récits de science fiction.

 

Avant que des gnomes ultra-protégés, sous l'emprise de la dictature des chiffres, nous soumettent à leur joug et nous imposent leur société robotisée et aseptisée.

 

Je relaie modestement cet appel, que j'estime de salubrité publique.

 

 Seuls, nous ne sommes rien. Ensemble, tentons de peser !

 

Et fasse que cet appel mette un peu de plomb dans la tête des dirigeants de ces partis politiques qui se prétendent de gauche !



Aux citoyens indignés de Grèce et d'Europe


« Nous saluons les dizaines de milliers, voire les centaines de milliers de nos concitoyens, jeunes pour la plupart, qui se sont rassemblés sur les places de toutes les grandes villes pour manifester leur indignation à l’occasion de la commémoration du mémorandum (accord cadre signe entre le gouvernement grec, l’UE, le FMI et la BCE, en Mai 2010 et renouvelé depuis régulièrement),  demandant le départ du gouvernement de la Honte et de tout le personnel politique qui a géré le bien public, détruisant, pillant et asservissant la Grèce. La place de tous ces individus n’est pas au Parlement, mais en prison.

Nous saluons les premières Assemblées générales qui se déroulent dans les centres de nos villes et la démocratie immédiate que s’efforce de découvrir le mouvement inédit de notre jeunesse. Nous saluons les travailleurs de la fonction publique qui ont entrepris manifestations, grèves et occupations pour défendre un Etat qui, plutôt que le démantèlement prévu par le FMI, a désespérément besoin d’une amélioration et d’une réforme radicales. Par leurs mobilisations, les travailleurs de l’Hellenic Postbank, de la Régie nationale d’électricité et de la Société publique de loterie et de paris sportifs défendent le patrimoine du peuple grec qu’entendent piller les banques étrangères, par le truchement de leur gouvernement fantoche à Athènes.

Le pacifisme exemplaire de ces manifestations a démontré que lorsque la police et les agents provocateurs ne reçoivent pas l’ordre d’intervenir, le sang ne coule pas. Nous appelons les policiers grecs à ne pas être les instruments des forces obscures qui tenteront certainement, à un moment donné, de réprimer dans le sang les jeunes et les travailleurs. Leur place, leur devoir et leur intérêt est d’être aux côtés du peuple grec, des protestations et des revendications pacifiques de celui-ci, aux côtés de la Grèce et non des forces obscures qui dictent leur politique au gouvernement actuel.

Un an après le vote du mémorandum, tout semble attester son échec. Après cette expérience, on ne peut plus s’autoriser la moindre illusion. La voie qu’a emprunté et continue de suivre le gouvernement, sous la tutelle des banques et des instances étrangères, de Goldman Sachs et de ses employés européens, mènent la Grèce à la catastrophe. Il est impératif que cela cesse immédiatement, il est impératif qu’ils partent immédiatement. Jour après jour, leurs pratiques révèlent leur dangerosité pour le pays. Il est étonnant que le procureur général ne soit pas encore intervenu contre le Ministre de l’Economie et des Finances, après les récentes déclarations tenues par ce dernier sur l’imminence de la faillite et l’absence de ressources budgétaires. Pourquoi n’est-il pas intervenu suite aux déclarations du président de la Fédération des patrons de l’industrie et de la commissaire européenne grecque Mari Damanaki sur une sortie de l’euro ? Pourquoi n’est-il pas intervenu contre le terrorisme de masse avec lequel un gouvernement en faillite, sous le diktat de la Troïka [UE - FMI - BCE], tente une nouvelle de fois d’extorquer le peuple grec ? Par leur catastrophisme, leurs allusions tragiques et tout ce qu’ils inventent et déblatèrent pour effrayer les Grecs, ils ont réussi à humilier le pays dans le monde entier et à le mener réellement au bord de la faillite. Si un chef d’entreprise s’exprimait de la même façon que le fait le Premier ministre et ses ministres lorsqu'ils parlent de la Grèce, il se retrouverait immédiatement derrière les barreaux pour malversation grave.

Nous nous adressons aussi aux peuples européens. Notre combat n’est pas seulement celui de la Grèce, il aspire à une Europe libre, indépendante et démocratique. Ne croyez pas vos gouvernements lorsqu’ils prétendent que votre argent sert à aider la Grèce. Ne croyez-pas les mensonges grossiers et absurdes de journaux compromis qui veulent vous convaincre que le problème est dû soi-disant à la paresse des Grecs alors que, d’après les données de l’Institut statistique européen, ceux-ci travaillent plus que tous les autres Européens !

Les travailleurs ne sont pas responsables de la crise ; le capitalisme financier et les politiciens à sa botte sont ceux qui l’ont provoquée et qui l’exploitent. Leurs programmes de « sauvetage de la Grèce » aident seulement les banques étrangères, celles précisément qui, par l’intermédiaire des politiciens et des gouvernements à leur solde, ont imposé le modèle politique qui a mené à la crise actuelle.
Il n’y a pas d’autre solution qu’une restructuration radicale de la dette, en Grèce, mais aussi dans toute l’Europe. Il est impensable que les banques et les détenteurs de capitaux responsables de la crise actuelle ne déboursent pas un centime pour réparer les dommages qu’ils ont causés. Il ne faut pas que les banquiers constituent la seule profession sécurisée de la planète !

Il n’y pas d’autre solution que de remplacer l’actuel modèle économique européen, conçu pour générer des dettes, et revenir à une politique de stimulation de la demande et du développement, à un protectionnisme doté d’un contrôle drastique de la Finance. Si les Etats ne s’imposent pas sur les marchés, ces derniers les engloutiront, en même temps que la démocratie et tous les acquis de la civilisation européenne. La démocratie est née à Athènes quand Solon a annulé les dettes des pauvres envers les riches.Il ne faut pas autoriser aujourd’hui les banques à détruire la démocratie européenne, à extorquer les sommes gigantesques qu’elles ont elle-même générées sous forme de dettes. Comment peut-on proposer un ancien collaborateur de la Goldman Sachs pour diriger la Banque centrale européenne ? De quelle sorte de gouvernements, de quelle sorte de politiciens disposons-nous en Europe ?

Nous ne vous demandons pas de soutenir notre combat par solidarité, ni parce que notre territoire a été le berceau de Platon et Aristote, Périclès et Protagoras, des concepts de démocratie, de liberté et d’Europe. Nous ne vous demandons pas un traitement de faveur parce que nous avons subi, en tant que pays, l’une des pires catastrophes européennes aux années 1940 et nous avons lutté de façon exemplaire pour que le fascisme ne s’installe pas sur le continent.

Nous vous demandons de le faire dans votre propre intérêt. Si vous autorisez aujourd’hui le sacrifice des sociétés grecque, irlandaise, portugaise et espagnole sur l’autel de la dette et des banques, ce sera bientôt votre tour. Vous ne prospérerez pas au milieu des ruines des sociétés européennes. Nous avons tardé de notre côté, mais nous nous sommes réveillés. Bâtissons ensemble une Europe nouvelle ; une Europe démocratique, prospère, pacifique, digne de son histoire, de ses luttes et de son esprit. Résistez au totalitarisme des marchés qui menace de démanteler l’Europe en la transformant en tiers-monde, qui monte les peuples européens les uns contre les autres, qui détruit notre continent en suscitant le retour du fascisme. »


Le Comité Consultatif du Mouvement de Citoyens Indépendants. « L’ Etincel » (*)

Athènes, 26 Mai 2011
(*) Créé à l’initiative de Mikis Theodorakis 


À après !


Don Cuicuichotte, destructeur de moulins à vent.