vendredi 18 mars 2011

Je suis un petit Français moyen à l'air con et à la vue basse. Confusion intime.

Hé oui !

Vous avez sans doute découvert, vous aussi, depuis un certain temps, cette infirmité dont souffre l'âne citoyen français...



Il y a quelques jours, selon la presse , le glorieux et héroïque peuple japonais allait périr sous les assauts invisibles des radiations nucléaires. On imagine les douleurs endurées, et les transes subies par de pauvres innocents déjà choqués par les éléments déchaînés dans un pays partiellement ravagé.

Pourquoi le nier, certaines images poignantes m'ont tirées, moi le dur à cuire, quelques larmes de compassion...

Et puis hier, changement de ton : optimisme de mise; des hélicoptères en balançant quelques tonnes d'eau allaient sauver non seulement le Japon, mais le monde entier.

Amis, je suis Corse et je connais malheureusement  les ravages occasionnés par les incendies de maquis et de forêts. Déjà qu'un hélicoptère projetant d'une hauteur de 90 mètres, un réservoir de 2000 litres sur un brasier de fourrés ne parvient pas à éteindre un feu, alors imaginez le feu nucléaire et l'efficacité d'un tel liquide sur un réacteur en fusion !
Et je ne parle même pas du pouvoir refroidissant des canons à eau !

LECTRICES, LECTEURS, J'AI LA VAGUE IMPRESSION QU'ON NOUS PREND POUR DES GROS CONS !

Et puis c'est tout.

Le pire étant que des experts qui sont capables de dire tout et son contraire, parfois avec un léger flottement, nous délivraient la même chanson, histoire de dédramatiser la situation.... J'imagine d'ici les conneries qu'on doit débiter à ce pauvre peuple japonais pour éviter la panique !

Je souhaitais rajouter quelques observations aux commentateurs qui essaiment dans tous les supports télés et radios. On ne cesse d'entendre, à droite comme à gauche, que si les Français s'étaient trouvés en lieu et place de ce magnifique peuple nippon, ils auraient gémi, paniqué, pillé, rançonné, pleuré : bref, vous n'imaginez pas comme ce sous-peuple qui habite la France est lâche, pleutre, individualiste, pourri, incapable de se dépasser.

Regardez quand nos politiques ou certains journalistes  vedettes  nous comparent à cette divine Allemagne : rien n'est trop beau pour décrire ce sublime peuple : conquérant, organisé, riche, travailleur, sans déficit, économiquement brillant, discipliné.
Et  nous ? Incapable du moindre effort, ronchons, toujours en grève, veules, trouillards, désorganisés, bordéliques, jaloux.

Une certaine France n'aime vraiment pas ses concitoyens, pire elle les méprise ! Cette haine inextinguible de la part d'une certaine extrême droite élitiste et de beaucoup de technocrates, intellocrates, journalistes gyrophares, décideurs économiques, tous unis contre ce qu'ils considèrent avec dédain, sinon dégoût comme la masse ruminante, vulgaire et inculte, c'est à dire 90% de la population.

Ah ! Quand on écoute Aphatie qui ratiocine avec une certaine condescendance sur notre peuple, on se demande : "comment peut-on être Français ?" De la même manière que ces courtisans de 1721 se demandaient dans les Lettres persanes de Montesquieu : "comment peut-on être Persan ?"

Notre peuple est selon nos élites médiatiques un ramassis de dégénérés, de paresseux, de bons à riens, d'assistés comme ils suggèrent sans jamais oser le dire ouvertement... 

Cela transparait de presque tous les discours de soi-disant intellectuels de basse-cour et d'une frange non négligeable de cette droite qui se prétend nationaliste , souvent assez proche des courants de pensée zemmourien, ou chevènementistes puis  d'ultra libéraux suivis de cette cohorte d'intello-bobos  germanopratins fréquentant assidument les plateaux de Taddéi sur "ce soir ou jamais" ou ceux de Canal +.

Cependant le plus cocasse est que ce peuple qu'ils abhorrent a désigné Nicolas Sarkozy, leur poulain, comme président de la République. 
Eux sont obligés de supporter à la fois ces cons de Français et ce président fantoche incapable de germaniser ou de japoniser cette populace d'ignares. Nous , nous devons subir ce président diviseur et son idéologie nauséabonde.

Ce quinquennat, c'est la double peine pour tout le monde !

Amies lectrices, amis lecteurs, à après si la planète daigne ménager ce pays béni des Dieux où il faisait si bon vivre. 

Autrefois, avant l'avènement du fouteur de merde et la renaissance de cette élite merdiatique d'opérette...

9 commentaires:

  1. Ruminons, ruminons, il en sortira quelque chose ;-)

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  2. Ce sont les mêmes qui disaient avant l'arrivée des Chemises Brunes :
    "De la France ? On s'en fout comme de l'an 40"

    Ce sont les mêmes qui disaient quelques années avant l'an 40:
    "Plutôt Hitler que le Front Populaire".

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  3. Ton article restitue assze bien l'atmosphère très "années 1930" dans laquelle nous vivons.

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  4. Ma Fukushima

    Umberto Eco avait écrit dans un journal que l'intellectuel devait se taire,
    qu'il y avait trop de bruit, trop de gens qui parlaient.
    Il ajoutait que les intellectuels faisaient preuve d'arrogance quand ils réclamaient
    le droit de savoir au-delà de l'évidence et il utilisait cette métaphore :
    "l'intellectuel est un citoyen comme les autres et, si son appartement brûle,
    son devoir est d'appeler les pompiers, comme tous les autres citoyens.
    Moi, j'ai répondu en deux mots que, si mon appartement brûlait, j'appellerais bien sûr les pompiers,
    mais j'aimerais savoir en plus si l'incendie est dû à un court-circuit ou à un cocktail Molotov.
    Et je crois que c'est cela, le rôle de l'intellectuel : chercher à en savoir un peu plus que ce que nous disent les autorités".
    Antonio Tabucchi.

    http://www.lejournaldepersonne.com/2011/03/fukushima/

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  5. depuis le temps qu'on nous prend pour des cons... pourquoi changé ?

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  6. @ LaetSgo
    C'est toujours un réel plaisir de te croiser LaetS ! ;-)

    @ PensezBibi
    Oui. Il y a beaucoup de similitude, je trouve. pardonne moi, non seulement j'ai été obligé de remettre mon départ mais en plus je ne t'ai pas envoyé de mail... Je te joins lundi.

    @ Hervé
    C'est marrant que toi comme Bibi ressentiez la même chose. Ce retour au passé. Bizarre?

    @ Le journaldepersonne
    Indiscutablement les intellos parlent bien trop par rapport au peu qu'ils ont à dire. C'est souvent inintelligible.

    @ Anonyme
    Ouais mais ce n'est pas une raison se laisser faire, merde alors ! ;)

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  7. C'est drôle ça, mais je ne vois pas pourquoi les politiques nous prennent pour des cons! Tu crois qu'on l'est en vrai? [c'est dingue car moi personnellement je comprends tout aux "experts à Miami" et je ne fais jamais d'erreur au "juste prix"]

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  8. @ ThierryRégis

    Ben, je crois que selon eux, ne pas penser comme eux est une preuve de bêtise...

    Ils sont persuadés d'avoir raison puisqu'ils sont en haut des échelons.
    Élémentaire, mon cher Watson !

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  9. vouais ben ma maison la pas cramé ...

    dommage z etes chiez peut pas compter sur vous pour me payer un pti voyage vers ailleurs desfois qu y ais autant de sourire qu ici ...

    as si quand meme celle de quand j avais 12 ans la veille de ma communion civile ...

    une centaine d invité la famille tout le tralala bilan a poil chez le voisin a 5 heure du mat ...





    Et les pompiers qui te pourrissent le piano en l innondant ...

    toi aussi mon fils
    quels artistes perissent en nous ...

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Laissez-vous aller à votre inspiration, sans limite ! J'ai le cuir épais, le front étroit et la vue basse...

La seule limite aux débordements : la loi....

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